54e cours - RENÉ Gilles

Après le départ abrupt de Pierre Lavigne,
et la controverse évoquée dans les pages de ce numéro,
c'est Gilles René qui prend la relève de l'illustration de L'Aiglon
pour la « une » du 15 février 1963
qui a une connotation nettement d'ordre
politique économique extérieure au séminaire.

Une nouvelle recrue, André Thibodeau,
signe une BD typique des journaux de cette époque
avec une historiette différente à chaque ligne.


La veine politique se poursuit avec l'image du Québec
pour la « une » de mars 1963.

Et une « sage » réflexion sur l'idéal de l'élève...

L'éditorial révèle l'ampleur des remaniements au journal.

Quatre nouveaux départs départs, après celui de Pierre Lavigne,
soit ceux de Paul L'Écuyer, Luc Granger, Gilles Camerlain et André Gaboriau,
puis l'arrivée de trois nouveaux dessinateurs :

« Comme vous vous en
rendez compte, le journal n'est pas au bout de ses forces pour vous fournir un personnel
compétent et travailleur; c'est pourquoi il a engagé trois dessinateurs: Gilles René
de 2e Arts, Marcel Sylvain de 1ère Arts et André Thibodeau de 9e Classique (ces deux
derniers sont, pour ainsi dire, à temps partiel et le premier à plein temps. »

Comme Marcel Sylvain est une classe plus jeune que Gilles René,
il était donc un membre du 55e cours
qui n'aurait pas terminé sa scolarité au séminaire.

Comme André Thibodeau est en 9e en 1962-1963,
il aurait donc commencé son cours en 1961-1962,
ce qui en ferait un membre du 58e cours
qui n'aurait pas terminé sa scolarité au séminaire.


Dans le numéro du 7 mai 1963,
suite aux départs et nouveaux arrivés,
le vent de changement se poursuit.

Aiglons devient L'Aiglon.
Son nouveau dessin est flanqué des armoiries.
Plus de caricature à la « une » !
Et plusieurs photos dans tout le numéro.

Dans la nouvelle équipe présentée,
Gilles René devient « directeur artistique »,
alors que Marcel Sylvain et André Thibodeau
deviennent « dessinateurs collaborateurs ».

La caricature de Gilles René, sur le Conseil étudiant, paraît en p. 7.

Et celle de Marcel Sylvain, sur la politique fédérale, en p. 19.


Le sobre dessin, non signé, de la « une » du 11 mai 1963,
indique bien le contenu de ce numéro voué à la spiritualité.


Photos à la « une » et Berthio à la caricature,
dans ce numéro de juin 1963 avant les vacances.

Un sage dessin, à la règle, du pavillon universitaire
qui semble avoir été la victime d'un canular du F.L.Q. ou du F.L.E. ?


Le numéro de la rentrée d'octobre 1963
évoque subtilement la reprise :

...« LE DRAME RECOMMENCE (Théâtre étudiant) - ÉLÈVE - PROFESSEUR ».


L'utilisation du dessin diminue graduellement.
Il faut attendre plusieurs numéros avant d'en trouver d'autres.
Ceux de novembre 1963 ne sont pas signés.
Mais comme l'équipe du journal ne signale aucun autre dessinateur,
il est donc probable qu'ils soient l'oeuvre du « directeur artistique » Gilles René,
surtout lorsqu'ils accompagnent un de ses articles.
Le trait du dessin de la p. 2 fait penser à Fernand Léger.


Dans le numéro 4 de décembre 1963,
les dessins sont de plus en plus épurés.


La « une » du volume 5 de décembre 1963
s'habille d'une magnifique Nativité d'une grande efficacité dans sa simplicité
et d'une grande puissance dans sa position dans l'espace de la page.
Par contre, les deux autres dessins présentent un style carrément naïf.
Aucun dessin n'est signé et aucun dessinateur n'est mentionné
dans le numéro sauf le « directeur artistique » Gilles René.


La « une » de janvier 1964 est en photo.

La deux présente comme d'habitude une caricature
qui accompagne le noms des membres de l'équipe.

Et un autre petit dessin tout simple accompagne un article.


La « une » de février 1964 est consacrée à Gilles Vigneault.

D'un simple trait la physionomie du regretté John Kennedy.

Et une autre allusion à l'économie...


Le numéro de mars 1964, un point tournant dans l'évolutin de L'Aiglon.
Nouveauté, la « une » plein texte, ce qui deviendra bientôt standard...
Éditorial tout à fait à propos : « Révolution à l'Aiglon !! ».
Et caricature signe des temps : « coiffures Beatle Kennedy ».
Gilles René est toujours à la barre comme « directeur artistique ».


Ce joyeux lapin à lunettes est la dernière caricature à ouvrir
la « une » d'un numéro régulier de L'Aiglon en mai 1964.

Dessins par Jean Desrochers 58e.


Ce numéro spécial porte sur la « retraite ».
Il aurait été publié en mai 1964.
Est-ce les initiales GR en bas en gauche ?
C'est le chant du cygne de l'ancienne présentation de L'Aiglon...!


Désormais, dans la nouvelle présentation de L'Aiglon, à compter d'octobre 1964,
la « une » se présente comme une page de vrai journal.
Les dessins et caricatures se retrouvent à l'intérieur...

Dans cette nouvelle équipe,
Gilles René occupe toujours le poste de « directeur artistique »,
mais figure également, en compagne de Michel Lemieux,
à la « photographie et caricatures ».
Parmi les collaborateurs, après une période de purgatoire,
signalons le retour officiel de Pierre Lavigne.


L'Aiglon de novembre 1964, p. 3, 5 et 6.


L'Aiglon de décembre 1964, p. 3 et 6.


L'Aiglon janvier 1965, p. 6.


L'Aiglon février 1965, p. 1.


Gilles René cède son poste de directeur artistique à Michel Bonnette.
L'Aiglon mars 1965, p. 1.

Et laisse quelques dernières traces... (p. 2 et 6)


Les initiales du dessin de la « une » semblent être FD.
François Dagenais est « directeur artistique » de ce numéro spécial
des finissants du 54e cours publié en avril 1965.

Un feu d'artifice final de savoureuses caricatures...

 


Les dessins originaux
qui avaient parfois été troués et abîmés
ont été restaurés avec photoshop.