Album du 57e cours - BEAUDIN Michel

1964-

1968-

Archives Germaine et Fernand Berteau.

En septembre 1968, j’entre au grand Séminaire et simultanément à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal où se font désormais les études. J’y entreprends un baccalauréat puis une maîtrise. En 1973, lors d’un stage de formation pastorale pouvant conduire à l’ordination, j’opte pour une autre orientation, toujours animé du même élan mais en lui donnant une forme d’expression différente. Après un travail d’animation à l’École Beaulieu jusqu’en juin 1974, je me joins à Développement et Paix, un organisme de solidarité internationale.

Il y a là, certes, une suite à l’expérience faite en Amérique latine à l’été 1967. La même année, j’épouse ma toujours bien-aimée Yolande (Brisebois). Nous aurons deux enfants, Frédéric et Geneviève. Pendant les deux premières années à Développement et Paix, je travaille comme animateur régional puis, jusqu’en 1985, comme recherchiste pour les programmes nationaux d’éducation à la solidarité internationale. Je côtoie ainsi le «monde» des relations Nord-Sud avec ses jeux politico-économiques, celui de la coopération internationale, et donc de multiples partenaires du Tiers-Monde, y compris plusieurs théologiens de la libération qui deviendront des amis.

Concurremment à ce travail, je poursuis mes études et termine un doctorat en théologie (U. de M., 1978). Plus tard, j’entreprends, à temps partiel également, des études de maîtrise puis de doctorat en sociologie économique (UQAM) jusqu’au seuil de la thèse.

De 1985 à 2007, je serai professeur régulier de théologie à l’Université de Montréal, spécialisé dans les questions sociales et économiques, internationales en particulier, tout en restant impliqué de façon continue sur le terrain comme l’exige l’approche de théologie contextuelle que j’ai développée.

«Retraité» (manière de dire!) depuis 2007, je poursuis toujours recherche, écriture et interventions dans la perspective d’une théologie québécoise de la solidarité. Je suis membre de plusieurs organismes dont le Comité de théologie de Développement et Paix et le Comité international du Forum mondial théologie et libération. Avec mon épouse, je passe beaucoup de temps à rendre service à nos enfants et à leurs jeunes familles. Nous côtoyons ainsi assidûment nos cinq petits-enfants dont l’âge s’échelonne de 8 ans à un an et demi : d’un côté, Samuel, Aurélie et Charlotte, et de l’autre, Chloé et Alex. Par divers engagements sociaux et familiaux, nous essayons, à notre façon, de rendre notre monde plus hospitalier pour la génération de nos petits-enfants et … des vôtres, modulant conscientisation, indignation, contestation et appui à ce qui naît de vraiment transformateur dans notre société chez ceux et celles qui sont restés jeunes de cœur. Le chantier y est encore plus large et emballant que celui de tout emploi rémunéré!

«Au bout de mon âge, qu’aurai-je trouvé?» (Ferrat). Peut-être au moins ceci : que tout n’est que reçu et à redonner, gratuité originaire ou «source» qui coïncide avec le mouvement même de la vie et de la création de liens signifiants. Une grande partie de la réponse reste heureusement encore à découvrir, pourvu qu’il me reste un autre bout d’âge à vivre…


15 février 1968. Archives Michel Beaudin


Février 1968. Archives Michel Beaudin


Michel 3 ans. Lucie 2 ans.
Archives Michel Beaudin.

 

Voir aussi Montage audiovisuel du 25 août 2012,
Les prix et honneurs gagnés par nos pairs ;
Générique et crédits ;
Hommage aux scouts initiateurs et aux autres membres des comités.