Album du 57e cours - DEROME Robert

J’essayais depuis un certain temps de rafraîchir (rajeunir ?) mon portrait. J’ai atteint mes objectifs, ci-dessus, dans un autoportrait de mise en abîme incluant miroirs, caméra et œuvre d’art. Il n'y manque que le Memento Mori ! Tel le buste-reliquaire de saint Jean de Brébeuf, par exemple. Mais ce site web en est peut-être un à sa manière...?

J'avais rêvé, durant tout mon cours primaire, d'aller à l'université. C'était à l'Académie Daigneau à Napierville. Sur la photo ci-dessus j'étais en 3e année, le troisième en partant de la gauche. Sous la direction d'Alice Pinsonneault. Je me souviens de ses grosses claques, indéfendables aux yeux d'aujourd'hui, sur sur mon oreille gauche et de trois mois de congé à l'hôpital de Saint-Jean, près de la cathédrale, pour broncho-pneumonie. Sur cette photo figurent les Fortin, Deslauriers, Martineau, McNeil, Michaud, Benjamin, Jeannotte, Labonté... Je n'ai rejoint mes concitoyens napiervillois Michel Beaudin, Alain Charbonneau et Jean Durivage, qui sont également venus au séminaire (voir la liste Photos), qu'après mon saut de la 5e à la 7e, par-dessus la 6e année. J'y ai gagné une année de scolarisation, mais y ai perdu mon titre de premier de classe !

 


1960-1961 8a25

L'arrivée au séminaire, en 8e, était donc une étape cruciale dans mon cheminement vers l'université. Elle fut particulièrement difficile. Au niveau santé et intégration sociale. J'ai vécu les émotions exprimés dans ce touchant document « Voici le roman de ma vie au séminaire », de Serge Champagne. Mais j'ai tenu bon.


1961-1962 9c19


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1963-1964 11a21

La 9e année fut beaucoup plus facile. La décision de consacrer mes loisirs à la musique fut, non seulement salvatrice, mais une passion épanouissante. J'échappais ainsi aux sports que j'avais de la difficulté à pratiquer pour raisons de santé. J'ai bien fait un peu de baryton dans la fanfare, à la demande de l'abbé Maurice Girard, mais c'est l'orgue qui m'intéressait. Mon professeur, Bernard Lagacé, m'avait conseillé une année de piano préalable. Devenu organiste, j'étais libéré du travail de religion du dimanche matin, qui se tenait dans la grande salle d'études au-dessus du parloir, au profit de la préparation de la grand-messe.


1960-1961 salle d'études

L'orgue de la chappelle des petits

Je n'oublierai jamais les encouragements de l'abbé Maurice Girard, préfet des petits et professeur de musique, notre Don Camillo, qui prirent la forme de joyeuses escapades en auto à l'Oratoire Saint-Joseph, avec quelques autres élèves, afin d'y apprécier plusieurs récitals qui m'enrichirent considérablement.

Puis, survinrent deux grands événements imprévus qui marquèrent, non seulement ma vie au collège, mais toute ma vie. En 1964, j'ai gagné mon premier prix au concours des JMC et, mon deuxième, en 1965.

Jérôme Longtin et Michel Bonnette, L'Aiglon, avril ou mai 1965. Archives Michel Bonnette

Gilles Lefebvre alors directeur et âme du Camp des Jeunesses Musicales à Orford.

À droite, mon grand ami Lucien POIRIER (Organistes au Québec - Encyclopédie Canadienne) au Camp des Jeunesses Musicales lors de mon deuxième séjour en 1965, devant la résidence chalet. Lucien était, comme moi, élève de l'organiste Bernard LAGACÉ. Il avait étudié au collège de Joliette, où il jouait sur un orgue Casavant mécanique semblable à celui de la chapelle des grands au séminaire. Il avait obtenu le poste d'organiste à la Cathédrale de Saint-Jean. Il fit une belle carrière de professeur à l'Université Laval. Il est mort trop jeune d'un cancer au cerveau.

Sur les photos de Belles-Lettres et de Rhétorique, ci-dessous, je portais fièrement l'écusson des Jeunesses Musicales du Canada sur mon veston bigarré, différent des autres sur la photo de classe. Alors que sur celle de Philo I, ci-dessous, je porte la plus discrète épinglette des JMC sur mon veston marron de velours côtelé (acheté chez Harry Gold & Sons à Montréal, rue Sainte-Catherine près Bleury), ainsi que mes nouvelles lunettes à la française.


1965-1966 Rha17
Voir aussi 1964-1965 BLa08


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Au séminaire, la musique et le cinéma étaient mes violons d’Ingres. Malgré mes succès au niveau musical, je pris la décision de ne pas faire carrière dans ce domaine. La composition musicale m'attirait davantage que l'interprétation. J'aspirais également à une vie sociale plus active que la pratique solitaire d'un instrument. C'est ce que me procura mon intérêt pour le cinéma, fortement encouragé par l'abbé Paul Labelle que je salue avec déférence.

Je faisais partie du ciné-club, j'étais projectionniste et j'ai participé à des camps de cinéma. Ce qui m’a orienté vers l’histoire de l’art, après avoir lu toutes les collections de la bibliothèque en ce domaine. Mais, je dois beaucoup, à René Perron et Lucien Lemieux, pour la qualité de la préparation intellectuelle et méthodologique qui me permirent de faire carrière universitaire.

À gauche. Probablement vers 1966-1967 lors d'une excursion de ski. À table, Jean-Paul BENOÎT, Robert DEROME, Sygne ROULEAU, peut-être André TREMBLAY, ainsi que deux À IDENTIFIER à droite en arrière.


Hélène LARIVIÈRE et Louis JOLIN.


Camp de cinéma en 1966 dans les Laurentides sous la direction de Léo BONNEVILLE. À gauche, Jacques CAMERLAIN, une classe plus jeune au séminaire. À droite, Nicole VAILLANCOURT, mon amoureuse de cette époque, étudiante à Marguerite-Bourgeoys.


En camping pique-nique avec Serge POMERLEAU, Louis JOLIN et Yves LÉCUYER.


Portion de visage non identifié, Serge POMERLEAU, Louis JOLIN et Robert VERGE.

Robert Derome, Camp de cinéma Val-aux-Clercs,
Laurentides, 27 août au 1er septembre 1967.
Archives Jacques Camerlain courriel 11 décembre 2012.

 

Date et évènement inconnu.
Robert Derome, Robert Verge, Pierre Bertrand, Jacques Camerlain.
Archives Guy Rousseau.

 

En ’68 le Québec était en ébullition, surtout dans les universités. J’ai vite découvert qu’on n’y enseignait pas les arts anciens du Québec, d’où ma carrière dans ce domaine qui m’a valu de devenir conservateur au Musée des beaux-arts du Canada (1975-1979), puis professeur à l’UQÀM jusqu’à ma retraite en 2007. Mes quelques articles dans L’Aiglon m’ont aiguillonné vers les publications, et l’informatique vers mon site web où vous pourrez flâner longuement.

Mélomane perpétuel, j’écoute beaucoup de musique, je me suis amusé sur deux pianos, dont l’un ancien, puis depuis les années 90 sur un synthétiseur, mais le tout en dilettante, tout comme pour la photo et le dessin. Mais ne me demandez pas de vous jouer quelque chose…!

Mon premier fils Xavier est arrivé l’année de l’élection du Parti Québécois en 1976 ; il n’aura vécu qu’un court quart de siècle ! Vous en apprendrez davantage sur mon deuxième fils, Maxime-François Ducharme Derome né en 1990 d’une deuxième conjointe, en regardant son profil Facebook, accessible depuis le mien.

Je file un doux bonheur avec Johanne Lacasse, qui a quitté ses fonctions de directrice du Centre d’interprétation d’histoire de Sherbrooke peu après notre rencontre en 2002. Avec elle, je continue à découvrir le monde.

Signe particulier : handicap respiratoire, aux produits parfumés et chimiques volatils irritants, ce qui limite mes interactions sociales…

Tempus Fugit en bibitte ! Donc Carpe Diem...

 

Voir aussi Montage audiovisuel du 25 août 2012 :
Les prix et honneurs gagnés par nos pairs ;
Générique et crédits ;
Hommage aux scouts initiateurs et aux autres membres des comités.