Livre d'or, écrin de verdure, des retrouvailles du 25 août 2012.

Présenté par ordre chronologique.

Compilé par Michel Beaudin et Robert Derome.

Voir aussi : Quelques mots des absents.


Encore une fois, merci de votre invitation. J'ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver tous. Ça m'a permis de me rappeler d'excellents souvenirs et de constater que nos petites actions d'enseignants et d'éducateurs d'il y a plus de 50 ans ont contribué à façonner d'extraordinaires citoyens qui continuent à "donner au suivant".

Bravo Robert pour le travail colossal que tu as accompli pour tes confrères et tes profs.

Bravo Michel pour la coordination de toutes ces équipes qui ont fait un beau succès de cette rencontre.

Gilles SAINT-MARIE 25 août 2012


J'ai beaucoup apprécié ma soirée du 25 août.

Merci encore aux organisateurs. Et à une prochaine.

Claude GÉNIER 26 août 2012


C'était hier

Bravo Michel, et à travers toi, à tous les membres du comité organisateur ! Cette journée a été magnifique. Et, je le sais maintenant, elle l’aurait été même s’il avait plu car ce sont les personnes que j’y ai rencontrées qui sont BELLES !!!

Robert. Quoi dire de plus…? Se répéter alors ? Bien sûr ! On ne se répétera jamais autant de fois que toutes celles où tu as ‘enfourché’ ton scan et ton ordi au cours des derniers mois. On peut donc répéter que ton travail a été EXTRAORDINAIRE ! Et qu’il continue de l’être puisque le site est toujours là. (Il aurait fallu mettre un compteur de visites sur ce site : je suis sûr que, pour quelques jours au moins, il sera revisité par tout le monde, et plusieurs fois.)

Hier nous sommes arrivés à la fin du premier film de 40 ans et plus du 57e. Comme un film américain, il a eu ‘ze happy end’ !

‘Pour la suite du monde’ (y a-t-il du ciné-club dans l’air ?), je trouve l’idée de Louise-Édith très intéressante. (Il faudrait seulement l’encadrer un peu… Style ‘L’AIGLON rencontres’, ou encore ‘57e variétés’.) Cependant je pense qu’un rendez-vous formel de toute la gang devrait être prévu dans 3 ans – souper et jasette – puis au 50e, dans 6 ans.

Et oui, Michel, je pourrais travailler à ces deux rencontres. (Ce n’est pas, au fond de moi, un ‘travail’!)

À très bientôt donc.

Le ‘feu d’artifice’ (dixit Gérard) d’hier n’était qu’un début. À nous d’entretenir la flamme !

Gilles FAVREAU 26 août 2012


C'était hier

Bis repetita placent...

Un rédacteur à court de mots ? Ça va mal à shoppe !

Mettez ça sur le compte du lendemain de veille, et n'en parlons plus... sinon pour dire à ce cher Gilles que j'emprunte éhontément le contenu de ton message pour le faire mien (et nôtre, j'espère) et espérer que la Source ne se tarisse jamais.

À ceux et celles que je n'ai pu saluer « convenablement » hier, veuillez accepter mes hommages et mes meilleurs voeux.

Ciao !

Pierre CAPPIELLO 26 août 2012



C'était hier

Comme Gilles, et comme vous, nous avons passé une merveilleuse journée hier ! Bravo, mille et mille fois encore à Robert (qui a mis le montage en ligne à 8 h 51) ! Et félicitations à Gilles pour sa "prestation". J'avais muselé Alain pour qu'il ne lui vole pas la vedette !

Au plaisir de vous retrouver dans un avenir pas trop lointain ! Vous savez tous où nous demeurons, ainsi que notre numéro de téléphone et mon adresse courriel - vous pouvez toujours essayer celle d'Alain, mais à vos risques ! Amitiés !

Manon BEAUREGARD 26 août 2012


Le passé dans mon présent

Cette belle rencontre s’est achevée, mais elle continue de m’habiter. Une machine à voyager dans le temps n’aurait pas fait mieux que ces retrouvailles. Nous nous sommes retrouvés dans nos corps d’aujourd’hui, mais avec notre vécu d’autrefois ; des liens dont j’ignorais jusque-là l’étendue. Ce fut une joie de retrouver chacun, car je me rends compte que tous avec leur personnalité, leur style propre, contribuaient à créer la grande mosaïque dans laquelle je baignais. Nous avons créé une passerelle dans le temps. À nous de ne plus la laisser se refermer.

À tous ceux qui ont participé à la préparation : mission accomplie !

Monique RONDEAU 27 août 2012


Encore une fois , merci du fond du coeur pour cette rencontre mémorable !

Merci à tous !

Avec mon amitié.

Jeaninne SONDACK LABRIE 30 août 2012


Merci encore pour l’initiative et le succès de ces retrouvailles.

Au plaisir.

Yvan DUBUC 6 septembre 2012


J'ai bien voulu exprimer mes impressions dans les jours qui ont suivi, plus précisément le 27 août mais en m'assoyant à l'ordinateur, j'avais à l'écran le message de Monique qui m'a fait perdre toute mon inspiration. Je l'ai fait lire à toute ma famille (hé oui Monique) qui a reconnu comme moi l'inspiration en habit de gala. J'ai donc mis plusieurs jours à retrouver mon souffle et peut-être un brin d'inspiration. Plus sérieusement, je suis parmi les nombreux participants(es) de l'événement qui se sont retrouvés dans ce texte exceptionnel. Merci Monique.

Je fais donc appel à toute ma réserve de modestie pour ajouter quelques mots.

Je ne saurais mettre la date du premier appel téléphonique que Michèle (Arbour) m'a fait sur le projet de rencontre mais dès cet instant j'éprouvais une grande hésitation. Le comité organisateur et en fin de course celle que je croyais mon amie, la secrétaire du secrétaire du conventum ont transformé mon hésitation en véritable tourment, hantée par les j'aurais donc dû à chaque courriel reçu. Mais, j'avais dit impulsivement le oui fatidique et je suis fidèle!

Pendant tous ces mois, j'ai travaillé fort à préparer mon mental comme on dit dans le hockey. Comme chacun(e) de nous, je ne voulais pas perdre la face et j'ai vite compris que ma carrière ne jetterait personne par terre. En effet, mes exploits sur le marché du travail sont éclatants pour ma famille très immédiate seulement. J'avoue humblement que Marjolaine Fortin ne passera pas à l'histoire des grands de ce monde mais je ne reculerai pas devant les pressions éventuelles de mon entourage pour écrire ma biographie.

La rencontre a donc débuté pour moi dans la plus grande humilité, incapable de lancer une poche dans le bac. Aussi, je prend l'engagement envers mes compagnes, Suzanne et Claude, de ne plus jamais solliciter une place dans leur équipe. J'ajouterai quand même à mon crédit que je n'avais pas donné mon nom pour le sport et qu'on m'a littéralement tordu le bras d'où mon incapacité à orienter mon lancer. (La secrétaire du secrétaire et le secrétaire lui-même ont donc une dette envers moi).

En terminant et sans blague.

J'ai eu besoin des deux journées qui ont suivi pour donner un résumé incomplet de ma journée de conventum à mon mari. Mon esprit était envahi et je n'arrivais pas à m'en défaire. Je dois reconnaître que l'euphorie du premier bonjour passée, les conversations n'ont pas été nécessairement faciles (je n'ai pas vécu le speed dating mais ça pouvait y ressembler) et (ce n'est pas la faute du comité organisateur). Cependant, je chérirai longtemps les quelques échanges en profondeur que j'ai pu avoir. À ma grande surprise, j'ai eu un réel plaisir à tenir des conversations spontanées et captivantes avec des copins(es) qui ne se trouvaient pas du tout dans mon entourage immédiat à l'époque. Comme si les barrières qui se créent entre les groupes d'étudiants d'une même classe étaient tombées.

J'ai particulièrement apprécié la présence des professeurs et les messages qu'ils nous ont livrés.

Évidemment, la présentation video mérite une médaille d'or et tout le comité un immense bouquet pour l'ensemble de l'oeuvre.

Merci

Marjolaine FORTIN TARDIF 9 septembre 2012


Mes deux commentaires seront brefs et sincères.

Cette rencontre avait un côté inquiétant car elle me montrerait comment 44 ans de vie pouvait nous transformer du point de vue apparence physique. Le temps fait son oeuvre et c'est incontournable. Notre miroir nous triche et nous donne une impression de non changement. Jérôme a même dit reconnaître peu de confrères et consoeurs et il avait raison. Le petit papier d'identification a été tricheur et utile. Mais après quelques moments, on a vu resortir le vrai côté des anciens amis amies et c'est celui-la que je recherchais. La durée de la rencontre a été trop courte pour approfondir ceux que l'on a aimé au collège. Le côté humain est passé au dessus du physique.

Mon deuxieme point est de manifester mon admiration pour le comité organisateur. Je suis fier de faire partie de cette classe. Tout au long du parcours, choix de la date, choix du lieu de rencontre, recherche des confrères er consoeurs, ils ont fait sentir à chacun l'importance de leur présence et le désir de les voir. Le nombre de participants élevé et professeurs montrent la qualité de votre travail. L'ajout des moyens modernes de communication, internet et facebook, a permis de remonter dans le temps avec l'aide de chacun. Félicitation.

Odino RIENDEAU 9 septembre 2012


Pourquoi pleurer
sur ma jeune
sse envolée ?
Ou, n'est-ce
sur le naufrage appréhendé
de ce corps vieillissant
qui me lâche peu à peu
m'approchant de plus en plus
inexorablement
de ce monde inconnu
objet de tant de gloses
religieuses ou poétiques...

Robert DEROME 10 septembre 2012


Merci pour ce travail colossal au niveau informatique et merci à tout le comité organisateur. J'ai été très heureux de participer à ces retrouvailles. J'avais l'impression de revivre mon adolescence. J'ai renoué des contacts chaleureux. Je suis partant pour d'autres rencontres. Amicalement.

Guy ROUSSEAU 10 septembre 2012


Je me permets de t'envoyer mes réflexions sur ce 25 août très particulier. Tout d'abord, Solange et moi avons été émerveillés de l'organisation de cette journée. Le choix de la température a été extraordinaire ! Plus sérieusement, le lieu était très agréable. La formule cocktail dînatoire a permis de jaser sans être embarassé par des aliments encombrants et les bouchées servies étaient succulentes. Le déroulement de la journée s'est fait sans problème. Un gros merçi aux organisateurs et bravo ! Je dois dire qu'avant cette rencontre du 25 août, je m'interrogeais sur ce que j'allais faire là. Ce sont des confrères/consoeurs de classe que je n'ai pas vu depuis plus d'une vingtaine d'années. Ils/elles ont vécu leur vie de vinaigrette et moi aussi. Qu'aurons-nous à partager ? Que vais-je aller faire là ? ...Et la magie opéra... J'ai trouvé tous et chacun très généreux et très disponibles lors de conversations informelles et individuelles. Il y avait une énergie et un enthousiasme communicatif. Et le temps a filé trop vite. Quant aux contacts avec certains profs, il y avait du pétillant dans les yeux de chacun et de belles révélations entendues. En somme, ce fut une journée des plus réussies et qui donne le goût de revenir. Merci encore aux organisateurs et surtout... À Bientôt !

Paul BEAUVOLKS 11 septembre 2012


RETOUR À LA SOURCE

Difficile à décrire l’étrange émotion ressentie avant, pendant et après notre rencontre du 25 août 2012.

Se retrouver tout à coup en présence de ceux et celles qui nous ont accompagné de l’enfance au départ dans la vie. Que c’est étrange ! Reconnaître ces visages (même vieillis par le temps), réentendre ces voix si familières, reprendre aujourd’hui des conversations entamées hier... il y a vingt trois ans ou… même quarante-quatre ans ; croiser en une brève soirée tous ces porteurs de souvenirs... de nos souvenirs.

Tout juste arrivé à la salle, Richard Vanslette, Michel Asselin et Yvan Dubuc, des compagnons depuis la quatrième année du primaire, me saluent comme si nous nous étions vus la veille. Vient à ma mémoire la journée où 24 des 25 élèves de la classe avions dépassé les limites de la turbulence et nous étions mérités chacun la « strappe »… à l’exception du paisible Yvan.

J’ai apporté mon foulard routier et mon bâton de pèlerin « gossé » pour la cérémonie de notre départ dans la vie, en 1968, à la croisée des chemins devant le lieu de naissance du frère André à Saint-Grégoire. L’abbé Gaboriau y était avec mes « frères routiers » Michel Beaudin, Pierre Palin, Alain L’heureux, Michel Barrette et quelques autres.

Voici Mario Desmarais et me revoilà plongé au cœur de notre apprentissage de la poésie où le frère mariste utilisait tour à tour nos poésies comme élément pédagogique à l’Externat classique Notre-Dame-Auxiliatrice. Des dizaines de souvenirs de ce collège envahissent mon esprit.

Manon Beauregard et Alain L'Heureux sont au bout de la pièce. Ils n’ont pas vieilli ou si peu. Que d’heures de récréation pour Michèle et moi à nous rassembler en couple au bout de la salle près d’une table de billard ou de mississippi avec eux, Louise Messier et Robert L’heureux, ainsi que Monique Rondeau et Michel Larocque. L’abbé Drouin avait déjà dit que les filles venaient au séminaire pour trouver un mari ; l’arrivée des filles fut une bénédiction pour tous et un grand bonheur pour certains !

Tiens, voici la pétillante Claude Marin. Nous étions à son mariage… et au mariage de Michel Barrette et aussi à celui de Pierre Ducharme. Au nôtre, Michel Beaudin agissait comme servant de messe à l’abbé Jean-Marc Dupuis. Ma mère trouvait donc qu’il avait une « prestance » !

Monique Rondeau et Manon Payette sont arrivées. Le hasard les ont mises sur notre chemin depuis notre retour à Saint-Jean. C’est un plaisir de les retrouver ! Elles ont traversé du passé au présent. J’ai une pensée pour Michel Larocque avec qui j’aimais échanger ; ce qu’il était brillant ! Parlant de brillance, je pense tout à coup à Jérôme Longtin, personne n’en sera surpris. Il a appris l’hébreu pour pouvoir lire des textes dans leur version originale… sacré Jérôme ! Sa perspicacité et son humour me manquent tout à coup.

Je vois Robert Derome et Gilles Favreau affairés à la préparation d’un montage pour la soirée. Sans Robert, ces retrouvailles n’auraient pas la même qualité. Il est au cœur du site Internet qui permet à chacun de se relier au groupe et d’échanger textes et photos ; il orchestre cette retrouvaille informatique qui n’en est pas moins très réelle et émouvante. Un travail de géant ! Merci Robert et merci à Gilles pour ta présentation !!! Comme je suis un dinosaure par rapport à l’utilisation de Facebook, je n’ai pu y participer. Michel Bonnette y a fait sûrement du bon travail.

Voir Robert Derome ou Mario Landry, ça m’amène droit dans la chapelle du séminaire. Il m’arrivait parfois, en entendant le son de l’orgue, d’entrer m’asseoir seulement pour les écouter pratiquer. J’aime l’orgue ; ils y sont sûrement pour quelque chose.

« Bonjour Watson ! »  C’est ainsi que j’appelais Gisèle Desgens lors de nos laboratoires de physique. Sans elle, j’aurais échoué ce cours, c’est certain. Elle affiche toujours le même beau sourire et un dynamisme stimulant. Comment peut-elle allier un tel aplomb et tant de fraîcheur !

Jeannine Sondack arrive. Je l’imagine en train de servir des Brio à des étudiants attablés à la Pointe aux Cafés ou encore en train de prendre une tisane dans une maison de campagne.  Sygne Rouleau me rappelle les entraînants spectacles de danse folklorique présentés au Séminaire. À l’entrée de la dynamique Johanne Forget, je me rappelle ses rires et ceux de Louise Samson derrière moi dans un cours en philo 2.

En voyant certains pensionnaires regroupés pour une photo, je me revois dans la file d’attente du midi à la cafétéria. C’est là que je les ai côtoyés le plus souvent. Gilles Tougas, Marcel Pigeon, Gaétan Lavoie, Fernand Berteau, Ronald Landry, Yves Lécuyer, Fernand Bélair, Robert Babeu, Odino Riendeau, Gérard Goyer, Serge Pomerleau... J’ai rencontré par hasard Fernand Berteau quelques mois avant son décès ; il m’avait fait part de ses graves problèmes cardiaques. Je retiens sa grande gentillesse et son calme apaisant.

Je n’ai pas entretenu beaucoup de rapports avec les ex-professeurs présents à notre rencontre. Le hasard a fait que ceux avec lesquels j’ai développé quelques liens ou ceux qui m’ont le plus marqué sont tous décédés, à commencer par mes « directeurs de conscience » successifs le père Huet et Jean-Marc Dupuis. Je retiens aussi ceux qui ont ouvert ma pensée à différents niveaux : les abbés Émond (en Belles-Lettres) aux Romantiques, René Perron à Teilhard de Chardin, Normand Barré à la spiritualité, Pierre Lamonde à la civilisation grecque, Louis-Philippe Létourneau aux plaisirs du théâtre.

Le théâtre a pris une grande place au collège pour plusieurs d’entre nous. Comme je n’étais pas doué pour cet art, je me suis contenté de ne faire qu’un peu de maquillage. Je revois encore l’abbé Létourneau que l’on va chercher tout rouge de timidité à l’arrière de la scène à la fin de chaque pièce. Il a bien mérité les applaudissements. Vers la mi-fin des années 1970, le hasard, encore lui, m’a mis en sa présence à Ottawa, alors qu’il venait d’être nommé à la Commission de l’Assurance-chômage dans le même édifice où je travaillais. Nous avions planifié un souper commun, mais il décéda à ma grande surprise quelques jours plus tard.

JE VIENS DE ME RELIRE… CATASTROPHE !!!

J’en aurais pour encore des pages à vous énumérer tout ce qui s’est passé dans ma tête lors de ces retrouvailles. Presque chaque collègue présent à cette soirée a éveillé des images de cette période si fébrile de ma vie.

Et ce n’est rien, presque chaque souvenir porte sa propre émotion. Alors, imaginez le roman !

Pour le moment, je vous laisse et vous salue bien chaleureusement, sans vous avoir parlé de la sérénité et des beaux yeux verts-bleus de Louise-Édith Tétreault, de la belle grand-mère découverte en Marjolaine Fortin et de tous ceux et celles qui m’ont remué autrement durant cette soirée.

Gilles PÉPIN 12 septembre 2012

P.S. Le lendemain de notre rencontre, ma fille, Maude, m’a demandé : « Et puis cette rencontre de conventum… ». Je lui ai répondu : « Ce fut très agréable ! ». Je ne trouve pas les mots pour lui expliquer comment ce retour à la source m’a reviré dans tous les sens et que je prendrai des jours à m’en remettre.


Cher Gilles.

Ton texte m'a fait pleurer. Et pas juste un peu. Tu y décris bien le tourbillon dans lequel je me sens, depuis plusieurs mois, à manipuler toutes ces photos, textes, souvenirs. Je réalises que je ne suis plus seul dans cet état second. Tu m'as fait pleurer, parce que lorsque je t'ai revu lors de notre rencontre du Comité organisateur du 27 avril, j'ai cru revoir mon grand-père maternel Omer. Même faciès, même carrure, même pudeur émotive. Eh bien, je vois que les émotions bougent en dessous de cette apparente carapace ! Tu devrais l'écrire ton roman. Mettre en mots ce roman auquel moi aussi j'ai pensé, mais qui a trouvé sa forme en pages web colorées, ornées de photos et de textes...

Merci Gilles. Et mes amitiés. Aux plaisirs de nous revoir...

Robert DEROME 13 septembre 2012


C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu vos témoignages, partageant les sentiments dévoilés par chacun : je cherchais les mots justes pour vous exprimer les miens. Et chaque jour, l’errance de mes pensées me ramenait vers vous, vos regards brillants et vos sourires lumineux.

Nous savons tous que lors de cette rencontre, il s’est produit quelque chose de grand, de précieux, d’unique et je peine encore à le décrire. Moment magique ? État de grâce ? Instants de pur bonheur ? Comme si, d’un revers de la main, nous avions balayé toutes les blessures et les désillusions de la vie pour mieux savourer ce moment béni.

Au-delà des ruptures et des années de silence, étrangement, le sentiment qui m’a alors submergée est un grand élan de tendresse…

1968 - À l’aube de tous les possibles, chacun est parti grisé par les rêves et les ambitions, parfois sans un seul regard ni remords pour les amours et les amitiés inachevées... Vingt ans plus tard, la rencontre fut émouvante, mais happée par le tourbillon de la mi-vie, je n’en gardais qu’un souvenir lointain.

2012 - Quel cadeau de la vie !...

Comme l’a si bien décrit Monique, quelle étrange brèche dans le temps ! Et, comme Paul B., les appréhensions se sont vite envolées afin de goûter pleinement le bonheur de ces retrouvailles. Tous sont unanimes : cette rencontre nous habite encore et je ne crois pas que son souvenir, ni ses bienfaits, ne s’effaçent un jour.

J’aurais voulu la prolonger, m’attarder auprès de chacun, reprendre le temps perdu. Sur le chemin du retour en Estrie, j’avais la tête effervescente, un tourbillon de visages radieux et de sourires, mais quels sourires !...

Je suis revenue à ma campagne, entourée de champs et de forêt, avec pour seuls voisins tous les représentants de la faune locale. J’ai repris ma p’tite vie, mais je porte en moi le souvenir ravivé de chacun et l’impression d’avoir goûté à un bref instant d’éternité.

Le 9 septembre dernier, 11 jours avant ses 100 ans, ma mère est décédée : ce fut une délivrance. À celles qui se souvenaient d’elle : merci, cela m’a beaucoup touchée.

Alors voilà.

J’ignore si je vous reverrai, mais j’en ai bien l’intention !... J’ai eu trop de bonheur à vous retrouver !... Et merci à Robert D. et Michel B. pour m’avoir « harcelée » jusqu’à ce que je me décide à me joindre à vous, malgré toutes mes hésitations.

Bonne continuation à chacun de vous : c’est le bout du chemin qui nous attend. Alors comme le disait si bien notre thermographiste attitré (salut André !), je nous souhaite beaucoup de plaisir pour le temps qui nous reste.

Et, si un jour la route vous amène en Estrie, arrêtez me voir, même si ce n’est que le temps d’un café et d’une jasette, je vous reverrai avec joie !

Jeaninne SONDACK-LABRIE 29 septembre 2012


En préparation pour notre rencontre du 25 août, j'ai cherché dans mes « archives » ce qui concernait le Séminaire de Saint-Jean. Je suis également tombé sur un poème que j'avais composé pour un travail de création littéraire à l'Externant classique de Longueuil que je fréquentais alors. Si je l'avais eu en mémoire, je vous en aurais fait part ce 25 août, puisque déjà, à dix-sept ans, c'était comme si j'arrivais à me projeter dans le futur et à m'imaginer avoir atteint l'âge de cette chanson des Beatles de l'album Sergent Pepper's paru en 1967: When I'm sixty-four.

Quand vous aurez perdu
Votre belle jeunesse,
Qu'elle ne sera plus
Que souvenir d'ivresse

Vous direz bien souvent,
Regardant votre main:
Pourquoi donc le bon temps
N'est-il jamais demain?

Quand se sera enfui
Même jusqu'à l'amour,
Quand vous n'aurez souci
Que de compter les jours,

Ne pleurez pas hier,
Vivez jusqu'à la lie,
Car pleurer est amer
Et l'on n'a qu'une vie,

Combien vains les regrets.
Il vaut mieux accepter,
Que de vivre à jamais,
À toujours regretter.

Mario DESMARAIS 31 octobre 2012


Émotions diverses, vécues et croquées, lors de nos retrouvailles...!


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image d'arrière-plan : photo par Robert DEROME, 26 juillet 2010,
Historic Gardens, Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse.