Théâtre

Mars 1963, 10e (57e), Séance, Auteur inconnu.

Textes de Gilles Favreau, ajouts par Robert Derome et d'autres collaborations identifiées ci-dessous.


Archives Michel Bonnette.

La critique ci-dessus, tirée des archives de Michel Bonnette, n'est pas datée. Elle provient des Aiglons de mars 1963, p. 8-9. Intitulée « Chronique sous la lampe », elle est signée Aladin. L'identification de ce pseudonyme a été confirmée par son auteur : Pierre L'Écuyer.

Les quelques photos conservées sont datées de mai 1963. Nous étions alors en 10e année. Cette pièce, je n’en avais aucun souvenir. C’est Michel Bonnette qui en a déniché ces photos et me les a transmises. Nul doute, c’est bien NOUS ! La critique, texte assez nébuleux reproduit ci-dessus, ne fournit aucune des informations de base : date, titre, auteur, noms des comédiens.

Michel Beaudin, l'un des acteurs qui apparaissent dans la photo de groupe, ne se souvient pas du titre : « la jeune actrice qui jouait ma fille s'appelait Marie Paquette. Quant à la pièce elle-même, je ne sais pas vraiment. Était-ce La mégère approvoisée ? ». Courriel de Michel Beaudin 13 mai 2012.

On doit donc se replier sur l'appellation notée en arrière de quelques photos : « Séance de 10e année ». Une recherche, tentée avec les noms des personnages cités dans la critique, ne donne que de maigres résultats. Le plus intéressant est la chanson du Sire de Framboisy. Mais, il ne s'agit là que d'un élément isolé, qui ne nous oriente en rien vers le titre ou le sujet de la pièce. On retrouve L'Annoncier dans le Soulier de satin de Claudel, mais également dans les tragédies et comédies plus anciennes. Comment concilier le père et Solange, sa fille pianiste, avec Pierrot ou Arlequin, ainsi que des soldats, une duchesse et autres personnifications féminines ? L'appellation « séance » ne pourrait-elle pas, tout simplement, désigner un assemblage ad hoc de plusieurs éléments épars ?


Photo de groupe tirée de la critique. Archives Michel Bonnette.


Archives Gérard Goyer.
Imprimé « May 1963 » sur la bordure.
À l'endos à l'encre : « Séance de 10e année ».

1. Pierre Deniger en moustachu et chapeau de soldat d'époque napoléonnienne.
2. Pierre Cappiello avec le chapeau à plume.
3. Claude Létourneau en moustachu.
4. Marie Paquette, jouant Solange la pianiste, fille du « père » joué par Michel Beaudin.
5. David Farrar en moustachu et chapeau de soldat d'époque napoléonnienne.
6. Michel Bonnette en Pierrot ou Arlequin de la Comedia dell'arte.
7. Yves Lécuyer dans un rôle non identifié. Accessoiriste ? Porte-t-il une moustache de maquillage ?
8. Alain Lussier, jouant L’annoncier.
9. L’abbé Louis-Philippe Létourneau, le multi metteur en scène de l’époque.
10. Gilles Bénard dans un rôle non identifié. Accessoiriste ? Porte-t-il une moustache de maquillage ?
11. Actrice à identifier, jouant la duchesse, et qui, selon la critique, « avait un avantage marqué sur les autres : l'expérience si précieuse en de tels cas ! ».
12. Michel Lussier, qui n’était plus avec nous en 11e, dans un rôle non identifié. Accessoiriste ? Porte-t-il une moustache de maquillage ?
13. Michel Beaudin dans le personnage du « père » de Solange, la pianiste.
14. Marc Perron dans un rôle non identifié. Accessoiriste ? Porte-t-il une moustache de maquillage ?

 

L’annoncier identifié par la critique. Cette photo, dans les archives de Robert Babeu, est datée et identifiée. « May 1963 », imprimé sur la bordure. Et, à l'endos à l'encre, « Séance 10e année - Alain Lussier ».

Très plausible, Marie Paquette, selon le souvenir de Michel Beaudin.

Une jeune comédienne recrutée par l’abbé Létourneau, comme plus tard les Petiot et Oligny… Les voies de l’abbé Létourneau en ce domaine étaient impénétrables !

Quelques années plus jeune que nous. Elle serait du 59e cours. Le visage ne serait pas étranger à celui de la jeune fille de la pièce.

Il y a une photo d’elle dans un numéro de L’Aiglon, pour le meilleur poème lors du concours de poésie en 1967.

L'Aiglon, mars 1967 (vol. 9, #5). Archives Gilles Favreau. Pour la date, j’avais corrigé à la main le numéro et le mois pour #6, avril. Mais je ne sais plus pourquoi…


Archives Michel Bonnette.

On aperçoit DEUX Pierrot ou Arlequin.
Donc les comédiens changeaient de costume.
Aïe, aïe, aïe ! Ça rend la tâche d’identification difficile !

 


Photo Archives Michel Beaudin. Imprimé « May 1963 » sur la bordure.

De mémoire des visages seulement, donc à vérifier,
à partir de la gauche : Claude Létourneau, Pierre Deniger, David Farrar.
Claude Génier, message Facebook, 10 mai 2012.

Claude Génier semble reconnaitre Claude Létourneau
à un endroit où je croyais que c’était moi…
Ouais ! Ça va bien !
Gilles Favreau courriel du 10 mai 2012.

Gilles Favreau
1963-10a23

Détail de la photo ci-dessus
Archives Michel Beaudin

Claude Létourneau
1963-10b19

C'est moi qui suis sur cette photo.
Je n'ai aucune idée du titre de cette pièce.
Ma carrière théatrale fut brève et peu élaborée.
Claude Létourneau courriel du 15 mai 2012
.

Voici mes hypothèses. Sur la photo de groupe de Gérard Goyer, à gauche, puis en arrière, les trois moustachus : Pierre Deniger, Claude Létourneau et David Farrar (pour moi, c’est David, garanti !). Remarquer que les trois ont un col blanc assez haut, une sorte de petit veston pâle et une moustache.

Remarquer que ces trois personnes
apparaissent ailleurs, en robe, enlevant leur perruque :
ci-dessous, dans l’ordre, Claude, Pierre, puis David.


Archives Michel Bonnette.

Alain Lussier, Claude Létourneau, Pierre Deniger, David Farrar.

Ma logique voudrait que ces comédiens jouaient des soldats qui se déguisaient en femmes, quelque part au cours de la pièce. Ou : les personnages masculins étaient un merci de l’abbé Létourneau, parce qu’ils avaient accepté de jouer des femmes… Mais ma première idée me parait meilleure.


Archives Michel Bonnette.

Ces trois soldats seraient-ils
Pierre Deniger
, Claude Létourneau
et David Farrar
 ?

Et à l'arrière scène,
l'abbé L.-P. Létourneau ?


Archives Michel Bonnette.

Qui est le deuxième
Pierrot ou Arlequin ?
La duchesse et Solange la pianiste.

 


Photo Archives Michel Beaudin : mai 1963 imprimé sur la bordure.

Complètement à droite Michel Beaudin.
Message Facebook de Claude Génier 10 mai 2012.

 


Photo Archives Michel Beaudin : mai 1963 imprimé sur la bordure.

En avant Pierre Cappiello.
Message Facebook de Claude Génier 10 mai 2012.

Ce gentilhomme aurait-il joué le rôle d'un courtisan,
le soupirant de Solange, la pianiste ?