Olindo GRATTON (1855-1941)

Saint Jacques le majeur

Judith-Jasmin [J]

Voir aussi Église Saint-Jacques

 

 

Recherches, photos et textes, Robert DEROME mai 2004
dans le cadre du cours HAM5815 L'objet d'art et la photographie
 

Photos additionnelles par Edith FERRANDIZ juin 2004
dans le cadre du cours HAM5815 L'objet d'art et la photographie
 

Événement en l'honneur de l'architecte Joseph Venne à l'UQAM

Montréal, le 4 octobre 2001 &emdash; Le recteur de l'UQAM, M. Roch Denis, présidait aujourd'hui un événement soulignant la fin des travaux de restauration du Transept Sud du pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM, et le dévoilement d'une plaque commémorative en l'honneur de Joseph Venne, architecte prolifique de la fin du 19e siècle, à qui l'on attribue cette œuvre. La cérémonie s'est tenue en présence de nombreux invités, dont Mme Louise Harel, ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, Mme Louise Mainville, commissaire à la Commission scolaire de Montréal, des membres et amis de la famille et les nombreux collaborateurs au projet " Joseph Venne, architecte ", que mène depuis trois ans le Groupe de recherche sur l'éducation et les musées (GREM) de l'UQAM.

Transept Sud du pavillon Judith-Jasmin

Réalisé en 1891, le Transept Sud du pavillon Judith-Jasmin est attribué à l'architecte Joseph Venne et classé " bien culturel " par le gouvernement du Québec.

L'œuvre de Venne est immense et largement méconnue. À la fin du 19e siècle, Joseph Venne fit partie de l'élite francophone qui non seulement dota la région d'un important patrimoine architectural, mais fut également un membre très actif de la communauté montréalaise et québécoise. Il aura réalisé au cours de sa carrière plus d'une centaine de bâtiments, seul ou en collaboration avec d'autres collègues : plusieurs églises - dont la remarquable église Saint-Clément - des presbytères, couvents et autres bâtiments publics. On retrouve ses œuvres principalement dans la grande région montréalaise, mais également dans les provinces canadiennes voisines, de même que dans certains États du Nord-Est des États-Unis. Par le dévoilement d'une plaque commémorative, l'UQAM lui rend hommage à plusieurs titres. Dans un premier temps, l'œuvre de Venne est intimement liée à l'histoire même de l'UQAM. Dans les années 70, lorsque l'UQAM a entrepris la construction de son campus, trois composantes (le clocher, la sacristie et le Transept Sud) de l'ancienne Église-de-Saint-Jacques furent intégrées dans la construction du pavillon Judith-Jasmin, le premier édifice du nouveau campus à voir le jour.

L'UQAM souligne la fin des travaux de restauration du Transept Sud. Après plus d'un siècle, des travaux de maçonneries et de nettoyage d'imposaient. L'UQAM a reçu une subvention de 255 000 $ du ministère de l'Éducation et une subvention conjointe du ministère de la Culture et des Communications du Québec et de la Ville de Montréal, d'une valeur de 162 000 $, pour mener à bien sa restauration. Les travaux ont été réalisés par Maçonnerie Rainville et Frères, sous la supervision des architectes M. Denis Saint-Louis et de Mme Odette Béliveau, responsable de l'entretien des composantes architecturales du campus de l'UQAM.

Statue de Saint-Jacques

Un élément important de ces travaux fut la restauration d'une œuvre d'art, la statue de Saint-Jacques le majeur. Cette œuvre est attribuée à Olindo Gratton (1855-1941) et fut produite par l'atelier Gratton et Laperle. Le sceau gravé dans le cuivre et retrouvé lors de la restauration de la statue indique la date de 1889. La statue mesure environ 4,5 mètres et elle repose sur un piédestal de facture différente, probablement l'œuvre d'un ferblantier-couvreur. La sculpture est en bois, recouverte de feuilles de cuivre.

La restauration de la statue de Saint-Jacques a été réalisée par le Centre de conservation du Québec. Les travaux ont été effectués par le sculpteur M. Fabien Pagé à son atelier de Donnacona, sous la supervision du restaurateur M. Claude Payer. L'ancienne structure interne a été remplacée par une nouvelle structure en acier inoxydable, avec un système d'ancrage à la base et un anneau à la tête afin de faciliter l'installation de la statue. Il y a eu un nettoyage complet de la surface et l'application d'un vernis de protection temporaire, ce qui donne un aspect final de cuivre brillant orangé qui vieillira normalement, sur plusieurs années, vers le vert pâle.

La restauration de la statue a été rendue possible grâce à une subvention de 45 000 $ du ministère de l'Éducation du Québec d'une subvention conjointe de la Ville de Montréal et du Ministère de la Culture et des Communications de 30 000$. » Source


Art public à l'UQÀM