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le poinçon inédit de Pierre Desbans
maître orfèvre à Bourges au XVIIIe siècle

révélé par le portrait d'un spécialiste de l'orfèvrerie ancienne

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© Robert Derome, professeur d'histoire de l'art, Université du Québec à Montréal.
Article rédigé durant l'été 1994. Édition html publiée en décembre 1997.
Illustrations ajoutées le 30 juillet 1998.
Réédité le 5 mai 2012 avec de nouvelles illustrations.

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La cuiller à potage de Pierre Desbans.


Pierre Desbans, Cuiller à potage, argent, 20,7 cm.

La cuiller à potage de Pierre Desbans faisait partie d'un lot de plusieurs couverts que j'ai achetés il y plusieurs années d'un revendeur de Saint-Hyacinthe qui prétendait les détenir des descendants d'un grand orfèvre parisien qui les aurait sauvés de la fonte. L'identification des poinçons de ces objets, tous différents, s'avérant semée d'embûches, j'avais alors renoncé à les identifier sans me départir du plaisir d'utiliser ces objets dans mes repas d'apparat. Il s'agit majoritairement de pièces provinciales françaises datant toutes du XVIIIe siècle. Dans ce lot, une des cuillers était rendue inutilisable par une usure prononcée de son cuilleron, c'est la cuiller à potage de Pierre Desbans qui a été intégrée à mon portrait multi-média réalisé par l'artiste montréalais Guy Baillargeon.

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Le portrait de Robert Derome par Guy Baillargeon.

Mon portrait a été commandé à Guy Baillargeon en mars 1992. Ce portraitiste demande à ses clients de lui fournir des objets personnels significatifs. Selon sa perception du modèle il choisit d'intégrer certains de ces objets au portrait tout en ajoutant ceux de son cru qu'il juge opportun suite à sa perception du portraituré. C'est ainsi que j'ai spontanément choisi cette cuiller défectueuse que je ne pouvais utiliser pour manger. Ce choix illustrait mon amour de la France, mais aussi du XVIIIe siècle, tout autant que mes compétences reconnues d'expert en orfèvrerie ancienne. Le choix d'une cuiller passionnait l'artiste, lui permettant de faire culminer sa vaste quête du motif de la cuiller qu'il avait interprété de multiples façons dans un cycle de plusieurs centaines d'oeuvres auquel il avait décidé de mettre fin. Une conférence et un article sur ce portrait m'ont permis d'explorer la thématique du portrait ainsi que la représentation de pièces d'orfèvrerie dans l'art des XVIIIe et XIXe siècles au Québec. C'est alors que je me suis repenché sur l'identification de la cuiller et de ses poinçons. Cette intégration de la cuiller au portrait pourrait être jugée iconoclaste. Le résultat fut au contraire la découverte du poinçon inédit de Pierre Desbans dont presque toute la production a été détruite ou fondue. À part la présente cuiller, Nicole Verlet a eu l'amabilité de nous faire connaître l'existence d'une fourchette de Pierre Desbans qui porte la même lettre date (1).

Guy Baillargeon, R. Derome, historien d'art, 1992, procédés mixtes, 56 x 31,5 cm.

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Les poinçons de ville et de date.

Malgré la multiplication des dictionnaires de l'orfèvrerie française, l'identification des poinçons de l'ancien régime demeure toujours semée d'embûches car il n'existe pas d'ouvrage de synthèse donnant accès facilement à toutes ces données. Les poinçons de charge, décharge et maison commune de la cuiller permettent d'identifier sans contredit la ville et la date de fabrication : Bourges 1775-1776.

Poinçon de décharge, une main droite à demi fermée pointant à dextre, Bourges 1775-1781. Poinçon de maison commune, N couronné sur une étoile, Bourges 1775-1776 (3).

Poinçon de charge, Y couronné, Bourges 1775-1781 (2).

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Le poinçon de Pierre Desbans.

Restait à attribuer le poinçon du maître-orfèvre inédit qui n'est pas reproduit dans le remarquable ouvrage que Nicole Verlet-Réaubourg a consacré aux orfèvres de cette communauté : une couronne, un mouton, les lettres PD, un point ou symbole. Un dépouillement systématique de l'ouvrage a permis de repérer les orfèvres actifs de cette période. En 1768 cinq orfèvres travaillent à Bourges, six en 1785 plus une veuve, et en 1789 cinq dont on peut déduire les volumes comparatifs de leurs affaires selon leurs redevances au rôle de la capitation : François-Edme Achet 48 l., Pierre Desbans 28 l., Jacques-Joseph Perronny 20 l. (4). Pierre Desbans est le seul orfèvre actif à cette période qui porte les initiales retrouvées sur le poinçon de la cuiller. D'après les nombreuses informations qui le concernent dans l'ouvrage de Verlet-Réaubourg on peut conclure qu'il s'agit d'un des plus importants orfèvres de cette période.

Poinçon de maître orfèvre, une couronne, un mouton, les lettres PD, un point ou symbole.

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Pierre (1726-1793-) et Jean-Charles Desbans (1752-1792-)
maîtres orfèvres à Bourges (5).

On peut fixer la date de naissance approximative de Pierre Desbans en 1726 grâce à son acte de mariage, daté de 1757, où il est dit être âgé de 31 ans (6). On peut également établir à 1753 la date approximative de son accession la maîtrise, puisque l'âge moyen de cette étape pour les orfèvres de cette communauté est de 26.96 ans, soit 27 ans (7).

« S'il existe bien un poinçon de Pierre Desbans aux Archives Départementales du Cher sur un document répertorié B 24 F 23 (et non B 2455), ce dernier est illisible sur ce document en très mauvais état (incendié en 1859) et ne peut-être ainsi photographié (8). »

La date proposée de 1753 pour l'insculptation du poinçon de Pierre Desbans, lors de sa réception à la maîtrise, correspond aux éléments biographiques connus de lui. Il fréquente sa future épouse, Magdelaine Léclopé, dès 1754 alors qu'ils sont témoins au mariage de l'orfèvre Pierre-François Rigal (9). Le 14 mars 1757 Magdelaine Léclopé rapporte le poinçon de son mari défunt, Jean-Dominique Letellier, et demande un poinçon de veuve. On le lui donne : MLV sous un mouton couronné (10). Elle prête serment et reçoit un registre. L'orfèvre Pierre Desbans est sa caution (11). Ils se marient en juillet suivant (12).

Puis, les informations ne manquent pas, tant pour la vie familiale du couple que la vie professionnelle. Trois baptêmes, Charles le 23 août 1759, François le 20 mars 1761 et Étienne le 16 janvier 1763 (13). Le 8 mai 1758 Pierre essaie l'orfèvrerie saisie par le fermier Étienne Achet chez l'orfèvre René Chevalier et trouve tout au titre (14). En 1760 Pinon, essayeur de la Monnaie, subit un procès pour s'être livré au commerce clandestin. Après avoir proposé à plusieurs orfèvres un ostensoir acheté au couvent des Cordeliers, il finit par le faire fondre chez l'orfèvre Desbans (15). En juin, à la mort de son père chez qui il avait commencé son apprentissage d'orfèvre le 20 octobre 1753, François-Edme Achet continue son apprentissage chez Pierre Desbans car il lui reste un an, quatre mois et dix jours à faire (16). Le 6 août 176l Pierre Desbans fond dans sa boutique la croix de procession des Cordeliers que ceux-ci avaient vendue à un commis de la Monnaie, nommé Pinon (17). En 1763 après le bannissement des Jésuites leur orfèvrerie est fondue, en deux lingots de 31 et 39 marcs, l'un d'argent de Paris l'autre de province, par Jean-Charles Mercier et Pierre Desbans qui sont payés 12 l. chacun pour un jour et demi de travail alors que l'essayeur de la Monnaie, Pinon, reçoit 30 l. pour son salaire et celui de ses ouvriers (18).

Le 19 avril 1763 est marqué par l'acte d'entrée en apprentissage, pour 8 ans, de Jean-Charles Desbans, âgé de 10 ans, chez son oncle Pierre Desbans. Jean-Charles accomplira son compagnonnage à Orléans et à Clermont en Auvergne. Il était né vers 1752 à Mènetou-Salon, ce qui est conforme à l'âge de 10 ans déclaré dans son acte d'apprentissage, et de 26 ans lors de son accession à la maîtrise en 1778 (19). Il faut prendre garde de ne pas confondre la carrière des deux orfèvres car les documents ne mentionnent pas toujours leurs prénoms.

Puis se présentent des années charnières. Devenu veuf en 1769 (20) Pierre se remarie aussitôt. De sa nouvelle union avec Marie Charrier plusieurs enfants seront baptisés : Pierre, aussi appelé Louis, à Saint-Jean-des-Champs le 24 août 1770 (21), Marie-Jeanne le 3 septembre 1771, Étienne en 1774, Marie-Anne le 28 septembre 1777, Charles-Ursin le 9 novembre 1778. Pierre s'implique davantage dans sa vie professionnelle. En 1775 il est cité comme second garde (22). Le 3 août 1778 il prend un nouvel apprenti en la personne de son neveu Jean-Claude (23). Voilà donc encore un nouveau Desbans orfèvre à ne pas confondre avec les précédents.

Pour sa part Jean-Charles Desbans entame sa carrière de maître-orfèvre en 1778. Il épouse Madeleine, la fille de Pierre Desbans, ce qui lui permet de diminuer de moitié les droits de réception à la maîtrise en tant qu'aspirant épousant la fille d'un maître (24). Le 3 août (25), Jean-Charles est reçu à la maîtrise à l'âge de 26 ans (26) ; son chef-d'oeuvre, une bague d'argent unie (27) ; la devise de son poinçon est ICD sous un mouton couronné emprunté aux armes de la ville de Bourges (28), ou le petit poinçon CD couronné avec une étoile au-dessous (29). Le 9 novembre Jean-Charles est parrain de Charles-Ursin fils de Pierre Desbans (30). Puis son nom apparaît plus souvent dans les archives. Jean-Charles est parrain à Notre-Dame-de-Fourchault le 7 janvier 1780. Il fait baptiser ses enfants Marie-Magdeleine le 21 juin 1781, Catherine le 8 décembre 1782, Marie-Rosalie en 1784 et Jean-Charles le 19 février 1786. Il est élu garde en janvier 1782, signalé comme garde à l'Almanach des Monnaies en 1785, et signe les procès-verbaux d'assemblée de 1787 à 1789 (31).

Durant cette période Pierre Desbans vend en 1778 à l'économe des Jésuites, malgré leur expulsion, un calice d'argent et sa patène 140 l. (32). En 1781 il atteste devant notaire, de même que François Achet fils et François Méry, la validité de la date d'entrée réelle en apprentissage, le 1er mars 1775, de Jean-Baptiste Dumoutet II, chez son oncle et parrain Jean-Baptiste Dumoutet (33). Pierre Desbans signe les procès-verbaux d'élection de 1783 à 1785 (34). Le 21 décembre 1785 il prend en apprentissage son fils Louis pour six ans, l'acte est enregistré à la cour des Monnaies le 4 février 1786 (35). En 1786 il est élu garde et achète au collège des Jésuites des couverts d'argent pour 1 289 l. (36). En 1787 le chef-d'oeuvre de François-Augustin Dessous-La-Lande reçu à la maîtrise de Bourges, une bague unie, est accompli en présence de Jacques Perronny et Pierre Desbans (37).

Dans les années 1780 les Desbans figurent parmi les orfèvres influents de Bourges. Mais il n'est pas toujours possible de départager de qui, Pierre ou Jean-Charles, voire même Jean-Claude ou Louis, il peut s'agir. Ainsi c'est un Desbans, en compagnie d'Achet dans les premières et dernières instances, qui juge les chefs-d'oeuvres de trois aspirants à la maîtrise : Pierre Trotignon le 6 septembre 1780 pour exercer à Châteauroux (38), Pierre-Alexis Guillerault le 22 février 1781 pour exercer à La Charité (39), Jean-Philippe ou Jacques-Philippe Goumet le 4 juillet 1785 pour exercer à Nevers (40). Le 19 mars 1789 Jean Bergeriou est reçu à la maîtrise de Bourges, il est cautionné par les orfèvres Peronny, premier garde, et Desbans (41). Dans le « Journal général des affiches et annonces » du 4 mars 1790 on lit que « les trois officiers du bureau du Conseil prendront livraison, avec le concours du Sr Desbans, orfèvre, des bijoux et de la vaisselle d'or et d'argent que les municipalités sont autorisées à recevoir suivant proclamation du Roi du 15 novembre 1789 pour faire face aux besoins des communes et de l'État (42) ».

Plusieurs documents attestent de l'importance de Pierre Desbans lors de la Révolution. En 1789 il est premier garde (43). Cinq orfèvres travaillent alors à Bourges ; on peut déduire les volumes comparatifs de leurs affaires selon leurs redevances au rôle de la capitation : François-Edme Achet 48 l., Pierre Desbans 28 l., Jacques-Joseph Perronny 20 l. (44). Au registre du rôle de la capitation Pierre Desbans est inscrit puor 27 l. et 9 l. d'imposition extraordinaire et signalé comme employant une domestique (45). Jean-François Kalendrin succède à Henri Clavel du 23 février 1789 au 26 novembre 1792, mais l'organisation des impôts était ébranlée en même temps que la monarchie. Le 4 mars1789, « le Sr Pierre Desbans, marchand orfèvre, député de la communauté des joailliers orfèvres et horlogers » est présent à l'assemblée générale de la ville qui rédige les cahiers de doléances et demande l'abolition des droits de contrôle (46). Le 8 mars, à la réunion des députés des corporations pour la rédaction du cahier des doléances du tiers-état de Bourges, on signale : « le Sr Pierre des Bancs, marchand orphevre, député de la communauté des jouailliers orphevres et horlogers de cette ville (47) ». En mai il est encore député de la communauté des joailliers, orfèvres et horlogers pour rédiger le cahier des doléances (48).

Puis commencent les inventaires, saisies et fontes d'orfèvrerie. Le 10 octobre 1792 Pierre Desbans expertise l'orfèvrerie saisie au collège de Bourges, un « encenssoir » et sa navette (49). Les 14 et 15 octobre les orfèvres vont d'église en église opérer les pesées et les réquisitions : Jacques Péronny va à l'Hôpital général, chez les soeurs du Montoir et à Saint-Pierre-le-Marché ; Pierre Desbans à Saint-Bonnet ; Jean-Charles Desbans, qui habite rue et paroisse Saint-Bonnet (50), à la Chapelle de l'Hôtel-Dieu et à Saint-Pierre-le-Guillard ; Dumoutet à la cathédrale (51). Malgré la hâte de ces saisies révolutionnaires on signale quelquefois au procès-verbal les pièces au poinçon de Paris : Jean-Charles Desbans fait remarquer dans son inventaire à Saint-Pierre-le-Guillard que le bâton du grand chantre et la croix de procession sont au poinçon de Paris (52). C'est là le dernier document qui mentionne Jean-Charles vivant. Les derniers documents mentionnant Pierre Desbans sont les inventaires et procès-verbaux des 29 janvier et 15 février 1793 de l'orfèvrerie de la cathédrale Saint-Étienne en compagnie des commissaires du district (53).

On ne peut préciser duquel Desbans il s'agit lorsque le 4 janvier 1796 (15 nivôse an IV), la municipalité écrit au citoyen Gressin, receveur du ci-devant district, qu'elle a nommé le Sr Desbans expert « à l'effet de faire l'estimation des matières d'or et d'argent qui vous seront portées en paiement de l'emprunt forcé (54) ». Dans la nuit du 29 au 30 octobre 1796, Madeleine Desbans, veuve de Jean-Charles, avait un étalage à la foire d'Orval et avait heureusement couché à Saint-Amand avec son stock d'argenterie et de bijoux la nuit du 8 au 9 brumaire an V (29 au 30 octobre 1796), ce qui lui permit d'échapper à l'affreux massacre de l'auberge de Jarriolles (55). Cette dynastie d'orfèvres faisait partie de l'élite des commerçants et était alliée à d'excellentes familles : à un lieutenant de robe courte et à un colonel d'infanterie (56).

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Notes et références.

(1) Lettre de Nicole Verlet à Robert Derome, le 30 juin 1994. L'auteur remercie madame Verlet d'avoir lu et corrigé cet article.

(2) Helft, Jacques, Le poinçon des provinces françaises, Paris, F. de Nobele, 1968 et 1985, planche I.

Helft, Jacques, Nouveaux poinçons suivis de recherches techniques et historiques sur l'orfèvrerie sous l'Ancien régime, Nancy, Éditions Berger-Levrault, 1980, p. 108.

(3) Verlet-Réaubourg 1977 - Verlet-Réaubourg, Nicole, Dictionnaire des poinçons de l'orfèvrerie provinciale française, II, Les orfèvres du ressort de la Monnaie de Bourges ; Genève, Librairie Droz, 1977, 491 p., voir la Table des poinçons, p. 437s..

Voir également, Nicole Verlet-Réaubourg, « Notes sur quelques objets d'orfèvrerie de Bourges », Les cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry, s.d., p. 43-36, ill..

(4) Verlet-Réaubourg 1977, p. 100.

(5) Notre analyse est entièrement tributaire de l'ouvrage de Verlet-Réaubourg 1977. La compilation systématique des données sur les Desbans, leur confrontation et mise en perspective apporte cependant un nouvel éclairage sur leurs carrières. Nous aurions cependant préféré avoir accès aux sources d'archives concernant ces orfèvres.

(6) Voir plus bas la discussion à ce sujet.

(7) Âge moyen de réception à la maîtrise, calculé d'après le tableau de Verlet à la p. 18-19.

(8) Lettre de Jean Paul Le Maguet, conservateur en chef des Musées de Bourges, à Robert Derome, le 23 juin 1994.

(9) 1754, 2 septembre. Sr Pierre Desbans et Melle Magdelaine Léclopé de la paroisse de Saint-Jean-des-Champs sont témoins au mariage de l'orfèvre Pierre-François Rigal, âgé de trente-trois ans orpheuvre, de la paroisse de Saint-Pierre-le-Guillard, fils de défunct François Rigal, Me marchand orpheuvre, et de Julitte Poulain demeurante à Paris, paroisse de Saint-Pierre-des-Arcis et Marie-Magdelaine Blayet, agée de trente-et-un ans, de cette paroisse [Notre-Dame-de-Fourchault], fille de Jean-Henry Blayet, Me marchand orpheuvre et de Barbe Egrot... Verlet-Réaubourg 1977, p. 296.

(10) Verlet-Réaubourg 1977, illustré au n° 41 de la table des poinçons IV.

(11) Verlet-Réaubourg 1977, p. 260.

(12) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235 donne le 14 juillet 1754, alors qu'en p. 260 elle donne le 16 juillet 1757. Il faut retenir cette dernière date comme la bonne puisque Desbans y est déclaré être âgé de 31 ans et que Verlet lui attribue 1726 comme date de naissance. Par ailleurs Desbans n'aurait pu épouser Magdelaine Léclopé en 1754 car elle était mariée à Jean-Dominique Letellier et la bigamie aurait été impensable.

1754, 14 juillet. Mariage à Saint-Jean-des-Champs « entre Pierre Desbans orpheuvre en cette ville, fils majeur de feu Charles Desbans, vivant marchand et de Marie Gouru, ses père et mère, de la paroisse Saint-Martin de la ville d'Aubigny, et de Mademoiselle Magdeleine Léclopé, veuve de feu Jean-Dominique Letellier, vivant orphevre, décédé, dont l'un est agé de trente-et-un ans et l'autre d'environ trente-cinq ans ».

1757, 16 juillet. Magdeleine Léclopé épouse en secondes noces Pierre Desbans.

(13) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(14) Verlet-Réaubourg 1977, p. 226.

(15) Verlet-Réaubourg 1977, p. 95.

(16) Verlet-Réaubourg 1977, p. 195.

(17) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(18) Verlet-Réaubourg 1977, p. 76-77 et 176.

(19) Verlet-Réaubourg 1977, p. 5, 7, 18, 236.

(20) 1769, 3 juin. « Le corps de demoiselle Magdeleine Léclopé, épouse du Sr Pierre Desbans, marchand orphevre, décédée d'hier, âgée de quarante-huit ans, a été inhumé dans l'église Saint-Jean-des-Champs. » Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(21) 1770, 23 août. Naissance à Bourges et baptême paroisse Saint-Jean-des-Champs, de Louis Desbans, fils de Pierre Desbans, orfèvre à Bourges, et de Marie Charrier. Verlet-Réaubourg 1977, p. 236.

1770, 24 août. Baptême de Pierre, fils de Pierre Desbans et de Marie Charrier (ils ont dû se marier à Saint-Ursin). Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(22) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(23) Verlet-Réaubourg 1977, p. 7 et 235.

(24) Verlet-Réaubourg 1977, p. 27.

(25) Verlet-Réaubourg 1977, p. 236.

(26) Verlet-Réaubourg 1977, p. 18.

(27) Verlet-Réaubourg 1977, p. 25.

(28) Verlet-Réaubourg 1977, p. 29.

(29) Verlet-Réaubourg 1977, p. 236 et 447. Il n'y a pas de reproduction dans Verlet, mais référence à l'empreinte sur cire B2455 qui, selon Jean Paul Le Maguet cité plus haut, devrait se lire « B 24 F 23 ».

(30) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(31) Verlet-Réaubourg 1977, p. 237.

(32) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(33) Verlet-Réaubourg 1977, p. 241.

(34) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(35) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235 et 236.

(36) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(37) Verlet-Réaubourg 1977, p. 354.

(38) Verlet-Réaubourg 1977, p. 341.

(39) Verlet-Réaubourg 1977, p. 389.

(40) Verlet-Réaubourg 1977, p. 359.

(41) Verlet-Réaubourg 1977, p. 322.

(42) Verlet-Réaubourg 1977, p. 105 et 236 sous la biographie de Pierre Desbans.

(43) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(44) Verlet-Réaubourg 1977, p. 100.

(45) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235.

(46) Verlet-Réaubourg 1977, p. 42.

(47) Verlet-Réaubourg 1977, p. 235-236.

(48) Verlet-Réaubourg 1977, p. 103.

(49) Verlet-Réaubourg 1977, p. 236.

(50) Verlet-Réaubourg 1977, p. 237.

(51) Verlet-Réaubourg 1977, p. 105-106, 236, 237.

(52) Verlet-Réaubourg 1977, p. 92.

(53) Verlet-Réaubourg 1977, p. 108-111 et 236.

(54) Verlet-Réaubourg 1977, p. 237, sous la biographie de Jean-Charles Desbans.

(55) Verlet-Réaubourg 1977, p. 237, sous la biographie de Madeleine Desbans, et p. 94.

(56) Verlet-Réaubourg 1977, p. 103-104.

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