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Les faubourgs de Montréal, √©volutions et confusions.

1767 Des faubourgs bien constitués.

Paul Jourdain dit Labrosse (1697-1769), Plan de la ville et des faubourgs de Montréal, 1767, plume encre et lavis de couleur sur papier, 79 x 193 cm, Montréal, brasserie Molson.

Bien que ce plan ne donne pas encore les noms des faubourgs, les embryons de 1725 donnent maintenant place à des agglomérations bien constituées.

POINTE-À-CALLIÈRE au sud-ouest avec le couvent des Soeurs Grises.

FAUBOURG DES RÉCOLLETS : à l'ouest avec une grande quantité de maisons sises sur trois rues.

FAUBOURG SAINT-ANTOINE : au nord-ouest avec plusieurs maisons sur une seule rue.

FAUBOURG SAINT-LAURENT : séparé en deux entités, une à l'ouest près du Faubourg Saint-Antoine et une autre de part et d'autre de la rue qui lui donne son nom avec déjà quatre autres rues orientées dans l'axe sud-nord.

FAUBOURG SAINT-LOUIS : au nord-est, plusieurs maisons entre les fortifications et le ruisseau.

FAUBOURG QUÉBEC : à l'est, une rue ouest-est donne naissance à plusieurs rues sud-nord avec une agglomération de plusieurs maisons.

À partir de 1764 Montréal est administrée par des juges de paix.

« Il faut bien dire qu'à cette époque les besoins administratifs d'une ville étaient peu nombreux, en dehors de la protection contre les incendies, de la voirie et de la police. Comme la juridiction des juges de paix s'étend à tout le district judiciaire de Montréal, les limites territoriales ne juoent pas de rôle administratif précis ; d'ailleurs il semble bien que l'unité territoriale significative soit la paroisse. On se limite à ce moment des limites implicites de la toponymie : un inspecteur des chemins ne peut confondre le faubourg Saint-Joseph et le faubourg Saint-Laurent.

Après la Conquête, les limites territoriales du régime français sont à peu près intégralement conservées par les Britanniques. À cette époque, les faubourgs n'ont pas de délimitation officielle, juridique ; est faubourg tout ce qui est situé à l'extérieur des fortifications.

La première mention des noms des faubourgs et d'une division quelconque de la vieille ville en quartiers que vous ayons retrouvée date du 10 juillet 1766. À ce moment, les juges divisent la ville et les faubourgs en huit quartiers (wards) dans le but d'y nommer des fonctionnaires, chargés de voir au bon état des rues et à la fermeture des maisons louches (GRSM 1972-1973, p. 3 et 8). »

 

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