The armillary spheres: a difficult but interesting case

     

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Flandres 1619

Le portrait de Mercator et Hondius (995-117) est d'abord paru dans un atlas en 1613. Celui du musée date de 1619. On rapporte également une autre édition en 1633. On y illustre une sphère armillaire à base unipode ronde très simple qui couronne l'entablement d'un immense cartouche architecturé.

« Zeichnung einer Sphäre von Johann Buschmann (vermutlich Johann II Buschmann, 1632-1676). Augsburg, Mitte 17. Jahrhundert. Wolfenbüttel, Niedersächsisches Staatsarchiv (Maurice 1980, p. 80, fig. 28).

Angleterre 1670

Moxon 1670 présente une rare sphère armillaire montée sur un support à quatre colonnettes tout comme la plupart des globes célestes et terrestres de la même époque.

Allemagne Treslero et Rad 1683

Coronelli 1697 (p. 163), illustre un pharamineux meuble baroque d'orfèvrerie par Christofano Treslero et Christofano Rad fabriqué en 1683 et qu'il a vu à Augsburg en 1686, très richement ouvragé, supportant une minuscule sphère armillaire au-dessus d'une petite sphère céleste. Coronelli aimait beaucoup ce meuble qu'il a de nouveau reproduit dans son Epitome Cosmografica... en 1713 (vol. 1, face à la p. 162).

« GLOBO CELESTE, e SFERA ARMILLARE / Di Christoforo Tefleo fabbricata in Augusta / nel 1683 [T. I 162] ».

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Italie Coronelli 1693 (1701)

Coronelli illustre dans son Libro dei Globi... publié en 1693 (1701) (Coronelli 1969, n.p.) un modèle de type équatorial reposant sur un socle monopode octogonal à pattes en billes (fig. 1).

Il présente dans le même ouvrage un modèle monopode à sobre base ronde, tige tournée, motifs géométriques en feuillages (fig. 2), modulé d'une variante à motifs perlés (fig. 3) publiée dans son Epitome Cosmografica... de 1713 (p. 372).

Allemagne Johann Baptist Homann 1715 (992-123-1)

Cette gravure de Homann (992-123-1) publiée en 1715 illustre une base monopode circulaire à tige verticale richement décorée de figures et de feuillages en reliefs comme les pièces d'orfèvreries telles que les ostensoirs. On peut la comparer à celle en cuivre du Musée Stewart.

Les globes terrestre et céleste qui encadrent cette sphère armillaire présentent des meubles traditionnels à quatre colonnettes richement ornées et pivot central.

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France 1728

Les illustrations de Bion 1728 (p. 1, 118, 338), utilisent les mêmes paramètres que Coronelli pour plusieurs modèles à bases monopodes rondes et tiges tournées simplement ornementées (fig. 1-3). Sa gravure en frontispice présente toutefois ce qui semble être une base tripode à consoles en volutes (fig. 4).

Angleterre Martin 1759 et 1762

Martin 1759 (p. 166) se montre à la fine pointe stylistique dans cette magnifique base rococo tripode héritée directement du style Louis XV français.

En 1762 (frontispice) il se tourne résolument vers le dépouillement du néo-classicisme naissant. La simplicité totale sera atteinte dans ses planétaires également tripodes.

France Barbay 1817

Utilisant le verre comme matériau, il n'est pas étonnant qu'Ursin Barbay aille vers la simplicité, soit de la tradition, soit du néo-classicisme contemporain, dans sa sphère de Ptolémée avec le classique support à quatre colonnettes et pivot central, ou dans celle de Copernic à simple base monopode sur plan circulaire, telles qu'illustrées dans son Traité élémentaire sur l'astronomie, la géographie et la géométrie, sphères et globes de verre... paru en 1817 (planche dépliante).

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