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Guide de présentation des travaux et bibliographies

1. LA PRÉSENTATION MATÉRIELLE.


1.1. Le papier.

Pour les travaux universitaires, tous les auteurs de guides méthodologiques consultés s'entendent pour une présentation simple et uniforme. Le papier doit être blanc, opaque, de format 21,6 cm x 28 cm (8,5"x11"). Dans les traitements de texte, cela correspond au format « U.S. letter » de préférence ou sinon le format européen « A4 ». On n'utilise que le recto des feuilles.


1.2. Les marges.

Les feuilles du travail doivent toutes posséder un cadre invisible laissé vierge en établissant des marges. Ces marges peuvent être de 4 cm à gauche, 3 cm à droite, 4 cm en haut de la page et 3 cm pour le bas (Goulet 1987, Tremblay 1989, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15). Ces larges marges seront utiles aux correcteurs pour leurs annotations.

Certains auteurs optent pour une présentation plus complexe à gérer tel Bernier 1983 qui préconise 4,8 cm comme marge de gauche, 2,5 cm pour la droite, 4,8 cm pour le haut et 2,5 cm pour le bas.

Pour des publications comme celle-ci et dans l'objectif d'économiser le papier, ces marges peuvent être plus petites. Il s'agit ici d'une publication en plusieurs exemplaires, ce qui est très différent d'un travail de recherche remis en une seule copie.


1.3. Les caractères.

On utilise un caractère droit de type Times ou Helvetica (Tremblay 1989, Bouthat 1993, Desmeules 1994) de 12 points (Tremblay 1989, Desmeules 1994). Pour les notes infrapaginales, nous recommandons un caractère plus petit, soit de 10 points (Tremblay 1989).

Nous ne soutenons pas la proposition de Bouthat 1993 qui suggère des formats trop petits se situant entre 9 et 11 points pour le texte et de 7-8 points pour les notes.


1.4. Les paragraphes et les alinéas.

La première ligne d'un paragraphe peut présenter un alinéa de 5 (Tremblay 1989, Goulet 1987, Bernier 1983) ou 6 frappes (Bouthat 1993).

Desmeules 1994 préconise de son côté une présentation sans alinéa. C'est cette pratique qui est suivie pour ce guide.

« Lors de la mise en page, on s'interdira de placer une ligne creuse en haut de page, de laisser en bas de page la première ligne seule d'un alinéa [...] (PIN 1993, p. 153) ». Le logiciel Microsoft Word (version 5.1a) présente une commande automatique permettant d'éviter ces lignes creuses (format du document). Pour les utilisateurs de dactylos, un minimum de deux (Bouthat 1993) à trois lignes (Desmeules 1994) est requis.

« La coupure - ou division ou césure - d'un mot se marque par un court tiret appelé division. Elle doit être évitée autant que possible (PIN 1993, p. 60). »


1.5. Les interlignes.

Le corps du travail, soit l'introduction, le développement et la conclusion, se présente à interligne double (Bernier 1983, Goulet 1987, Tremblay 1989, Dionne 1991, Angers 1992) ou à un interligne et demi (Bouthat 1993, Desmeules 1994). Seules les citations longues se placent à interligne simple (Goulet 1987, Tremblay 1989, Desmeules 1994).

Entre les paragraphes, on utilise soit l'interligne double (Bouthat 1993, Desmeules 1994) soit l'interligne triple (Bernier 1983, Goulet 1987, Tremblay 1989) dépendant du type d'interligne utilisé dans le corps du texte. Entre un titre et le premier paragraphe, l'interligne double est recommandé tandis qu'on place trois interlignes simples pour passer d'une division à l'autre dans la partie développement du texte (Bouthat 1993).

Les logiciels de traitement de texte présentent de multiples options automatiques pour formater les espacements avant et après les paragraphes.


1.6. La pagination.

Le travail est paginé en chiffres arabes (Bernier 1983, Dionne 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994), sauf les pages liminaires (toutes les pages précédant l'introduction) qui sont paginées en chiffres romains minuscules. La page titre ainsi que la première page de la table des matières sont comptées pour la pagination mais leur folio, ou chiffre, n'apparaît pas (Bernier 1983, Goulet 1987, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15).

Le folio se place au coin supérieur droit de la page à 3 cm du bord droit et à 3 cm du haut (Goulet 1987, Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). Certains auteurs préconisent plutôt un espacement de 2,5 cm (Dionne 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994). Tous s'entendent pour dire que le folio doit apparaître seul, sans point, ni trait ou parenthèse.

Pour des raisons de mise en page le présent document, qui est une publication pour grande diffusion, ne suit pas cette règle applicable aux travaux de recherches universitaires.


1.7. L'assemblage.

L'ensemble du travail sera agrafé au coin supérieur gauche ou relié. On ne recommande pas l'utilisation de mica, cartables ou chemises, à moins que cela soit nécessaire (Goulet 1987, Tremblay 1989, Dionne 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15).

Trombone. Les trombones, hantise des correcteurs, sont à procrire car ça s'accroche partout aux autres travaux... Utilisez la brocheuse (agrafeuse), les spirales, ou d'autres formes de reliure, c'est moins risqué de tout mélanger au passage.


1.8. Original ou copie ?

Une mauvaise photocopie peut fortement indisposer un correcteur, surtout en fin de pile ou de journée. Donc on remet toujours une copie propre et lisible de son document. Soit pour les travaux faits à l'ordinateur une sortie de l'imprimante et non une photocopie. Pour les utilisateurs de dactylos, une photocopie peut être acceptable si elle est d'excellente qualité. Dans tous les cas gardez-vous une copie de vos travaux. On évite toute correction faite à la main.

2. LES SECTIONS.


2.1. L'ordre de présentation.

Un travail de session se présente généralement selon l'ordre suivant (Goulet 1987, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15) . Dionne 1991 suivra cet ordre en faisant passer toutefois les annexes avant la bibliographie.

Nous avons placé en plus petits caractères les exceptions ou les parties moins utilisées dans les travaux universitaires au baccalauréat.

  • Les pages liminaires.
    • La page titre.
      • La page des crédits.
    • La table des matières.
      • Le résumé.
      • Les remerciements.
    • La table des figures et des tableaux.
      • Les figures et les tableaux peuvent être distribués dans le corps du texte ou regroupées à la fin du travail.
    • Les tables des sigles, symboles, abréviations, acronymes.
  • Le corps du texte.
    • L'introduction.
    • Le développement (parties, chapitres, sous chapitres).
    • La conclusion.
      • Les recommandations.
  • L'appareillage scientifique et technique.
    • Le glossaire.
    • La bibliographie.
    • Les annexes.
    • Les figures et les tableaux.
      • L'index.
      • Les crédits photographiques.


2.2. Les titres et les sous-titres.

Les titres des sections peuvent être en capitales (Desmeules 1994), en majuscules (Goulet 1987) ou en minuscules (Bernier 1983). Les sous-titres se placent en minuscules (Bouthat 1993, Desmeules 1994). Titres et sous-titres ne sont pas soulignés (Goulet 1987).

Alignée à la marge de gauche, la numérotation des différentes parties du développement du travail est séparée du titre ou du sous-titre par deux espaces.

L'introduction et la conclusion ne sont pas numérotées (Dionne 1991) et elles peuvent être présentées en majuscules (Goulet 1987, Bernier 1983).

Pour les titres et sous-titres deux systèmes de numérotation sont préconisés : la numérotation pseudo-décimale et la numérotation dite usuelle.

2.2.3. La numérotation pseudo-décimale.

La numérotation pseudo-décimale ou décimale n'utilise que les chiffres arabes. Elle serait pour Bouthat 1993 plus aisée à gérer dans les longs travaux. C'est celle que nous avons adoptée pour ce guide, par exemple : 1., 1.1., 1.1.1., etc..

2.2.4. La numérotation usuelle.

La numérotation usuelle combine chiffres romains, lettres et chiffres arabes, par exemple : II.A.3.a), II.B.1.b). Plus compliquée, elle rallie toutefois la faveur de certains auteurs (Goulet 1987, Angers 1992). La plupart des traitements de texte offrent la numérotation des titres selon ces deux méthodes.

3. LA PAGE TITRE.

La page titre d'un travail peut être présentée selon deux grands modèles : le modèle centré, que nous recommandons, ou le modèle par bloc, plus ancien.


3.1. Le modèle centré.

Le modèle centré adopté par Tremblay 1989 et Bouthat 1993 offre une grande facilité d'exécution. C'est celui que nous recommandons. C'est dans l'ordre de présentation des éléments que les auteurs divergent.

Nous avons préparé le modèle suivant que nous vous recommandons. Bien identifier chacun des éléments en laissant des espaces équilibrés entre chacun. Bien placer le titre en évidence qui doit être formulé de façon impeccable, soit en italique (ordinateur), soit souligné (dactylo). Écrire « Travail présenté au », suivi du nom du professeur dont on veillera à respecter l'orthographe. Écrire le titre du cours au long, en commençant par le sigle suivi du numéro du groupe, par exemple HAR1800-20 pour le groupe du mardi, HAR1800-40 pour le groupe du jeudi, etc.. Inscrire « par » suivi de vos prénom et nom, votre code permanent et votre programme d'études écrit au complet sans abréviation (le numéro de programme n'est pas nécessaire) : cette information sera utile au correcteur afin de vous situer par rapport au groupe (si vous êtes inscrit dans une autre université et suivez ce cours suite à une entente inter-universitaire, il également serait bon de noter votre institution et programme d'attache). Terminez par l'université où le cours est suivi et la date de remise du travail.

 

Titre du travail.

 

Travail présenté au
professeur Prénom Nom

 

Sigle du cours avec le groupe
Titre du cours au complet sans abréviations

 

par
Prénom Nom
Code permanent
Programme d'études au long sans abréviations

 

Université du Québec à Montréal
jour mois année

 

Chez Tremblay 1989, le nom de l'étudiant vient en premier, suivi du titre du cours, du numéro du cours et du groupe, du titre du travail (placé en milieu de page), « travail présenté à », nom du professeur du cours, institution puis date.

Pour Bouthat 1993, les éléments suivent l'ordre suivant : nom de l'université, titre du travail, type de travail et programme concerné (placé en milieu de page), nom de l'étudiant, date (mois et année).

Le titre du travail seul est en majuscules chez Tremblay 1989 tandis que Bouthat adopte les lettres majuscules pour l'ensemble de la page de titre.


3.2. Le modèle par blocs.

Le modèle par blocs présente une grande similitude entre trois des auteurs qui l'adoptent (Goulet 1987, Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). Le nom et le sigle du cours apparaissent en haut à gauche. Le nom du professeur, précédée de la mention « présenté à », se place en haut à droite. Toutes les autres informations sont centrées. Le titre figure au centre de la page. Suit le bloc du nom de l'étudiant introduit par la conjonction « par ». Le dernier bloc du bas de la page contiendra le nom de l'institution et la date.

Goulet 1987 adopte les majuscules pour l'ensemble des éléments. Seul le titre est en majuscules chez Tremblay 1989 et MUQAM-DH 1995/12/15. Goulet 1987 et Tremblay 1989 présentent la date avant le nom de l'institution.

4. LA TABLE DES MATIERES.

La table des matières se place après la page de titre (Goulet 1987, Dionne 1991, MUQAM-DH 1995/12/15) ou à tout le moins au début du travail (Bouthat 1993, Desmeules 1994).

Elle contient tous les titres et les sous-titres du travail (Bernier 1983, Desmeules 1994), incluant la table des matières (Bernier 1983) ou non (Bouthat 1993). Elle reflète les différentes parties du travail et renvoie au folio de la page où le sujet est traité (Goulet 1987, Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). Selon Tremblay 1989, on peut éliminer un ou des niveaux de subdivisions subalternes s'ils sont trop nombreux.

Le titre « Table des matières » est centré en haut de la page, en majuscules, soit en caractères gras (Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15) ou non (Goulet 1987, Bouthat 1993). Les mots « Introduction », « Conclusion », « Bibliographie », ainsi que les titres des chapitres et des sections principales du travail y sont présentés en majuscules et non soulignés (Goulet 1987, Dionne 1991, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15). Les interlignes peuvent être doubles (MUQAM-DH 1995/12/15), ou à un interligne et demi (Bouthat 1993).

Les titres des sections et sous-sections seront en minuscules (Goulet 1987, Tremblay 1989, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15), à interligne simple (MUQAM-DH 1995/12/15, Dionne 1991) ou interligne et demi (Bouthat 1993).

Entre le chiffre de la numérotation et le titre, deux (MUQAM-DH 1995/12/15, Bouthat 1993, Tremblay 1989) à trois espaces (Goulet 1987) sont requis. Les pointillés guides entre les titres et les numéros indiquant le folio sont préconisés (Goulet 1987, Tremblay 1989, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15).

Les traitements de textes génèrent automatiquement les tables de matières si on utilise le mode plan et les niveaux de titres pré-définis ou redéfinis selon ces critères de présentation.

5. LES LISTES DES FIGURES ET DES TABLEAUX.

Si le travail comporte plusieurs figures et tableaux, on doit dresser des listes distinctes que l'on placera après la table des matières (Goulet 1987, Bouthat 1993). Chacune de ces listes contient le numéro d'ordre, le titre complet (non abrégé) du tableau ou de la figure, ainsi que le numéro de la page correspondante (Bouthat 1993).

Le titre « Liste des figures » ou « Liste des tableaux » est placé au centre supérieur de la page en majuscules. Ensuite, on place à gauche le mot « figure » ou « tableau », puis à droite le mot « page » en minuscules (Bouthat 1993). Les différents titres des figures ou tableaux sont présentés en minuscules, à interligne simple (Dionne 1991, Bouthat 1993). Tout comme pour la table des matières, on utilise les pointillés entre les titres et les numéros des pages correspondantes (Bouthat 1993).

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Page créée le 9 juin 1998.

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