web Robert DEROME

Guide de présentation des travaux et bibliographies

6. LES CITATIONS.

Une citation présente le texte ou la pensée d'un auteur auquel on réfère. La citation directe reprend tel quel le texte de l'auteur cité entre guillemets. La citation indirecte paraphrase la pensée de l'auteur dans un commentaire, une explication ou une interprétation que l'on en fait (Desmeules 1994).

L'orthographe, la ponctuation et la syntaxe de la citation directe doivent être scrupuleusement respectées (Bernier 1983, Dionne 1991, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15). Toute intervention à l'intérieur de la citation se place entre [crochets]. Pour signaler une erreur ou une faute dans le texte cité, on peut insérer le mot latin « [sic] », qui signifie « ainsi », placé entre crochets immédiatement après l'erreur ou la faute (Dionne 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994). On peut aussi avertir le lecteur que l'on utilise le protocole d'édition diplomatique.

Citations : toutes les citations suivent le protocole d'édition diplomatique qui consiste à reproduire strictement les textes originaux dans leurs moindres détails, avec leurs fautes et coquilles, ce qui évite de recourir à la fastidieuse mention [sic] (Derome 1996a, p. 85).

La citation directe peut-être considérée comme courte ou longue et elle entraîne alors des règles de présentation différentes.


6.1. Les guillemets.

Selon Gouriou 1973, les guillemets doivent encadrer toute la citation directe et seulement ce qui lui appartient en propre. Le guillemet français est différent du guillemet anglais : il se place sur la ligne. « Celui d'ouverture est suivi d'une espace insécable, celui de fermeture est précédé d'une espace insécable. » Sur le Macinstosh on génère une espace insécable en tenant enfoncées les touches option et barre d'espacement.

Dans un texte en français, les guillemets anglais : ouvrant (") et fermant ("), suivent les mêmes règles d'emploi que les guillemets français. Dans un texte en anglais, on dispose en outre du demi-guillemet : ouvrant (') et fermant ('), qui sans équivalent en français, distingue la citation de 2e rang. Les guillemets allemands : ouvrant et fermant ne se rencontrent que dans des textes allemands (Gouriou 1973, p. 61, note 1).

Au Québec, la majorité des éditeurs utilisent maintenant les guillemets français pour la citation de premier rang. Par contre, on voit parfois l'utilisation des guillemets anglais ouvrants et fermants pour marquer une citation de deuxième rang, soit une citation dans une citation.


6.2. La citation courte.

Dépendant des auteurs consultés, une citation peut-être considérée comme courte lorsqu'elle est de trois lignes et moins (Fafard 1991, Bouthat 1993), 4 lignes et moins (MUQAM-DH 1995/12/15) ou 5 lignes et moins (Bernier 1983, Dionne 1991, Desmeules 1994). Dans tous les cas, elle est intégrée au texte et insérée entre guillemets.


6.3. La citation longue.

La citation longue (de trois à cinq lignes et plus selon les auteurs) est présentée à interligne simple, en retrait du texte principal, de cinq à six frappes de chaque côté. Les traitements de textes permettent de formater un style propre aux paragraphes de citations, ce qui accélère les manipulations et augmente les possibilités de recherches et de modifications.

Plusieurs auteurs optent pour une présentation sans guillemets (Bernier 1983, Fafard 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15). C'est la présentation que nous recommandons.

Pour ceux qui optent pour la présentation avec guillemets, si la citation longue comporte plus d'un alinéa, on place un guillemet ouvrant au début de chaque alinéa et un seul guillemet fermant à la fin du dernier alinéa (Gouriou 1973, Bernier 1983).


6.4. Les omissions et les ajouts.

Si l'on intervient dans une citation, on doit signaler l'ajout, la modification ou l'omission par l'utilisation de crochets. Dans l'omission, trois points de suspension « [...] » sont utilisés à l'intérieur de crochets (Dionne 1991, Bouthat 1993, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15) : par exemple au début, au milieu ou à la fin d'une phrase qui n'est pas citée en entier ; ou bien pour modifier un mot comme le temps d'un verbe  « repren[nent] » ; ou bien pour marquer l'omission d'un paragraphe dans une citation courte ; etc... etc...

Si on veut souligner un ou deux mots dans la citation, on doit indiquer à la fin de la citation et entre crochets : « [c'est nous qui soulignons] ».


6.5. La poésie.

Si l'on doit, dans une citation courte, citer des vers, on les sépare par un trait oblique (/) précédé et suivi d'une espace (Bernier 1983, Bouthat 1993). Pour une citation longue, on respecte la mise en page originale (Bouthat 1993).


6.6. La pièce de théâtre.

Si l'on doit citer un extrait d'une pièce de théâtre, on utilise le guillemet ouvrant au début de la citation et un guillemet fermant à la fin de la citation. Les différentes répliques à l'intérieur des guillemets seront séparées par un tiret, marquant le changement d'interlocuteur (Gouriou 1973).


6.7. Les langues étrangères.

Une citation en langue étrangère doit être placée entre guillemets (Bernier 1983, Bouthat 1993) et en italique (Gouriou 1973, p. 64).

Si la traduction d'une citation courte en langue étrangère est nécessaire, on la présente immédiatement après la citation originale (Bernier 1983, Bouthat 1993), à l'intérieur des guillemets (Gouriou 1973) et entre crochets pour suivre notre règle concernant les interventions à l'intérieur des citations.

Pour une citation longue, on place la traduction dans une note. Si l'auteur consulté met la citation traduite dans le texte, un renvoi à la citation originale et à la référence doit être effectuée dans la note (Bernier 1983, Bouthat 1993).

7. LES NOTES ET LES RÉFÉRENCES.

Les notes et références font partie intégrante de la déontologie universitaire qui dicte l'obligation de citer ses sources et références sous peine d'être accusé de plagiat, faute qui peut entraîner le renvoi de l'université selon les règlements en vigueur. Au niveau diplomatique, juridique et commercial, les règles de civilité obligent au respect des droits d'auteur.

Les notes et les références servent à établir un commentaire explicatif secondaire ou à citer les sources, une citation ou une idée empruntée à un auteur. Les premières sont appelées notes de contenu et les autres notes de référence (Tremblay 1989).

Souvent les étudiants inexpérimentés, et parfois aussi certains auteurs chevronnés, optent pour une écriture quasi schizophrénique de propos parallèles, où le texte et l'interprétation en note doublent, dépassent ou priment sur le texte même. On rencontre même parfois l'idée principale en note et les idées secondaires ou accessoires dans le texte. Pour éviter ces défauts qui rendent difficile la lecture, nous recommandons donc de réduire au minimum les interventions discursives en note.


7.1. Leur numérotation.

Pour permettre, dans le texte même, le renvoi à une note explicative ou de référence, il faut établir un appel de note. Celui-ci se présente comme un chiffre en supérieur (Desmeules 1994) ou en exposant (Bouthat 1993), sans parenthèses, placé légèrement au-dessus de la ligne du texte (MUQAM-DH 1995/12/15).

Si le corps du texte est composé en 12 points, nous recommandons d'utiliser un caractère de 9 ou 10 points qui sera situé 2 ou 3 points au-dessus de la ligne selon le caractère utilisé et l'espacement des lignes (on peut facilement programmer les traitements de textes pour afficher ce style tel qu'on le veut).

En ce qui concerne l'emplacement de l'appel de note nous recommandons d'appliquer les normes de la typographie française (Bouthat 1993, Tremblay 1989).

L'appel de note précède donc toujours le signe de ponctuation. En fin de phrase, il sera suivi du point final, même s'il est précédé du point accompagnant un mot abrégé. En fin de citation, il se place avant le guillemet fermant (PIN 1993, p. 25).

Pour les citations certains auteurs utilisent les normes anglo-américaines qui placent l'appel de note après le guillemet (MUQAM-DH 1995/12/15).

Notons qu'on ne laisse pas d'espace entre l'appel de note et le mot ou signe qui le précède.

On ne recommence pas au chiffre 1 la numérotation à chaque page. Elle se fait d'une manière continue, du début à la fin du texte (Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15) ou de chapitre en chapitre (Bernier 1983, Bouthat 1993, PIN 1993).


7.2. Leur localisation.

On peut présenter les notes et les références soit en bas de page (notes infrapaginales), soit à la fin du chapitre ou du travail. L'étudiant devra opter pour la présentation la moins lourde, compte tenu du nombre et de l'ampleur de ses notes. Pour le correcteur il est toujours plus aisé et rapide de trouver les notes en bas de page.

Les traitements de textes génèrent automatiquement l'emplacement et la disposition des notes, qu'elles soient infrapaginales, sous le texte, à la fin de la section ou à la fin du document.

Pour ceux qui utilisent un dactylo, les notes infrapaginales doivent être présentées à interligne simple (Tremblay 1989, Bouthat 1993, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15), séparées du corps du texte par un filet de 15 à 16 frappes de largeur (Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15) ou de 4 cm (Tremblay 1989, Bouthat 1993). Un interligne et demi sépare la zone du filet de la zone de la note (Bouthat 1993).

Afin de simplifier leur travail, les utilisateurs de dactylo pourront placer toutes les notes sur une page autonome à la fin du travail.


7.3. Leur présentation matérielle.

Le texte des notes et références est toujours présenté à interligne simple et est habituellement composé dans un corps inférieur à celui du texte. Si le texte est composé en 12 points, on utilisera des caractères de 10 points pour les notes et références. Les appels de notes se placent en exposant de 2 ou 3 points au-dessus du niveau de la ligne. Au dactylo on peut utiliser un chiffre entre parenthèses sur la ligne, comme ceci (1), afin d'éviter de fastidieuses manipulations.

Les traitements de textes informatisés génèrent les appels de notes et les renumérotent automatiquement. L'ordinateur place ensuite le curseur après le même numéro généré automatiquement au niveau du texte de la note, pour lequel on suivra le style programmé par le traitement de texte. Pour accroître la lisibilité, nous recommandons que ce numéro s'aligne sur la marge de gauche, ne soit pas suivi d'un point mais d'une tabulation (équivalant à ± 5 frappes) sur laquelle le reste du texte sera aligné, comme dans l'exemple ci-dessous. Tout paragraphe subséquent dans la même note commencera aussi par une tabulation. Toute note ou référence doit se terminer par un point final. Dans un travail sur traitement de texte, chaque paragraphe peut être séparé de l'autre par un interligne de 3 points.

D'autres proposent que le caractère des numéros s'aligne sur celui du corps du texte et ne soit pas placé en exposant, et que ce chiffre soit suivi d'un point (Villers 1993, Tremblay 1989). PIN 1993 présente encore d'autres variantes.

Une autre façon de faire veut que la première ligne des notes et références infrapaginales soit en retrait de 5 à 6 frappes de la marge comme le présent paragragraphe (Tremblay 1989, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15) ; le numéro précède alors le texte d'une ou de deux espaces (Desmeules 1994).


7.4. Le système traditionnel.

7.4.1. Les livres.

L'ordre de présentation de la note ou de la référence rallie tous les auteurs consultés. Contrairement aux références bibliographiques, le prénom précède le nom, tous les deux étant en minuscules, suivi du titre en italique ou souligné, de l'adresse bibliographique et des pages citées.

On omet toutefois les particularités de l'édition, la collation ainsi que la collection (Bernier 1983, Bouthat 1993, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15).

Chaque zone est séparée par une virgule, ce qui serait une convention universelle selon Bernier 1983 et Létourneau 1989.

MUQAM-DH 1995/12/15 propose l'exemple suivant :

Pierre Ansart, Les idéologies politiques, Paris, PUF, 1974, p. 142.

7.4.2. Les articles.

Pour un article de périodique, l'ordre de présentation est sensiblement le même que celui d'un livre.

On place le titre de l'article entre guillemets, suivi du titre du périodique en italique, du volume précis, du numéro du périodique, de la date ainsi que les pages citées (Bernier 1983, Létourneau 1989, Desmeules 1994, MUQAM-DH 1995/12/15).

Létourneau 1989 propose l'exemple suivant :

Arthur Clegg, « Craftsmen and the Origin of Science », Science & Society, vol. XLIII, n° 2 (été 1979), p. 186-201.

7.4.3. La double référence.

Lorsqu'une citation ou une idée puisée dans un ouvrage ou un article provient d'un autre auteur, il faut mentionner cette double référence en indiquant les deux références concernées. L'on cite d'abord le nom et le titre de l'auteur de la citation ou de l'idée, suivi de l'expression « cité par » (Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15) ou « cité dans » (Bernier 1983, Bouthat 1993) suivi de la référence à l'ouvrage ou article d'où est tiré l'emprunt.

Bernier 1983 propose l'exemple suivant :

Margry, Mémoires et documents... cité dans Groulx, Notre aventure..., p. 92.

7.4.4. La répétition des références (Id. et Ibid.).

Si dans les notes et références, on mentionne plus d'une fois le même auteur ou le même titre d'un ouvrage ou d'un article, on utilise des abréviations latines convenues, afin de ne pas avoir à réécrire au complet les références.

Ces abréviations sont présentées en italique (ordinateur) ou soulignées (dactylo). Selon MUQAM-DH 1995/12/15, il faut éviter les abréviations latines lorsque la première référence est éloignée de plus de dix pages ! On doit alors redonner la référence complète. Voici quelques abréviations latines fréquemment employées :

Ibid. pour ibidem, « au même endroit », remplace la référence complète qui précède immédiatement (Bernier 1983, Létourneau 1989, Bouthat 1993, MUQAM-DH 1995/12/15). S'emploie seul s'il s'agit de la même page ou avec indication de la page s'il s'agit d'une page différente (MUQAM-DH 1995/12/15).

Id. pour idem, « le même auteur » (Létourneau 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). Selon Bernier 1983 l'expression ne s'abrège pas. Elle s'emploie s'il s'agit de deux titres consécutifs du même auteur pour remplacer son nom.

Op. cit. pour opus citatus ou opere citato, « dans l'ouvrage cité » (Bernier 1983, Létourneau 1989, Tremblay 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). S'emploie pour indiquer le même ouvrage d'un même auteur, cité de façon non consécutive. On répète le nom de l'auteur, suivi de l'abréviation op. cit., suivi de la page correspondante.

Loc. cit. pour locus citatus ou loco citato, au lieu cité (Bernier 1983, Létourneau 1989, MUQAM-DH 1995/12/15). S'emploie pour indiquer le même article d'un même auteur, cité de façon non consécutive. On répète le nom de l'auteur, suivi de l'abréviation loc. cit., elle-même suivie de la page correspondante.

On doit se méfier des traitements de textes informatisés lorsqu'on utilise le système traditionnel. En effet, si l'on décide d'ajouter une nouvelle référence entre deux autres, l'ordinateur renumérotera les notes et ajoutera le nouveau texte de la note. Si cette nouvelle note précède une référence avec Id. ou Ibid., celle-ci sera alors caduque..., et les références toutes fausses...! Le système auteur date aide à prévenir ces lapsus.

7.4.5. Les titres abrégés.

En notes et références, on peut, selon certains auteurs (Bouthat 1993, Létourneau 1989), abréger les titres que l'on reprend plus d'une fois.

La première fois, on donne la référence complète alors que les fois subséquentes, on l'abrège en laissant tomber le sous-titre et en ne conservant que les mots les plus significatifs du titre.

On peut faire de même pour un article de périodique en omettant le nom du périodique ainsi que sa référence au volume et au numéro concerné. On place le titre abrégé de l'article entre guillemets.

Létourneau 1989 propose l'exemple suivant :

Gérard Bouchard, « Les prêtres, les capitalistes et les ouvriers à Chicoutimi, 1896-1930 », Le mouvement social, n° 112 (1980), p. 5-23.

Bouchard, « Les prêtres ».


7.5. Le système auteur date.

Utilisé depuis l'avènement des traitements de textes informatisés, le système auteur date est beaucoup moins lourd à utiliser que le système traditionnel. Il simplifie beaucoup la vie, peut éviter les erreurs tout en évacuant la fastidieuse gestion des vérifications multiples lors de la relecture des nombreuses citations latines. Il est de plus en plus utilisée dans les catalogues d'exposition pour référer rapidement à l'abondante bibliographie concernant chacune des oeuvres exposées. Nous présentons ici le modèle le plus souvent trouvé dans les publications d'histoire de l'art et les catalogues de musées. Dionne 1993, p. 139, présente les méthodes utilisées par l'Office de la langue française du Québec, l'anthropologie et la psychologie.

7.5.1. L'auteur.

Nous recommandons de confectionner les sigles auteur date sans virgule après le nom d'auteur, contrairement à certaines pratiques (Tremblay 1989, Bouthat 1993).

En France on utilise les petites capitales pour noter les noms d'auteurs, alors que certains guides proposent les capitales. Nous jugeons plus simple et moins lourd d'utiliser les minuscules où seule la première lettre est capitalisée.

Pour notre part, nous avons programmé notre banque de données bibliographiques sur FileMaker Pro, afin de générer automatiquement les sigles auteur date à partir du nom du premier auteur seulement, ce qui diffère des pratiques lourdes et complexes proposées par Bouthat 1993 pour les ouvrages à plusieurs auteurs.

S'il n'y a pas de nom précis d'auteur, on peut utiliser le nom de l'auteur collectif pour lequel on applique les normes utilisées dans les références des bibliothèques en allant du général au particulier, soit : le nom de la ville, le nom de l'organisme ou de l'institution, suivi du nom du service ou du département le cas échéant. On pourra par la suite abréger les noms trop longs en leur attribuant un sigle. On se référera dans la bibliographie de ce guide aux exemples suivants : Encyclopædia 1995a, 1995b, 1995c et 1995d ; MUQAM-CL 1996, MUQAM-DH 1995/12/15, MUQAM-SB 1991- ; PIN 1993 ; QME-DGEC 1981 ; MSMQ 1995. Dans le même esprit on pourra obtenir des sigles pour les catalogues de musées quand l'auteur ou le commissaire n'est pas indiqué : QMQ, Québec, Musée du Québec ; MMBAM, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal ; etc..

Dans les cas extrêmes où on ne trouve pas de nom d'auteur, ni de nom d'auteur collectif, on utilisera le mot « Anonyme » en guise de nom d'auteur.

7.5.2. La date.

La date utilisée et retenue est celle de l'édition consultée, d'où l'importance de noter s'il s'agit de l'édition originale datant du XVIIIe siècle, ou d'une réédition annotée et traduite en 1995 par exemple. Dans le sigle auteur date on n'utilise pas le symbole © que l'on retrouve dans la notice bibliographique complète. Dans certains cas, on devra utiliser deux dates, par exemple Baudry 1978 et 1984, ainsi que Chastel 1989-1990, qui figurent dans la bibliographie de ce guide. Dans le cas de Baudry nous avons retenu les deux dates d'édition pour avertir le lecteur de cette double existence ; dans le cadre d'un travail de session on ne retiendra cependant que la date de l'édition consultée.

Si pour un même nom d'auteur on réfère à plusieurs publications parues la même année, on ajoutera une lettre de spécification immédiatement après la date après avoir pris soin de classer préalablement les références en ordre alphabétique, par exemple : Dufrenne 1995a, Dufrenne 1995b, Dufrenne 1995c.

Pour les références à des articles nous proposons d'utiliser la date exacte notée en système international, par exemple XXX 1987/08/07, où le 08 réfère au mois et le 07 au jour.

Dans le cas des publications saisonnières où le mois de parution n'est pas indiqué, nous proposons d'utiliser le mois de mars pour le numéro de printemps (03), le mois de juin pour le numéro d'été (06), le mois de septembre pour le numéro d'automne (09) et le mois de décembre pour le numéro d'hiver (12).

7.5.3. L'utilisation du système auteur date.

On présente la référence auteur date en note ou bien dans le texte, entre parenthèses, tout de suite après la phrase ou l'énoncé concerné. La notice complète est fournie dans la bibliographie (Tremblay 1989, Bouthat 1993).

Nous recommandons de toujours donner la référence précise, en mentionnant dans l'ordre : le volume, le tome, la page, la note, la figure (fig. X), le numéro de catalogue (cat. n° y) ou le tableau le cas échéant.

Nous aurions aimé appliquer cette règle au présent guide, mais la gestion serrée des budgets accordés ne nous l'a pas permis, faute de temps. Une autre raison nous y a également poussé : nous référons à des guides de méthodologie qui possèdent des index et des tables de matières élaborés où on retrouve très facilement l'information.

On traite les répétitions de références de la même manière que dans le système traditionnel, comme dans l'exemple suivant : Derome 1974b, p. 154, cité dans Derome 1996a, p. 11.

Si on réfère à différents auteurs, on les présente dans la même référence à la suite les uns des autres, chaque zone auteur date étant séparée l'une de l'autre par des points virgules pour les références simples, ou par des points pour les longues références complexes où s'entremêlent des commentaires et interprétations. La section sur l'auteur ci-dessus fournit des exemples de références simples et complexes.

Nous recommandons de placer les références par ordre chronologique ascendant afin de vous habituer à bien reconstituer la chronologie de la chaîne documentaire, donc de l'évolution des emprunts, des ruptures, des nouveautés et des idéologies.

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Page créée le 9 juin 1998.

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