François Baby (1733-1820)

Fils de Raymond Baby et Thérèse Lecomte-Dupré. Combats durant la guerre de Sept Ans. Passe en France en 1761, retour en 1763. Traite des fourrures associé à Chartier de Lotbinière. Délégué des Canadiens à Londres en 1773. Membre du Conseil léglislatif en 1777 et du Conseil exécutif en 1784. Obtient la libération de Valentin Jautard en 1783. Trois fois président du Conseil législatif. Marié à Anne-Marie Tarieu de Lanaudière en 1786. Refuse le serment du Test et ne peut remplacer le Gouverneur du Bas-Canada en son absence.

Avant 1897

Anonyme, François Baby (1733-1820), avant 1897, gravure reproduite dans Sulte 1897, p. 28 (illustration à gauche).
La gravure originale ne se trouve pas dans la collection Baby (P58 et P59).
À FAIRE. Obtenir une référence précise du périodique Nos Racines, vol. 7, p. ?.

Avant 1902

Charles Gill (1871-1918), Portrait de François Baby (1733-1820), avant 1902, huile sur toile, 66,3 x 51 cm, Musée du Château Ramezay, don du juge Georges Baby le 29 avril 1902, CR2188.
Inscription. Armoiries, h.g., de gueules, trois lions rampants senestre de sinopse, sur un listel « DIRE VRAI, FAIRE BIEN. ». Au verso, sur la toile, « L'Hon. Colonel François Baby, l'ai[...] / adjudant-général des milices du Bas-Canada / Membre des conseils Exécutif[s] et législatif / Député à la cour d'Angleterre par les Canadiens, 17[...] / Né à Montréal, en Déc. 1733 / Décédé à Québec, le 6 Oct. 1820. / Copié par Charle [...] »
Photo. Robert Derome 990202.
Le Québec au Temps de la Révolution. Ouellet 1975, p. 77. La Presse, 3 janvier 1976, p. F-13. Lagrave 1989, p. 351 [et/ou 390???], d'après un photographie aux QANQ, Collection initiale, nég. n° N277-131.
Restauré par le Centre de conservation du Québec.

L'identification du personnage repose sur une inscription à l'endos du tableau. Peintre, poète, critique et professeur aux Beaux Arts, Charles Gill a fréquenté de nombreux ateliers de grand renom, tant en France dans l'atelier de J. L. Jérôme [Gérôme?], qu'à Montréal chez W. Raphaël, W. Brymner. Il enseigna dans plusieurs institutions comme l'École Normale Jacques Cartier de Montréal, l'École du Conseil des Arts et Manufactures de Montréal. Il fut critique artistique pour Le Devoir, et pour Le Canada. Davantage connu pour ses poèmes et critiques que ses peintures. Le Musée du Québec possède toutefois sept peintures de lui. Le portrait de François Baby a été restauré par le centre de Conservation du Québec. La peinture est sobre, le personnage représenté selon la manière classique du portrait, sans attribut, ni mise en scène. On note la représentation des armoiries de François Baby situées en haut à droite. L'homme se détache sur un fond sombre de couleur vert foncé et un jeu de lumière provenant de la droite mettant une pleine clarté sur le visage du personnage. Celui-ci est représenté visage et corps vers la gauche. Son âge est difficile à déterminer par le manque de précision des traits du visage, et par la perruque grise que François Baby porte attachée en arrière, relevée sur les oreilles. Son teint est pâle, rehaussé de rose sur les joues, et ses yeux gris, francs, jeunes regardent vers le spectateur. Ses sourcils sont peu détaillés, les lèvres sont marquées, fines. Il est vêtu d'une veste de velours bleu&endash;marine, sans décoration. On aperçoit au-dessous de sa veste un jabot dont l'effet de transparence est bien rendu, et autour de son cou un foulard blanc. Quant à l'emblème situé en haut , à droite du tableau, on notera les trois lions sur fond rouge de couleur or, un casque d'armure, et en dessous du cadre sa devise sur un listel « Dire Vrai, faire vrai ». Le portrait s'inscrit parmi d'autres portraits historiques que Gill a réalisé comme celui de Liénard Beaujeu (1711-1755), héros de Mononghela, et de Jacques Viger (1787- 1858), premier maire de Montréal.

VOIR : Armoiries de L.-F.-G. Baby, créées vers 1865, ajoutées sur des objets anciens.


Vers 1840

Giusseppe Fascio (vers 1789-1851), Charles-François-Xavier Baby (1794-1864), vers 1840, miniature, gouache sur carton, 5.2 x 3 cm, QMQ, A.55.572.P.
Provenance. Québec, collection Jeannine Duquet. Québec, Musée du Québec, acquis en 1955.
Bibliographie. DBC. QMQ 1983, p. 76, n° 75.

Fils de François Baby et Anne-Marie Tarieu de Lanaudière. Homme d'affaires : propérité et déboires dans le commerce du bois, la construction de voies ferrées et l'entretien des bouées et des phares sur le fleuve Saint-Laurent. Organisateur politique jusqu'à son élection en 1861 au Conseil législatif, poste qu'il occupa jusqu'à son décès.

On ne connaît pas la source sur laquelle se fonde l'identification du personnage, ni la place qu'occupe ce portrait dans sa biographie. Quant à l'identification de l'artiste, elle semble reposer sur une comparaison avec un autre portrait d'un personnage dont on ne connaît pas l'identité (DBC). Selon le DBC, Giuseppe Fascio vint au Québec en 1835, où il resta jusqu'en 1848. Il séjourna souvent à Montréal. Ses portraits miniatures mettent en pratique une technique qui sut se distinguée en son temps. Si l'on prend le portrait de Charles&endash;François&endash;Xavier Baby (1794-1864) , l'artiste a procédé avec des pinceaux très fins en appliquant une série de points de couleur délayés avec de l'eau, de la gomme et du « sucre candy ». Cette technique empêche la couche de peinture de s'écailler. En ce qui concerne le traitement du costume, il le travaille à l'aide d'aplats et de touches plus clairs sur les contours pour créer des contrastes prononcés. On le remarque sur le nud du foulard de Charles&endash;François&endash;Xavier, ainsi que sur l'encolure de son veston. Giuseppe Fascio nous livre par cette technique un portrait élégant par la touche, par la pose du personnage. Plein de finesse et de grâce qui lui donne un aspect photographique. Charles&endash;François&endash;Xavier Baby était seigneur du fief de Bruyères et propriétaire d'une grande partie de la Seigneurie de Nicolet. Homme d'affaires important et influent, il connu la prospérité mais également des déboires dans certaines entreprise comme celle du bois. Le portrait reflète bien la catégorie sociale autant que la personnalité du personnage.

Vers 1889-1890

Georges Delfosse (1869-1939), Louis-François-George Baby (1832-1906), vers 1889-1890, huile sur toile, 73,7 56,3 cm (cadre 85 x 67,3 cm), Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.829.
Signature. b.d., en rouge « Geo. Delfosse ».
Provenance. Donné le 1908/11/10 par le Juge L. W. Sicotte, ancien président de la société de Numistique et d'Archéologie de Montréal.
Bibliographie. Catalogue du Château Ramezay, date inconnue, n° 153. Lefebvre 1962, p. 39, ill..
DBC, 1966, pp. 28-30.
Karel, David, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, Québec, Musée du Québec, Sainte - Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1992, pp. 224-225.
Le- jeune , Louis - Marie , Dictionnaire général du Canada, Ottawa, Editions de l'Université d'Ottawa, 1931, pp 110 -111.
MacDonalds, Colin S., A Dictionary of canadian artists, Ottawa, Canadian Paperbacks, 1967, p.174.
Morgan, Henry James, the canadian men and women of the time; a handbook of canadian biography, Toronto, W. Briggs, 1898, pp.37-38.
Boedels, Jacques, La Justice, Collection les Habits du Pouvoir, Paris, Antebi, 1992.
Casgrain, P.B., Mémorial des famille Casgrain, Baby et Perrault du Canada, Québec, C. Darveau, 1980 c. 1898.
Château de Ramezay et Concordia University, Selected Catalogue of work in the permanent collection of the château of Ramezay, Montréal, Concodia University, Departement of Art History, 1985.
Laliberté, Alfred, Les Artistes de mon temps, 1986, pp. 151-153.
Maurault, Olivier, Georges Delfosse, Ottawa, Société Royal du Canada, 1940. Morin , Victor, Les ordres de chevalerie religieuse au Canada, 1940, pp. 20-23.
Société d'Archéologie et de Numistique de Montréal, Catalogue du Musée du Château de Ramezay de Montréal, Montréal, Société d'Archéologie et de Nimistique de Montréal, 1962.
Roy, Pierre - Georges, Les juges, Le Service des archives du Gouvernement de la Province de Québec. (aucunes date de parution ou d'édition ne complète la bibliographie dans le dossier : à rechercher.)

Petit-fils du colonel François Baby et du colonel Louis Guy. Fonctionnaire, avocat, homme politique et juge. Barreau en 1857. Maire de Joliette en 1873. Ministre du revenu de l'intérieur et membre du conseil privé de John Alexander Macdonal en 1878. Juge de la cour Supérieure de Trois-Rivières en 1880 et à la cour du Banc de la Reine en 1881. Fondateur de la Société Historique de Montréal et bienfaiteur du Château de Ramezay. Nommé par Honoré Mercier pour régler la question des biens des Jésuites. Fait la promotion d'un projet de campus de l'Université Laval à Montréal. Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1889. Portrait par Georges Delfosse vers 1889-1890. Retraité en 1896. Sa collection d'archives, la Collection Baby, est à l'Université de Montréal.

L'identification du personnage repose sur une photographie officielle du juge publié dans un ouvrage sur les juges du Québec conservés à la Bibliothèque du Barreau de Montréal, dans le livre Les juges de Pierre Georges Roy et publié par le Service ses Archives du Gouvernement de la Province de Québec. Le tableau aurait été commandé par le Juge Baby lui&endash;même, après qu'il eut reçu le titre de Chevalier Grande Croix. Quant à l'artiste, Georges Delfosse, il a signé en rouge en bas à droite sur la toile.

Originaire de Saint&endash;Henri&endash;de-Mascouche (Québec), Georges Delfosse (1869-1939) apprit les rudiments de l'art avec l'abbé Chabert à l'Institut National des beaux-arts de Montréal en 1882. Il devient l'élève de William Brymner à l'Art Association of Montréal en 1888, avec qui il exposa jusqu'en 1929 et celui d'Edmont Dyonnet en 1899 à l'Académie royale canadienne où il figure aux expositions jusqu'en 1936. Il voyagea en France, où il rencontra Léon Bonnat.

Peintre religieux au début de sa carrière, il réalise aussi des portraits, dont celui de Sir Wilfrid Laurier, du l'Honorable juge J.-L. Tarte, et le Juge A. Ouimet. Georges Delfosse s'intéressa beaucoup aux vues du Vieux Montréal dont il réalisa des oeuvres historique telle que Montréal 1760, ainsi que de nombreux paysages.

Le Juge Baby est représenté de trois-quart, le regard droit et tourné vers la droite, le corps de face. L'homme est montré âgé, les cheveux grisonnant, l'air pensif. Dans sa représentation du juge Baby, Georges Delfosse, le montre avec son insigne de l'Ordre de Saint&endash;Grégoire&endash;le&endash;Grand, qu'il reçut du pape.

Cet ordre de chevalerie fut créer par le pape Grégoire XVI le 1er septembre 1831, dès la première année de son pontificat. Il lui donna le nom de son imminent patron Saint-Grégoire&endash;le&endash;Grand. Cet ordre était réservé dans un premier temps à ceux qui se démarqueraient par leur ferveur à défendre l'Église, mais le 30 mai 1834, ses statuts furent modifiés aux fins de récompenser tous les mérites. « L'ordre comprend trois classes : les chevaliers Grand'Croix, les Commandeurs et les simples chevaliers. La décoration consiste en une croix d'or à huit pointes, émaillées de rouge et portant au centre l'effigie de Saint&endash;Grégoire en or sur champ d'émail bleu entourée d'un cercle qui porte les mots S.Gregorius Magnus ; au revers on lit la devise de l'Ordre : Pro Deo et Principe, sur champ d'azur. Le ruban est rouge borbé d'un liseré orange et lorsque le Souverain Poncif veut honorer plus spécialement un chevalier grand'croix , il enrichit sa croix de diamants, élargit le cordon de son écharpe et ajoute des rayons à sa plaque d'argent. » (Morin, Victor, 1940 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE À OBTENIR). L'Honorable Juge Louis - François - Georges Baby était un des chevaliers Grand'Croix.

L'oeuvre s'inscrit dans une lignée de nombreux portraits réalisés par le peintre [ANALYSE À RAFFINER].

La description du portrait est difficile à faire, et reste lacunaire quant à son analyse. J'attend que vous mettiez la l'image numérisé que vous avez photographié pour en faire une meilleure notice.

À FAIRE. Obtenir une bonne photo pour numériser. Compléter la fiche technique.