Les portraits du père jésuite Paul Le Jeune, confusions et conversions...


Vers 1863 Théophile Hamel QHP QMA QMNBAQ (Charlevoix)

Jules-Isaïe Benoît dit Livernois, Père Paul le Jeune, 1860-1865, Épreuve à l'albumine argentique, Photographie d'un tableau de l'album Évêques, gouverneurs et hommes politiques, 8.2 x 5.6 cm (image), QMNBAQ 2006.3073.22 Réserve 2. T.207, Don de la collection Yves Beauregard. Source.

Théophile Hamel, Père Paul Le Jeune, 1863, Huile sur toile, 37,9 x 20,4 cm, Signé à l'huile brune au verso de la toile « T. Hamel 1863 », QMA P57 (Boisclair 1977, p. 40-41, n° 57).

Théophile Hamel, Le Père Paul Le Jeune, s.j., 1860-1870, Huile sur toile, 36,4 x 32,2 cm, non signé, QMNBAQ, 1980.11. Attribué par René Cochon. Source : Artefacts Canada.

À compter de 1853, Théophile Hamel devient le peintre officiel du gouvernement : il peint les présidents de l'Assemblée législative (1853-1856) puis les présidents des Conseils législatifs des provinces et du Canada (1855-1861). Le gouvernement lui fait également commande d'une galerie de personnages historiques dont plusieurs ornent les murs de son atelier en 1864-1865, ce qui lui mérite le titre de « peintre national ». C'est dans ce contexte qu'il s'intéresse au portrait de Charlevoix (Vézina 1975, p. 103-115). Celui peint pour le Parlement est connu par une photographie de Livernois.

« Rép. : Collection Madeleine Hamel (signée) [voir aussi QMNBAQ reproduit ci-dessus]Copies : Archives du Collège Saite-Marie de Montréal par Joseph Légaré [voir 1842 Légaré AJC] ; Musée des Pères Jésuites à Caughnawaga [voir Avant 1819 Anonyme Caughnawaga] ; Musée des Ursulines de Québec (dessin) [voir 1711-1738 Laure QU] ; gravure signée "H.M." (repr. par Rochemonteix, Les Jésuites et la Nouvelle-France, III, Paris 1896, p. 366 ; sous le nom du P. Charlevoix [voir 1895-1896 HM Rochemonteix]). [...] La notice de la Nomenclature commentée, f. 93, par Sr Saint-André laisse entendre que le tableau de l'Hôtel-Dieu était autrefois identifié avec le Père Le Jeune, conséquemment, on doit se demander sous lequel des deux noms Théophile Hamel peignit ses deux versions du portrait. On s'interrogera pareillement pour savoir si nous lui devons l'initiative de l'inversion de la gravure de Lochon ou s'il utilisa un modèle qui y avait déjà procédé. Quelle que soit cependant la réponse à ces questions, nous inclinons à penser, contrairement à l'hypothèse de M. Vézina (Vézina 1975, p. 111, 115, 145, 265 note 26 [voir aussi Vézina 1976a]), que l'exemplaire de l'Hôtel-Dieu ne fit pas partie de la série de portraits historiques que l'artiste exécuta pour le gouvernement vers 1864-65. À l'appui de notre opinion, i y a lieu de mentioner que si l'oeuvre porte aujourd'hui la date "1863", la Nomenclature commentée, f. 93, et les deux inventaires de Morisset affirment qu'elle était datée de "1868" à l'époque de leur rédaction. Le tableau n'ayant visiblement jamais été restauré, ce changement de date étonne. Nous n'avons, par ailleurs, trouvé aucune mention dans les archives de la communauté de l'acquisition du tableau l'année même de son exécution ainsi que Morisset l'écrivait dans son I.O.A. ( Boisclair 1977, p. 40-41, n° 57). »

Voir également, à propos du MODÈLE CAUGHNAWAGA, le texte Les historiens de l'art au XXe siècle de même que les oeuvres reliées...

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web Robert DEROME