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La pratique du luth en Nouvelle-France
par Paul Chomedey de Maisonneuve (1612-1676)

un portrait de Maisonneuve luthiste 
iconographie du luth portraits d'hommes au XVIIe siècle 1600-1624

début du XVIIe siècle

Paul Chomedey de Maisonneuve naît en 1612. Dans cette esquisse on sent encore l'esprit Renaissance dans la représentation de ce luthiste.

Jan Lys (1590?-1629), Lute Player Tuning His Instrument, pen & wash, brown ink on white paper, New York collection Janos Scholz.

 

1610

Dans cette scène de cour on distingue les musiciens en arrière à droite parmi lesquel un luthiste joue debout. On sent encore l'esprit Renaissance.

CAULERY LOUIS DE, France 1er quart 17e siècle, BAL SOUS HENRI IV, huile sur bois, 50 x 98 cm, vers 1610, tableau de Louis de Caulery, signé, daté 1620, conservé au musée de Cambrai, Rennes, musée des beaux-arts, legs 1906, INV 06.27.48. Appartenances : Trégain comte de.

 

1610-1615

Paul Chomedey de Maisonneuve naît et est baptisé à Neuville-sur-Vanne en 1612. Son père achète le manoir familial en 1614. Ce portrait situe bien l'esprit dans lequel ce jeune homme a pu commencer à se familiariser avec son instrument entre 1612 et 1625. D'autant plus que ce portrait représente un gentilhomme avec son épée, instrument de travail du futur jeune soldat Chomedey.

RUBENS Pierre Paul (attribué), (Siegen Westphalie, 1577 ; Anvers, 1640), France, L'HOMME AU LUTH ; DIT AUTREFOIS HIDALGO JOUANT DE LA GUITARE, entre 1610 et 1615, huile sur toile, 113 x 85,2 cm, Troyes, musée des beaux-arts, propriété de la commune, don 1892, 892.5.1. Appartenances : Audiffred Mme Vve Joseph. Bibliographie : RE 86.1 ; CAT. 1894, NO 384 ; CAT. 1911, NO 427 ; CAT. 1990, NO 37. Commentaires : allègement des vernis (1949). Attribution : VELASQUEZ (attribué en 1894) ; VOS CORNELIS DE (LUGT 1952) ; ANONYME, FLANDRE (FOUCARD 1977) ; SOUTMAN PIETER CLAESZ (NORRIS).

 

« Jusqu'à Louis XIV, le luth règne seul, sans conteste. Le luth est l'instrument essentiel de la première moitié du XVIIe siècle : la préciosité, l'air de cour, la poésie du temps de Louis XIII et de Mazarin ne peuvent être séparés de lui. Il est un fait social et culturel fondamental pour l'intelligence du XVIIe siècle. À cette époque, la guitare n'a presque pas d'existence en France ; elle n'apparaît quère que comme instrument exotique « alla spagnola » ; c'est à ce titre qu'on voit, en 1625, dans le Ballet des fées de la forêt de St Germain, l' « Entrés des chaconnistes espagnols qui dansent au son de la guitare » - et de la venue en France de cet instrument en même temps que cette danse, elle aussi exotique, est significative (Beaussant 1979). »

On ne doit pas confondre le luth avec la guitare baroque.

Veermeer van Delft, Jeune fille à la guitare, 1670 ou 1672, huile sur toile, 53 x 46 cm (21 x 18 pouces), London, Kenwood House, Iveagh Bequest.

 

vers 1615

Ce tableau a été considérablement remanié et retouché. On ne peut donc pas se fier à l'authenticité de la représentation de ce luthiste dont l'instrument a été agrandi de façon malhabile.

SPADA Leonello (Bologne,1576 ; Parme,1622), Italie, Bologne, LE CONCERT, vers 1615. Préc. représentation: la partition figurant sur le tableau n'est pas lisible ; les agrandissements dont fit l'objet ce tableau avant 1683 modifièrent certains détails : le vêtement du musicien de gauche et la main de celui de droite ont été complétés, le violon de droite a reçu une crosse, celui du musicien de gauche a vu le décor de sa caisse prolongée, d'un dessin plus malhabile. Huile sur toile, 143 x 172 ; surface originale 114,5 x 151 ; en 1683, 157 x 169 ; en 1709, 142 x 172 ; en 1754, 160 x 173. Genèse oeuvre en rapport : reproduit en gravure ; autre version conservée à la galerie Borghèse de Rome (Inv 41) ; copies dans des collections particulières et au musée des beaux-arts du Havre (dépôt du Louvre, Inv 682), et à l'Albertina de Vienne (Inv 2286) ; gravé par Boulanger ainsi que par Chauveau (?), Brejon de Lavergnée, 1987, no 52), par Duflos dans Monicart (1720, p. 247), par Dumet / Lerouge / Géraut dans Lavallée et Filhol (1810, pl. 465), par Girard / Chaponnier,par Eléonore Lingée dans Landon (1823, pl. 51), Labadie / Morel dans Croze-Magnan et Emeric-David (1803,pl.5) et dans Veyran(1877-79), par Picart et un anonyme du 19e siècle dans Toulongeon (1802, pl.770). Paris, musée du Louvre, acquis 1662 ; entrée matérielle 1793, INV 681. Ancien Dépôt : Muséum central des arts (à partir de 1793) ; Maisons-Laffitte, château (1913-1944 et 1958-1989) ; Paris, Ministère du Travail (1944-48). Appartenances : Ludovisi cardinal Ludovico(?) ; Ludovisi prince ; Nogent sieur de ; Jabach Everharderhard ; Louis XIV(1662) ; coll. de la Couronne. Bibliographie : LOIRE Stéphane, musée du Louvre, département des peintures, Ecole Italienne, XVIIe siècle, 1, Bologne, Paris, 1996, p. 350. Commentaires : Louis XIV acheta ce tableau à Everhard Jabach en 1662. Attribution : Dominiquin (Félibien,1677) ;Spada Leonello (Lavallée et Filhol,1810) ; Dominiquin (Engerand,1899) ; Spada Leonello (Voss,1909).

 

web Robert DEROME

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