Les vestiges-reliques de l'ostensoir de Pierre Loir donné en 1681-1682 par Madame de la Basme à Judith Moreau de Brésoles pour les Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal.

Hypothèse de reconstitution archéologique des stratifications des multiples phases de sauvetages, transformations et réintégrations, à partir des fragments épars conservés.

Texte préparé pour l'exposition temporaire « Les pionnières des soins de santé à Montréal » présentée au Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal à compter du 26 juin 2002.

par Robert Derome, avec la collaboration de Soeur Nicole Bussières, de Gilbert Langlois et de Pierre-Olivier Ouellet.

Attribué à Pierre Loir (1628-1700), Paris, Ancienne base de l'ostensoir donné par Madame de la Basme, transformée et intégrée à l'arrière du soleil vers 1891, fabriquée entre le 7 novembre 1681 et le 10 juillet 1682, argent, doré vers 1891, Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph.
Favier Frères (1824-1976), Lyon, Base et tige de l'ostensoir, vers 1854-1857, bonze doré.
Anonyme, Soleil, vers 1891, bronze doré, verre et pierreries.
Favier Frères (1824-1976), Lyon, et Anonyme (vers 1891), Fragments des anciens décors de la base et de la tige, ainsi que de l'ancienne lunule et d'un rayon brisé du soleil, contenus dans une boîte de bois portant une inscription manuscrite sur papier datant vers 1891, bronze doré, boîte de bois, papier.
Hauteur totale de cet ostensoir composite, 74 cm.
Favier Frères (1824-1976), Lyon, Lunule frabiquée pour l'ancien soleil de 1681-1682 aujourd'hui disparu, vers 1854-1857, argent doré.
Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, 987X528.
Photos Robert Derome.

Une reconstitution archéologique

Cet ostensoir oblige à une reconstitution archéologique afin de comprendre ses multiples transformations au cours des siècles. On peut donc le considérer comme un « vestige-relique » de l'ostensoir original. Vestige parce qu'il n'en reste qu'une infime partie profondément remaniée. Relique, par que cette parcelle a suffit à conférer à l'ensemble son caractère sacré lié à la fondation de la communauté.

Image en filigrane

L'image utilisée en filigrane (fond de page) est la photographie agrandie et pâlie des poinçons des vestiges de l'ancienne base transformée de l'ostensoir de 1681-1682.

Boutons du menu

Tout près de ces poinçons se trouve un écrou d'assemblage de forme hexagonale. Cet écrou a été installé lors de la fabrication de l'actuel soleil vers 1891. Il jouxte le poinçon de maitre orfèvre illisible que nous attribuons à Pierre Loir (1628-1700). Cet ensemble « écrou poinçon illisible », datant d'époques éloignées de deux siècles, est utilisé pour marquer le début de chacune des sections dans le menu ci-contre.

  

Les vestiges-reliques de l'ostensoir de Pierre Loir donné en 1681-1682 par Madame de la Basme à Judith Moreau de Brésoles pour les Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal.

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