Un prestigieux nouvel ostensoir fabriqué à Paris en 1868 par l'orfèvre Marie Thierry fils

Après l'établissement de la communauté dans son nouveau couvent de la rue des Pins en 1861, on jugea que l'on avait besoin d'un ostensoir de meilleure qualité adapté au style triomphaliste de l'église ultramontaine de la fin du XIXe siècle. On fit une très grande dépense en 1868 pour un magnifique ostensoir en argent massif, de très grandes dimensions, acquis à Paris chez Marie Thierry fils, 12 rue Sainte-Marguerite (Arminjon 1994b, p. 301, n° 03300), pour la forte somme de 304$ plus 11$ de transport (Archives des hospitalières). C'est le second ostensoir acheté et conservé par la communauté. Cet ostensoir fut acquis par l'entremise de Mathurin-Clair-Louis Bonnissant (1816-1886) qui fut aumônier de plusieurs communautés dont l'Hôtel-Dieu, économe des sulpiciens et curé à Notre-Dame de Montréal (1847-1886). En outre, le « Révérend M. Bonissant » donna même, en 1874, à la sacristie des hospitalières, un manuel destiné à La religieuse sacristine publié en 1873 qui fut fort utile pour documenter le sens du mot custode à cette époque (voir ci-dessus pieds de soleil).

Marie Thierry fils (actif 1853-1885), Paris, Ostensoir, 1868, argent, hauteur 94 cm, poinçon de maître orfèvre MT, un coeur percé de deux flèches, une étoile au-dessous et une au-dessus, Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph. Photo Gilbert Langlois.

Les vestiges-reliques de l'ostensoir de Pierre Loir donné en 1681-1682 par Madame de la Basme à Judith Moreau de Brésoles pour les Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal.
web Robert DEROME