Une photo d'archives révélatrice

Anonyme, Ostensoir donné par Madame de la Basme, vers 1910, photographie, Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, Archives.
« Ostensoir en vermeil portant l'inscription : DONNÉ AUX RELIGIEUSES HOSP DE ST JOSEPH DE MONTRÉAL. 1682. », reproduction photographie dans Mondoux 1942, face à la p. 230.

Une photographie, non datée, conservée aux archives des hospitalières révèle plusieurs informations importantes sur l'histoire de cet ostensoir, surtout lorsqu'on la met en parallèle avec une autre photographie du même ostensoir pubiée en 1942.

La photographie ancienne montre plusieurs rayons du soleil qui sont brisés. Un rayon droit manquant, en bas à droite vers les 4 heures d'une horloge, est celui qui est conservé dans une boîte de bois avec plusieurs autres fragments provenant de cet ostensoir. Dans la photo publiée en 1942 tous les rayons du soleil sont en bon état. Ils ont donc été réparés. La photo d'archives est donc antérieure à 1942.

Cette photo d'archives est postérieure à 1891, date où le nouveau soleil fut fabriqué à l'occasion de l'installation d'un nouvel autel et, en conséquence, des importantes modifications effectuées à la chapelle.

Cette photo d'archives est également postérieure à l'enlèvement de la frise décorative de la base dont les fragments sont conservés dans une boîte de bois. En effet, cette frise n'apparaît pas sur cette photographie. Cette frise probablement été enlevée vers 1891.

En 1909 on fêta le 250e anniversaire de l'arrivée des soeurs. Et en 1910 il y eut reposoir à la chapelle à l'occasion du Congrès eucharistique de Montréal. Les rayons du soleil auraient pu être abîmés à ces occasions suite à de multiples manipulations de l'ostensoir. Nous proposons donc de dater cette photographie d'archives vers 1910.

La photo de 1942 montre, sur le noeud central, les feuilles de chênes qui le décorent encore aujoud'hui. Ces feuilles semblent absentes de la photo prise vers 1910. Les feuilles d'acanthes originales avaient donc été enlevées ; une d'entre elles est conservée avec d'autres fragments.

 

Les vestiges-reliques de l'ostensoir de Pierre Loir donné en 1681-1682 par Madame de la Basme à Judith Moreau de Brésoles pour les Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal.
web Robert DEROME