web Robert DEROME
Les sources iconographiques
des portraits fictifs du père jésuite Jacques Marquette



1895-1901 Donald Guthrie McNab
et la « fabrication » d'une « icône » de Marquette
Donald Guthrie McNab est un obscur peintre ontarien (Bracebridge et Toronto) dont on ne connaît que peu de choses (Harper 1970, p. 211). En 1893-1894, puis en 1908, il expose des paysages à la Ontario Society of Artists. Harper donne référence à un article de La Minerve, un journal de Montréal, daté du 5 août 1897. Il serait décédé en 1923.

Tableaux exposés par McNab
à la Ontario Society of Artists
.

1893-04, October (n°119), huile, 25$.
1893-09-05, Noon at Valley Inn (n°67), huile, 60$.
1893-09-05, Stormy twilight (n°19), huile, 50$.
1893-09-15, October (n°70), huile, 45$.
1894-04-25, June, noon (n°89), huile, 25$.
1894-09-04, June, noon (n°308), huile, 25$.
1908-08-29, The Old Mill (n°143).

En 1895, McNab peint une série de tableaux qui sont des copies des portraits des anciens jésuites du XVIIe siècle (voir Les portraits de McNab au Musée du Château Ramezay, voir aussi Les archives des jésuites). Mais, dans cette série, il manque un portrait du père Marquette.

McNab habite à Toronto, donc bien situé pour connaître le Marquette Movement aux États-Unis, ainsi que le milieu jésuite de Montréal. Piqué par l'absence d'un portrait original de Marquette, il est certainement mis au courant de l'inauguration du Marquette Building à Chicago où l'on trouve de magnifiques oeuvres d'art illustrant ce missionnaire jésuite (voir 1895 MacNeil, 1895 Tiffany et 1895 Bradley).

Chose certaine, il connait la sculpture de 1896 Trentanove, puisqu'il s'en inspire pour peindre un portrait de Marquette (voir Après 1896 McNab).

C'est donc dans ce contexte qu'on doit replacer la « fabrication » par McNab, de 1896 à 1899 (soit durant la période où Thwaites 1896-1901 publiait ses Jesuit Relations), d'une oeuvre appelée à devenir une « icône » du père Marquette :

  • soit une peinture « religieuse » exécutée sur un panneau de bois dont « l'original » n'a toujours pas été retrouvé ;
  • mais également un « modèle » donné par Thwaites, et consorts, à l'ensemble des fidèles pour la vénération de ce héros, la photogravure de 1901.

 



Imbroglio de la « fabrication » et de la diffusion de cette « icône »

Peut-on réussir à présenter, succinctement, l'imbroglio lié à l'interprétation de ce qui a longtemps été considéré comme le seul « vrai portrait » du père jésuite Jacques Marquette ? Difficile, car le « panneau original » n'a toujours pas été repéré ! On navigue donc comme dans l'allégorie de la caverne de Platon où tout n'est qu'ombre de cette « icône » qu'aucun historien de l'art n'a jamais pu expertiser. Pire, les premières données la concernant proviennent surtout de celui qui l'aurait « découverte » ! Soit le peintre copiste de tableaux jésuites anciens, Donald Guthrie McNab, qui se trouve ainsi en flagrant « délit d'initié ».

Selon son récit, tout commence en septembre 1896, alors que McNab découvre « miraculeusement », dans des débris de démolition à Montréal, ce qui « ressemble » à un tableau sur panneau de bois. Il attend cependant trois longues années, soit à l'automne de 1899, avant de commencer les « restaurations » de cette « découverte » effectuée dans des circonstances rocambolesques non crédibles. N'aurait-il pas pu profiter de tout ce temps pour « fabriquer » un faux portrait de Marquette ? À partir du panneau de bois (13¾ x 17¾ inches, selon Thwaites, ou 14 x 20 inches selon Boyle) qu'il avait trouvé en 1896 et qui était déjà certainement craquelé et vieilli. Et, peut-être, en combinant les techniques photographiques à celles de la peinture, tout comme le faisaient les studios photographiques de cette époque, par exemple celui de William Notman ? Par contre, si on suppose que McNab soit un faussaire, pourquoi n'aurait-il pas acheté, dieu sait où, un vieux portrait d'ecclésiastique, en mauvais état, qu'il aurait alors pu trafiquer et transformer en portrait de Marquette ?

Thwaites évoque une lettre de McNab, du 19 février 1900, à propos de sa découverte de ce portrait d'époque de Marquette, présumément daté de 1669, signé et agrémenté de plusieurs inscriptions. Au début de mars, McNab envoie des photos prises par Carl Lehmann au père Jones. Le père Arthur E. Jones, archiviste des jésuites à Montréal, écrit à McNab, le 13 mars 1900, soulignant sa « chance » d'avoir été celui qui, après « de longues chasses infructueuses », ait trouvé ce « panneau ». Il évoque la délicate question de confirmer l'authenticité de la signature et des inscriptions, tout en soulignant l'importance de poursuivre les recherches afin de retracer sa provenance. Certaines de ces correspondances connaîtront une large diffusion suite à leur publication. Aucune des assertions de McNab ne résiste à l'analyse. Tout s'y avère faux : provenance, signature, artiste, date et inscriptions (voir Analyse critique...). Malgré les réserves manifestées par Thwaites, il publie 1901 Photogravure qui deviendra une « icône ». Cette « icône » s'accapare alors toutes les caractéristiques du « portrait original » et elle devient, de fait, le « vrai portrait » de Marquette. Alors, qu'en réalité, cette photogravure n'en est qu'une mauvaise reproduction, qui donnera pourtant naissance à plusieurs autres mauvaises reproductions (voir Modèles).

Le panneau aurait-il été exposé à Chicago en 1900 ?

Une lettre de McNab à Jones, datée du 15 mai 1900, le suggère. N'était-ce pas là une occasion « en or » pour McNab de faire connaître l'oeuvre, d'en gonfler la réputation ainsi que la valeur monétaire ? Il demande conseil à Jones concernant cette opération : s'agit-il de naïveté ou de rouerie ? L'emprunteur, un certain « Mr Colts », refusa d'assurer l'oeuvre pour 4 000 $ tel que demandé par McNab, somme qui fut réduite à 2 000 $, soit une valeur de 46 644 $ actualisée en 2014 !

L'archéologue David Boyle (1842-1911) fait parvenir, le 18 décembre 1900, une très importante lettre à Jones où il analyse et commente le panneau de McNab. Il est généralement enthousiasmé par le portrait et s'inquiète à l'effet qu'il « ne puisse rester au Canada ». Il annonce qu'il inclura des photos, recto et verso, dans un article à paraître. En outre, il fait une description détaillée des inscriptions dont il effectue une transcription. Cette contribution exceptionnelle permet d'aller beaucoup plus loin que les autres sources dans la connaissance de cette oeuvre. (Voir Boyle 1901, 1901 David Boyle et Analyse critique...)

En 1901, dans le sillon de Thwaites, McNab multiplie les publications et les diffusions de cette « icône ». Sa lettre au père Jones, du 3 août 1901, avec son style insidieux et son écriture fioriturée en toiles d'araignées, n'est-elle pas révélatrice de sa personnalité ? Il demande au père Jones s'il a appris quelque chose de nouveau concernant le portrait du père Marquette sur « le vieux panneau de bois ». Il a appris, le matin même, qu'un long article du « Weekly Star de Montréal » reproduisait un portrait du père Marquette. « Si je ne me trompe », ajoute-t-il avec raison, car ce journal n'existe pas. L'article auquel il réfère pourrait-il être celui publié le 23 février 1901 par le Montreal Daily Star ? Il en a demandé une copie. Il espère que Jones est l'auteur de cet article et il lui demande s'il a découvert, en France, un portrait de Marquette. Devons-nous comprendre que McNab est inquiet qu'un « vrai » tableau de Marquette ait été découvert, par Hamy, le correspondant de Jones en France ? Ce qui pourrait risquer de porter ombrage à celui qu'il a « fabriqué » ! (Voir Analyse critique...)

Collaboration de Christian Carette — Ce qui est en effet trés curieux, comme vous le dites, c'est l'étrange attitude de Jones. Et McNab devait s'en méfier : « My Dear Father Jones, is it possible that you have discovered [the truth] regarding the old panel portrait of Father Marquette ? » C'est ainsi que je lis la curieuse interrogation qui commence cette lettre, soit la vraie question qui hante MacNab et qu’évidemment il ne peut formuler ainsi dans cette lettre amphigourique qui témoigne surtout de sa panique à l’idée que Jones, dont il avait sans doute perçu les réserves, ait publié des révélations. Crainte infondée, car ce dernier ne les rendra, hélas, jamais publiques.

Un article paraît aux États-Unis dans le Hopkinsville Kentuckian (February 26, 1901, p. 6). Un autre en Ontario, sous la plume de Boyle 1901 (voir 1901 David Boyle), qui permet peut-être de nous rapprocher un peu plus du « tableau original » via une mauvaise reproduction photographique du recto, mais une bonne reproduction de l'inscription au verso. Leur analyse corrobore qu'il s'agit bien d'un faux. McNab aurait, en outre, exécuté une copie de ce portrait pour la Ontario Historical Society (voir 1901 David Boyle).

McNab démontre également son intérêt pour les artefacts amérindiens (si importants pour bien comprendre l'oeuvre de Marquette) par le don qu'il fait de plusieurs objets au Royal Ontario Museum (Source). Est-ce parce qu'il n'en a plus besoin ?

Alfred Hamy a également joué un rôle important dans les informations liées à la diffusion de cette oeuvre. Plus enthousiaste que Thwaites, il accrédite pratiquement toutes les informations véhiculées par McNab (voir Analyse critique...). Déçu de ne pouvoir mettre la main sur le « portrait original », déçu des mauvaises reproductions photographiques, il décide d'en proposer une version gravée par Frédéric Massé qu'il publie en 1903 (voir 1903 Massé). Comme pour officialiser (ou sanctifier) le tout, auprès de la masse des fidèles de Marquette, un médaillon à cette effigie est publié en 1903.

En 1904 le tableau est exposé à la Louisiana Purchase Exposition. Une meilleure photo, prise à cette occasion, confirme nombre de repeints sur un portrait qui semble plus ancien. L'ensemble du visage apparaît tel un masque mis par-dessus l'ancien visage (1904 St. Louis).

McNab écrit au père Jones, le 17 décembre 1904, afin qu'il offre ses services au nouveau propriétaire de son portrait de Marquette sur panneau de bois, « son ami » David I. Bushnell, de St. Louis Missouri. Ce mot de McNab est écrit sur papier à entête de ce riche industriel du grain qui a dû payer le prix fort pour cette acquisition. Un article, à propos du réputé archéologue David Ives Bushnell Junior (1875-1941), laisse penser que son père homonyme fut l'acheteur du portrait.

« MR. BUSHNELL was born in St. Louis, Missouri, on April 28, 1875. Through his mother, Mrs. Belle Johnston Bushnell, he was connected with the famous Southern families of Johnston and Lee. His father, the senior D. I. Bushnell, a very successful merchant and a pioneer in the grain in St. Louis, was for many years a member of the advisory committee of the Missouri Historical Society and at one time a vice-president. He was a trustee of the society from 1898 to 1913. He was also president of a local society of archeologists and it is to be assumed that the subject of this sketch derived from him his firts interest in the American Indians. » Swanton 2009.10.28 (web, p. 104).

David I. Bushnell, écrit au père Jones le 4 mars 1905 afin d'obtenir son opinion sur l'authenticité de ce portrait de Marquette. Jones lui répond, en date du 27 mars 1905, en le référant au texte publié dans Thwaites (voir Analyse critique...). Il ajoute cependant que, lorsqu'il était à St. Louis, il a regardé rapidement le tableau, mais qu'il était si pressé par son propre travail qu'il n'a pas pu l'examiner attentivement. Il a toutefois noté des retouches, spécialement dans le fond autour de la tête, ce qui fait que la barrette, à peine visible sur la photographie, avait été complètement oblitérée. Qui d'autre que McNab, alors que ce tableau était en sa possession, aurait ainsi pu retroucher ce portrait ? Ne serait-ce pas là une preuve de plus de sa machination ? Que l'on pourrait peut-être surnommer « L'affaire de la barrette repeinte par McNab » ! Pour quelle raison McNab aurait-il eu besoin de repeindre cette barrette ? Pourquoi prendre un tel risque alors que d'autres intervenants avaient déjà vu et photographié le portrait ? Serait-ce parce qu'un ecclésiastique (Jones ?) lui aurait soufflé que la barrette peinte était différente de celles portées au XVIIe siècle ?

L'affaire de la barrette repeinte par McNab

On distingue, au-dessus de la tête, les retouches mentionnées par Jones pour camoufler la barrette, dans sa lettre à Bushnel en date du 27 mars 1905. Voir aussi 1902-1909 Cie C&D ainsi que 1906 Ferland.


Détail de la barrette de la photo n° 2 de Carl Lehmann envoyée par McNab à Jones.


Détail de la barrette de 1901 Photogravure.


Détail de la barrette de 1901 Boyle.


Détail de la barrette de 1904 St. Louis.

« La barrette est un bonnet rigide porté par les ecclésiastiques. Sa forme, généralement carrée, a varié selon les lieux et les époques. L'usage romain veut que la barrette portée au chœur ait trois cornes. Les usages français sont plus souples sur ce point et l'on voyait souvent des barrettes à quatre cornes par exemple sur la tête des curés parisiens (source). »

 

François de Poilly (1623-1693), jesuite en habit ordinaire dans la Maison (détail de la barrette), Lyon, Bibliothèque municipale, Collection jésuite des Fontaines. Tiré de Hélyot 1714-1719, t. VII, p. 452.

 

Ce portrait de Louis Bourdaloue (1632-1704), gravé par Johann Elias Haid (1739-1809), montre un autre type de coiffe de jésuite : la calotte. Source.

 

Portrait du jésuite
Félix Martin (1804-1886)

portant une barrette,
Archives des jésuites.

Voir aussi les autres couvre-chefs donnés à Marquette sur ce site : Modèles et Thèmes.

Une comparaison par fondu enchaîné (cliquer sur l'image à droite pour visualiser le diaporama), entre 1900 Lehmann et 1904 St. Louis, montre l'amplitude des repeints : non seulement la barrette a été oblitérée, mais l'ensenble du visage s'est aminci. Ce n'est donc pas étonnant que 1902-1909 Cie C&D paraisse plus joufflu que 1904 St. Louis, puisqu'il a été réalisé d'après 1900 Lehmann. Dans sa copie de 1901 McNab, la barette a complètement été évacuée.

Connaissant l'engouement des américains pour Marquette, comment se fait-il que ce tableau soit encore si bien caché ? David Ives Bushnell Senior (1846-1921) l'aurait-il revendu ou donné de son vivant ? Ses collections archéologiques ont été vendues au Missouri Historical Society en 1932 (source) par William Richard Faribault (source) ; mais ce portrait ne figure pas dans ces collections. Faribault l'aurait-il acquis, conservé dans ses collections, ou revendu ailleurs ?

Do you have a clue to where McNab's icon signed "​R. Roos 1669" is hiding?

Saint Louis Art Museum

« I am unable to find any record relating to David I. Bushnell in our Museum catalog, but it seems more likely that the Missouri History Museum would have information regarding this work due to Bushnell’s ties to the Historical Society.  It looks as though the Missouri History Museum (formerly the Missouri Historical Society) has some of D. I. Bushnell’s papers. » Collaboration de Zoey Hasselbring.

« Your inquiry was forwarded to me in the registrar’s department. I have searched the database records on our collection and found nothing on William Richard Faribault, Bushnell, Roos, or Marquette as a title or subject. This portrait is not in the permanent collection of the Saint Louis Art Museum nor is there any record of it having been in the collection in the past. If you haven’t done so already I would try Saint Louis University. They have an art museum , the Saint Louis University Museum of Art, the Samuel Cupples House and Gallery, and the Pere Marquette Gallery. Washington University also has an art museum, the Mildred Lane Kemper Museum. Good luck with your search. » Collaboration de Pat Boulware.

Missouri History Museum, St. Louis — « I do not know the present location of the Marquette portrait. However, years ago it seems to have been photographed here (voir 1904 St. Louis). You have probably already considered the Catalog of American Portraits at the (American) National Portrait Gallery. I googled this collection to see if the Bushnell portrait was there. It did not seem to be, but there were four others. » Collaboration de Anne Woodhouse.

St. Louis University Museum of Art — « There are no records in our archive here at St. Louis University Museum of Art. I would suggest checking with the Jesuit Archives of the Central United States. The museums contact person there is David P. Miros. » Collaboration de Roxanne Phillips.

Jesuit Archives, Central United States, St. Louis — « The wooden panel is not in the collections of the St. Louis Jesuit Archives, Central United States, who might, though, contain related documents. The jesuit scholar Gilbert J. Garraghan must have known about the painting, since he was a member, along with Bushnell, of the Missouri Historical Society. Scattered informations might be traced in periodicals like Illinois Historical Review, Mid-America An Historical Review, or St. Louis Catholic Historical Review. » Collaboration de David P. Miros.

Thank you for your collaboration to solve this mystery...

Si on retrouve la trace de ce tableau, on pourra peut-être alors clarifier plusieurs questionnements à son sujet. Mme Edward D. Chase-Thorne (Adela Page Thorne) écrit au père Jones, le 6 octobre 1913, afin d'obtenir son opinion sur l'authenticité de ce portrait de Marquette dont une reproduction a été publiée dans le journal du dimanche de St. Louis Missouri. Selon elle, on ne doit pas continuer à propager une « fraude » si des doutes subsistent à ce propos, même si cela doit déplaire au propriétaire du portrait. Suivi de la réponse laconique de Jones qui la réfère, encore une fois, au texte publié dans Thwaites (voir Analyse critique...). De son nom de fille Adela Page Thorne (1845-1922), cette dame d'une grande famille fut impliquée dans plusieurs oeuvres de charité à St. Louis Missouri où elle habitait (voir Adela Page Chase-Thorne).

L'attitude de Jones à travers ce dossier est difficile à comprendre. Il avait pourtant en main tous les éléments pour conclure qu'il s'agissait d'une « fraude » comme le lui écrivait si bien Mme Edward D. Chase-Thorne. Il a d'aillleurs exprimé ses doutes dans plusieurs de ses correspondances. Comment expliquer, alors, qu'il ne se soit pas rallié à cette opinion ? Pour des raisons diplomatiques, afin de garder des bons contacts avec tous les intervenants ? Pour des raisons religieuses, afin de ne pas gâcher l'hagiographie de Marquette ? Parce qu'il était une personne fière qui, lorsqu'elle a pris une décision, rien ne la fait changer d'opinion ? Parce qu'il avait joué un rôle clé dans la création de deux nouvelles images de Marquette à partir de l'icône de McNab : celles de 1902-1909 Cie C&D et de 1906 Ferland ? Ou bien, pour d'autres raisons que nous ne connaîtrons jamais ?

Portrait de Alfred E. Jones, juin 1913, AJC, GLC,BO-35,20-35.

Terminons en soulignant que ce pseudo portrait de Marquette, entièrement « fabriqué » par McNab, ressemble, en fait, à une sorte de « portrait-robot » d'un homme glabre et chauve, presque sans âge. McNab y a déployé des habiletés de faussaire, basées sur sa connaissance des techniques de restauration, mais peut-être également des procédés photographiques utilisés dans le portrait peint à la fin du XIXe siècle. Les artistes postérieurs n'auront de cesse d'essayer d'humaniser ce portrait-robot désincarné. (Voir Modèles.)

 


Analyse critique des premières publications sur l'icône de McNab

À compter de février 1900, plusieurs correspondances sont échangées entre McNab, Jones et Thwaites au sujet de la « découverte » du portrait de Marquette sur panneau de bois. Jones, chargé d'en établir une évaluation, correspond également avec Hamy en France, puis avec Boyle à Toronto.

Nous proposons, ici, une analyse critique de ces importantes premières publications qui sont à la source de la diffusion de ce portrait de Marquette « fabriqué » par McNab (surtout par Thwaites, car Boyle n'était pas connu jusqu'à ce jour). L'ordre de présentation suit le texte de Thwaites, sauf quelques passages qui ont été changés de place afin de les regrouper par intitulés thématiques.

Thwaites = Informations rapportés par Thwaites 1896-1901, t. 71, note 51, Alleged portrait of Jacques Marquette, S.J., qui contient un long texte de Jones identifié ci-dessous dans les intitulés thématiques.

Hamy = Informations rapportées par Hamy 1903 (Le Portrait, p. 19-21).

Boyle = Boyle 1901 (web). Voir aussi 1901 David Boyle.

 

Lettres de McNab, seule source d'information

Thwaites — The foregoing account is an amalgamation of several letters by McNab.

Analyse critique VOIR LES TRANSCRIPTIONS DES LETTRES DE McNAB DANS LA SECTION JÉSUITES ARCHIVES. Thwaites aurait du se méfier de cette source unique et corroborer par d'autres regards et expertises.

 

Découverte « rocambolesque »

Thwaites — Out of this darkness, there has at last come a hopeful ray of light. February 19, 1900, the artist McNab wrote to the Editor from [Page 400] Toronto, declaring that he had discovered what he believed to be a contemporary portrait of Marquette. In the course of the correspondence which ensued, Mr. McNab reported that in the winter of 1896-97, while walking along Little St. James street Montreal he overtook two French boys drawing a hand-cart loaded with rubbish and scraps of broken boards, on top of which was thrown an old Panel, the shape of which attracted my attention. Picking it up, I inquired as to where they had found it. ‘O, all of this wood is from an old house.’ But they would not speak further, whether from fear or ignorance; however, they were pleased to part with it for a little silver.”

Hamy — Un collectionneur connu de Toronto, passant, il y a peu de temps dans une rue de Montréal, se croisa avec deux jeunes ouvriers attelés à une charrette. Ils emportaient les matériaux de démolition, provenant d'une vieille maison. Son oeil exercé s'arrêta sur une planche dont il fit l'achat pour un peu de menue monnaie.

Boyle — In September, 1896, Mr. Donald Guthrie McNab, artist, of this city, when passing along Little St. James Street, Montreal, observed what looked like a picture panel projecting from amidst a quantity of odds and ends of lumber that formed the load of a push-cart managed by two lads. Mr. McNab, with artistic instinct, thought there might be something on this panel worth saving, although there was nothing visible to suggest such a probability. On the strength of this supposition he purchased the panel, which measures about 14 x 20 inches, and brought it to Toronto. Regarding the place whence the boys procured their load, nothing could be ascertained except that the material was from an old bouse then being demolished.

Analyse critique — Comment peut-on croire qu'un hypothétique portrait, « historique et véridique » du père jésuite Jacques Marquette, tant recherché depuis des décennies par les antiquaires, de surcroît un portrait d'époque du XVIIe siècle, soit ainsi trouvé, trois siècles plus tard, dans des débris de démolition à Montréal ? D'ailleurs, très peu de maisons du XVIIe siècle existaient encore à Montréal en 1896-1897 ! Comment se fait-il qu'une telle découverte soit faite, justement, par un peintre qui se consacre aux portraits historiques des jésuites ? « L'oeil exercé », qui a repéré ce panneau, n'était-il pas, justement, celui du faussaire ayant en tête ce qu'il pourrait y peindre ? Boyle précise la date où cette découverte a été faite par McNab : en septembre 1896. Le panneau provenait d'une veille maison en démolition ; il était donc probablement déjà craquelé et abîmé. Selon le récit de Boyle, McNab aurait alors vu, dans des débris, ce qui « ressemblait » à un tableau sur panneau de bois et son « instinct artistique » lui aurait donné l'idée de convertir ce matériau brut, sur lequel « rien n'était visible », en un « véritable » tableau. Comment de savants chercheurs ont-ils pu tomber dans une tel panneau ? Sûrement, parce qu'ils avaient « la foi », et que leur quête de la « mythique » mission jésuite aveuglait leur sens critique. Il faut également souligner que nous avons un recul critique basé sur une historiographie qui prédispose à un autre regard. (Voir Introduction, Fictif, Jésuites, Antiquaires.)

 

« Restauration » ou contrefaçon ?

Thwaites — Mr. McNab says that at the time he thought little of the panel, save that it appeared to hold an old picture. After keeping it until the autumn of 1899, he began to remove “the dirt which was held fast with many coats of varnish and it has taken much time and great care, owing to the cracked condition of the paint.

Hamy — De retour chez lui, ayant soigneusement lavé le panneau, il découvrit sous la crasse un portrait. Malheureusement, la peinture est fortement écaillée.

Boyle — For fully three years the panel lay untouched, but in the fall of 1899 Mr. McNab began the work of removing the numerous coats of varnish and deposits of dust that rendered any possible picture more than obscure. After long-continued effort, and the use of all the devices known in the art of restoring pictures, he was delighted to see growing beneath his hand an exceedingly well-painted portrait of a fine-looking man.

Analyse critiqueLa découverte a été faite en 1896 alors que McNab n'a commencé à travailler sur ce panneau qu'en 1899. Trois ans est une très longue période de temps avant de faire connaître une telle découverte d'un portrait de jésuite du XVIIe siècle ! Surtout pour un peintre spécialisé dans les portraits de jésuites de cette époque. Ces éléments confirment le fait que McNab connaissait « l'art de restaurer les tableaux ». Ce qui lui a permis de retrouver graduellement « sous sa main » un tableau très bien peint d'un homme à la belle apparence. Tout comme plusieurs peintres de cette époque, McNab s'adonnait donc à la « restauration » de tableaux anciens. Ces peintres n'hésitaient pas à « améliorer » des oeuvres en « mauvais état ». Pourrait-on aller jusqu'à penser que McNab a délibérément peint un faux portrait de Marquette ? Ou, comme le style diffère considérablement de ses autres portraits de jésuites, aurait « fabriqué » une contrefaçon, avec peut-être des éléments plus ou moins anciens remaniés et manipulés ? Voir 1901 Boyle.

 

Date de 1669 et Rembrandt

Thwaites — The face is a wonderful fine example of modeling and coloring, and could be mistaken for a work of Rembrandt, were it not for the signature, ‘R. ROOS, 1669,’ [Commentaires de Jones :] “Marquette reached Canada in September, 1666. The date on the portrait is 1669. Consequently, it is either a copy of an original existing previously to that date in France, or else we must say that it was executed in Canada. The latter supposition is not admissible.

Hamy — Par derrière, le nom de Marquette est gravé en creux plusieurs fois et on y voit aussi une signature datée, R. Roos, 1669. [...] Mais comment aurait-on pu peindre en Europe, en 1669, un missionnaire, aussi longtemps éloigné des centres de civilisation ? A peine arrivé au Canada, Marquette alla remplacer le P. Allouez, au fond du Lac Supérieur, dès 1669. Est-ce avant son départ de Québec, où il s'embarqua pour ce long voyage, qu'on aurait pris un croquis, envoyé sans retard à sa famille en Europe ? Aurait-il lui-même, en se rendant dans une région si lointaine et si exposée à l'incursion de tribus dont nul n'ignorait la férocité, voulu donner aux siens un dernier souvenir, un gage d'affection ? Il n'est pas non plus invraisemblable que le portrait, peint en 1669, ait été renvoyé au Canada. Sans doute, la famille en avait conservé un autre. On croit, en effet, que deux portraits vus à Vouvray (Indre-et-Loire) chez un descendant des Marquette M. Le Carlier, représentaient : l'un, Le chanoine Le Cartier et l'autre, Le P. Marquette. Malgré l'obligeance de plusieurs correspondants, aucune trace de ces tableaux de famille n'a pu être retrouvée.

Analyse critiqueN'est-ce pas là un coïncidence surprenante et une comparaison stylistique non fondée ? Rembrandt Harmenszoon van Rijn est né le 15 juillet 1606 et décédé le 4 octobre 1669. La même date que celle de l'inscription présumée sur ce portrait. À propos du peintre « R. Roos », voir la discussion ci-dessous. Hypothèses de Jones : ce tableau pourrait être une copie d'un original qui était en France ; ou bien, avoir été exécuté au Canada, ce qui n'est pas possible. Des recherches dans la famille en France n'ont pas permis de retrouver de portrait du missionnaire.

 

Inscription-recto

Thwaites — above which [signature] are two lines which I take to be as explanatory of the model; though cracks and dirt have defaced most of the words, save ‘Marquette de la Confrérie de Iésus’ which is quite legible.

Boyle — This was encouraging, and further careful manipulation resulted in bringing out on the face of the panel and along its upper edge, in red letters and very indistinctly, the legend : "Marquette De l C .. frerie d .. I. 's ." and to the right "R. Roos, 1669." Under the carved name may be discerned faintly "L. Chretien Mission .. ," below which appear several imperfect letters, and on a third line what looks like a long Indian name, beginning with "0 .. n" and ending with "ais."

Analyse critique — Au-dessus de la signature du peintre (voir Roos), il y aurait « deux lignes qui expliquent le modèle ». Malgré les « craquelures et la poussière » qui ont déformé presque toute l'inscription, ces mots essentiels ont été préservés et sont lisibles : « Marquette de la Confrérie de Iésus ». Notons l'utilisation ancienne du « I » en lieu et place du « J ». Dans sa lettre à Jones du 18 décembre 1900, soit avant la publication de son article (Boyle 1901), Boyle reproduit ces inscriptions qui, selon nous, ne sont que pure fumisterie de la part de McNab qui connaissait bien Marquette et les Amérindiens (voir Imbrogio).

Jésuitisme Comment ne peut-on pas être médusé par autant d'informations ! C'est d'ailleurs là que McNab démontre bien la connaissance de son client. Ne vise-t-il pas au plus juste en étant tout aussi « jésuitique » que les jésuites ? En ajoutant détails par-dessus détails ! La surabondance de la bibliographie jésuite, et de ses gloses, n'en est-elle la plus probante démonstration ? Là, où le pouvoir absolu de l'écrit, tel un texte sacré, l'emporte sur le réel et le visible, ouvrant ainsi la voie à la foi absolue. Jones n'attache aucune importance à l'inscriptin du verso, car elle ne semble pas être du XVIIe siècle. Voir 1901 Boyle.

 

Support

Thwaites — On the back of the panel which is 13¾ x 17¾ inches, and about half an inch thick,

Boyle — On the strength of this supposition he [McNab] purchased the panel, which measures about 14 x 20 inches, and brought it to Toronto.

Analyse critique Les dimensions données par Thwaites et Boyle varient légèrement. Il s'agit d'un panneau de bois de petites dimensions, environ 35 x 45 cm et 4 cm d'épaisseur. On en conserve quelques-uns de cette période héroïque de dimensions semblables. McNab, en tant que « peintre d'histoire », devait être au fait de ces pratiques.

 

Inscription-verso

Thwaites — On the back of the panel which is 13¾ x 17¾ inches, and about half an inch thick, there has been carved ‘Pere Marquette,’ strong and deep - but this carving evidently is not by a contemporary.” [Commentaires de Jones :] As for the style of the lettering in the name [Page 401] cut into the wood on the reverse of the panel, I attach no importance to it; it is evitlently an afterwork, and not being in keeping with the writing of the time, say the middle of the 17th Century, can give us no clue to the age of the painting. As there is no trace of the artist’s name or of the date of the prints sent me, I can form no opinion as to the concordance of the lettering with the literal or numerical characters of the period.

Hamy — Par derrière, le nom de Marquette est gravé en creux plusieurs fois et on y voit aussi une signature datée, R. Roos, 1669. L'inscription principale taillée dans le bois a bien le cachet des lettres gravées au XVIIe siècle. C'est du moins l'opinion de bons juges à Paris. Au Canada, en regardant ces mots : Père MARQUETTE, l'examen des entailles a tout d'abord fait opiner pour une époque plus récente. C'est pourtant bien le style de l'époque.

Boyle — On the back of the panel was a large clot of tar, from a quarter of an inch to an inch in thickness, the removal of which revealed, in deeplycut letters, the words « PÉRE MARQUETTE. [sic] »

Analyse critique — En plus de l'inscription difficilement lisible au recto, on ne peut définitivement plus douter, puisque l'on trouve, au verso, « une inscription claire et profonde » identificant de nouveau, sans aucune discussion possible, le personnage représenté : « Père Marquette ». Un léger doute ne met cependant pas en péril l'identification, mais ajoute un élément de suivi historique plausible : « évidemment, cette inscription gravée n'est pas contemporaine ». La photo de l'endos semble donner tort à Hamy qui affirme que le nom de Marquette y est gravé plusieurs fois.

Boyle reproduit une photograhie de cette inscription qui sent l'imitation et le faux à plein nez ! Elle est trop ! Trop grande, trop claire, trop nette, trop différente des vraies graphies du XVIIe siècle. Et, ce récit cousu de fil blanc, indique que lorsque McNab a découvert ce panneau de bois, il n'a pas pu voir cette très grande inscription, car elle était opportunément camouflée par un « grand caillot de goudron très épais » ! Il semble avoir été très habile, puisque cette photo ne présente aucun résidu de ce goudron, un matériau que l'on sait très difficile à enlever, surtout dans des encavures aussi profondes que cette inscription.

 

Photographies recto et verso

ThwaitesPhotographs of the panel both front and back, were secured through Mr. McNab’s helpful kindness, and sent to Father Jones, at Montreal, [...] In view of this opinion from one who is probably the best living authority upon Marquette [Father Jones], the Editor deems it prudent at last to present, in the final volume of our series, a statement of this interesting discovery of Mr. McNab, and a half-tone engraving of the panel in question. As stated by Father Jones above, the photograph fails to reveal the obscure signature and inscription described by the founder. Every admirer of one of the most lovable characters in the history of American exploration, will hope that it may eventually be found that the noble physiognomy here depicted was that of the saintly Marquette. [Page 403]

Hamy — Une photographie envoyée à Paris, en 1900, a donné plusieurs reproductions en héliogravure, dont les retouches n'ont pas été réussies. M. Massé, dessinateur habile, a préféré faire une copie à la plume. C'est le portrait qui est placé en tête du volume. [Voir 1903 Frédéric Massé.] En Amérique, divers journaux ou revues ont donné des reproductions du panneau peint de Toronto. Elles ne rendent pas la physionomie. Pour obtenir un résultat satisfaisant, il aurait été nécessaire d'obtenir communication du tableau à Paris. Malheureusement, la demande est restée sans réponse. Sauf le portrait, tous les dessins ont été exécutés à la plume par deux jeunes amateurs, MM. Louis et Marcel Benoît. L'auteur se plaît à rendre ici justice à leur talent et à leur exprimer aussi sa reconnaissance pour leur habileté.

Boyle — As far as is known this is the only portrait of Marquette in existence, and we have to thank Mr. McNab for the privilege of reproducing it for the first time in this form for the benefit of Ontario Historical Society members.

Analyse critiqueDes photos du panneau, recto et verso, ont envoyées au père Arthur Jones et à Alfred Hamy. Elles ont été publiées dans plusieurs journaux et périodiques. Leur mauvaise qualité ne rend pas justice à la physionomie. Ce qui n'empêche pas la publication de la reproduction du portait. La demande d'envoyer le tableau original à Paris est restée lettre morte. D'après Boyle, ce tableau serait le seul protrait de Marquette qui existe ! C'est lui qui le reproduit pour la première fois dans son article, au bénéfice des membres de la Ontario Historical Society. Est-ce que ce ne serait pas plutôt au bénéfice de McNab, qui voit ainsi mousser sa « découverte », faisant ainsi augmenter le prix qu'il pourra en tirer ! Voir Imbroglio...


 

Jones, mars 1900 appréciation générale et utilisation d'une caméra

Thwaites — ...Father Jones, at Montreal, and the latter, with characteristic thoroughness, reported at intervals upon his investigations. Writing in March, 1900, he said: “The cracked state of the surface, evidenced by the photographs, is a prima facie indication that the work is not of recent date. The artist must have been one of no small merit: as the details of the face are so exquisitely reproduced, and the features as perfect as if taken with a camera. The painting is the representation of a man of the years of Marquette in 1669, who, as we know, was born June 1,* 1637 [* Until quite recently the accepted date of this birth was June 10; but a close inspection of the records in France shows that “1° {die} Junii” was mistaken for “10 Junii.”]. The placidity of expression, and the absence of all trace of that airy arrogance which characterizes the fanciful features and attitude of Trentanove’s statues correspond perfectly with what we know of Marquette’s gentle and unassuming nature.

Analyse critique — Selon Jones, les craquelures de la couche picturale confirmeraient qu'il s'agit d'une oeuvre ancienne, alors que nous pensons qu'elles originent du panneau de bois trouvé dans des débris de démolition, ou d'un tableau ancien acquis par McNab (voir 1904 St. Louis). Jones loue les qualités picturales de l'oeuvre et des détails du visage. Le modèle représenté semblerait concorder avec l'âge apparent de Marquette en 1669, dont il confirme la date exacte de naissance d'après les archives. Il établit ensuite un lien entre l'apparente « placidité d'expression » du portrait qui illustrerait bien la « douce et modeste » personnalité de Marquette, expressions plus appropriées, selon lui, que la représentation « plus arrogante » proposée par Gaetano Trentanove. Il note que le visage semble avoir été saisi par une caméra, ce qui corrobore notre analyse que McNab a pu utiliser des procédés photographiques pour peindre ce portrait. À notre avis, la physionomie du portraituré ne présente que peu de ressemblances avec les particularités stylistiques des portraits du XVIIe siècle. Alors qu'il en partage davantage avec des copies faites au XIXe siècles de portraits anciens.

 

Dessins de Marquette

Hamy — Le P. Marquette savait dessiner et l'on conserve encore pieusement, à Montréal, des morceaux d'écorce, sur lesquelles, d'après une tradition respectable, il aurait gravé des croquis à la pointe sèche. Plusieurs de ceux qui seront reproduits dans ce volume peuvent lui être attribués ; en particulier, La descente d'un rapide, La scène du conseil et du calumet, Une cabane d'Indiens, et autres.

Analyse critique — Connaissant le caractère fragile et friable de l'écorce, il serait surprenant de trouver de telles reliques ! À la p. 21, Hamy écrit ceci à propos des illustrations dans son livre. « Sauf le portrait, tous les dessins ont été exécutés à la plume par deux jeunes amateurs, MM. Louis et Marcel Benoît. L'auteur se plaît à rendre ici justice à leur talent et à leur exprimer aussi sa reconnaissance pour leur habileté. »

 

Jones, mars 1900 — « R. Roos » : un peintre fictif ?

Thwaites — The artist’s signature is R. Roos. There were several painters of that surname, but no ‘R.’ Roos. Elihu Rich’s Handbook of Biography (London, 1863) gives the following: John Henry, a pupil of Adrian de Bie, 1631-1685; Theodore, his brother, 1638-1698; Philip, second son of John Henry, commonly called ‘Rosa de Tivoli,’ from his long residence there, a great painter of animals and landscapes, 1655-1705; John Melchior, brother of the latter, 1659-1731; Joseph, grandson of Philip, a painter and engraver, about 1728-1790; and finally Nicholas Roose (sic), whose proper name was Liemacker, a painter of Ghent, 1575-1646. “Relying upon the dates just given, it could be a production of John Henry, or Theodore, or Philip, or lastly of John Melchior; but if the ‘R.,’ as an initial of a baptismal, or in a particular case, of an assumed name, be correct, it would point to Philip, who on this occasion, would be presumed to have signed ‘R[asa] Roos.’

Hamy — Par derrière, le nom de Marquette est gravé en creux plusieurs fois et on y voit aussi une signature datée, R. Roos, 1669.

Analyse critique —Si c'est McNab qui a communiqué, dans sa correspondancce, ces recherches sur le peintre R. Roos, a-t-il rusé pour trouver un nom non retrouvable ? Si c'est Arthur Jones qui a effectué ces recherches, elles ont fait chou blanc. Tout comme celles que nous avons effectuées dans cet ouvrage : Allgemeines Künstlerlexikon - Internationale Künstlerdatenbank - Online, De Gruyter Saur. On y trouve bien plusieurs Roos, peintres de portrait au XVIIe siècle, mais aucun R. Il en va de même pour le Bénézit 1976 (édition 1999 non consultée).

 

Jones, mars 1900 — Famille de Marquette : hypothétique commande d'un portrait

Thwaites — “The social standing and easy circurnstances of the Marquettes — who formed one of the ‘first families,’ if not the most distinguished, of Laon — would, of course, account for their employing so eminent an artist to duplicate, in 1669, a painting then in their possession: for Marquette himself was already in Canada, or rather at the mission du S. Esprit on Lake Superior. Nor must it be forgotten that as yet he had in no wise distinguished himself as a great discoverer, so that the duplicate would have been ordered by some one of his relatives merely as a remembrance of an absent member of the family: although there is no record of this copy, or of any other, ever having been sent out to Canada.

Analyse critique —Plusieurs spéculations purement hypothétiques basées sur aucune source vérifiable.

 

Jones, mars 1900 — Casot, dernier des jésuites, inventaire de ses biens

Thwaites — There is no record of any such portrait in the official inventory (Quebec, March 28, 1800) of Father Casot’s effects, which was made immediately after his death (see Rapport du Comité Spécial de la Chambre d’Assemblée Etc., 1824, pp. 232 et ss.). Moreover, the archives of the various religious communities of Quebec are silent on the point.

Analyse critique —Cette recherche de Jones est tout à fait pertinente : ce tableau de Marquette ne figurerait pas à l'inventaire des biens du dernier jésuite mort au Québec, le père Casot.

 

Jones, mars 1900 — Expertise à faire et décision de ne pas aller voir le panneau

Thwaites — “Since the history of this interesting panel is unknown, the whole question of its genuineness and authenticity must be decided by a [Page 402] critical examination of the signature, date, and inscriptions. Until this investigation is held by experts competent in the matter, whatever our own personal impressions and wishes may be, the friends of historical research will, I fear, suspend judgment.” At intervals during the summer and autumn of 1900, Father Jones and the Editor discussed the panel, in conversation and by letter, but neither found it convenient to visit Toronto to personally inspect the portrait; indeed, such a visit could be of slight avail, for it was felt that its authenticity could not well be established upon this side of the Atlantic. Then, too, the volume (lix.) containing the Marquette papers had long gone to press, and there appeared small excuse for publicly commenting on the matter until more was known.

Analyse critique — On se pose les bonnes questions concernant la provenance et l'authenticité du panneau, mais on n'en tire pas les bonnes conclusions. On demande de suspendre tout jugement en attente d'un hypothétique examen par des experts compétents en la matière qui ne peuvent être de ce côté-ci de l'Atlantique. Voir aussi Imbroglio et la lettre de Jones à McNab du 10 mars 1900. Cette décision de Thwaites et Jones de ne pas aller voir le tableau à Toronto peut paraître bizarre, leur opinion étant que seuls des experts outre Atlantique pourraient établir l'authenticité du tableau, ce qui était pourtant alors tout à fait dans l'air du temps de l'historiographie en histoire de l'art. Le volume 59 des Jesuit Relations, contenant les papiers de Marquette, étant déjà sous presse, il a été jugé bon d'attendre avant de commenter publiquement cette affaire.

 

Jones-Hamy, correspondance

Thwaites — November 12, as proofs for the present volume were being read, Father Jones wrote: “To-day I have something of interest to add to what I have already written you, in the matter of the Marquette portrait. A month or so ago I sent one of the photo-prints to Rev. A. Hamy, S. J., who is stationed at Boulogne-sur-mer, France, and who is much interested in all that relates to Père Marquette. I thought I had sufficiently explained to him that the lucky discoverer of the portrait was Mr. McNab, in spite of which he gives me undue credit for the find, and adds: ‘I congratulate you on having found the likeness. You will now be glad to hear that there is every likelihood of its proving authentic. The day after I received it, I met with the grandson of a Mr. Dagneau de Richecourt, whose wife was a Marquette. This person [the grandson] unhesitatingly assured me that he saw in the picture a striking resemblance to one of his two uncles.’

Hamy — Sans vouloir se prononcer sur la ressemblance de l'image à l'original, plusieurs raisons semblent plaider en faveur de son authenticité. En examinant la coupe de figure de plusieurs portraits de famille, la bouche, le menton et le nez, on ne peut s'empêcher d'y voir une assez grande analogie. La remarque est la même, quand on examine tel ou tel des arrières-petits neveux de Marquette qui ne portent pas ce nom et c'est chez eux, que, selon les lois de l'atavisme, on peut le mieux s'attendre à retrouver le type premier. La peinture est manifestement du XVIIe siècle. Ce qui en est encore visible paraît bien dessiné, vif, coloré. L'auteur appartient à une famille connue et assez estimée. La date seule pourrait donner lieu à une objection. Le missionnaire était-il déjà si chauve, à trente-deux ans ? Mais les cas de calvitie précoce ne sont pas si rares.

Analyse critique — Jones et Hamy plaident pour l'authenticité du portrait. À titre de preuve, ils comparent le tableau à celui des visages des descendants de la famille. Ce qui est loin d'être convainquant comme argument ! Hamy a cru que c'était Jones, et non McNab, qui avait découvert le panneau.

 

Copies peintes et gravées

Thwaites — Father Hamy has ordered a large-sized painting from the print, and when this is completed he will have an engraving made. In the October number of the Études, a Paris review, the same Father has a short but very interesting article on Marquette, wherein he indulges in the hope of yet being able to trace to its lurking place a portrait of the great discoverer. which is said to exist somewhere in France.”

Hamy — Une photographie envoyée à Paris, en 1900, a donné plusieurs reproductions en héliogravure, dont les retouches n'ont pas été réussies. M. Massé, dessinateur habile, a préféré faire une copie à la plume. C'est le portrait qui est placé en tête du volume. [Voir 1903 Frédéric Massé.]

Boyle — We [Boyle et la Ontario Historical Society] are also deeply obliged to him [McNab] for his generous offer to present the Society with an oil copy, by himself, of this extremely valuable portrait which, but for his thoughfulness and skill, would not now be in existence.

Analyse critique — Hamy a publié un article sur Marquette dans lequel il dit espérer trouver un portrait du missionnaire en France. McNab, grâce à son « habileté artistique, sa générosité et sa délicatesse », a donc fait une copie du portrait qui a été donnée à la Ontario Historical Society. Voir 1901 McNab.

 


AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

AJC - Archives des jésuites au Canada

Merci à la collaboration de Jasmin Miville-Allard.

Les transcriptions des documents originaux
sont classées par ordre chronologique (aaaa : mmjj, mmjj, etc.)
et suivies des oeuvres attribuées à McNab.

Les auteurs sont identifiés par ces lettres figurant après la date :
Bo=Boyle, Bu=Bushnell, C=Chase-Thorne, J=Jones, M=McNab, Mo=Mollet, P=PTA, T=Thwaites.

Pourrait-on tenter de définir la personnalité de McNab d'après son écriture et sa correspondance ? Naturellement, cet exercice n'a rien de scientifique. Il est toutefois indicatif de notre perception du personnage après avoir passé de longues heures à « déchiffrer » son opaque correspondance. Les graphies tissées en toiles d'araignées, toutes en fioritures, ainsi que les formulations ampoulées, en ne respectant pas les règles habituelles de la forme des lettres ou de l'expression de la pensée, rendent difficile l'accès au contenu. Comme si McNab voulait se cacher derrière un écran afin de mieux établir ses propres règles et contrôler la situation en tentant de s'insinuer par tous les moyens. Ce qui va de pair avec sa propension à ne pas répondre clairement aux questions, ou à finasser par l'évitement ou le sophisme. McNab présente une façade de naïveté obséquieuse, mais ne serait-ce pas là une forme de manipulation pour mieux atteindre ses objectifs ? Ces caractéristiques définissent également son style pictural dans ses modelés mous et l'opacité de la matière, soit à la manière d'un mauvais peintre avec un ego surdimensionné qui se prend pour un grand peintre, voire un Rembrandt ! Pour son icône de Marquette il demande une valeur marchande supérieure aux monuments de Trentanove ! (Voir Château Ramezay.)

AJC, CACSM1-294,5.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

19 août 1846 Lettre du P. E. Mollet au P. F. Martin. AJC, CACSM1-292.

Commentaire — Cette lettre est citée à propos du portrait de Marquette : seuls les extraits le concernant ont été retranscris. Les informations de Mollet proviennent de Devisme 1842 (web), mais également de plusieurs autres sources qu'il mentionne.

Biographie du R. P. Jacques Marquette, et quelques indications relatives à sa famille, extraites de l'Histoire de la ville de Laôn, par J. F. L. Devisme (Devisme 1842, web), de l'imprimerie A. J. Courtois, Libraire, à Laôn ; ou recueillies de la bouche de quelques uns de ses Parents qui existent encore aujourd'hui.

[...]

Si nous avions réussi à trouver le Portrait et des manuscrits du R. P. J. Marquette, je me serais fait un vrai plaisir de vous en envoyer une copie fidèle ; non pas au compte de votre mission, mais au compte de notre petite résidence. C'eut été pour nous une bonne fortune de pouvoir ainsi de loin nous associer un peu à vos oeuvres. Avant de fermer cette feuille, je veux attendre les résultats d'une dernière démarche auprès d'un ancien député de Laôn, qui est le principal héritier de la famille de notre P. J. Marquette. Si ce monsieur, grand amateur, à ce qu'il paraît, de tout ce qui mérite d'être conservé, ne possède rien ce ce que vous auriez désiré trouver, il sera inutile de faire de nouvelles recherches.

La Bibliothèque de la ville n'a rien, absolument rien. Le Bibliothécaire, le fils de l'Historien, l'Historiographe actuel, n'ont pu donner aucun renseignement, autre que ceux qui sont tracés plus haut. Celui-ci dit avoir vu à la Bibliothèque royale, à Paris, le Nobiliaire du département de l'Aisne, qui contient toute la généalogie de la famille Marquette. Si j'avais vu que cette généalogie pût vous être utile, j'en aurais fait faire une copie pour vous.

[...]

Reçu des nouvelles, ni ici, ni ailleurs. J'ai attendu en vain... je me décide donc à faire partir cette missive...

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

28 février 1900 Lettre de Thwaites à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — Les informatins de cette lettre ont été publiées par Thwaites : voir Analyse critique...

My dear Father Jones : --- The enclosed copy of a letter from our old friend McNab, will interest you. I shall just be able to squeeze in a facsimile of the portrait, but before I decide to do so would like your opinion. In what building was this painting found? Do you know anything of the circumstances? What is your judgment of the validity of the portrait --- are you willing I should quote you in this connection? As we are so nearly approaching the close of our series, I beg you to urge an early reply. Yours very sincerely, [signé] R.G. Thwaites.

[19 février 1900 (voir Analyse critique)] Lettre de McNab à Thwaites [Copie]

Dear Sir. You will be pleased to learn that a portrait of "Marquette" has been discovered, and I only trust that the time has not past when a photo of said portrait would prove of service to you in "The Jesuis Relations." Should such be the case, I shall consider it a pleasure to have the old picture photographed in the interest of your great work.

The painting is on a wooden panel 17 3/4 X 13 3/4 inche which came into my hands three years past, from the ruins of an old building in Montreal. The dirt and varnish were such that no picture could be detected, and not knowing the treasure thus concealed, I never undertook to clean it till last fall, and it has taken much time, and great care, owing to the cracked condition of the paint.

The face is a wonderful fine example of modeling, and coloring, and could be mistaken for a work of "Rembrandt" were it not for the signature "R. Roos. 1669" above which are two lines wchich I take as explanatory of the model. Though cracks and dirt have defaced most of the words save "Marquette S.J." which is quite legible.

On the back of panel was a large patch of hard tar which I only removed last week, and under which I found "Pere Marquette" carved into the wood strong and deep and seemingly by other than the hand of the painter. And below the carving are some broken lines in ink or color, and I would judge them to be the work of one who wished to explain the carving above. The letters are much defaced by the action of the tar Only being able to make out

"The Christian Missions / Priest Among / Oukon ar s / About 1890"

Hoping that my discovery may prove of some service to you, I am Respectfully yours D.G. McNab. Add. D. G. McNab Box 5, Bracondale, P.O., Toronto, Ont.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

4 mars 1900 Lettre de McNab à Thwaites [Copie]. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — Carl Lehmann, B.A., était au Jarvis Collegiate Institute. Il est ensuite devenu principal du Malvern High School de 1909 à 1935 (source). Si McNab a fait appel à lui pour photographier le panneau, peut-on en conclure qu'il ne connaissait pas les techniques photographiques ? Si c'était le cas, l'hypothèse qu'il aurait utilisé ces techniques pour peindre un faux portrait deviendrait donc caduque ! Une partie de cette lettre a été publiée par Thwaites : voir Analyse critique...

Dear Sir : --- Your note of the 28th past to hand yesterday, when I took the portrait to have it photographed by Carl Lehmann B.G. [sic] of the Jarvis St. Coll Inst Toronto, and today he has given me the prints which I am sending you. The signature, date, or "Marquette S.J." have not shown on plate owing to their being too low in tone of color. Mr. Lehmann intends to make new plates tomorrow and should the results be brighter you shall have prints from same not later than the 10th.

Regarding the building from which the panel was taken, I am unable to speak since it came into my hands, thus:

Walking along little St. James street, Montreal, I overtook two French boys drawing a hand-cart loaded with rubbish and scraps of broken boards, on top of which was thrown the old panel the shape of which attracted my attention and picking it up I inquired as to where they had found it "O all of the woods from old house" but they would not speak further, whether from fear of ignorance however, they were pleased to part with it for a little silver.

Had I known what was on the panel I would have gone to some trouble to discover where the panel came from, but should I have done so and had the success to discover the place, still I would have been in the dark, since no person could have known the first thing regarding the portrait since it was in my possession for over three years without my learning what the panel held till I had spent much time in removing the dirt which was held fast with many coats of varnish.

Yes! I am the McNab you met in company with Father Jones.

Respectfully yours D.G. McNab Box 5 Beacondale P.O. Toronto, Ont.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

4 mars 1900 Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — À quelques nuances près, le même message que celui envoyé à Thwaites le même jour.

Bracondale Po / Toronto / March, 4, 1900 / My dear Father Jones, / You will find this print from plate of old panel not as strong as could be desired. however there are other plates to be made tomorrow from which I hope we will [???] stronger prints. The photographing is in the hands of Carl Lehmann, B.A. of Jarvis Street Coll. Inst. Toronto. / I am sending prints to Madison tonight though the information which Mr Thwaites wishes I am unable to give, Namely the old building from which the panel was taken since the boys who were drawing the hand cart of rubish from which I picked the panel would give me no information other than, "O all the woods, from old house", whether they were silent from fear, or ignorance. however they were pleased to part with the dirty scrap of wood in return for a little silver. / Had I been able to see what was on the panel, I should have gone to some trouble to learn where it came from, but, had I discovered such, there would still be nothing learned, since the person could have discovered the first thing of painting as of who had done it without going to all the trouble which I have had in removing the many coats of varnished filth from the portrait side and the great patch of hard tar which covered the carving on the back of panel. / I hope the prints will prove strong enough to be of value to Mr Thwaites. / You shall hear from me inside of ten days and receive prints from later plates. / Sincerely yours. / [signé] D.G. McNab


AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

7 mars 1900 Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — À propos des mauvaises petites photos et d'une grande à faire en couleur.

Bracondale, Po / Toronto, Mar, 7th, 1900 / My dear Father Jones, / You are receiving prints from the last plates made of old portrait what success has been attained is due to the energy of Prof. Carl Lehmann, of Jarvis [???] Coll. Inst. Toronto. / David Boyl [sic], Secretary of the Ontario Historical Society, has examined the old panel, and considered it from the date, writing, carving, and nature of panel in all to be unquestionably authentic and was pleased to get photos - Such as were mailed to you - to use in his report for [GG] just going to press. / Should the photos now sent to R.G. Thwaites, prove too small or indistinct for publication I have suggested that The Burrows Brothers should defray the cost of having an 8x10 by the Toronto Engraving Co. they would use a color plate thus geting the best results. Should such be done, you shall receive a print from same. / Sincerely yours / [signé] D.G. McNab

Petites photos
de Carl Lehmann
envoyées par McNab
au père Jones. Ainsi qu'un carton de protection pour la photo marquée : « N° 2 Supposed Portrait of F. Marquette ? »

AJC, CACSM1-294,5.


13 x 10 cm.

12 x 8,7 cm.

11,5 x 9,5 cm.

11,5 x 9,3 cm.

11,5 x 9 cm.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

7 mars 1900 Lettre de McNab à Thwaites [Copy]. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — même contenu que la lettre à Jones du même jour.

Bracondale P.O. / Toronto, Mar 7th 1900. / Reuben G. Thwaites, Esq., / Madison, Wis. / Dear Sir: Your are receiving prints from the last plates made, and what success has been attained so far is due to the energy of Prof. Carl Lehmann of the Jarvis St. Coll. Inst. Toronto. / David Boyl [sic], Secretary of the Ontario Historical Society has examined the old panel and considers it, from the date, writing, carving, and nature of panel in all to be unquestionably authentic, and was pleased to get photos --- such as mailed you --- to be used in his report for 99 [sic] which is just going to press. / I think a bright, strong print could be made by using a color plate say 8x10 by the Toronto Wngraving [sic] Co. and since the Jesuit Relations are deserving of the best workmanship I would suggest that the Burrows Brothers instruct me to have said plate made at their expense. If such would prove satisfactory please inform me of the same and I shall attend to the matter at once. / Respectfully yours, / D. G. McNab.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

10 mars 1900 Lettre de Jones à Thwaites [3rd Copy]. AJC, CACSM1-294,5.

CommentaireLa plus grande partie de ce texte a été publiée dans Thwaites (voir Analyse critique...). Toutefois, certains passages en gras nous apprennent des éléments nouveaux et mettent en relief certains doutes.

St. Mary's College, Montreal, March 10, 1900. / My dear Mr. Thwaites,

I had just closed my letter in answer to yours respecting the old painting on the panel bearing Marquette's name when I received a communication from Mr. McNab together with a photograph of the picture and its reverse. I should not date come to any decision concerning its authenticity without a close inspection of the panel itself, for then only, after carfully weighing the pros and cons, could a satisfactory conclusion be reached.

Meanwhile, I have no hesitation in giving you my impressions based solely on an inspection of the prints which Mr. McNab was kind enough to send me. The cracked state of the surface, evidenced by the photographs, is a prima facie indication that the work is not of recent date. The artist must have been one of no small merit: as the details of the face are so exquisitely reproduced, and the features as perfect as if taken by the camera. The painting is the representation of a man of the years of Marquette in 1669, who is supposed to have been born about 1637. The placidity of expression, and the absence of all trace of that airy arrogance which characterizes the fanciful features and attitude of Tentanove's statue, correspond perfectly with what we know of Marquette's gentle and unassuming character nature. As for the style of lettering in the name cut into the wood on the reverse work, and not being in keeping with the writing of the time, say the middle of the 17th century, can give us no clue to the age of the painting. It would be well to remark incidentally that in France at the date 1669 one would scarcely expect to find the "S.J." after the name of a Jesuit, but rather "De la Compagnie de Jésus" or initials to that effect. As there is no trace of the artist's name nor of the date on the prints sent me, I can form no opinion as to the appropriateness of the lettering.

Marquette reached Canada in September 1666. The date on the portrait is 1669. Consequently it is either a copy of another existing previously to that date in France, or else we must say that it was executed in Canada. The latter supposition is not admissible. The artist's signature is R. Roos. There were several painters of that surname, but not "R." Roos. Elihu Rich's Handbook of Biography (London 1863) gives the following: John Henry, a pupil of Adrian de Bie, 1631-1685; Theodore, his brother, 1638-1698; Philip, second son of John Henry, commonly called "Rosa de Tivoli," from his long residence there, a great painter of animals and landscapes, 1655-1705; John Melchior, brother of the latter, 1659-1731; Joseph, grandson of Philip, a painter and engraver, about 1728-1790; and finally Nicholas Roose (sic), whose proper name was Liemacker, a painter of Ghent, 1575-1646.

Relying upon the dates just given, it could be a production of John Henry, or Theodore, or Philip, or lastly of John Melchior; but if the "R"., as an initial of a baptismal, or in a particular case, of an assumed name, be correct, it would point to Philip, who, on this occasion, would be presumed to have signed "R[osa] Roos."

The social standing and easy circurnstances of the Marquettes, who formed one of the "First Families", if not the most distinguished, of Laon, would, of course, account for their employing so eminent an artist to duplicate, in 1669, a painting then in their possession; for, Marquette himself was already in Canada, or rather at the "mission du S. Esprit" on Lake Superior. Nor must it be forgotten that as yet he had in nowise distinguished himself as a great discoverer, so that the duplicate would have been ordered merely as a remembrance of an absent member of the family by some one of his relatives.

There is no record of this copy, or of any other for that matter, ever having been sent out to Canada; nor, in 1846, was there any surviving tradition in the family relative to the existence of a portrait of his. This is evinced from a letter I send you of Father E. Mollet, then at Laon, to Father Felix Martin, dated Aug. 19, 1846, which kindly return at your earliest convenience.

There is no record of any such portrait in the official inventory (Quebec, March 28, 1800) of Father Casot’s effects, which was made immediately after his death (see Rapport du Comité Spécial de la Chambre d’Assemblée &c., 1824, pp. 232 et ss.). Moreover, the archives of the various religious communities of Quebec are silent on the point.

Jacques Viger, the first mayor of Montreal, though an indefatigable seeker for anything of interest concerning Marquette, makes no mention, in his voluminous notes, of any likeness of the great discoverer; nor does he hint at the existence of any in Canada or elsewhere. Had it been in the custody of any of the religious communities, he certainly would have ferreted it out as he had done in the matter of portraits of other Canadian celebrities. Bibaud, jeune, in his Panthéon Canadien (1858), p. 301, gives a list of Viger’s successes in this field of research. (Voir Antiquaires...)

What precedes, it goes wihout saying, does not settle the point adversely to the authenticity of the portrait, for it is simply proof negative; still, these and other objections must be faced and, if possible, cleared away by very positive and indisputable evidence.

The English inscription under the name carved on the back can be referred only to a period subsequent to the Conquest. Yet I am inclined to think that no British colonist in those stirring times would take the trouble to label the portrait of a man he knew little about, and would care less about him had he known more. The fate of the "Journal des Jésuites" points to this conclusion.

Since the history of this interesting panel is unknown, the whole question of its genuineness and authenticity must be decided by a critical examination of the signature, date, and inscriptions. Until this investigation is held by experts competent in the matter, whatever our own personal impressions and wishes may be, the friends of historical research will, I fear, suspend judgment.

Mr. McNab will, no doubt, readily lend his assistance in instituting further inquiries. If we knew the exact date when he met the boys with the load of débris, on what street, in what direction they were going, whether they were French Canadians of English-speaking, and other like particulars, we might by means of the city permits to tear down or build up, discover the house from which the panel was taken. This point once placed beyond doubt would put us on the way of tracing it back to its original owners, and probably clear up the main difficulty as to when and by whom it was brought out to Canada.

Naturally I am much interested in this quest, as you are yourself and so many other with us, who have often regretted that Marquette's features were to remain forever unknown. If this portrait really turns out to be authentic it will indeed be a great discovery.

Yours vers sincerely,

[signé] A. E. Jones, S.J.

 

 

 

 

 

 

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

13 mars 1900 Lettre de Jones à McNab. AJC, CACSM1-290bis.

Commentaire — Voir Imbroglio.

St. Mary's College, Montreal, March 13th, 1900. D. G. McNab, Esq., Bracondale, P. O., Box 5, Toronto. My dear Mr. McNab, I am very grateful for your kindness in sending me the photograph of the panel. Mr. Thwaites wrote to me asking my opinion in the matter; I enclose in the present a copy of my answer to his request. It would indeed be a remarkable thing if after the long and fruitless hunts hitherto made to find a portrait of Marquette you should turn out to be the lucky discoverer. From my reply to Mr. Thwaites, you will best be able to judge along what lines to move in the difficult work of establishing the authenticity of the likeness. It seems to me that the all-important point is the determining of the genuineness of the signature and inscriptions. That does not mean to say that we should abandon meanwhile all hope of tracing back the history of the panel. It is needless to add that I shall be ready and eager to second your efforts in that direction to the best of my ability: so you may command my services. Why did you not come to see me at Victoria College during the Historical Exhibition last June ? Yours very sincerely, [signé] A. E. Jones S.J.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

14 mars 1900 Lettre de Thwaites à Jones. AJC, BO-35-3,42.

Commentaire —Thwaites décide de publier la photo de l'icône de McNab accompagné d'informations appropriées.

March 14 1900 / Rev. A. E. Jones, S. J. / Montreal, Canada / My dear father Jones:--- Your two letters of the 4th and the 10th just at hand, on my return from the East --- also photographs from McNab. I infer that you have written to him for further details relative to the boys and the locality in which he met them; but I will also do so. I am, of course keenly interested in the matter, and even if we do not finally decide the matter, I shall at least publish the photograph in one of our volumes, with such information as we have. But I really wish that we might arrive at a more definite conclusion before doing so. The time is now short, and I therefore beg to request that whenever you find anything new regarding the matter, you will let me know at once. / I suppose you know that the American Library Association is to meet in Montreal, next June. I shall be in attendance and hope to see much of you then. / Very sincerely yours / [signé] R. G. Thwaites.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

14 mars 1900 Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — McNab poursuit l'identification des inscriptions (inscription-recto) qui évoluent au fur et à mesure de sa correspondance et en marquant leur emplacement sur la photo N° 3 de Lehmann. Il a trouvé le panneau en septembre d'il y a trois ans. Il ne pense pas pouvoir identifier plus précisément l'origine du panneau. Il acquiesce au fait que l'inscription du verso serait plus récente, soit une centaine d'années. Il réaffirme sa comparaison stylistique avec Rembrandt. Le Marquette Club of Chicago, qui existe toujours, aimerait voir le tableau. Est-ce de cet organisme qu'émanera le demande d'exposer le portait d'après sa lettre du 15 mai 1900 ?

[Ajouté en rouge : N° 3] Bracondale Po / Toronto Mar, 14, 1900 / My dear Father Jones,

your [favors] of the 13th to hand [now] as I am about to make one more attempt to remove the [filthy] varnish - such I have decided it is - that depares the writing on face side above signature. But before starting I shall doing best to copy what words are now legible. Also such marks as shown where words were, or still are. Thus should my attempt prove successful, you shall learn the results.

I am marking a print that you may see where the signature and words are placed.

The top half of "S" is gone, as you see by marks. While the "J" has a strange shape. As for the other letters and marks I can form no idea what they stand for, in this present condition.

Regarding my finding of the panel, it was the early [part] of September three years past.

The boys from whom I got it were French and from their movement up Little St James St. I would judge they had brought their cart load of rubbish from south of Notre Dame. But, from that [course] I do not think we can hope for light on the origin of the panel since poor children will cart rubbish across an entire city.

It looks as though we will have to accept the panel for what it can prove in its face side. With you I plan in value on the carving as writing on back for it was it have been done one hundred years later than the painting.

The face is a wonderful fine example of modeling and color and could be mistaken for a Rembrandt but for the signature.

A number of people have been bothering [me] to see the panel, among the number, A Member of the Marquette Club Chicago.

It was only when I returned - being away from May to the last of July - that I learned you had been in Toronto. [Other word] you would have see me more than once. However, I have promised myself the pleasure of being with you on the Mountain again. I have a host of questions to ask.

Sincerely yours / [signé] D. G. McNab

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

15 mars 1900 — Lettre de Thwaites à Jones. AJC, BO-35-3,42.

Commentaire — À propos de la rue où l'icône a été trouvée.

My dear Father Jones : --- In re-reading Mr. McNab's letter, which I read rather hurriedly the other day, when they were forwarded to me in the East, I see that he does mention the street. Copies of his letters are enclosed. [...]

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

28 mars 1900 — Lettre de Thwaites à Jones. AJC, BO-35-3,42.

Commentaire — Il a reçu une lettre de McNab. Il demande à Jones s'il pourrait acheminer un rapport à publier avec la photo de l'icône.

My dear Father Jones : --- I have just had a letter, dated the 26th inst., from Mr. McNab. As he speaks of writing to you the same day, no doubt he has sent you the same account he has me, of the signature on the face of the panel. As it would take some time to have the plate made, if we conclude to publish the portrait, and our series is fast drawing to a close, may I, dear Father, beg that you will render verdict on the new developments, at your early convenience. And about the two lists I spoke of recently? Will it be practicable for you to furnish them? I sincerely hope so. Yours very sincerely. [signé] R. G. Thwaites.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

7 mai 1900 — Lettre de Jones à Thwaites.AJC, BO-35-3,42.

Commentaire — Jones affirme qu'il n'a rien à ajouter à son précédent rapport du 10 mars 1900.

My dear Mr. Thwaites [...] I have nothing to add to what I have said already concerning the Marquette panel. The inscription should be examined critically by competent and disinterested persons. Yours sincerely. [signé] A. E. Jones S.J.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

15 mai 1900 Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — Cette demande d'exposer le portrait à Chicago émane-elle du Marquette Club of Chicago mentionné dans sa lettre du 14 mars 1900 ? Il demande conseil à Jones à propos de ce prêt. McNab évalue son icône à 4 000 $ pour valeur d'assurance. La feuille de calcul de l'inflation de la Banque du Canada permet de déterminer qu'une somme de 4 000 $ en 1914 vaudrait 82 557 $ en 2014. Soit une augmentation annuelle de 825,57 $. Si on ajoute le même taux de 1900 à 1913, cela représente 10 732 $ supplémentaires. Donc, un grand total de 93 289 $ en 2014 ! Ou 46 644 $ pour les 2 000 $ de la valeur d'assurance négociée.

Rev. A. E. Jones S.J. St Mary's College Archives, Montreal. My dear Father Jones. Will you kindly advise? A Mr [Colts] of Chicago wishes to rent the old portrait of Father Marquette to use for exhibition purposes. So far I have not consented, though I did say that such might be possible, were he to have it insured, which he favoured on condition that the insurance be for $2,000 instead of $4,000 as I requested. Do you think I would be wise in leting the portrait out of my possession on other consideration than a sale? Sincerely yours [signé] D.G. McNab. Bracondale PO. Toronto, Ont.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

22 septembre 1900 Lettre [de Jones] à Hamy. AJC, CACSM1-293.

Commentaire — Seuls les extraits concernant le portrait ont été transcrits. Jones relate à Hamy un résumé de la découverte de l'icône de McNab. Il y exprime cependant plus de doutes que dans ses autres missives.

Au P. Hamy S.J. Ecole Libre Notre Dame Boulogne-sur-Mer. Sept. 22 1900.

Père Jacques Marquette, S. J.

[...]

[p. 3] Quant au portrait de Marquette jusqu'ici on a trouvé aucun qui soit réellement authentique. Vous savez que la statue au Capitol à Washington n'est qu'une affaire de fantaisie. De même le replica à la ville de Marquette, et une troisième statue qu'on a érigée cet été sur l'Ile de Mackinack.

Je vous envoie cependant une photographie (que vous aurez la bonté de me renvoyer avec le livre) prise sur un vieux panneau de bois avec le nom "Père Marquette" taillé sur le revers. Ce tableau, on le prétend, est le portrait de Marquette. L'histoire de sa découverte, telle qu'on la donne, est un peu longue, et je ne vous la donne pas en entier. Il suffit de dire qu'il a été trouvé dans les décombres d'une vieille maison à Montréal, transporté à Toronto où on l'a nettoyé. A part le nom, bien visible, sur le revers, il y a aussi, dit-on, mais peu distinct le nom de Marquette avec d'autres mots qui sont illisibles, et la signature R. Roos, 1669.

Or, en 1669 le Père était au Lac Supérieur, donc ça ne peut être qu'une copie faite sur un autre tableau en France. Car il est bien certain que le Père n'a jamais posé pour son portrait au Lac Supérieur en 1669 !

Quant à la signature, il y a eu toute une famille de Roos, cinq ou six, tous artistes, mais aucun, à ma connaissance, avec l'initiale R sinon Philippe (1655-1705), qui était connu par ses contemporains comme Rosa da Tivoli vu qu'il avait demeuré à Tivoli longtemps; et d'ailleurs ce Rosa ne serait qu'une corruption de Roos.

Je n'ai pas vu le tableau et n'ose rien dire sur son authenticité. Mais d'après la copie, comme vous voyez, c'est une noble figure, qui conviendrait bien mieux à Marquette que celle de la statue Trentanove, à Washington.

En 1846, les représentants de la famille Marquette n'avaient aucune connaissance d'un portrait du Père; et il serait difficile à expliquer, si toutefois, le tableau est véritablement le portrait du grand découvreur, comment il est venu et resté au Canada si longtemps sans que les antiquaires de ce côté ci de l'Océan ne l'aient découvert.

[...]

[Non signé]

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

26 septembre 1900 Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM1-294,5.

Commentaire — McNab semble modifier les inscriptions sur le panneau au fur et à mesure de ses correspondances avec Jones dont il applique les informations à la lettre ! McNab donne quantité de détails techniques comme s'il avait lui-même préparé le panneau ! S'il y a un pigment à base de plomb, l'utilisation de rayons X pourrait s'avérer infructueuse ! Serait-ce une autre ruse de McNab ? À propos du libraire Godefroy Mayer, 15 rue Pigalle, Paris, voir les hyperliens ci-dessous : un de ses catalogues aurait référé à une carte de l'Amérique Méridionale où serait reproduit une dizaine de portraits dont celui de Marquette !?

Bracondale, Po / Toronto, 26, 9, 1900 / A.E. Jones S.J. / Montreal, PQ

My dear Father Jones,

You will see from what I have discovered, through further cleaning, that what I had taken for part of "S" and "J" are [in-???] for other letters - Those are broken marks of three words before that of Marquette. then, on second line there are little [bastions] of letters but of such a matter that nothing can ever be learned from these. As the writing now appears, I shall copy here. Making a clash where a word is lost to recognition.

Further cleaning is out of the question. the paint being in so crashed a condition that I would risk destruction to the portion of picture.

Prof. Carl Lehmann considered the wood to be walnut. the latter judgment I would prone though it hardly seems possible that walnut was [exported] to France at so early a date as "1669".

Mr Boyle thinks the picture was done in America, and from life. Since great care is shown in little points that would have been overlooked in a copy:

A little wart on the face is so minutely worked as to show the [subtle] light on shadow side.

I am sending you something which Mr Boyle gave me, as copy from a catalogue of ["Godefroy Mayor"] hoping you will be able to make use of same.

Sincerely yours [signé] D.G. McNab

The dimensions of panel are 13 3/4 x 17 3/4 inches, and about half an inch thick, and [???] towards the sides and ends on back which work seems to have been done with a sharp axe. When holding the [fare] side of panel in some lights. there are visible signs of the [surpass] having been somewhere done by the use of that old slide plane. after which the wood was prepared for painting on by applying some [led] pigment. which shows at ends of panel and where the [scrapt ends] through the letters in upper corner. The nature of wood is oak according to the judgment of David Boyle, [Esq] O.H.S. while

[la suite dans l'écriture de Boyle sur papier entête de la Ontario Historical Society]

In the catalogue of "Rare Portraits Views, Historical Prints, and autograph Letters relating to America on sale by Godefroy Mayer 15 rue Pigalle, Paris." The catalogue is numbered 24 but is not dated.

On p. 2, no. 6 L'amerique Meridionale etc. contains is a map said to possess among [of ten] portraits one of Father Marquette. Price asked for the map $4.00

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

12 novembre 1900 Lettre de Jones à Thwaites. AJC, CACSM-1, 294,7.

Commentaire — À propos de sa correspondance avec Hamy : recherche d'un portrait en France ; ressemblance de l'icône de McNab avec les descendants de la famille Marquette ; copie de l'icône en grand tableau et gravure (voir 1903 Massé).

Montreal St. Mary College Nov. 12, 1900. Today I have something of interest to add to what I wrote you already [???] the Marquette portrait. A month or so ago I sent one of the photoprints to Rev. Fr. A. Hamy, S.J., who is stationed at Boulogne-sur-mer and who is much interested in all that relates to Père Marquette. I thought I had sufficiently explained to him that the lucky discovery of the portrait was Mr. McNab, in spite of which he gives me undue credit for the find, and adds: "I congratulate you in having found the likeness. You will now be glad to hear that there is every likehood of its proving authentic. The day I received it I met with the grandson of a Mr. Dagneau de Richecourt whose wife was a Marquette. This person (the grandson) unhesitatingly assured me that he saw in the picture a striking resemblance to one of his two uncles." Fr. Hamy has ordered a large size painting from the print, and when this is completed he will have an engraving made.

In the October number of the "Etudes," a Paris review, the same Father has a short but very interesting article on Marquette, wherein he indulges in the hope of yet being able to trace to its [hiding] place a portrait of the great Discoverer which is said to exist somewhere in France.

A E J

My dear Mr. Thwaites, as you gave me no hint at what kind of a note you required. I was at a loss how to treat the subject. I hope to review copy of a former letter and the few additional hints will serve your purpose.

Yours sincerely

A. E. Jones SJ

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

18 décembre 1900 — Lettre de Boyle à Jones. AJC, CACSM-1, 1490-46 et 47.

Commentaire — Voir Analyse critique : Inscription-recto. Il est désolé que le tableau ne puisse être conservé au Canada.

[Papier entête Ontario Historical Society. Les deux mots qui suivent ajoutés par une autre écriture : Marquette (portrait)] Dec. 18th 1900. Rev. A. E. Jones S. J. My Dear Sir. Of course you have heard all about the Marquette portrait discovered by Mr. Donald McNab. Oh, my ! What a fine trick that was he played all venerable fathers in Montreal including the terribly sly, crafty and generally awful S. J's ! Well, my dear sir, I have examined the painting more than once, - the last time this a.m., and the more I see of it the more I like. With this I send you an imitation of all that is decipherable by way of inscription. On the obverse is what I take to be (along the top edge) Marquette of the confraternitie of Jesus, all in one line. Was there a word confrerie in old French, or this only a contraction ? Of the fragmentary « o ____ A. ____f » I can make nothing, but the name of the artist is tolerably clear, as is the date. On the line above the name what is what may be the initial of pinxit. but is is not al all clear. On the reverse, and below the words deeply carved in [German ou Firman ?] text, I read the first « The Christian mission », but the last and may be incomplete, in which case I suppose Missionaire would be the whole, would it not ? I can make nothing at all of what follows. After what looks like « amo » comes what my be the tail of a « g », or may be a cedilla, and the last line strikes one as one word - the name of some Indian people or tribe. I have had half-tone plates of the portrait made and these will appear with an description account as [L ou h ?] - finding etc, in our vol. III of Ont. Hist. Soc. Papers and Records, now in press. Mr Coyne will also use them in his promised [Galinée]. I think there can be no doubt that of the first line on the obverse - Marquette de la Companie de (la) Jesus. Shall be glad to hear from you. Very respecfully yours. [Signé] David Boyle. P.S. Is it not a great pity - that we cannot keep this precious portrait in Canada ? Perhaps if together we had our pipes in full blast we could evolve a scheme to do so - etc ? [signé] D. B.

Tous ces fichiers combinés en version pdf.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

23 février 1901 P. T. A., « An alledged portrait of pere Marquette, Which was discovered by accident in the streets of Montreal, An interesting problem for historical students to solve », Montreal Daily Star, p. 9. AJC, CACSM1-294.

Commentaire — Ce long article de journal est très bien documenté : il serait intéressant de savoir qui se cache derrière ces initiales « P. T. A. ». La plus grande partie de ce texte est une reprise des éléments déjà publiés dans Thwaites (voir Analyse critique...). Toutefois, certains passages en gras nous apprennent des éléments nouveaux et mettent en relief certains doutes. Par ailleurs, McNab fait bien mousser les arguments requis afin de bien mettre en valeur sa découverte et assurer sa grande valeur monétaire. Une information à corroborer, serait à l'effet que 1896 Trentanove aurait utilisé, selon le père Jones, la photographie d'un jésuite canadien non identifié pour le visage de Marquette.

[colonne 1a] A discovery was made some years ago in this city, the importance of which was not known until some months ago. This find has set the lovers of historical research, both in Europe and America on the qui vive. It is nothing less than a supposed painting of the Rev. Father Jacques Marquette, S. J., the explorer of the Mississippi. The story of the finding of the mysterious panel reads like a page of romance.

Mr. Donald Guthrie McNab, a distinguished artist of Toronto, was engaged in this city some years ago in painting for the Chateau de Ramezay, portraits of serveral of the early Jesuit Fathers and other personages of the early history of Canada. Portraits, or oil paintings, of most of these illustrious men had been found, most of them well authenticated by [contemporary]

[colonne 1b] writings. There existed, however, within the knowledge of those interested in the subject, no portrait or painting of Father Jacques Marquette. For years search had been made throughout all the branches of the Marquette family, one of the most distinguished of Laon, France, but without avail. During the winter of 1896-97, Mr. McNab was going along a street, but which from the description of the place which he wrote to Rev. Father A. E. Jones, S. J., archivist of St. Mary's College, is [sic] rather Little St. Antoine street. He suddenly noticed two little French Canadian boys with a load of rubbish on a hand cart. On top of the load was a panel picture covered with dirt and tar. The peculiar shape of the panel attracted the attention of the artist, and he enquired of the boys where they had found it. They replied that all the stuff had been taken from an old house. They would not say anything

[colonne 2a] more, either because they were afraid of being arrested for taking the rubbish away without permission or because they knew nothing about it. They consented to part with the panel for a small amount of silver. Mr. McNab thought very little of the find at the time, and later remembered only that the boys came from a westerly direction. After finishing his work at the Chateau de Ramezay, Mr. McNab returned to Toronto. In the autumn of 1899 having [little] to do, he began, as he says [himself], "to remove the dirt which was held [fast] with many coats of varnish, and it [has] taken much time and great care, [owing] to the cracked condition of the paint. [The] face is a wonderful fine example of modeling and colouring, and could be [mistaken] for a work of Rembrandt, were it not for the signature, "R. Roos, 166[9]" above which are two lines which I [take] to be as explanatory of the model; [though] cracks and dirt have defaced most of the words, save "Marquette de la [Confrerie de

[colonne 2b] Jesus," which is quite legible. On the [back] of the panel, which is 13 3-4 by [17] 3-4 inches, and about half an inch thick, there has been carved "Pere Marquette" strong and deep, but this carving evidently is not by a contemporary.

The above is taken from Mr. McNab's own description of the panel in a letter written by him to Mr. R. G. Thwaites, of Cleveland, Ohio, the chief editor of the "Jesuits Relations and Allied Documents," which is being published by Burrows Bros., of Cleveland. Mr. Thwaites, who was indebted to Rev. Father Jones, of this city, for a great deal of information regarding the early history of the Jesuits in this country, sent

PORTRAITS OF THE PANEL

to him, and Mr. McNab also communicated with Father Jones, and explained the circumstances accompanying the discovery. Father Jones had for years been seeking

[colonne 3a] after further information of Father Marquette, but did not believe any portrait of him was in existence. Amoung the documents in the archives of St. Mary's College, in this city, which are under the charge of Father Jones, is a letter dated August 19, 1846, written by Rev. Father E. Mollet, S.J., who was then stationed at Laon, France, the birth place of Father Marquette, and addressed to Rev. Father Felix Martin, S.J., relating to this very matter. Father Mollet says that there is no tradition surviving in the family of the existence of any portrait of the famous missionary explorer. In a letter to Mr. Thwaites, on the subject, Father Jones says:

"Jacques Viger, first mayor of Montreal, though an indefatigable seeker for anything of interest concerning Marquette, makes no mention, in his voluminous notes, of any likeness of the great discoverer; nor does he hint at the existence of any in Canada or eslwhere. Had it been in the custody of any of the religious communities, he certainly would have ferreted it out, as he had done in the matter of portraits of other Canadian celibrities. Bibaud jeune, in his Pantheon Canadien (1858), p. 301, gives a list of Viger's successes in this field of research."

Father Jones also considers the cracked condition of the painting as evidenced by the photograph which was sent to him of a prima facie evidence that the work is not of recent date. He goes on to say: "The artist must have been one of no small merit, as the details of the face are so exquisitely reproduced, and the features as perfect as if taken with a camera. The painting is a representation of a man of the years of Marquette, who, as we know was born on Jun 1, 1637. The placidity of expression and the absence of that airy arrogance which characterizes the fanciful features and attitude of Trentanove's statue, correspond perfectly with what we know of Marquette's gentle and unassuming nature."

THE STORY OF A STATUE.

Father Jones told the story of the origin of Trentanove's

[colonne 3b] statue (1896 Trentanove). A photographer called in one of the Jesuit Fathers in this country who was popularly supposed to be of somewhat the same appearance as Marquette. The photographer indicated the pose which he desired the father to adopt to have a photograph taken for some special purpose which was not explained. With a view to obliging the photographer, the Jesuit Father did as he was requested, and was a most surprised man some time later to find

[colonne 4a] that the photograph had served as a model for the Trentanove statue.

SOME INCONSISTENCIES.

Father Jones attaches very little importance to the lettering on the back of the panel, which is not in keeping with the writing of the time, which was evidently about the middle of the seventeenth century. As the portrait furnished to Father Jones contained no clear trace of the name of the artist and the date, he could form no clear idea as to the concordance of the lettering with the literal or numerical characters of the period.

Fathe Marquette came to Canada in September, 1666, and the date of the panel is 1669. From this Father Jones concludes that the panel must have been either a copy of an original previously existing in France, or that it was made in Canada. The latter supposition he considers altogether inadmissible.

The signature "R. Roos, 1669," is also hard to explain. There was a large family of that name in Germany, and a number of them were painters. Elihu Rich's hanbook of biography mentions the following: "John Henry (1631-1685), Theodor his brother (1938-1698), Philip, second son of John Henry, commonly called Rosa de Tivoli, from his long residence in that city where he enjoyed a high reputation as a painter of anumals and landscapes (1655-1705); John Melchior, a brother of the latter (1659-1731), and Joseph, a grandson of Philip, painter and engraver (about 1728-1790)."

According to dates, John Henry, Theodor or Philip are considered by Father Jones as among those who might have done the work in question. He thinks it possible

that Philip may have signed the work by the name of R. Roos, for Rosa, since he was called Rosa de Trivoli [sic].

This supposition can hardly be entertained, however, because Philip Roos, in 1669 would have been only 14 years of age.

A STRANGE COINCIDENCE

exists in the fact that just as the discussion of the personality of this painter is being

[colonne 4b] investigated a Jesuit Father, who is probably a descendant of the Roos family, has just died in the person of Father Philip Roos, a native of Zanbach, a village of Prussia, where he was born on November 22, 1835. His death occurred at Creighton University in the State of Omaha. A few days ago Father Jones received a letter from that institution asking his advice with regard to the alleged picture of Father Marquette and the identitiy of the painter.

It is possible that another painter by the name of Roos, whose first name began with "R," may have existed about that time, but it seems strange that no biographical work that can be found contains any mention of such a person. The style of the work is that of a painter of great ability, who would be likely to attract the greatest attention. Another argument which might be brought forwars against the

AUTHENTICITY OF THE PAINTING

is that at the date mentioned thereon Father Marquette had not yet distinguished himself. He was then in Canada, or, rather, on the mission of the Saint-Esprit, on Lake Superior, in the neighbourhood of the present city of Duluth. He died on his way back to Canada at River Marquette, later corrupted to River Marguerite, and now the town of Ludington, Mich.

Of course the family of Marquette was in easy circumstances, and were socially among the first, if they were not, indeed, the most distinguished family of Laon, and it is possible that they should have employed an artist of high repute and great ability to produce a duplicate picture as a remembrance of a distant member of the family.

There is no record of the seinding of such a picture to Canada, and the official record of Father Casot's effects (Quebec, March 28th, 1800), made immediately after his death, contain no record of such a painting. The archives of the religious communities of Quebec are equally silent on the subject. Father Jones and the other historical searchers, who have been studying the authenticity of the panel, are of opinion that it should be submitted to the critical examination of experts in the matter, who could determine the authenticity of the signature, dates and inscriptions. In the meantime, searchers after historical knowledge suspend judgment.

The inscriptions "Marquette de la Confrerie de Jesus," is not in accord with the usual inscriptions of that date. The Jesuits were never known as a "confrerie," but during the seventeenth century were referred to commonly as "Societe de Jesus." Other inscriptions are faintly visible on the front of the picture towards the upper left hand side. Some of the members of the Ontario Historical Society, who have examined the panel, believe that they distinguish the letters "S. J.," which are the initials generally used nowadays for the Society of Jesus, or Jesuits. Father Jones is authority for the statement that in the archives of the time at which this panel is supposed to have been made, these initials were not used. Another inscription appears to begin with the letters "A. M.," and after a space a sign which appears to be the tail of a letter "G." This may be the initials of the Jesuits' motto: "Ad Majorem Dei Gloriam," ("To the greater glory of God.") There appears to be small chance of determining

THE IDENTITY OF THE PICTURE

on this side of the Atlantic. An attempt was made at the time of the meeting of the Librarians' from the United States last summer in this city to have the portrait brought here for their examination. Mr. McNab refused to let the treasure out of his hands, however, unless an insurance of $3,000 could be effected upon it [voir lettre du 15 mai 1900 pour une estimation la valeur de cette somme en 2014]. An attempt was made to effect this insurance buy only $2,000 could be obtained and Mr. McNab refused to let it go unless insurance could be effected for the larger amount. There is no doubt that a test could be made

[colonne 5] to determine whether the inscriptions on the front of the picture are of the same date as the picture itself. Such a test would destroy anything inscribed on the picture at a later date while leaving the original painting intact.

The picture shows a man in the costume worn by the Jesuits of the time, with the baretta faintly outlined [voir L'affaire de la barrette repeinte par McNab], as well as the large collar of a cloak, and the rolling collar worn at that time by the Jesuis Fathers.

Father Jones forwarded a photograph of the panel to Rev. Father Hamy, S. J., who is stationed at Boulogne sur Mer. That father became very enthusiastic about it, and believes that it is really a picture of the illustrious discoverer. Writing to Rev. Father Jones he says: "The day after I received the photograph I met with a grandson of Mr. Dagneau de Richecourt, whose wife was a Marquette, and he (the grandson) says that the photograph bears a striking resemblance to one of his two uncles." Rev. Father Hamy in an article in "Etudes," a Paris review, speaks of this picture as likely to prove authentic and indulges in the hope of tracing another picture of Marquette to its hiding place in France. In a later letter to Father Jones, Father Hamy informs him that he has found the person whom he expected to aid him in the pursuit of this supposed picture, but that person, who was a connection of the Marquette family, could afford him no assistance. Rev. Father Hamy has caused a life-sized painting to be prepared from the photograph sent him by Father Jones [voir 1903 Massé].

The question, therefore, remains unsettled, and will remain so until it is clearly demonstrated that the inscriptions on the front of the panel, discovered in such a mysterious manner by Mr. McNab in the streets of Montreal, are really genuine and of the same date as the picture itself.

P. T. A.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

3 août 1901 — Lettre de McNab à Jones. AJC, BO-35-3,42.

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté. L'article auquel il réfère pourrait-il être celui publié le 23 février 1901 par le Montreal Daily Star ?

Beaconsdale Po - Toronto 8, 3, 1901 - Rev. A. E. Jones, S.J., Montreal, PQ. My Dear Father Jones, is it possible that you have discovered something new regarding the old panel portrait of Father Marquette ? I learned this morning that a Montreal paper, the Weekly Star, if [I mistake] has published a portrait of Father Marquette and a lengthy letter in conection with same. Hoping that you are the author of that letter, and that you have discovered in France, a portrait of Father Marquette. I shall eagerly wati to [sic] for this week's issue for which I have sent to the Weekly Star. Very truly yours. [signé] D. G. McNab. AJC, BO-35-3,42.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

17 décembre 1904 — Lettre de McNab à Jones. AJC, CACSM-1, 1490-43, Correspondance Jones 1903-1905.

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté.

12/17/4 Rev Father Jones - This will introduce to you my friend, Mr David I Bushnell, the present owner of the portrait of Peirre [sic] Marquette. Any courtesy extended him will be greatly appreciated by Yours very truly, [signé] Don G McNab [Papier entête de] D.I. Bushnell & Co., 105-111 North Second St, St.Louis.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

4 mars 1905 — Lettre de Bushnell à Jones. AJC, CACSM-1, 1490-43, Correspondance Jones 1903-1905.

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté.

3/4/5 The Rev A E Jones S J Montreal. My dear sir- While in your city just prior to about first of January, I learned you were in Chicago hence unable to present enclosed letter of introduction from Donald G. McNabb [sic], which explains itself. In talking with our mutual friend Dr McGee last night in regard to this protrait [sic] of Marquette, he suggested I write you regarding it, from the fact of your being the best posted party in any way familiar with it. As I undersand it, there is some doubt of its being authentic. If not too much trouble may I ask you to give me your opinion in regard to this matter. Thanking you in advance for your attention, I am, Very truly yours, [signé] D.I. Bushnell. [Papier entête de] D.I. Bushnell & Co., 105-111 North Second St, St.Louis.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

27 mars 1905 — Réponse de Jones à Bushnell. AJC, CACSM-1, 1490-43 (verso), Correspondance Jones 1903-1905.

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté. Voir aussi L'affaire de la barrette repeinte par McNab.

[en rouge : (answer)] S.M. Coll. Montr. March 27 [???] 1905 D. I. Bushnell, St Louis, Mo, U.S. Dear Sir - I am very sorry I was away from the city when you called at the College in January last. Since the receipt of your letter of the 4th inst. I have considered more than once your request therein contained, viz: that I should commit to writing any opinion in regard to the authenticity of the Marquette picture. Really, I think I cannot do better than refer you to my remarks in note 51, pg. 400 of the 71st bol. of the Thwaites Jes. Rel. & allied Doc'. Read this note to her end, i.e. to the foot of pg. 403. - Ther[fore] do I think it advisable to add anything to it. One word only. When in St. Louis, I had a glimpse at the picture, but was so hurried with my own work at the time that I could not carefully examine it. I noted, however, with much regret that it had been touched up, especially the back ground around the head, so that the biretta, faintly visible in the photograph, was entirely obliterated. Very thank &c.

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

6 octobre 1913 — Lettre de Mme Edw. D. Chase-Thorne à Jones. AJC, CACSM-1, 1490-45.

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté. Voir aussi Adela Page Chase-Thorne.

Rev. Father Jones. I learn that the man holding the alleged portrait of Father Marquette is by name Bushnel [sic]. A copy of the fine painting was published in our Sunday paper. You may not recall a St. Louis lady asking you about this in '95 I visited Montreal in the fall of that year and called on you being anxious to see the diary of Père Marquette. The object of my note is to ask if you would thing it wise to mention your doubt as to the authenticity of the painting or is it well to let people go on believing an error. You can speak from authority as no one else can, of course, there may be no absolute proof of the imposition, but there is much corroboration evidence - it seems to me. Naturally the owner will be better pleased if I am silent. but is it the right thing to do. To let a fraud remain unchallenged. The painting is well thought of here, as genuine, but remembering your doubt I am led to ask you had I best mention it here ? You are the one best to know. Mos Respectfully Yours. Mrs. Edw. D. Chase-Thorne, 7200 Rosalie Ave, St Louis. Oct. Sixth, 1913.

Réponse de Jones à la lettre du 6 octobre 1913 de Mme Edw. D. Chase-Thorne

Commentaire — Voir Imbroglio où ce document est analysé et commenté.

[Ajouté dans une autre écriture - Re : Marquette's Portrait 1913 Oct. 6. Note manuscrite de Jones :] I regretfully declined to add anything to what is already in print (Clev. edit. of Rels Vol. 71, pp. 400-403).

AJC      — 1846 : 0819Mo. — 1900 : 0228TM, 0304M, 0304M, 0307M et Photos Lehmann, 0307M, 0310J, 0313J, 0314T, 0314M, 0315T, 0328T, 0507J, 0515M, 0922J, 0926M, 1112J, 1218Bo. — 1901 : 0223P, 0803M. — 1904 : 1217M. — 1905 : 0304Bu, 0327J. — 1913 : 1006CJ. — Oeuvres.

   

Collaboration de Jasmin Miville-Allard.

McNab aurait réalisé, pour les jésuites, une série de portraits des martyrs canadiens et autres jésuites de la Nouvelle-France. Nous n’en avons aucun ici, aux archives des jésuites, à l’exception de 2 portraits miniatures sur carton qui pourraient être de la main de McNab, tel celui de Casot ci-contre. Il me semble avoir lu (peut-être Laroche-Joly 1990) que des miniatures avaient accompagné les portraits de McNab.

Il me semble qu'un portrait de Brébeuf, accroché dans la maison de la communauté jésuite de Loyola, était de McNab (image ci-contre). Pour cette raison, nous devons certainement avoir des traces de cette commande ou d’autres informations pertinentes au sujet de McNab.

Les portraits de McNab au Château Ramezay ressemblent beaucoup à la série de J.J. Boyes...

« BOYES J. J. (1865 Bedfordshire, Eng. - fllg. 1907) Painter who emigrated to Canada 1898. Executed series of portraits of Jesuits Missionaries for Chruch of the Immaculate Conception, Montreal 1907 (Harper 1970, p. 42). »

 


Les portraits de McNab au Musée du Château Ramezay

« In sundry volumes of our series, we have published photo-engravings of the several oil portraits of Jesuit missionaries to New France painted by Donald Guthrie McNab, now of Toronto, for St. Mary’s College, of Montreal. These were chiefly based upon authentic contemporary engravings, and are considered creditable likenesses of the early Fathers. » Thwaites 1896-1901 (puffin.creighton.edu t. 71, note 51).

Les photographies et les informations sur ces oeuvres, conservées au Musée du Château Ramezay de Montréal, proviennent de la base de données Artefacts Canada.

Les portraits sont classés par ordre alphabétique des noms de familles mis en caractères gras.

Donald Guthrie McNab, Jean de Brébeuf, huile sur toile, Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.813.

Donald Guthrie McNab, Jean-Joseph Casot, huile sur toile, inscription: « LE PÈRE CASOT / 1728 - LE DERNIER JÉSUITE AU CANADA - 1800 », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.881.

Donald Guthrie McNab, Portrait présumé de Pierre-François Xavier de Charlevoix qui est en fait une copie de celui de Paul Le Jeune, huile sur toile, inscription: « 52 », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.880.

Donald Guthrie McNab, François Xavier Duplessis, huile sur toile, inscription: « LE PÈRE DUPLESSIS / 1663 - MISSIONNAIRE JESUITE CANADIEN - 9 », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.879.

Donald Guthrie McNab, Saint Isaac Jogues, huile sur toile, inscription: « Father Isaac Jogues S.J. / Bn 10th jan 1607 / Lld 19th Oct. 1646. / Painted from print. Sep. 1895 / By / Don G. McNab », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.878.

Donald Guthrie McNab, Père Joseph-François Lafitau, huile sur toile, Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.876.

Donald Guthrie McNab, Gabriel Lalemant, huile sur toile, Inscription « LE PÈRE LALEMENT / 1610 - MARTYR JÉSUITE AU CANDA - 1649 », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.875.

Donald Guthrie McNab, Père Paul Le Jeune, huile sur toile, inscription: « Father Paul, Le Jeune. S.J. / Bn. 1592 / Dd. 7th Aug 1664. / Painted from print. Sept. 1895 / by / Don. G. McNab », Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.839.

Donald Guthrie McNab, Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, huile sur toile, Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.924.

 


Après 1896 Donald Guthrie McNab

« Father Jacques Marquette is not represented in the McNab portraits, because no likeness of that famous missionary was then known to exist. » Thwaites 1896-1901, t. 71, note 51.

Ce portrait de Marquette, par McNab, copie la physionomie donnée au missionnaire par Gaetano Trentanove dans sa sculpture de 1896. Le tableau est donc postérieur à cette date. Mais, est-il postérieur aux commentaires de Thwaites publiés en 1901 ?

Ce tableau aurait-il été peint pour bien marquer la différence entre ses « copies normales » des portraits anciens des jésuites et son « portrait original fabriqué » à partir d'un vieux panneau de bois, que l'on surnomme l'icône de McNab...!?

 

Donald Guthrie McNab, Portrait du père Jacques Marquette (1637-1675), après 1896, huile sur toile, 76 x 60,7 cm, « Father Jacques. Marquette. s.g. / Born at Laon. 1637. / Came to Canada. 1666. / Dd May. 18th 1675. / Painted from photo of / Statue at Washington. D.C. », Montréal, Musée du Château Ramezay, n°1998.1761.

 

web Robert DEROME