Gérard Morisset (1898-1970)

1959a : Peinture - Portrait - Evolution

 Textes mis en ligne le 24 février 2003, par Sophie MALTAIS, dans le cadre du cours HAR1830 Les arts en Nouvelle-France, au Québec et dans les Canadas avant 1867. Aucune vérification linguistique n'a été faite pour contrôler l'exactitude des transcriptions effectuées par l'équipe d'étudiants.

 

Peinture - Portrait - Evolution 1959

Bibliographie de Jacques Robert, n° 31.1

Ottawa et Québec, Galerie nationale du Canada et Musée de la Province, 1959.

Portraits canadiens du 18e et 19e siècles / Canadian portraits of the 18th and 19th centuries.

AVANT-PROPOS

La présente exposition a été conçue et presque entièrement organisée par M. Claude Picher, agent de liaison de la Galerie nationale pour l'est du Canada. Travaillant de concert avec le Musée de la Province de Québec, le Musée de l'Université Laval, le Musée des Beaux-Arts de Montréal et M. John Russell de Montréal, M. Picher a fait la sélection des toiles pour cette exposition. Il a aussi préparé les textes pour le catalogue et en a rassemblé les différentes sections. Les photographies ont été fournies, pour la plupart, par l'Inventaire des œuvres d'art de la province de Québec.

La Galerie nationale est très reconnaissante envers les individus et les institutions qui ont si généreusement prêté leurs toiles, et qui ont permis qu'elles soient en montre d'un océan à l'autre à l'occasion de cette exposition. Des remerciements spéciaux vont à M. Gérard Morisset, conservateur du Musée de la Province de Québec pour son introduction au catalogue, de même que pour sa collaboration professionnelle.

Notre but n'était pas d'organiser une exposition définitive. Les toiles furent choisies principalement pour être exposées dans les galeries de moindre importance au Canada. La plupart de ces centres n'auront jamais la possibilité de recevoir une exposition du calibre de Les Arts au Canada français qui fut organisée pour le Festival international de Vancouver. Toutefois, trente portraits bien choisis serviront sûrement d'introduction au portrait canadien du 18e et 19e siècles en soulignant d'une façon particulière le rôle de la province de Québec.

Même si l'on tient compte de ces restrictions, les initiés remarqueront de graves lacunes. Il n'y a aucun portrait tiré de la collection peu considérable mais importante de vieux portraits de la Galerie nationale ; la confusion amenée par le déménagement au nouvel édifice Lorne explique ce manque de participation. Quelques tableaux significatifs, propriétés de collectionneurs individuels, n'y apparaissent malheureusement pas ; des engagements préalables à l'effet d'autres expositions, et le long itinéraire proposé expliquent cet état de choses.

RICHARD B. SIMMINS,

Directeur des expositions

et du service d'extension,

La Galerie nationale du Canada,

Ottawa, Octobre 1959

INTRODUCTION

Pendant plus d'un siècle et demi, soit de 1670 à 1820 environ, les peintres de la province de Québec, sauf de rares exceptions, n'ont guère eu comme clientèle que l'Eglise et la bourgeoisie. Ils ont donc peint des tableaux religieux et des portraits; jusqu'à l'époque où ils ont eu des commandes de paysages et de natures mortes.

Tableaux d'église et portraits sont généralement en médiocre état de conservation. La fumée des cierges et l'humidité enlèvent vite toute fraîcheur aux toiles qui ornent les sanctuaires et les nefs. Les portraits, placés au-dessus des âtres, ne sont pas en meilleure posture: ils s'abîment lentement, parfois jusqu'à la destruction.

Jusqu'à la guerre de Sept-Ans, les peintres importent de France leurs couleurs et leurs pinceaux. Les tableaux de cette époque, par exemple ceux du Frère Luc et de Dessailliant, ont assez bien tenu le coup. Mais de 1755 jusqu'à la fin des guerres du Premier Empire, les peintres ont dû souvent recourir aux matériaux du pays pour se pourvoir d'un matériel utilisable, que l'importation ne pouvait leur fournir à cause de la guerre. François Baillairgé note dans son Journal les terres qu'il a trouvées à Québec même et qui lui ont servi dans certains tableaux; il note même les différents poils dont il a fait brosses et pinceaux. Manquant d'expérience dans la trituration des terres, les artistes ont souvent commis des erreurs au détriment de leurs œuvres. Certaines toiles de François Beaucourt, de Roy-Audy et de Légaré ne sont plus que des loques.

Le premier portrait exécuté en Nouvelle-France est celui du fondateur de Québec. En 1609, Champlain fait alliance avec les Hurons pour combattre les Iroquois; et il rappelle l'escarmouche du lac Champlain en la dessinant: au centre, c'est lui-même, arquebuse à l'épaule, qui occit le chef Iroquois; c'est d'ailleurs le seul portrait authentique du premier gouverneur.

On connaît une dizaine de portraits peints en Nouvelle-France au 17e siècle. Quatre d'entre eux sont des portraits de cadavres, et ce sont des religieuses - par exemple la Mère Catherine de Saint-Augustin par l'abbé Pommier (1668). Il existe cependant des portraits exécutés ad vivum. Le plus harmonieux est celui de la Mère Juchereau de Saint-Ignace par l'abbé Jean Guyon (1684) ; le plus spirituel est celui de Jean Talon par Claude François, dit Frère Luc (1671) ; le plus sévère est celui de Mgr de Laval par le même peintre (1672).

La vogue du portrait s'étend au 18e siècle. Il y a des portraits-groupes, tels l'Ex-voto de Mme Riverin de Michel Dessailliant (1703) et l'Ex-voto des trois naufragés de Paul Beaucourt (1754). Il y a des portraits d'apparat, tels ceux des évêques de Québec, de Montcalm, de Mme Boucher de Laperrière, des Chaussegros de Léry. Il y a aussi des portraits moins solennels mais plus élaborés, dans lesquels les fonds nous renseignent sur les intérieurs d'autrefois. Le Père François peint son confrère récollet, le Père Emmanuel Crepel, dans un coin de sa bibliothèque; François Beaucourt représente Mme Trottier dit Desrivières en train de prendre le thé. Cependant le portrait du 18e siècle est généralement simple: les personnages se détachent sur un fond uni ou modelé sans apprêts. Telles sont les œuvres de François Baillairgé, de Louis-Chrétien de Heer et de Louis Dulongpré; le premier a peint habituellement des maniatures, mais il a aussi employé la sanguine et le crayon - voyez le portrait de son frère, le sculpteur Pierre-Florent Baillairgé; De Heer a laissé quelques portraits à l'huile, dont l'admirable Capitaine Mailhot; Dulongpré s'est surtout servi du pastel et, dans cette technique, il a exécuté un grand nombre d'ouvrages dépouillés et vifs.

Au siècle dernier, le portrait est le genre de peinture à la mode. Il y en a pour tous les goûts. Le grand bourgeois, le seigneur et l'homme d'église ne sont plus à peu près les seuls à poser devant les peintres. Ceux-ci recrutent leur clientèle dans toutes les classes de la société - professionnels, charpentiers de navires, maîtres-maçons, musiciens, ouvriers du bâtiment, rentiers de village, même travailleurs de la terre. D'où une variété dans les expressions, dans les costumes et dans les accessoires, même dans le coloris.

Pendant une grande partie du siècle, le portrait tend à la simplicité. Ainsi le traitent habituellement Joseph Légaré et son disciple Antoine Plamondon, Jean-Baptiste Roy-Audy, probablement le mieux doué de sa génération, Théophile Hamel, élève de Plamondon, Zacharie Vincent, Ludger Ruelland et Napoléon Bourassa, disciples d'Hamel, Eugène Hamel et Charles Huot. Ce groupe de peintres, auquel je joindrais quelques artistes moins connus comme John James, Henry Thielcke, James Duncan, Alfred Boisseau et quelques autres, a laissé des œuvres d'une haute tenue et d'une diversité charmante. Tel portrait de Roy-Audy comme celui de Mme de Courval, un chef-d'œuvre de dessin, de coloris, et de goût, telle effigie de Légaré comme celle de Mme Defoy, telle toile d'Antoine Plamondon comme la Mère Saint-Joseph, tel portrait de Napoléon Bourassa ou de Ruelland apparaissent comme des ouvrages solides, généralement composés avec rigueur et peints avec une vivacité qu'on chercherait en vain dans la plupart des autres ouvrages de ces peintres. Nous sommes loin de connaître toutes leurs œuvres; et parmi celles que nous connaissons, il en existe qui ont souffert du temps et des hommes; mais derrière les dégâts, on sent la main alerte de l'artiste, la justesse de son observation et la sûreté de sa gamme de couleurs.

Le portrait-groupe des Pères de la Confédération remet définitivement en vedette le portrait d'apparat. Robert Harris en est le maître jusqu'au début de notre siècle. Il a eu nombre d'imitateurs, habiles comme lui et sérieux, mais dépourvus de génie. Entre 1880 et 1910, le portrait d'apparat est devenu un genre ennuyeux. Destiné à de grands salons sombres, aux poutrelles en chêne noirci et aux âtres solennels, il était tout à fait dans son milieu. Sorti de là, il est devenu artificiel, compassé - épave d'une époque relativement récente qui nous paraît presque aussi reculée que les jabots et les dentelles du Grand Siècle.

Depuis un demi-siècle, le portrait n'a plus d'histoire. La photographie, le costume sévère de notre époque, l'indifférence du public et les prix des portraitistes ont contribué à sa déchéance. On compte sur les doigts d'une seule main les bons portraits des vingt dernières années. Telle effigie de fillette par Pellan, telle esquisse de portrait de femme par Borduas, tel petit tableau fignolé par Ozias Leduc sont des ouvrages qui resteront. Mais le genre en lui-même s'en est allé au pays des vieilles lunes, comme toutes les choses qui sont passées de mode.

GERARD MORISSET,

de la Société royale du Canada

FRANÇOIS BEAUCOURT

1740-1794

Portrait de Mme Eustache Trottier 1

Portrait de l'abbé Antoine Marie Morand 2

Parfois nommé François Malepart Beaucourt. Né à Laprairie, près de Montréal, fils de Paul Beaucourt, soldat et peintre amateur. Vécut à Québec durant la guerre de Sept-Ans. Partit ensuite pour l'Europe, vécut un certain temps à Paris, puis s'établit à Bordeaux. On sait qu'il vécut en Allemagne et qu'il voyagea en Russie. Retourna ensuite à Paris. Revint au Canada et s'établit à Montréal après une absence de quinze ans, où il mourut. Ses peintures religieuses révèlent l'influence des peintres français du 18e siècle alors que ses portraits sont influencés par David et Fragonard.

LOUIS DULONGPRÉ

1754-1843

3 Portrait de Mme Charles Morrison

Né à Saint-Denis en France. En 1778, s'enrôla dans la marine qui aida les Américains dans leur lutte contre l'Angleterre. La paix signée, il se rendit à Montréal et décida de s'y établir. Commença par enseigner la musique, mais voyant que ce n'était pas suffisant pour vivre, se mit à la peinture. Obtint, grâce à des amis, des commandes de portraits. Il en laissa plus de trois mille. Peignit aussi des décorations pour les églises et le théâtre. Mourut à Saint-Hyacinthe. Dulongpré peignait ses portraits à l'huile et au pastel; sa production fut telle qu'il contribua à la vogue de la peinture de chevalet.

LOUIS-CHRÉTIEN DE HEER

1755-1807

4 Portrait de Mgr Hubert

Né à Guebwiller en Alsace. Vint à Montréal à la fin de l'année 1783. Épousa Marie-Angélique Badel dont il eut plusieurs enfants. Peut-être parce qu'il n'avait pas beaucoup de succès à Montréal, il se rendit à Québec en 1787. Annonça dans la Gazette de Québec qu'il était en mesure de faire des portraits aussi ressemblants que possible. Exécuta aussi des peintures religieuses pour différentes églises. A la fin de 1792, revint à Montréal où il trouva une bonne clientèle.

FRANÇOIS BAILLAIRGÉ

1759-1830

5 Portrait d'Agathe Tarieu de Lanaudière

Né à Québec. Fils d'un menuisier originaire de Poitou avec lequel il étudia d'abord. En 1778, se rendit à Paris et à l'Académie Royale; étudia la sculpture avec Jean-Baptiste Stouf et la peinture avec Jean-Jacques Lagrenée. Ses premiers croquis démontrent qu'il étudia aussi l'architecture. Rapporta de son voyage les éléments du style Louis XVI. En 1781, ouvrit un atelier à Québec et fit une carrière fructueuse comme architecte, peintre et sculpteur. S'intéressa aussi à la musique, au théâtre, aux sciences, à l'histoire de l'art et aux arts décoratifs. Fit figure d'homme universel. Mourut à Québec.

JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

1778-1848

6 Portrait de Mme Antoine Lefebvre de Bellefeuille

7 Portrait de Mme François Poulin de Courval

8 Portrait de Thomas Laing...

9 Portrait de Mme Louis-Léandre Lemaître-Auger

10 Portrait de Mme Étienne Ranvoysé

Né à Québec d'une famille de menuisiers et d'ébénistes. Commença par être menuisier, peintre d'enseignes, puis, vers la quarantaine, . En 1794, étudia avec François Baillairgé. En 1802, hérita quelque argent de sa mère et épousa Julie Vézina, fille d'un forgeron. Ouvrit alors un atelier de menuiserie où il œuvra comme ébéniste et comme peintre. En 1805, à cause de la crise économique, il voyagea dans le Bas-Canada en quête de commandes. On doit à cet artiste quelques tableaux religieux mais sa veine était le portrait. Mourut à Trois-Rivières.

JOSEPH LÉGARÉ

1796-1855

11 Portrait de Mme Charles Maxime de Foy

Né à Québec. En 1817, quand la collection Desjardins fut vendue à Québec, Légaré acheta des œuvres de peintres européens mineurs et apprit son métier en les copiant. Exécuta une centaine de peintures religieuses. Il en est resté une quarantaine. Il s'agissait pour la plupart de copies ou d'interprétations d'œuvres de peintres tels que Vouet, Vignon, Blanchard, Van Loo, etc. Légaré a montré beaucoup plus de talent dans ses portraits et paysages. Fut mêlé aux troubles politiques de 1837 et passa quelques jours en prison. Fut nommé, en 1855, membre du Conseil législatif. Mourut à Québec.

ANTOINE PLAMONDON

1804-1895

12 Portrait de Cyprien Tanguay...

13 Portrait de Pierre Pelletier...

14 Portrait de Joseph Guillet...

15 Portrait de Mme Joseph Guillet...

16 Portrait de Mlle Perrault

17 Portrait de Mme Elzéar Bédard...

Né à l'Ancienne-Lorette, près de Québec. Reçut ses premières leçons de Joseph Légaré qu'il aida à restaurer les toiles de la collection Desjardins. Grâce au grand-vicaire Descheneaux, se rendit en France en 1826 et devint l'élève de Paulin Guérin, un disciple de David. Admira les œuvres de Géricault, Bonington et Delacroix. Revint à Québec en 1830 et devint le plus célèbre peintre de portraits et d'œuvres religieuses. Mourut à Neuville en 1895.

ZACHARIE VINCENT

1812-1896

Portrait de l'artiste avec son fils Cyprien 18

Né à Lorette. Se disait le dernier Huron pur-sang; on le nommait aussi Telariolin. Faute de documents, on ne possède que peu de chose sur sa vie. Peignit bon nombre de portraits de lui-même ainsi que des paysages des environs de Lorette. Étudia avec Plamondon mais fut surtout autodidacte. Mourut à Québec.

THÉOPHILE HAMEL

1817-1870

Portrait d'homme 19

Portrait de femme 20

Portrait de l'artiste 21

Portrait d'Amable Dionne 22

Portrait de Mme Jean-Baptiste Renaud... 23

Portrait de Mme Balaston 24

Portrait de l'artiste 25

Portrait de Mme Marie McLane-Bilodeau 26

Portrait de Mlle Léocadie Bilodeau... 27

Portrait de l'abbé L. T. Bédard 28

Portrait d'Ernest Hamel, enfant 29

Né à Sainte-Foy, près de Québec. Étudia avec Plamondon de 1834 à 1840. Se rendit à Rome en 1843, puis à Florence, à Paris et à Bruxelles où il admira les œuvres de Rubens. Revint à Québec en 1846. Exécuta quelques peintures religieuses quoiqu'il fut essentiellement portraitiste. Fut le maître de son neveu, Eugène Hamel, ainsi que de Napoléon Bourassa et de Ludger Ruelland. Mourut à Québec.

LUDGER RUELLAND

1827-1896

Portrait de Mme Eusèbe Moreau 30

Né à Saint-Michel, non loin de Québec. Étudia avec Théophile Hamel. Nous ne possédons que peu de détails sur sa vie, si ce n'est qu'il employa la plus grande partie de son temps à peindre les portraits de gens de classe moyenne. Il mourut à Lévis.

FOREWORD

The present exhibition was conceived and organized almost entirely by Mr Claude Picher, Liaison Officer for Eastern Canada, the National Gallery of Canada. In consultation with the Musée de la province de Québec, the Musée de l'Université Laval, the Montreal Museum of Fine Arts and Mr John L. Russell of Montreal, Mr Picher selected the works for this exhibition. He also prepared the important catalogue material and collated the various sections. Most of the photographs were supplied by the Inventory of Works of Art of the Province of Quebec.

The National Gallery is indeed most grateful to those individuals and institutions who so generously lent material for this exhibition, and who permitted their works to travel from coast to coast. Special thanks are due M. Gérard Morisset, Conservateur, the Musée de la province de Québec, for his professional collaboration and for writing the introduction to the catalogue.

No attempt was made to organize a definitive exhibition. The works were selected principally for display in some of the smaller art galleries across Canada. Few of these centres will ever have the opportunity of receiving such major exhibitions as The Arts in French Canada organized this year for the Vancouver International Festival. However, thirty well-chosen portraits will certainly serve as an introduction to the subject of Canadian portraiture of the 18th and 19th centuries with particular reference to the Province of Quebec.

Even within these restrictions the expert will note a number of important omissions. There are no paintings from the National Gallery's small but important collection of early Canadian portraits; a few significant works in various private collections are unfortunately absent. The move to the new Lorne Building, with all its necessary confusion, accounts for the lack of direct participation by the National Gallery. Prior commitments to other exhibitions and the length of the tour accounts for certain other privately owned works not being included.

RICHARD B. SIMMINS,

Director,

Exhibition Extension Services,

The National Gallery of Canada

Ottawa October 1959

INTRODUCTION

For over a century and a half, that is from 1670 to about 1820, the painters of the Province of Quebec, with very few exceptions, had no patrons other than the Church and the middle class. Accordingly, they painted religious pictures and portraits, until the time when they received commissions for landscapes and still-life paintings.

Church pictures and portraits are generally in a poor state of preservation. Candle smoke and humidity soon mar the freshness of paintings decorating sanctuaries and naves. Portraits hung over fireplaces are in no better a position; they slowly deteriorate, sometimes to the point of destruction.

Until the Seven Years' War painters imported their colours and brushes from France. Paintings of that period, for instance those of Frère Luc and of Dessailliant, have stood up well enough; but from 1755 to the end of the wars of the First Empire, painters often had to resort to the materials of the country. François Baillairgé notes in his Journal the earths he found at Quebec City and used in certain paintings; he even mentions the various kinds of bristles from which he made brushes. Lacking experience in the grinding of earths, the artists often made mistakes to the detriment of their works. Certain pictures by François Beaucourt, Roy-Audy and Légaré are now reduced to tatters.

The first portrait made in New France is that of the founder of Quebec. In 1609, Champlain joins in alliance with the Hurons to fight the Iroquois; and he recalls the skirmish at Lake Champlain by drawing it: in the centre, it is he himself, with arquebus to shoulder, killing the Iroquois chief. It is, indeed, the only authentic portrait of the first governor.

We know of some ten portraits painted in New France in the seventeenth century. Four of them are the portraits of corpses, and they are nuns; for instance, Mère Catherine de Saint-Augustin, by l'Abbé Pommier (1668). However, there are portraits done from life. The most harmonious is that of Mère Juchereau de Saint-Ignace, by l'Abbé Jean Guyon (1684); the wittiest is that of Jean Talon by Claude François, called Frère Luc (1671); the most severe is that of Mgr de Laval by the same painter (1672).

The vogue of the portrait extends to the eighteenth century. There are portrait groups, such as that of the Ex-voto of Mme de Riverin by Michel Dessailliant (1703) and the Ex-voto of the Three Castaways by Paul Beaucourt (1754). There are state portraits, such as those of the bishops of Quebec, of Montcalm, of Mme Boucher de Laperrière and of the Chaussegros de Léry's. There are also less solemn but more elaborate portraits, in which the backgrounds are a source of information on the homes of bygone days. Father François painted his Récollet confrère, Father Emmanuel Crespel, in a corner of his library; François Beaucourt represents Mme Trottier, called Desrivières, having tea. However, the eighteenth century portrait is generally simple; the figures stand out against a plain or unpretentiously designed background. Such are the works of François Baillairgé, Louis-Chrétien de Heer and Louis Dulongpré. The first habitually painted miniatures, but he also used red chalk and pencil, as for the portrait of his brother, the sculptor, Pierre-Florent Baillairgé. De Heer left a few portraits done in oils, including the admirable Capitaine Mailhot. Dulongpré used mostly pastel and in that medium he did a great number of unadorned and lively works.

In the last century portrait painting was still very popular; there was something for every taste. The prominent burgher, the seigneur and the churchman are no longer the only ones to sit for painters, who recruit their clientèle among all classes of society; professionals, shipwrights, master masons, musicians, building tradesmen, villagers of independent means and even tillers of the soil. Whence a variety of expressions, costumes and accessories - even of colouring. For a great part of the century portraiture tends towards simplicity. Thus was it habitually treated by Joseph Légaré and his disciple, Antoine Plamondon; Jean-Baptiste Roy-Audy, perhaps the most gifted of his generation; Théophile Hamel, Plamondon's pupil, Zacharie Vincent, Ludger Ruelland and Napoléon Bourassa, disciples of Hamel, Eugène Hamel and Charles Huot. That group of painters, to whom I should add a few lesser known artists like John James, Henry Thielcke, James Duncan, Alfred Boisseau and a few others, have left works of a high standard and a charming diversity. A certain portrait by Roy-Audy, such as that of Mme Poulin de Courval, a masterpiece of design, colouring and taste; an effigy by Légaré, that of Mme Defoy, for instance; a certain painting by Antoine Plamondon, like that of Mère Saint-Joseph ; or a portrait by Napoléon Bourassa or Ruelland, appear as solid works. They are generally composed with rigour and painted with a vivacity vainly sought for in most other paintings by those artists. We do not know all of their works, by any means, and among those we do know, some have suffered from time and at the hands of men. However, in spite of the ravages, we feel the alert hand of the artist, the exactness of his observation and the sureness of his colour range.

The group portrait of the Fathers of Confederation finally returns the state portrait to the fore. Robert Harris is the master of that style until the beginning of our century. He had a number of imitators, clever like himself and serious-minded, but lacking genius. Between 1880 and 1910 the state portrait became a tedious form. Intended for large, dark drawing rooms, with blackened oak beams and monumental fireplaces, it was entirely suited to its surroundings. Removed from its setting, the portrait became artifical and stiff, a derelict of a comparatively recent period which appears to us almost as remote as the ruffles and laces of the age of Louis XIV.

For the last half century portraiture has had no history. Photography, combined with the severe costume of our time, public indifference and the prices asked by portraitists, have contributed to its decline. The good portraits of the past 20 years can be counted on the fingers for one hand. The head of a little girl by Pellan, the sketch for a woman's portrait done by Borduas, a little picture meticulously painted by Ozias Leduc, are works that will remain. But portraiture as such has passed into the limbo of things gone out of fashion.

GÉRARD MORISSET,

of the royal Society of Canada

FRANÇOIS BEAUCOURT

1740-1794

Portrait of Mrs Eustache Trottier 1

Portrait of Father Antoine Marie Morand 2

Sometimes called François Malepart Beaucourt. Born at Laprairie near Montreal, the son of Paul Beaucourt, soldier and amateur painter. In Quebec during the Seven Years' War and afterwards to Europe. Worked briefly in Paris and later established himself in Bordeaux. Known to have lived in Germany and to have travelled in Russia. Returned later to Paris. After an absence of fifteen years, came back to Canada and established himself in Montreal where he died. In his religious pictures, influenced by minor French painters of the 18th century, while his portraiture reveals the influence of Fragonard.

LOUIS DULONGPRÉ

1754-1843

3 Portrait of Mrs Charles Morrison

Born at Saint-Denis, France. In 1778, enlisted in the navy which helped the Americans in their war against England. Established himself in Montreal after the war. At first, taught music but soon found it was not sufficient to earn a living. Later met friends who wanted to have their portraits painted. He is said to have left some three thousand portraits. Also painted for the church and for the stage. Painted both in oil and pastel. His large production contributed to the enthusiasm for easel painting in early Canada. Died in Saint-Hyacinthe.

LOUIS-CHRÉTIEN DE HEER

1755-1807

4 Portrait of Bishop Hubert

Born at Guebwiller, Alsace. Came to Montreal in 1783. Married Marie-Angélique Badel by whom he had many children. Perhaps because he was not so successful in Montreal, he went to Quebec in 1787. Advertised in the Gazete de Québec that he intended to paint portraits as close to reality as one could wish. Also painted some religious pictures for different churches. After 1792, returned to Montreal where he painted many portraits.

FRANÇOIS BAILLAIRGÉ

1759-1830

5 Portrait of Agathe Tarieu de Lanaudière

Born in Quebec. Son of a carpenter who was born in le Poitou, France, with whom he first studied. In 1778, went to Paris and studied at the Académie Royale; sculpture with Jean-Baptiste Stouf and painting with Jean-Jacques Lagrenée. Early sketches prove that he also studied architecture. Returned to Quebec imbued with the style of Louis XVI. In 1781, opened a studio and was successful as an architect, sculptor and painter. Also interested in music, theatre, sciences, art history and decorative arts. In his own time, a universal man. Died in Quebec.

JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

1778-1848

6 Portrait of Mrs Antoine Lefebvre de Bellefeuille

7 Portrait of Mrs Francois Poulin de Courval

8 Portrait of Thomas Laing...

9 Portrait of Mrs Louis-Léandre Lemaître-Auger

10 Portrait of Mrs Étienne Ranvoysé

Born in Quebec of a family of carpenters and cabinet-makers. First began as a carpenter then as a sign painter. When he was about forty, called himself "painter of portraits and of history". In 1794, studied under François Baillairgé. In 1802, inherited some money and married Julie Vézina, daughter of a blacksmith. Then opened a carpenter shop where he worked both as a cabinet-maker and as a painter. In 1805, due to the economic crisis, journeyed all over Lower Canada in search of work. Painted religious pictures but was much more successful in his portraits. Died in Three-Rivers.

JOSEPH LÉGARÉ

1796-1855

11 Portrait of Mrs Charles Maxime de Foy

Born in Quebec. In 1817, when the Desjardins collection was sold in Quebec, Légaré acquired paintings of minor European painters and learned his technique by copying them. Painted one hundred religious pictures of which we know forty. Most of them were merely copies of works by such painters as Vouet, Vignon, Blanchard, Van Loo, etc. More successful in his portraits and landscapes. Involved in the political troubles of 1837, he was jailed for a few days. In 1855, made a member of the Legislative Council. Died in Quebec.

ANTOINE PLAMONDON

1804-1895

12 Portrait of Cyprien Tanguay...

13 Portrait of Pierre Pelletier...

14 Portrait of Joseph Guillet...

15 Portrait of Mrs Joseph Guillet...

16 Portrait of Miss Perrault

17 Portrait of Mrs Elzéar Bédard...

Born at Ancienne-Lorette, near Quebec. Had his first lessons from Joseph Légaré whom he assisted in the restoration of the paintings from the Desjardins collection. Thanks to Father Descheneaux, went to France in 1826, and became the pupil of Paulin Guérin, a follower of David. Admired the works of Géricault, Bonington and Delacroix. Returned to Quebec in 1830 and became the leading portrait and religious painter. Retired in 1852 to Neuville where he died.

ZACHARIE VINCENT

1812-1896

Portrait of the Artist with his son Cyprien 18

Born at Lorette, near Quebec City. One of the last Hurons, also known as Telariolin. His life is obscure and undocumented. We know that he painted many self-portraits as well as landscapes near Lorette. Studied with Plamondon but was mainly self-taught. Died in Quebec.

THÉOPHILE HAMEL

1817-1870

Portrait of a Man 19

Portrait of a Woman 20

Self-Portrait 21

Portrait of Amable Dionne 22

Portrait of Mrs Jean-Baptiste Renaud... 23

Portrait of Mrs Balaston 24

Self-Portrait 25

Portrait of Mrs Marie McLane-Bilodeau 26

Portrait of Miss Léocadie Bilodeau... 27

Portrait of Father L. T. Bédard 28

Portrait of Ernest Hamel as a Child 29

Born at Sainte-Foy, near Quebec. Studied with Plamondon, 1834-1840. Went to Rome in 1843, then to Florence, Paris and Brussels. Admired the works of Rubens. Came back to Quebec in 1846. Painted some religious pictures but was essentielly a portrait painter. The teacher of his nephew, Eugène Hamel, Napoléon Bourassa and Ludger Ruelland. Died in Quebec.

LUDGER RUELLAND

1827-1896

Portrait of Mrs Eusèbe Moreau 30

Born at Saint-Michel, not far from Quebec. Studied with Théophile Hamel. Little is known of his life except that he worked full time in painting portraits of the middle class. Died in Lévis.

Bas de vignettes:

1 FRANÇOIS BEAUCOURT

Portrait of Mrs Eustache Trottier. 31 1/2 x 25. Signed and dated lower left: "Fr. Beaucourt 1753." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Eustache Trottier. 31 1/2 x 25. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "Fr. Beaucourt 1753". Collection: Musée de la Province de Québec

2 FRANÇOIS BEAUCOURT

Portrait of Father Antoine Marie Morand. 31 1/2 x 25. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de l'abbé Antoine Marie Morand. 31 1/2 x 25. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

3 LOUIS DULONGPRÉ

Portrait of Mrs Charles Morrison. 27 1/2 x 31 1/2. Not signed. Collection: Mr John L. Russell, Montreal

Portrait de Mme Charles Morrison. 27 1/2 x 31 1/2. Non signé. Collection: M. John L. Russell, Montréal

4 LOUIS-CHRÉTIEN DE HEER

Portrait of Bishop Hubert. 31 1/2 x 28. Not signed. Collection: Quebec General Hospital

Portrait de Mgr Hubert. 31 1/2 x 28. Non signé. Collection: Hôpital général de Québec

5 FRANÇOIS BAILLAIRGÉ

Portrait of Agathe Tarieu de Lanaudière. 27 1/2 x 22 3/4. Not signed. Colledtion: Laval University Museum

Portrait d'Agathe Tarieu de Lanaudière. 27 1/2 x 22 3/4. Non signé. Collection: Musée de l'Université Laval

6 JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

Portrait of Mrs Antoine Lefebvre de Bellefeuille. 29 x 24. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Antoine Lefebvre de Bellefeuille. 29 x 24. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

7 JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

Portrait of Mrs François Poulin de Courval. 28 x 25. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme François Poulin de Courval. 28 x 25. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

8 JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

Portrait of Thomas Laing, Grandson of Mrs François Poulin de Courval. 23 x 19. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Thomas Laing, petit-fils de Mme François Poulin de Courval. 23 x 19. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

9 JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

Portrait of Mrs Louis-Léandre Lemaître-Auger. 25 1/2 x 21. Not signed. Collection: Montreal Museum of Fine Arts

Portrait de Mme Louis-Léandre Lemaître-Auger. 25 1/2 x 21. Non signé. Collection: Musée des Beaux-Arts de Montréal

10 JEAN-BAPTISTE ROY-AUDY

Portrait of Mrs Etienne Ranvoysé. 26 1/4 x 22. Not signed. Collection: Montreal Museum of Fine Arts

Portrait de Mme Etienne Ranvoysé. 26 1/4 x 22. Non signé. Collection: Musée des Beaux-Arts de Montréal

11 JOSEPH LÉGARÉ

Portrait of Mrs Charles Maxime de Foy. 29 x 24 3/4. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Charles Maxime de Foy. 29 x 24 3/4. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

12 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Cyprien Tanguay Wearing the Uniform of le Petit Séminaire de Québec. 28 1/2 x 23. Not signed. Collection: Laval University Museum

Portrait de Cyprien Tanguay portant l'uniforme du Petit Séminaire de Québec. 28 1/2 x 23. Non signé. Collection: Musée de l'Université Laval

13 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Pierre Pelletier, Merchant of Quebec. 28 x 23. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Pierre Pelletier, marchand à Québec. 28 x 28. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

14 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Joseph Guillet Known as Tourangeau. 30 x 25. Signed and dated lower right: "A. Plamondon 1842." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Joseph Guillet dit Tourangeau. 30 x 25. Signé et daté au bas du tableau, à droite: "A. Plamondon 1842." Collection: Musée de la Province de Québec

15 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Mrs Joseph Guillet Known as Tourangeau. 30 x 25. Signed and dated lower left: "A. Plamondon 1842." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Joseph Guillet dit Tourangeau. 30 x 25. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "A. Plamondon 1842." Collection: Musée de la Province de Québec

16 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Miss Perrault. 28 x 23. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mlle Perrault. 28 x 23. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

17 ANTOINE PLAMONDON

Portrait of Mrs Elzéar Bédard, Wife of the First Mayor of Quebec. 46 x 56. Signed and dated lower left: "Plamondon 1842." Collection: Mr John L. Russell, Montreal

Portrait de Mme Elzéar Bédard, épouse du premier maire de Québec. 46 x 56. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "Plamondon 1842." Collection: M. John L. Russell, Montréal.

18 ZACHARIE VINCENT

Portrait of the Artist with his son Cyprien. 19 x 16. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de l'artiste avec son fils Cyprien. 19 x 16. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

19 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of a Man. 32 1/2 x 17 1/2. Signed and dated lower left: "Th. Hamel 1841." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait d'homme. 21 1/2 x 17 1/2. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "Th. Hamel 1841." Collection: Musée de la Province de Québec

20 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of a Woman. 32 1/2 x 17 1/2. Signed and dated lower left: "Th. Hamel 1841." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de femme. 32 1/2 x 17 1/2. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "Th. Hamel 1841." Collection: Musée de la Province de Québec

21 THÉOPHILE HAMEL

Self-Portrait. 17 1/2 x 13 1/4. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de l'artiste. 17 1/2 x 13 1/4. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

22 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Amable Dionne. 32 x 26 3/4. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait d'Amable Dionne. 32 x 26 3/4. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

23 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Mrs Jean-Baptiste Renaud with her two Children, Wilhelmine and Emma. 45 1/2 x 34 1/4. Signed and dated right centre: "Th. Hamel 1853." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Jean-Baptiste Renaud avec ses deux enfants, Wilhelmine et Emma. 45 1/2 x 34 1/4. Signé et daté au centre du tableau, à droite: "Th. Hamel 1853." Collection: Musée de la Province de Québec

24 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Mrs Balaston. 36 3/4 x 30. Signed and dated lower left: "T. Hamel 1843." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Balaston. 36 3/4 x 30. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "T. Hamel 1843." Collection: Musée de la Province de Québec

25 THÉOPHILE HAMEL

Self-Portrait. 46 1/2 x 38 1/2. Not signed. Collection: Laval University Museum

Portrait de l'artiste. 46 1/2 x 38 1/2. Non signé. Collection: Musée de l'Université Laval

26 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Mrs Marie McLane-Bilodeau. 33 x 28. Signed and dated lower right: "T. Hamel p. 1842." Collection: Laval University Museum

Portrait de Mme Marie McLane-Bilodeau. 33 x 28. Signé et daté au bas du tableau, à droite: "T. Hamel p. 1842." Collection: Musée de l'Université Laval

27 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Miss Léocadie Bilodeau, Daughter of Mrs Marie McLane-Bilodeau. 36 x 28. Not signed. Collection: Laval University Museum

Portrait de Mlle Léocadie Bilodeau, fille de Mme Marie McLane-Bilodeau. 36 x 28. Non signé. Collection: Musée de l'Université Laval

28 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Father L. T. Bédard. 36 x 30. Not signed. Collection: Quebec General Hospital

Portrait de l'abbé L. T. Bédard. 36 x 30. Non signé. Collection: Hôpital général de Québec

29 THÉOPHILE HAMEL

Portrait of Ernest Hamel as a Child. 28 x 25. Signed and dated lower left: "T. H. 1854." Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait d'Ernest Hamel, enfant. 28 x 25. Signé et daté au bas du tableau, à gauche: "T. H. 1854." Collection: Musée de la Province de Québec

30 LUDGER RUELLAND

Portrait of Mrs Eusèbe Moreau. 35 x 27. Not signed. Collection: Museum of the Province of Quebec

Portrait de Mme Eusèbe Moreau. 35 x 27. Non signé. Collection: Musée de la Province de Québec

 

 

 

web Robert DEROME

Gérard Morisset (1898-1970)