
Textes traités le 24 février 2003, par Sophie MALTAIS, dans le cadre du cours HAR1830 Les arts en Nouvelle-France, au Québec et dans les Canadas avant 1867. Aucune vérification linguistique n'a été faite pour contrôler l'exactitude des transcriptions effectuées par l'équipe d'étudiants.
Québec - Hôtel-Dieu 1934.08.29
Bibliographie de Jacques Robert, n° 96
L'Evénement, 29 août 1934, p. 4 et 11.
Exposition de souvenirs historiques à l'Hôtel-Dieu de Québec
A l'occasion du Congrès des Médecins de langue française, une exposition de "souvenirs historiques" s'est ouvert, à l'Hôtel-Dieu de Québec, hier, pour se terminer le 3 septembre.
Avec la bienveillante autorisation des Religieuses Hospitalières, M. le docteur Arthur Vallée a rassemblé, dans une des salles nouvelles de l'Hôtel-Dieu, plus de cent pièces diverses - mobilier, peintures, livres, manuscrits, statuettes, - la plupart inconnues du public québecois. Dans un catalogue sommaire, M. Vallée a consigné des notes sur chacune des pièces exposées. A ces notes, forcément incomplètes, je voudrais ajouter certains commentaires sur l'histoire, parfois confuse, de ces uvrees d'art dont quelques-unes sont des pièces de premier ordre.
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Ainsi, le Moine en prière, de François de Zurbarant (No 110), est une peinture magnifique, qu'on peut rapprocher d'un autre chef-d'uvre de Zurbaran, le Saint François d'Assise du Musée de Lyon. C'est la même vigueur dans la touche, le même réalisme savoureux dans les détails, les mêmes oppositions de lumière, le même ton, d'une exactitude frappante, dans la bure du saint, la même expression farouche dans le regard tendu en haut. Il faut admirer la patine du crâne que tient le moine et, surtout, la main droite, malheureusement coupée par un restaurateur maladroit.
Cette peinture provient-elle du Musée Napoléon, comme l'a affirmé l'abbé Casgrain, dans son Histoire de l'Hôtel-Dieu de Québec? Cela est possible, car, après le départ du baron Vivant-Denon, il y eut des "fuites" au Musée de l'Empereur. Toujours est-il, qu'elle entra à l'Hôtel-Dieu vers 1820, et servit de modèle aux peintres québecois du XIXe siècle : Antoine Plamondon en peignit une bonne copie en 1839 pour l'église de Saint-Augustin (Portneuf), et Eugène Hamel en brossa deux copies, l'une en 1871, pour Notre-Dame des Victoires de Québec, l'autre pour l'abbé Henri-Raymond Casgrain.
La Vierge à la rose (No 101) est aussi un tableau de l'école espagnole, précisément de l'école sévillan de la fin du XVIIe siècle. On ne connaît pas la provenance de cette charmante composition dont le coloris et les harmonies rappellent l'art du très "accessible" Murillo. L'ovale pur et les yeux de la Madone font penser aux vierges suaves du Sévillan, tout comme les chairs mauves de l'Enfant-Jésus rappellent les délicieux angelets qui voltigent avec élégance autour de l'Immaculée-Conception.
Signalons, ensuite, deux cartons de tapisseries, l'Adoration des bergers et l'Adoration des mages (Nos 115 et 116), donnés à l'Hôtel-Dieu en 1643, par M. Danne-Marche, orfèvre à Paris, parent d'une Hospitalière. Ces cartons, peints sur toile chevronée, assez bien conservés paraissent être de l'école franco-flamande du début du XVIIe siècle. On sait que Henri IV fit venir de Flandre des tapisseries de haute-lisse et des artistes chargés de peintre les modèles destinés à être traduits en tentures. L'un d'eux - on ignore son nom - brossa ces deux grandes toiles qui ne manquent pas de saveur. Les couleurs sont fraîches, d'une joliesse un peu fade, peut-être, mais décorative.
Les tableautins sur cuivre, donnés en 1640 par madame la duchesse d'Aiguillon, [Note 1. n'apparaît pas sur la photocopie] sont de l'école flamande du XVIe siècle. Ces esquisses, où il y a de la maladresse et de la naïveté, ont été parfois attribuées à Rubens. Cette attribution nullement fondée, pourraît s'expliquer ainsi. Au printemps de 164 [illisible] Rubens s'éteint dans son domaine de Stein, quelques semaines après, à la vente de son atelier - il y avait là des peintures du maître évidemment, et aussi des uvres d'art qu'il avait acquises en Flandre et ailleurs, au cours de ses nombreux voyages -, se pressent les agents des Maisons règnantes d'Europe et des riches amateurs. La duchesse d'Aiguillon y a un homme de confiance, chargé d'acquérir pour elle des tableaux et des bibelots. Qu'il ait acquis là, à la vente de Rubens, les tableautins dont il est ici question, je suis tenté de le croire. Ainsi, on aurait attribué à Rubens lui-même des uvres d'art acquises à la vente posthume de l'artiste.
A l'école italienne appartient la Madone tenant l'Enfant-Jésus (No 102), peinture depuis longtemps attribuée à Sassoferrato. Cette petite toile, qui devait être tout à fait charmante avant qu'un restaurateur peu scrupuleux l'eût, repeinte n'a pas d'histoire : on ignore la date de son entrée à l'Hôtel-Dieu et le nom du donateur.
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Les autres peintures exposées appartiennent aux écoles française et canadienne.
La plus ancienne peinture de l'école française est la Nuit de Noël, de Jacques Stella [Note 2. n'apparaît pas sur la photocopie], belle peinture dans le genre mis à la mode par un Hollandais, Honthorst [Note 3.n'apparaît pas sur la photocopie], Mgr Hermann Dosquet, coadjuteur de Québec, l'acquit à Rome, vers 1727[Note 4. n'apparaît pas sur la photocopie] et la donna à l'Hôtel-Dieu en 1735, avant de quitter définitivement la Nouvelle-France. "Il (Mgr Dosquet) vient de nous faire présent d'un tableau sans prix qu'il a rapporté de Rome ; c'est une nativité de N.-S. qui est admirablement belle", écrivait la Mère Duplessis de Sainte-Hélène à son amie, Mme Hecquet de la Cloche, en octobre 1735 [Note 5.n'apparaît pas sur la photocopie]. Cette peinture, "admirablement belle", mais fort défraîchie, a été signalée en 1835, dans Hawkins' Picture of Quebec, et en 1872, dans l'Album du touriste, de J.-M. Lemoine.
Plus intéressante, parce que mieux conservée, est la Présentation de la Vierge au Temple, autrefois assignée à Charles Le Brun, que j'attribue à Noël-Nicolas Coypel [Note 6. n'apparaît pas sur la photocopie] artiste au pinceau facile, imitateur souvent heureux de Rubens. De fait, dans la femme debout en arrière de saint Joachim, on reconnaît sans peine l'une des femmes qui, dans la Fuite de Loth, du Musée du Louvre, tient en laisse un âne ou encore la Vierge de la Visitation du triptyque de la cathédrale d'Anvers. La Vierge-enfant est ravissante de candeur, le vieillard Siméon est une magnifique étude de drapé et les deux femmes qui conversent à droite sont d'un sentiment rubénien bien marqué.
Ce tableau, dont il existe une copie peinte par Joseph Légaré, pour l'Ancienne-Lorette, a appartenu à madame des Méloizes, qui l'a légué à l'Hôtel-Dieu à sa mort (milieu de XVIIIe siècle).
Un autre membre de la dynastie des Coypel, Charles-Antoine, [Note 7. n'apparaît pas sur la photocopie ] est l'auteur d'une Vierge à l'oiseau (No 99), dont une inscription manuscrite, collée au dos de la toile, nous apprend l'histoire : "Haec imago est a Dno de Coypel de pieta ex dono Dni Dupuy in Galliam proficiscentis post... (?) labore Patri Petro Delachasse, 1728". Le donateur est l'intendant Dupuy, rappelé en France en 1728, à la suite des difficultés tragi-comiques survenues après la mort de Mgr de Saint-Vallier.
Mentionnons sommairement un portrait de Louis XIV (No 105), peint vers 1680, copie d'un portrait officiel dépourvu de ses accessoires, et attardons-nous un moment aux portraits de Louis XV et de sa femme, Marie Lessezynska (Nos 106 et 107). Ce sont des copies partielles exécutées vers 1728, probablement d'après des uvres de l'un des Van Loo. Leur auteur paraît être un certain André Tremblin, mort à Paris en 1742, copiste et marchand de tableaux, portraitiste et encadreur. M. le comte de Cathelineau a retracé avec esprit la carrière extrêmement féconde de ce professeur à l'Académie Saint-Luc, de ce fournisseur de portraits en série, de ce photographe avant la lettre dont la boutique se trouvait "quai de Gesvres, à l'enseigne du Coq-Hardi". [Note 8. n'apparaît pas sur la photocopie] Un portrait avait-il quelque succès au Salon de Paris, vite, Tremblin le copiait - ou le faisait copier - et l'offrait en vente à un prix abordable. C'est à lui que s'adressa M. Begault, chargé des achats de la marine, pour peindre le portrait de Louis XV destiné au Conseil Supérieur de Québec (1735) ; et le portrait du Souverain, vraisemblablement une copie d'après Louis-Michel Van Loo, fut expédiée à Québec quelques semaines seulement après la demande de Beauharnois, peut-être, insinue M. de Cathelineau, parce que Tremblin possédait dans sa boutique "sa provision de portraits du Roi, toute fabriquée d'avance". [Note 9. n'apparaît pas sur la photocopie]
Le portrait de l'abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins (No 108), par Antoine Plamondon [Note 10.n'apparaît pas sur la photocopie] - copie exécutée entre 1828 et 1830 d'après un tableau de Jean-Baptiste Paulin Guérin - suggère de nombreux commentaires. On sait que cet homme distingué, né à Messas (Loiret) en 1753, émigra en Angleterre en 1792 avec Mgr de la Marche et vint au Canada l'année suivante pour y demeurer jusqu'en 1802. De retour en France, il acquit en avril 1803, d'un banquier en faillite, une collection de peintures des écoles française, flamande et italienne. Cette collection, il la destinait aux églises du Bas-Canada ; à cause de la guerre, il ne put l'expédier qu'en 1816. Elle fut vendue à Québec en mars de l'année suivante par l'abbé Louis-Joseph Desjardins, frère cadet de Philippe-Jean-Louis, après avoir été exposée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu. De cette collection considérable - près de deux cents peintures - il reste environ quatre-vingts pièces. On peut en voir quelques-unes dans la chapelle des Ursulines de Québec, entr'autres un somptueux Repas chez Simon le pharisien, par Philippe de Champagne, d'autres dans l'église de Saint-Roch de Québec et à Notre-Dame des Victoires et une vingtaine au Musée de l'Université Laval.
La Nativité, par Petit, (No 103) et la Vision de sainte Thérèse, par Ménageot (No 113) ont appartenu à l'abbé Desjardins. La Nativité est une jolie pièce du XVIIIe siècle finissant, exécutée par Jean-Baptiste Petit, élève de l'Académie royale. [Note 11. n'apparaît pas sur la photocopie] Sans doute, les visages sont conventionnels, parfois insignifiants; mais le modelé est intéressant, la touche sagement vigoureuse, comme il convient à un parfait élève de Vien.
La Vision de sainte Thérèse, peinte vers 1785 par Ménageot [Note 12. n'apparaît pas sur la photocopie], ornait, avant la Révolution, la chapelle de l'abbaye de Montmartre. Enlevée de là en 1791, à la suppression des Ordres monastiques, elle fut d'abord déposée au Muséum Central (Palais du Louvre) puis, en 1797, au Musée des Monuments français, récemment créé par Alexandre Lenoir. [Note 13. n'apparaît pas sur la photocopie] Acquise vers 1801 par un banquier dont l'abbé Desjardins aîné ne nous a pas conservé le nom, elle entra en 1803 dans la collection Desjardins (No 80 de l'inventaire).
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A côté de ces peintures d'un académisme plus ou moins accusé, on verra quelques toiles de l'école canadienne-française.
La plus ancienne est le portrait de Marie-Catherine Simon de Longpré, en religion Marie-Catherine de Saint-Augustin née à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), le 3 mai 1632, arrivée à Québec en 1648 et morte en odeur de sainteté à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 8 mai 1668. C'est, à n'en pas douter, le portrait d'un cadavre, exécuté en 1668 par le seul peintre que comptait alors la Nouvelle-France, l'abbé Hugues Pommier [Note 14. n'apparaît pas sur la photocopie] prêtre du Séminaire de Québec, "Il se piquait de peinture, écrit l'abbé Bertrand de Latour, dans son Mémoire sur la vie de M. de Laval (p. 108), faisoit beaucoup de tableaux ; personne ne les goûtoit ; il espéra qu'en France son talent seroit mieux connu...". Quoi qu'il en soit des insinuations de l'abbé de Latour - du reste, il a transcrit, presque mot pour mot, un passage d'une lettre de l'abbé Dudoust - le portrait de la Mère de Saint-Augustin est une uvre d'une sincérité frappante ; entachée de maladresse, il étonne par son coloris et par la fixité douloureuse du regard de la morte.
Deux toiles marquent le talent du premier peintre de valeur que compta la Nouvelle-France, le frère Luc. Claude François, dit frère Luc, est né à Amiens, entre le 1er et le 3 mai 1614. Son père, Mathieu François, était "maître-seiteur" et sa mère s'appelait Pierrette Prieur. Il commença d'étudier la peinture dans sa ville natale, entra à l'atelier de Simon Vouet vers 1632 et partit pour Rome en 1634. Vers 1640, on le rencontre à Paris, à l'emploi de Sublet de Noyers, surintendant des Bâtiments du Roi ; et peut-être travailla-t-il, sous la direction de Nicolas Poussin, à la décoration de la Grande Galerie du Louvre. Après la mort de sa mère (1644), il entra chez les Récollets de Paris et fit profession l'année suivante. Sa vie conventuelle se passa à peindre. De fait, il orna les chapelles des couvents de son Ordre (Paris, Rouen, Saint-Germain en Laye, Châlons-sur-Marne, Sézanne), peignit quelques toiles pour des églises de sa ville natale et des portraits.
C'est en 1670 que le frère Luc vint en Nouvelle-France. Il faisait partie d'un groupe de six Récollets qui, sous la direction du Père Germain Allard, venaient relever de ses ruines le couvent de leur Ordre à Québec. Une vingtaine de peintures attestent la féconde activité de l'artiste durant les quinze mois qu'il passa au couvent de Notre-Dame des Anges (aujourd'hui l'Hôpital Général). L'Hôtel-Dieu, en possède cinq : Le Christ tombant dans son sang après la flagellation, un Ecce Homo (dans la sacristie), un autre Ecce Homo d'un goût macabre et les deux toiles actuellement exposées, Hospitalière soignant Notre-Seigneur dans la personne d'un malade et le portrait de Jean Talon.
L'Hospitalière qui regarde furtivement le malade qu'elle soigne, ressemble étrangement à la Mère Catherine de Saint-Augustin, en sorte qu'il est permis de se demander si l'artiste n'a pas voulu représenter l'un des nombreux faits miraculeux que la croyance populaire attribuait à la sainte religieuse. C'est un bon tableau, mais il est fort défraîchi.
Le portrait de Jean Talon (né à Châlons-sur-Marne en 1625, mort à Paris le 24 novembre 1694), est encore plus abîmé. Le glorieux intendant encore jeune, la figure souriante, le regard spirituellement gouailleur, la moustache légèrement relevée à la mode des cadets, n'a pas cet air empesé et faussement distingué qu'on remarque dans l'effigie naguère publiée par Albert Ferland. Ses traits sont fortement accusés et l'on discerne dans sa physionomie le caractère pénétrant et prime-sautier qui déborde à chaque page de sa correspondance. Ce portrait porte les traits de l'art du frère Luc, et, bien qu'il ne soit pas signé, il est sûrement de la main du Récollet. Du reste, l'intendant et le peintre se connaissaient pour avoir fait la traversée ensemble dans l'été de 1670 et s'être rencontrés souvent à Québec. (Une copie du portrait de Talon, uvre de Théophile Hamel (1817-1870), se trouve au Musée de l'Université Laval).
Signalons, enfin, le beau portrait de l'historien de l'Hôtel-Dieu, la Mère Juchereau de Saint-Ignace (No 112), ouvrage peint à Québec vers 1690 [Note 15. n'apparaît pas sur la photocopie] - peut-être par Jacques LeBlond de Latour, originaire de Bordeaux, architecte, peintre et sculpteur sous la direction de qui les élèves du Séminaire de Québec ornèrent leur chapelle de 1690 à 1694 - et l'effigie de Madame LeRoy Regnard-Duplessis (No 111), mère des hospitalières Marie-André de Sainte-Hélène et Marie-Geneviève de l'Enfant-Jésus et du Père Duplessis, jésuite célèbre par ses prédications.
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Aux amateurs épris d'uvres d'art et de vieilles choses, aux historiens et aux érudits fanatiques de papiers jaunis et d'antiques bouquins, les Dames Hospitalières de l'Hôtel-Dieu ont donné l'occasion d'admirer quelques-unes des plus belles pièces de leur collection. Il faut les en louer, il faut aussi les en remercier.
Sur les murailles de la salle exiguë où sont exposées, dans un décors [sic] aux trois couleurs, les richesses d'art de notre vieil hôpital, c'est un résumé de notre histoire artistique qui se déroule rapidement. Tableaux de sainteté, portraits, paysages attestent, mieux que des mots, la qualité de notre patrimoine picturial. Toutefois, ce que nous voyons aujourd'hui n'est qu'une infime partie de nos richesses d'art. A l'Hôtel-Dieu même, une cinquantaine de toiles - je m'en tiens rigoureusement aux peintures - remontent au Régime français. Dans les autres institutions religieuses de Québec et de Montréal, dans nos vieilles paroisses d'avant 1763, il est possible de trouver, en dépit des brocantages et des incendies, des témoignages de bonne tenue de l'activité de nos artistes.
Aux ouvrages de nos peintres, s'ajoutent les uvres importées de France, notamment les pièces très mal connues encore de la collection Desjardins, les peintures de l'école espagnole de la collection Légaré, les uvres d'art que nos évêques et nos prêtres se sont plu à rapporter d'Italie, les nombreux portraits qui nous viennent d'Angleterre.
Mais qui connaît nos richesses d'art? A peine savons-nous, en les confondant parfois les noms de certains de nos artistes ; à peine avons-nous une vague idée de notre histoire picturiale.
Voilà pourquoi, l'exposition de l'Hôtel-Dieu est le meilleur des enseignements. Souhaitons qu'elle se répète dans d'autres institutions.