Gérard Morisset (1898-1970)

1943.01 : Église - Saint-Martin (Laval)

 Textes mis en ligne le 24 mars 2003, par Kawthar GRAR, dans le cadre du cours HAR1830 Les arts en Nouvelle-France, au Québec et dans les Canadas avant 1867. Aucune vérification linguistique n'a été faite pour contrôler l'exactitude des transcriptions effectuées par l'équipe d'étudiants.

 

Église - Saint-Martin (Laval) 1943.01 (texte relié au précédant)

Bibliographie de Jacques Robert, n° 304

Technique, vol. 18, n° 1 (janvier 1943), p. 28.

SIMPLE RECTIFICATION

DANS l'étude que j'ai écrite sur les Eglises de Saint-Martin (île Jésus), et qu'a publiée TECHNIQUE dans sa livraison de novembre, il s'est glissé une erreur qui, plusieurs fois répétée, risque d'égarer le lecteur et d'abasourdir l'érudit.

IL s'agit des monnaies d'autrefois. Sous le Régime français, nos ancêtres comptaient l'argent en livres, chelins et deniers; la livre valait nominalement vingt sous, mais elle était un peu moins forte que la livre tournoi de France. Après le Traité de Paris, c'est encore la livre dont on rencontre le signe (#) dans les livres de comptes et dans les factures; mais par un anglicisme qui n'a pas survécu, on l'appelle alors la livre de vingt coppres (copper), c'est-à dire[sic] vingt sous. Par la suite de la dépréciation de cette monnaie par rapport aux monnaies étrangères, la livre ne vaut plus que seize sous et deux tiers - soit six livres à la piastre espagnole ou à la portugaise.

EN même temps, apparaît au Canada le louis anglais, qui vaut quatre dollars (soit vingt-quatre livres ) et qui s'exprime par le signe bien connu, £.

APRES 1867, on ne trouve plus guère dans les livres de ocmptes que le dollar et le sou.

DONC, dans mon étude sur les églises de Saint-Martin, toutes les fois que le typo a mais £, il faut y suppléer le signe de la livre (#), la livre de vingt coppres.

J'AJOUTE que le pouvoir d'achat de la livre, qui nous paraît très faible aujourd'hui, était considérable autrefois. Qu'on y songe: un maître-sculpteur comme Liébert gagnait de cinq à six livres par jour...

 

web Robert DEROME

Gérard Morisset (1898-1970)