
Textes mis en ligne le 26 février 2003, par Pascale TREMBLAY, dans le cadre du cours HAR1830 Les arts en Nouvelle-France, au Québec et dans les Canadas avant 1867. Aucune vérification linguistique n'a été faite pour contrôler l'exactitude des transcriptions effectuées par l'équipe d'étudiants.
Sculpteur - Cirier, Martin et Antoine 1950.11.12
Bibliographie de Jacques Robert, n° 173
La Patrie, 12 novembre 1950, p. 26-27 et 50.
MARTIN et ANTOINE CIRIER
TOUT récemment la ville de Montréal, qui nous donne depuis quelque temps de fructueuses leçons d'urbanisme, a donné le nom de Cirier à l'une de ses rues nouvelles. A ma courte honte, j'ignore où se trouve cette voie publique; mais je me propose d'y aller voir à mon prochain séjour dans la Grand'Ville.
-Cirier? se demande le Montréaliste moyen. Serait-ce un navire à voile, un régiment d'autrefois ou simplement un nom de famille? Peut-être s'agit-il d'un explorateur que je ne connais pas, ou d'un fondateur de ville, ou d'un coureur de bois? Il y en a tant eu!
RASSURONS le Montréaliste moyen. Cirier est un nom patronymique, un nom de famille. Il a disparu depuis longtemps de notre état civil, puisque le second du nom, Antoine Cirier, n'a laissé que des filles. Mais ce patronyme a été assez célèbre à Montréal et dans les environs au milieu du XVIIIe siècle, surtout après le parachèvement des grands ensembles décoratifs de la Pointe-aux-Trembles et de la Longue-Pointe: et madame Bégon confirme à sa manière cette petite célébrité locale dans cette lettre à son gendre, datée de Rochefort 29 octobre 1750: "Je trouve tous les jours, cher fils, des sujects de faire des reproches à tous ceux à qui j'ay tant ouy dire quand (qu'en) France on fait tout dans un ordre sans égalle, en France on a tout aisaiment (sic), en France on est bien servye, et enfin, en ce payis, je croyes (croyais) qu'avec de l'argent on avet (avait), tout à souhaite. Mais, en véritez, su j'us (sic) été assez dupe pour le croire, je serèz bien trompez, car je ne vois rien de ce que j'ay entendu dire et ne trouve issy (ici) de mieux quand (qu'en) Canada que decembre, janvier et fevcvrier, car tout le reste est pis. Il n'y a pas dans cette ville (Rochefort) un ouvrier qui valle Labrosse ny Cyrié. Le tems y est actuellement plus vilain qu'à Montréal "
Que madame Bégon célèbre l'habileté et la conscience de Paul Labrosse et d'Antoine Cirier, je m'en réjouis. Mais je m'étonne que, vivant à Rochefort depuis quelques années, elle n'y ait point connu un jeune sculpteur canadien qui a terminé son apprentissage vers l'année 1748 et qui en ce temps-là travaillait à Rochefort aux vaisseaux du roi; c'est le sculpteur sur bois Pierre-Noël Levasseur, le fils aîné du grand statuaire québécois; il se plaira tant à Rochefort qu'il ne voudra plus revenir à Québec.
ENCORE une fois, le nom de Cirier, fort connu autrefois, est tombé dans l'oubli avant même la mort d'Antoine. Quand Michel Bibaud rédige, vers l'année 1820, le chapitre de sa BIBLIOTHEQUE CANADIENNE où il est question de notre sculpture sur bois, le nom de Cirier lui est inconnu. Il faudra attendre près d'un siècle - c'est-à-dire l'étude de l'abbé Bellay dans la REVUE CANADIENNE de l'année 1893 - pour qu'on redécouvre ce nom et qu'on apprenne quelque chose de substantiel et de précis sur les deux sculpteurs sur bois qui l'ont porté. Toutefois, il s'en faut de beaucoup que la carrière de ces artisans soit alors connue d'une manière satisfaisante; la monographie de l'abbé Bellay est une ébauche bien imparfaite. Même après la publication du petit livre de M. Emile Falardeau (LES CIRIER, Montréal, 1943), une certaine incertitude plane sur la plupart des ouvrages des deux sculpteurs. Mais n'anticipons point. Commençons plutôt cette chronique en esquissant en peu de mots l'existence de nos deux personnages.
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MARTIN Cirier a vu le jour dans la charmante ville d'Argenteuil, sise sur la Seine à quelques kilomètres au nord-ouest de Paris; l'événement se place vers l'année 1678, sans qu'il soit possible de préciser davantage.
EN l'année 1706, Martin Cirier est à Montréal. L'année suivante, il fait partie de la campagne d'exploration qui, sous la direction de Lamothe-Cadillac, aboutit à la fondation du poste de Détroit. On le perd de vue jusqu'à l'époque de son mariage. Le 12 juin 1710, il épouse, à Détroit même Harie-Anne [sic] Baune, veuve Lory. Licencié peu de temps après son mariage, il quitte le poste de Détroit. On le retrouve au bout de l'île de Montréal, à Sainte-Anne; c'est là que naissent deux de ses enfants. En 1716, il tient boutique de menuiserie à Montréal même; humble boutique qui lui vaut probablement des clients fidèles, mais qui ne paraît pas l'avoir mis en vedette. Sa première grande entreprise - et aussi la seule qu'on lui connaisse actuellement - est l'ornementation sculptée de l'ancienne église de la Longue-Pointe; elle date de l'année 1731. J'y reviendrai tout à l'heure. Sept ans plus tard, Martin Cirier se désiste de son entreprise au bénéfice de son fils Antoine. Retiré dans la commune voisine de la Rivière-des Prairies, il y est mort le 16 mars 1751.
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ANTOINE le continuateur de la lignée, a vu le jour à Montréal le 10 août 1718. Aucune pièce d'archives ne nous renseigne sur sa formation artisanale, non plus que sur ses goûts personnels. Mais il est permis de penser qu'il a fait son apprentissage et son compagnonnage à l'atelier paternel et qu'il a participé aux ouvrages, d'ailleurs impossibles à déterminer en ce moment, de son père.
LE seul épisode que je connaisse de son adolescence est précisément le désistement dont je parlais tantôt: en 1738, Martin Cirier transporte à son fils Antoine les avantages et les risques de son entreprise de l'église de la Longue-Pointe. Deux ans après, il épouse, au même endroit, Marie-Josèphe Lenoir qui, je le répète, ne lui donnera que des filles. Sauf une misérable querelle d'intérêts avec son beau-père Lenoir et une longue contestation judiciaire avec les marguilliers de la paroisse de Repentigny, la vie d'Antoine Cirier se confond avec la chronique de ses uvres.
EN l'année 1756, le sculpteur perd sa jeune femme. Dix-huit ans après, il convole à la Pointe-aux-Trembles avec Marie-Marguerite Desroches.
FORT actif, entreprenant et grand travailleur, il accepte toutes les commandes. Lui qui se dit parfois architecte-sculpteur, il consent à redevenir simple menuisier pour façonner des fenêtres et assembler des plafonds et des parquets. C'est le cas de le dire: il fait flèche de tout bois. A mesure qu'il avance en âge, il semble qu'il lui répugne d'abandonner sa boutique et ses outils; il continue donc de travailler à toutes sortes d'ouvrages de menuiserie et de sculpture. Septuagénaire avancé, il assume des entreprises de réparation et de bricolage: il tourne des balustres et pousse des moulures. Bref il est à l'atelier jusqu'aux dernières semaines de son existence. Après avoir mis ordre à ses affaires par un don mutuel à sa femme et par la donation d'un immeuble à son beau-frère Desroches, il meurt à la Pointe-aux-Trembles le 2 septembre 1798; il était dans sa quatre-vingt unième année.
L'ORNEMENTATION de l'ancienne église de la Longue-Pointe est, je le répète, la seule entreprise que l'on connaisse de Martin Cirier. Monseigneur Maurault la résume en ces termes dans sa monographie de la Longue-Pointe: "( ) On voulut continuer et terminer l'église. On avait au début, confié la maçonnerie à Toussaint Périneau, de Montréal, la charpente à Pierre Lupien dit Baron; restait la menuiserie. Ce furent Martin et A. Renaud qui s'en chargèrent. Celui-ci fit la voûte. Au premier, il faut attribuer les belles boiseries du chur: panneaux, pilastres, corniches et autres ornements, et surtout la chaire. On lui avait demandé de s'inspirer, pour les proportions et les compartiments, de la chaire de la Pointe-aux-Trembles; pour le lambris qui l'entourait, de celui de l'église des récollets de Montréal pour l'escalier tournant de celui qui ornait l'église de Ville-Marie. Cirier avait aussi aménagé dans un enfoncement sous l'escalier du jubé, les fonts baptismaux qui étaient en bois et de forme octogonale allongée. Ce recoin, orné d'un plafond en marquetterie, d'un vieux tableau assez fruste, fut modernisé en 1889, au grand dépit des archéologues."
DANS son étude parue dans la REVUE CANADIENNE de l'année 1893 (pp. 420 et suivantes), l'abbé Bellay présente les faits sous un angle différent. Il expose d'abord les faits qui se rapportent à Martin Cirier; puis suivant l'ordre chronologique, il passe aux faits et gestes du fils et successeur de Martin Cirier, Antoine. Voyons les termes mêmes du chroniqueur.
"En 1731, le 1er avril, écrit l'abbé Bellay, on fit marché avec Martin Cirier, maître-menuisier, pour tous les travaux de menuiserie de l'église et la réparation de la couverture qui laissait passer la neige Le premier marché conclu avec Martin Cirier pour la voûte de l'église fut suivi d'un second au mois de juillet 1731, ayant trait à la construction d'une chaire "sur le modèle, avec toutes les proportions et compartiments de celle qui est actuellement dans l'église de l'Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles, avec un lambris autour tel qu'est celui qui entoure la chaire des RR. PP. Récollets de Montréal, et avec un escalier tournant tel qu'il y en a un dans l'église paroissiale de Ville-Marie, pour et moyennant la somme de deux cents livres "
A ce texte, le même auteur ajoute des commentaires qu'il convient de citer intégralement: "Les indications sont précises, écrit-il, mais assez difficiles aujourd'hui à vérifier: la chaire actuelle de l'église de la Pointe-aux-Trembles est postérieure à celle de la Longue Pointe [sic]. L'église des Récollets n'existe plus, et il en est de même de la chaire de l'église paroissiale de Ville-Marie."
N'INSISTONS pas sur les ouvrages de Martin Cirier et passons à ceux de son fils Antoine. A leur égard, c'est une toute autre affaire, comme on peut s'en rendre compte aisément par les paragraphes suivants:
"C'est en 1740 qu'il (Antoine Cirier) commença l'exécution du retable de l'église de la Longue-Pointe. ( ) Avec ses ouvriers, il termina en trois ans la grande partie de ce travail, qui forme un très bel ensemble. Le chur et les deux chapelles sont entièrement revêtus de boiseries, composées de divers panneaux séparés par des colonnes grecques sculptées à fond perdu, avec une large corniche au-dessus de laquelle se détachent des ornements un peu lourds en forme de bouquets massifs. C'est la seule partie critiquable de l'uvre. Mais le dessin général est des plus heureux. Sévère, sobre de détails, malgré sa richesse qui rappelle les belles décorations des églises de cette époque, il produit une excellente impression. L'encadrement des tableaux du chur et des chapelles latérales, formant corps avec la boiserie, complète très harmonieusement l'ensemble du travail. Les arabesques et les volutes des colonnes et des panneaux sont gracieux et délicats. Avec sa peinture sombre, relevée par l'or des décorations, la petite église de la Longue-Pointe peut se flatter d'avoir un caractère artistique que ne possèdent point la plupart des basiliques grandioses de Montréal La chaire fut-elle construite en 1732, comme s'y engageait Martin Cirier dans le contrat dont nous avons déjà parlé? Ou n'est-elle pas plutôt l'uvre d'Antoine Cirier dont nous retrouvons là, avec une exécution plus soignée encore, les mêmes dessins que dans le retable? C'est ce qu'il est malaisé de dire, surtout en présence de l'affirmation relatée plus haut du paiement de la chaire effectué aux mains de Martin Cirier. Si elle ressemble à celle de la Pointe-aux-Trembles, pour le plan général, elle n'a pas du moins l'escalier tournant prévu au marché primitif. Toujours est-il qu'elle est d'un bon modèle, et que les ornements sont d'un goût heureux "
DANS le reste de son étude, l'abbé Bellay rappelle les ouvrages, d'intérêt secondaire, qu'Antoine Cirier exécuta dans l'église de la Longue-Pointe de 1767 à 1770.
ON constate qu'il n'est pas facile de départager le père et le fils Cirier dans les ouvrages qu'ils ont exécutés à la Longue-Pointe. Cependant le [sic] besogne du chroniqueur est encore plus ardue à l'église de la Pointe-aux-Trembles. Ici le nom de Martin Cirier ne figure pas une seule fois. Seul Antoine est en scène. L'affaire n'en est pas fort compliquée, comme on va le voir par les considérations suivantes.
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POUR comprendre quelque chose aux faits que je vais exposer sommairement, il est bon de savoir que l'ancienne église de la Pointe-aux-Trembles a été construite en l'année 1705. Primitivement, elle ne comportait qu'une nef de trois travées, sans transept. Vers l'année1724, Pierre-Noël Levasseur, en tournée de sculpture dans la région de Montréal, en avait façonné le tabernacle; peut-être même avait-il construit le retable, comme on le verra tout à l'heure.
EN 1741, l'abbé Joseph Dargent prend l'initiative d'agrandir son église. A la nef déjà existante, il ajoute un transept - c'est-à-dire deux chapelles transversales -, puis un sanctuaire; l'entrepreneur maçon est Jean-Baptiste Deguire dit Larose; le charpentier est un nommé Dufaux; le menuisier a nom Couturier; Antoine Cirier est le sculpteur.
SCULPTEUR de quoi? se demande-t-on. Mais sculpteur des chapelles du transept, qui n'existaient pas avant les travaux de 1741. Cependant à Cirier incombe une autre besogne: celle de démontrer [sic] le retable central au fond de la nef, et de le remonter au fond du sanctuaire nouvellement construit. C'est ce qu'on apprend à la lecture d'un marché intervenu le 6 janvier 1743 entre les marguilliers de la Pointe-aux-Trembles et Antoine Cirier (c'est le curé Dargent qui fait office de notaire); de plus, le sculpteur s'engage à démonter et remonter la chaire et le banc d'uvre, et aussi à transporter la corniche au fond du sanctuaire. Dans un autre marché dressé le même jour par l'abbé Joseph Dargent, Antoine Cirier s'engage à sculpter quelques colonnes supplémentaires et leurs chapiteaux destinés au retable, et aussi à continuer la balustrade dans les croisillons du transept. Le prix de ces ouvrages - cinq cents livres de vingt sols - démontre qu'il s'agit bien du remontage du retable au chevet du sanctuaire récemment construit, et non de l'entreprise d'un nouveau retable d'après les dessins de l'abbé Dargent, comme on l'a écrit.
QUOI qu'il en soit, il n'est pas facile de préciser la part qu'a prise notre sculpteur dans l'ordonnance de l'imposant retable qui a été détruit en mars 1937 et dont il reste, heureusement, d'excellentes photographies; car au début du XIXe siècle, des artisans de l'atelier des Accores y ont ajouté un nombre considérable d'ornements, par exemple les volutes et les palmes qui encadrent l'attique. Il faut en dire autant de la chaire; j'y vois des ornements qui appartiennent sans doute au milieu du XVIIIe siècle, mais il en est d'autres qui datent sûrement de l'époque de Quévillon.
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C'EST une entreprise du même genre qu'Antoine Cirier exécute à l'église de l'Assomption en l'année 1791: il démonte le retable que Philippe Liébert y avait construit vers 1761 et le remonte sur un socle de maçonnerie, en y ajoutant quelques motifs ornementaux de sa composition. Même chose à l'église de Lachenaie, comme on peut s'en rendre compte à la lecture de cette entrée dans les comptes de 1744: "A Sirié St (suivant) son reçeu du 29e Aoust 1745 pour le cadre d'autel et deux voyages pour démonter et remonter le Tabernacle." A l'église de Verchères, Antoine Cirier refait les fenêtres et tourne des chandeliers. A Varennes, il sculpte les bâtons du dais, façonne un lutrin et construit la grande porte de l'église: quarante ans plus tard, soit en 1786, il retourne à Varennes pour y sculpter la corniche. Dans les comptes de Longueuil, je trouve à la date de 1785 cette mention: "Payé au Sieur Cirié, Sculpteur, pour vingt Chandeliers et trois Christes, 308#." Dans les comptes de Saint-Denis-sur-Richelieu, je lis à l'année 1790: "Une croix sculptée payée à Mr Cirié, pour l'attique du Tabernacle du maître-autel, 12#."
ENTRE les années 1737 et 1761, les deux Cirier, Martin et Antoine, travaillent de temps à autre pour l'église de Repentigny. Les ouvrages de Martin, si j'en juge par les sommes modiques qu'il touche de 1737 à 1739, n'ont guère d'importance. Les ouvrages d'Antoine sont assez considérables. Le 12 novembre 1747, il s'engage à "faire et parfaire trois retables, à prendre depuis la chapelle St Jean et aller rejoindre la chapelle de la Sainte Vierge, pour la somme de cinq mille livres"; le sculpteur se met à l'uvre avec l'aide d'un certain Jacques Tessier. Pour une raison qu'on ignore, l'entreprise de Repentigny traîne en langueur [sic]: finalement en 1758, la Justice intervint dans l'affaire sous la forme d'un jugement de la Prévôté comdamnant le sculpteur à terminer incessamment son entreprise et à verser à la fabrique la somme de mille livres en dommages et intérêts.
ENFIN j'aurai fait connaître l'activité de notre sculpteur en signalant les chandeliers et les balustres qu'il a façonnés vers 1750 pour l'église de la Rivière-des-Prairies, et en notant qu'en l'année 1752 il sculpte un reliquaire pour l'église de Saint-François-de-Sales, en l'île Jésus.
QUE reste-t-il de l'uvre autrefois abondante des Cirier? De Martin, rien du tout; d'Antoine, il reste des fragments et des photographies. A la Rivière-des-Prairies, c'est un crucifix mutilé; à l'Hôtel-Dieu de Montréal, c'est un chandelier pascal en bois peint en blanc et orné de filets de dorure: à l'église de Repentigny, ce sont deux tabernacles latéraux qui sont fort abimés, il est vrai, mais qui présentent trois panneaux à peu près intacts, trois panneaux ornés à fleur de bois de légers motifs floraux qui s'entrecroisent avec une charmante naïveté.
Bas de vignettes:
1- LONGUE-POINTE - Intérieur de l'ancienne église, uvre de Martin et d'Antoine CIRIER. L'église a été détruite par le feu en 1893. Cliché Edgar Gariépy, d'après Henderson.
2- LONGUE-POINTE - Ruines de l'église après l'incendie de 1893, d'après un dessin à la plume de Henri JULIEN. Cliché Edgar Gariépy, Montréal.
3- POINTE-AUX-TREMBLES - Retable de l'ancienne église à la date de 1921; il comprenait quelques colonnes et chapiteaux d'Antoine CIRIER. Détruit en 1937. Cliché Edgar Gariépy, Montréal.
4- POINTE-AUX-TREMBLES - Chaire et croisillon ouest de l'ancienne église; dans la cuve de la chaire, quelques motifs décoratifs d'Antoine CIRIER. Eglise détruite en 1937. Cliché Edgar Gariépy, Montréal.
5- REPENTIGNY - Tabernacle latéral en bois sculpté; uvre d'Antoine CIRIER, vers 1759. IOA
6- RIVIERE-DES-PRAIRIES - Ancien crucifix du maître-autel, en bois sculpté et doré, uvre d'Antoine CIRIER, vers 1750. IOA
7- MONTREAL - Hôtel-Dieu. Chandelier pascal en bois sculpté, peint en blanc et orné de filets de dorure. uvre d'Antoine CIRIER. Vers 1778. IOA