Gérard Morisset (1898-1970)

1952.01.20 : Quebec

 Textes mis en ligne le 24 février 2003, par Josée RIOPEL, dans le cadre du cours HAR1830 Les arts en Nouvelle-France, au Québec et dans les Canadas avant 1867. Aucune vérification linguistique n'a été faite pour contrôler l'exactitude des transcriptions effectuées par l'équipe d'étudiants.

 

Québec 1952.01.20

Bibliographie de Jacques Robert, n° 184

La Patrie, 20 janvier 1952, p. 28-29.

LA VILLE DE QUEBEC EN 1830

Dans l'existence dense et agitée des villes - tout au moins de certaines villes privilégiées - il existe des périodes qui se suivent dans le temps ou chevauchent entre elles, et ne se ressemblent guère.

TANTOT les citadins satisfaits de vivre dans un coin de pays qu'ils aiment particulièrement, sont tout heureux de vaquer à leurs occupations quotidiennes et communiquer à leur ville ca caractère de vivacité et de plénitude vitale qui plaît tant aux étrangers. Tantôt, sous le coup de quelque évènement imprévu - politique, social ou artistique - les citadins entrent pour ainsi dire en ébullition collective; leur excitation grandit et exploise; et l'intérêt qu'ils portent à leur ville devient une affaire personnelle, une sorte d'amour de soi qui est d'autant plus fort que chaque citoyen a plus ou moins l'impression qu'à lui seul il représente à la fois la ville et ses habitants.

UNE VILLE AIMEE

QUEBEC a connu autrefois, et à plusieurs reprises, ces deux états alternatifs de civisme. Quand on étudie avec attention son histoire, on constate que le Québecois aime sa ville avec une ferveur constante, sinon toujours consciente; mais qu'à certaines époques critiques, il l'adore, il en est pour ainsi dire fanatique, il la défend avec tout son courage, il la place au-dessus de toutes les autres: Québec est alors à ses yeux LA VILLE.

DESASTRES SINISTRES

NE REMONTONS pas trop loin dans l'histoire. Après le désastre sinistre de 1682, la petite ville - j'allais écrire la bourgade - ne se laisse pas abattre; elle gémit à peine. Curageusement elle consulte ses amîtres-maçons, elle fait le bilan de ses ressources financières, elle prévoit la prospérité future et, sans tarder, elle se relève avec entrain de ses ruines. Huit ans plus tard, c'est l'amiral Phipps qui vient l'attaquer avec ses trente-neuf vaisseaux de ligne; elle ne se laisse pas intimider; par la bouche de Frontenac, elle répond crânement à l'amiral; elle se hérisse derrière son enceinte de pieux et de terre battue et se défend si bien que le Bostonais honteux retourne bredouille dans son pays. A cette époque, elle vit rarement des jours tranquilles. Après le Bostonais, c'est l'Iroquois insolent et cruel; pour faire un exemple et avoir la paix, elle abandonne un Indien à la fureur des Hurons. Après l'Iroquois, c'est Walker et sa flotte; c'est Nicholson et sa grande armée.

ET PUIS LA PAIX...

ENFIN mil sept cent treize. C'est la paix. Paix de quarante ans, pendant laquelle la ville grandit, se reconstruit un palais, un collège et une cathédrale, se bâtit de vastes maisons de pierre, des hôtels particuliers et des entrepôts, s'entoure de bastions et de courtines en maçonnerie, se protège de redoutes et de poudrières. Québec prend enfin l'allure d'une ville de province. Et pendant que ses ouvriers du bâtiment font merveille avec la pierre de Beauport et du Cap-Rouge, ses peintres, ses sculpteurs sur bois et ses orfèvres, ses ferronniers, ses tisserands et ses céramistes créent, en un quart de siècle, une civilisation canadienne, rameau bien vivace enté sur la grande civilisation française.

GUERRE DE SEPT ANS

ON SAIT le rôle glorieux qu'a joué la ville pendant la guerre de Sept Ans, et je ne veux pas le rappeler. Mais ce qu'on sait moins, c'est l'énergie qu'elle apporte à relever ses ruines. Dès 1762, ses maîtres-maçons et ses maîtres-charpentiers sont à l'œuvre; ses négociants et ses armateurs, contraints de renouveler leur clientèle, recommencent à brasser des affaires et à s'enrichir; ses artisans renouent la tradition de la génération précédente. Si bien qu'à la veille de la guerre de l'indépendance américaine, c'est la prospérité revenue.

EN L'ANNEE 1775

CE QU'ON sait encore moins, c'est qu'en novembre et décembre 1775, la ville s'est sauvée elle-même et, du même coup, a sauvé le Canada. Derrière ses remparts, elle canarde le Bostonais; par petits paquets de miliciens mal entraînés mais valeureux, elle harcèle les hommes d'Arnold; et quand, le 31 décembre, Montgomery veut forcer le poste de Près-de-Ville et en finir avec cette guerre épuisante, c'est un lieutenant de milice - orfèvre de son métier - qui ordonne le feu des canons et qui, deux heures plus tard, découvre le général américain et trente-huit de ses hommes dans les bands de neige ensanglantés.

EN L'ANNEE 1776

1776. Après le siège et ses suites, la ville se remet au travail, patiemment. Jamais ses artisans n'ont été plus ingénieux et plus adroits; jamais ses portraitistes n'ont eu clientèle si riche et si empressée; jamais ses sculpteurs sur bois n'ont eu tant d'occasions de montrer leur génie, leur sensibilité et leur savoir-faire. Jamais non plus ses négociants et ses armateurs n'ont eu meilleure occasion de voir grand et de faire fortune. Tout leur sourit; la paix revenue, le marché américain à leur porte, la traite des fourrures à réorganiser à leur profit, le pays à développer en profondeur, et les îles lointaines à exploiter... Et après la ville, c'est toute la nation qui est au travail, qui sème récolte et construit. Trois noms résument cette époque exaltante et heureuse: le sculpteur François Baillairgé, l'orfèvre François Ranvoyzé, le peintre Louis Dulongpré; trois vedettes qui ne manquent pas de satellites.

LES ANNEES GRISES

CEPENDANT voici les guerres de l'Empire et, conséquence inévitable, la guerre avec les Etats-Unis. Ce sont à nouveau les années grises. Années de labeur chez les artisans du métal et les ouvriers de la construction; années d'agaceries politiques chez les hommes qui s'opposent imprudemment au "petit roi Craig"; années de vie intense, cependant; car si le canon gronde au loin - canon d'Iéna, de Wagram, de Châteauguay et de Waterloo -, il n'est pas trop menaçant, il distrait à peine de la rêverie et des songes.

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1815. Une fois encore, c'est la paix. Mais quelle paix bourrelée de rumeurs, que traversent tant de nouveautés imprévues! Les choses ne sont plus tout à fait ce qu'elles étaient. Le monde est en train de se transformer. C'est l'aurore de l'empire de la vapeur et, à sa suite, de la grande industrie; ce sont les débuts timides de la gentille électricité, dont jouaient les belles dames de la jeunesse de Louis XV; c'est l'époque où la chimie et les mathématiques font d'énormes bonds en avant; et c'est aussi, on le pressent, l'âge de la vitesse.

ESPRITS BIEN MEUBLES

IL Y AURAIT de quoi verser dans un certain pessimisme si, dans la ville, il y avait des esprits assez bien meublés pour tirer des conclusions rigoureuses de ces prémisses encore vagues et pour prévoir les méfaits des progrès techniques. Mais non.

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Sauf peut-être l'orfèvre Laurent Amyot qui redoute l'appauvrissement de notre artisanat par l'envahissement massif de la camelote anglaise, les économistes se félicitent de la rapide reprise des affaires et se laissent même aller aux prédictions les plus encourageantes: les difficultés politiques ralentissent à peine l'activité de la classe des négociants; et tel est l'optimisme des Québecois que chacun d'eux s'apprête à bénéficier et de l'état de paix et des progrès européens.

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VOICI les trois facteurs de la prospérité de cette époque: la sécurité de la ville sa croissance et son embellissement.

SECURITE DE LA VILLE

APRES la chaude alerte de 1813, le commandement anglais se rend compte qu'il est nécessaire de restaurer les fortifications de Québec, d'y ériger une citadelle et de faire de la ville une place imprenable. Dès 1816, Elias-Walker Durnford, technicien de la fortification, examine les remparts et courtines de la ville et trace les plans d'une citadelle à la Vauban qui sera presque terminée en 1830; en même temps il construit à la ville basse des magasins militaires de vastes dimensions. Pendant plus de dix ans, la ville est donc un immense chantier où travaillent près de mille hommes, tailleurs de pierre, appareilleurs, maçons, chauleurs charpentiers et menuisiers, serruriers et manœuvres, terrassiers et charroyeurs - sans compter, naturellement, les ingénieurs royaux; chaque année, deux millions de dollars tombent dans le gousset des Québecois; et chaque printemps, c'est le même cortège de travailleurs qui reprennent qui la boucharde, qui le ciseau à froid, qui la bisaiguë, qui la scie de long, qui les rènes de son attelage, pour parfaire cette citadelle imprenable qu'un journaliste appelle "le Gibraltar de l'Amérique".

CROISSANCE DE QUEBEC

APRES la sécurité de la ville, sa croissance. Car ces travailleurs, il faut les loger en ville; il faut aussi loger la garnison, les arpenteurs et leurs aides, les armateurs et les charpentiers de navires de l'Anse-au-Foulon, les constructeurs de ponts et de routes; enfin, il faut des maisons nouvelles pour les nouveaux-mariés - et les registres de l'état civil témoignent, pour les années 1820-1835, d'un accroissement considérable de la population québecoise.

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C'est d'ailleurs l'époque où le quartier Saint-Jean s'étend au delà[sic] de la côte Sainte-Geneviève; où le quartier Saint-louis essaime du côté des Plaines d'Abraham; où le quartier Saint-Roch, suffisamment peuplé, réclame une église paroissiale.

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IL serait intéressant de signaler ici les monuments, même des modestes dimensions, que cette époque besogneuse a élevés. Qu'il me suffise de rappeler qu'en ce temps-là les officiers Robb et Foy édifient la cathédrale anglicane (1804); que John Bryson construit l'église Saint-Andrew (1810); que François Baillargé[sic] érige l'ancien Palais de Justice (1803), la Prison (1808) aujourd'hui le Morrin College, la première église de Saint-Roch (1811); que John Cannon construit l'hôtel Union, sur la place d'Armes (1808); que Thomas Baillairgé élève Saint-Patrice en 1831 et le Palais épiscopal en 1844; que l'abbé Jérôme Demers construit, au Séminaire, l'aile de la Congrégation (1822); que Baillairgé et Berlinguet transforment en Parlement l'ancien Palais épiscopal de monseigneur Saint-[illisible] (1831-1835); que Blaiklock érige, sur [illisible] terrain [illisible] Vacherie, l'Hôpital de la Marine (1831); qu'un architecte anonyme construit la chapelle de la rue Dauphine (1818)...

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Et s'il était possible de m'étendre davantage sur ce sujet, je montrerais, marchés en mains, comment les constructeurs du premier tiers du XIXe siècle ont compris l'architecture urbaine et de quelles maisons imposantes ils ont comblé les vides qui apparaissaient alors dans le plan de la ville intra muros.

SON EMBELLISSEMENT

C'EST aussi le temps et l'on se préoccupe[illisible] de l'embellissement de la ville. En 18[illisible] sous Craig, on commence par le château Saint-Louis, auquel on ajoute un étage; et comme le fort est désormais inutile, même encombrant, on en rase les bastions érigés pour Frontenac et la poudrière qu'avait construite Villeneuve en 1685. Suivent les travaux de terrassement du jardin du Gouverneur, la récupération sur le Saint-Laurent de l'ancienne Anse-aux-Barques, le transfert à l'Anse-au-Foulon des chantiers maritimes de la rue Champlain. On reconstruit vers 1820 le marché de la ville haute; à la place de la lourde rotonde qu'on distingue nettement sur le plan Duberger, on élève un pavillon élégant et commode, qui s'harmonise avec le collège des Jésuites et les maisons environnantes; on rase les murs calcinés et branlants de l'Intendance et du Magasin du Roi; on perce de nouvelles voies publiques - notamment les rues Dauphine et Saint-Charles; enfin on élève, en 1827-1828, le premier monument commémoratif de la ville - le monument Wolfe et Montcalm - dont le capitaine Young a donné le dessin.

LE PLAN DUBERGER

CETTE ville en plein développement, on en a une première et excellente idée dans le vaste plan en relief que Jean-Baptiste Duberger, arpenteur aux Ingénieurs royaux, a sculpté de sa main entre 1805 et 1810. Toutes les constructions de la ville intra muros y figurent, avec leurs proportions exactes - car le plan est fait à l'échelle - leurs particularités architecturales, la forme et la couleur de leurs toits; les monuments et les fortifications de l'époque sont indiqués avec une précision d'homme de métier; même l'auteur a poussé le souci de l'exactitude jusqu'à façonner, à l'échelle même de son plan les édifices qui se construisaient dans la ville pendant qu'il travaillait; c'est ainsi que figurent sur ce plan admirable l'hôtel Union (aujourd'hui hôtel Normandie), l'ancienne Prison (aujourd'hui Morrin College) et quelques maisons parfaitement reconnaissables de la rue des Grisons et de l'avenue Sainte-Geneviève.

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Au reste, le plan Duberger est si important au double point de vue de l'histoire de Québec et de son architecture, que je lui consacrerai prochainement toute une chronique.

LES AQUARELLISTES

CE paln, je l'ai dit tout à l'heure, s'arrête à l'année 1810. Heureusement il est possible de le compléter, pour la période subséquente, par les œuvres des aquarellistes anglais qui ont séjourné pendant quelque temps à Québec. Ils sont assez nombreux. George Heriot, il est vrai, a quitté le pays en l'année 1816. Mais voici venir une phalange d'artistes, officers d'artillerie ou ingénieurs pour la plupart, qui adorent la ville et l'aquarelle et qui partent rarement en balade sans apporter avec eux leurs carnets de croquis et leurs boîtes de couleurs.

LES COLORISTES

LE plus coloriste d'entre eux est John Grant, l'ami de Jacques Viger et de lady Aylmer, qui a peint d'une main souple certains coins de la ville et des scènes populaires; le plus véridique et aussi le plus adoit est Robert-Auchmuty Sproule, qui a illustré le Picture of Quebec d'Alfred Hawkins (1834) et dont les dessins, précis et justes, ont été publiés en chromolithographie en 1832; le plus pittoresque et le plus joyeux est le major-général James-Archibald Hope, qu'intéressent tout particulièrement les scènes de rue et les costumes des Indiens; le plus connu hélas! est Bartlett, et le plus ignoré est l'excellent aquarelliste Baingrigge; mais le plus vivant de ces artistes, le plus curieux de toutes choses le plus universel et le plus fécond est le lieutenant-colonel James-Pattison Cockburn, officier d'artillerie à la Citadelle.

JAMES-PATTISON COCKBURN

IL EST né à Woolwich en l'année 1179[sic]. De simple cadet à l'école militaire de sa ville natale, il est monté de grade en grade jusqu'au titre de major-général de l'artillerie; il est mort à Woolwich le 10 mars 1847. Il est aussi grand voyageur qu'aquarelliste infatigable. Vers 1810, il est en Espagne; quelques années après, il voyage en Suisse; après le traité de Vienne, on le trouve à Naples, à Pompéi et dans les Alpes françaises. Et partout où il passe, il lave les aquarelles et remplit ses carnets de paysages, de monuments et de scènes diverses. Cockburn est le type de l'artiste nomade.

C'EST, semble-t-il au printemps de l'année 1818 qu'il débarqua à Québec. Lieutenant-colonel d'artillerie, il assume la tâche de visiter les places fortes du Canada, de Québec à Niagara. Ainsi a-t-il l'occasion de visiter le pays plus et mieux qu'en touriste et de le peindre quand ça lui chante. Son port d'attache est Québec: il y occupe la fonction de commandant d'artillerie; il est professeur de dessin au couvent des Ursulines; et parfois il enseigne l'aquarelle à quelques-uns de ses subordonnés. Ami de Lady Aylmer, il est l'animateur des parties de campagne de l'épouse du gouverneur. Lié avec les gais lurons de la Citadelle, il organise leurs parties fines à l'Ermitage et au sault Montmorency. Bout-en-train des artilleurs, il est populaire chez les troupiers de toutes armes et se fait remarquer par la pétulance de son esprit et les ressources de son imagination.

QUEBEC, 1827-36

Mais ce n'est pas sur la biographie de Cockburn que je voudrais terminer cette chronique, c'est sur la ville qu'il s'est plus à peindre entre les années 1827 et 1836. Québec est alors, et de beaucoup, la ville la plus française du Nouveau Monde. Elle n'a encore rien perdu de son caractère. Il est vrai que le couvent et l'église des Récollets n'existent plus depuis 1796[illisible]; que les redoutes du temps des Français - redoute Royale et redoute Dauphine -, tombées en démence, ont été rasées; que de nouvelles portes ont été construites, notamment au sommet de la côte de la Montagne et au pied de la rue de la Sainte-Famille; que la ville basse a perdu depuis longtemps ses plates-formes hérissées de canons; que le fort Saint-Louis n'a plus ses bastions, que l'Intendance vient d'être rasée; qu'enfin le Cap-aux-Diamants a été couronné d'une citadelle, qui est le dernier cri de la fortification d'autrefois.

DES FORTIFICATIONS

CEPENDANT, il ne faut pas se laisser prendre à ces changements successifs. Construite par l'Anglais Durnford né dans la Floride de l'ouest, la citadelle est un ouvrage d'esprit et de style français, un ouvrage qu'eût pu apostiller Leprestre de Vauban, puisqu'il y aurait retrouvé son système de fortification et son style; il faut en dire autant des nouvelles portes de la ville - les portes Prescott et Hope -, dont l'allure georgienne s'harmonise avec les maisons voisines; quant aux autres constructions qui ont remplacé alors les ouvrages militaires et civils qui tombaient en ruine, elles ne déparaient pas la vieille ville puisqu'elles possédaient le caractère imposant et la simplicité de notre architecture d'autrefois.

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Gloire à nos maîtres d'œuvre qui ont su faire, à force de talent et d'application, une ville qui eût pu être l'ornement des provinces françaises les plus illustres - île de-France ou Normandie, Bourgogne ou Poitou. Mais gloire aussi à Duberger, à Grant et à Cockburn, gloire aussi à Heriot, qui ont aimé notre ville et en ont laissé de belles images. Les images sont belles parce qu'ils les ont faites, oui; mais elles sont belles aussi parce que la ville était ravissante.

Bas de vignettes:

(1) QUEBEC VU DE LEVIS, d'après une aquarelle de James-Pattison COCKBURN, exécutée le 2 octobre 1830. Archives du Séminaire de Québec. IOA

(2) LA COTE DE LA MONTAGNE, A QUEBEC, d'après une sépia de James-Pattison COCKBURN, exécutée le 27 juillet 1830. Archives du Séminaire de Québec. IOA

(3) LES MAISONS DE LA COTE DE LA MONTAGNE et l'ancien Palais épiscopal de monseigneur de Saint-Vallier vus du château Saint-Louis, d'après une aquarelle de James-Pattison COCKBURN, 1830. Archives de la Province (Album Aylmer). IOA

(4) LA TERRASSE DE QUEBEC EN 1830. A gauche, le nomument Wolfe et Montcalm (1827), le château Haldimand, le clocher de la cathédrale et, à droite, la toiture du château Saint-Louis. Aquarelle de James-Pattison COCKBURN, conservée au Manoir Richelieu. (Cliché Ciné-Photographie, Québec).

(5) PROCESSION DE LA FETE-DIEU à Québec en 1830, d'après une aquarelle de James-Pattison COCKBURN appartenant à la collection Mercur. IOA

 

 

 

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