RÉTROSPECTIVE JEAN PIERRE LEFEBVRE : NUL N’EST PROPHÈTE EN SON PAYS Du 18 janvier au 15 février, Jean Pierre Lefebvre est à l’honneur à la Cinémathèque québécoise. Rencontre avec le cinéaste. Kevin Laforest 26 janvier 2006 Au fil des années, Jean Pierre Lefebvre a souvent été célébré en Europe et au Canada anglais, mais il y a plus de 30 ans qu’une rétrospective de ses films n’a été organisée au Québec. "Ça fait du bien de revenir à la maison", avouait-il au cours de l’entretien qu’il nous a accordé entre les murs de la Cinémathèque québécoise, là même où l’intégrale de son œuvre est présentée jusqu’au 15 février. Les cinéphiles voudront bien sûr voir ou revoir Les Dernières Fiançailles (généralement considéré comme son chef-d’œuvre) et Les Fleurs sauvages (Prix de la critique internationale à Cannes en 1982), mais on leur recommande aussi de s’aventurer vers certains films moins connus mais tout aussi fascinants, particulièrement Les Maudits Sauvages, un récit "presque historique" magnifiquement photographié par Jean-Claude Labrecque dans lequel Pierre Dufresne (Fardoche pour la génération Passe-Partout) joue un coureur des bois qui ramène une Amérindienne dans un Montréal quelque part entre 1670 et 1970. "C’est un film-culte pour beaucoup de gens, mais récemment il a été refusé par Télé-Québec, sous prétexte que c’est un film que les Québécois ne pourraient pas comprendre actuellement. Je trouve que c’est le contraire, c’est un film très cher à mon cœur." https://voir.ca/cinema/2006/01/26/retrospective-jean-pierre-lefebvre-nul-nest-prophete-en-son-pays/