
L'histoire de Montréal, et plus particulièrement celle de la communauté des Hospitalières de Saint-Joseph, est intimement liée au culte voué à ce thème. Par exemple, la rue Sainte-Famille fait face à la chapelle du monastère qui lui est dédiée. Les corridors du monastère s'ornent d'oeuvres d'art participant à ce thème : le grand tableau du maître-autel de l'ancien monastère de la rue Saint-Paul et les sculptures du prolifique Louis Jobin. On conserve également plusieurs chromolithographies de la Sainte Famille qui décoraient autrefois les chambres des religieuses ou le chevet des lits des malades à l'hôpital.

Cette plaque de métal veut imiter les riches pièces d'orfèvrerie qui ornent les trésors des grandes églises européennes. Les anges y accompagnent la Sainte Famille dans une iconographie particulièrement intéressante qui rappelle la naissance, la crucifixion et la résurrection du Christ.

En 1635, la Sainte Famille apparaît à Jérôme le Royer de la Dauversière en l'église de Notre-Dame à Paris. Suite à cette vision, il fonde l'année suivante à La Flèche un premier Hôtel-Dieu sous l'égide de Saint-Joseph. Ce bienfaiteur participe aussi à la promotion de la colonisation en Nouvelle-France et favorise l'établissement d'une communauté hospitalière de Saint-Joseph à Montréal. Jérôme le Royer de La Dauversière meurt en 1659, l'année où il avait envoyé un premier contingent d'Hospitalières dans la nouvelle colonie de Ville-Marie.
Cette iconographie originale a été créée spécifiquement pour illustrer le livre de Faillon publié en 1854. Elle a servi de modèle à plusieurs autres oeuvres soit au monastère de Laval en France ou à Montréal.
