
Des lendemains de la Conquête jusqu'au tournant du XIXe siècle, une première génération de femmes et d'hommes s'exerce à l'écriture et au débat d'idées dans des textes privés ou publics. Marqués par les idées philosophiques du siècle des Lumières, ces premiers lettrés introduisent ici un nouvel intérêt pour les choses de l'esprit et créent de nouveaux lieux de sociabilité : cercles, théâtre et salons, alors que se développent les réseaux épistolaires. Ces hommes et ces femmes incarnent le premier essor d'une vie littéraire au Québec. Ils racontent un naufrage ou polémiquent sur une bataille, comme le fait Luc de La Corne Saint-Luc. Ils rédigent leurs mémoires ou pétitionnent, comme le font Pierre de Sales Laterrière, son amie Marie-Catherine Delezenne ou encore Marie Mirabeau, épouse de Mesplet. Ils décrivent les moeurs canadiennes et tiennent salon comme celui de Frances Moore Brooke.
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En Nouvelle-France, on trouve des théières provenant de Chine dès le début du XVIIIe siècle. Malgré son prix exorbitant, le thé est très prisé : Franquet raconte qu'en 1753, « Chacun s'étant rendu au logement de M. l'intendant, l'on y servit du thé, du caffé, du chocolat ». Après la Conquête, les Anglais consacrent « la cérémonie et le rituel du service du thé » dans les salons. Frances Moore Brooke et Elizabeth Posthuma Gwillim, dite Lady Simcoe, ont décrit les formes de sociabilité de cette époque. |
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