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Ce journal satirique d'excellente facture offre de
nombreuses illustrations et n'épargne aucune
autorité en place. Ce tour d'esprit frondeur vaut la
prison à Napoléon Aubin et à son
imprimeur pendant les Rébellions. Surtout connu comme
journaliste, Aubin est aussi dessinateur, compositeur,
dramaturge, scientifique et auteur de contes et de
poèmes. Il fonde sept journaux et revues tout en
collaborant à plusieurs autres. En 1839, il publie
dans le Fantasque une savoureuse utopie,
« Mon voyage à la lune ». En
1840, il acquiert la première presse lithographique
de la ville de Québec. Il s'en sert pour ses gravures
ainsi que pour son portrait de 1841, d'après une des
premières toiles de Théophile Hamel
aujourd'hui disparue. En exergue, sous le cartouche des
arlequins apparaissant avec le titre du périodique,
figure cette maxime libertaire : « Je
n'obéis ni ne commande à personne, je vais
où je veux, je fais ce qui me plaît, je suis
comme je peux et je meurs quand il le faut. »
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Napoléon Aubin
(1812-1890), Le Fantasque, Québec, 1er
août 1837 à février 1849, 21 x 15
x 2,2 cm, Montréal, Bibliothèque nationale du
Québec. Photo Robert Derome.
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