En 1927, une publication du prestigieux Paul Gouin, n'arrive pas à imposer l'image donnée par Palardy. Ce dessin est acccompagné d'une citation poético-hagiographique tirée du livre publié la même année par Édouard Lecompte et illustré par la populaire image créée par Nealis.
« (1677-1680) La Vierge Iroquoise... "Le Lis des bords de la Mohawk et du St-Laurent..." "Tout la ravissait. Le paysage lui-même élevait à Dieu son âme sensible et délicate... bien seule, dans le grand silence des bois, sous le dôme des branches entrelacées des sapins, devant la croix rustique gravée sur une écorce, elle pouvait à loisir exhaler son âme..." ("Catherine Tekakwitha", le P. Edouard Lecompte, S.J., Montréal, 1927.) » (Gouin 1927a, p. 101, se référant à Lecompte 1927a.)
Il figure en frontispice du poème dédié à cette « brune enfant des forêts » : une reine couronnée de plumes, les cheveux longs souples, les lèvres, les joues et les yeux maquillés comme pour paraître à la cour, les épaules recouvertes d'un châle, une médaille au cou (présentant un profil indéfini) en lien avec le titre du livre.
| « Médailles anciennes, est un recueil de poèmes inspirés des grandes épopées du Régime français. L’auteur, Paul Gouin (1898-1974), un ardent nationaliste, est le fils de l'ancien premier ministre Sir Lomer Gouin. Par ses vers, il exhorte le lecteur à poursuivre le combat de ses ancêtres pour la survivance française et catholique en Amérique. L’ouvrage est illustré par Jean Palardy, alors étudiant à l’École des beaux-arts de Montréal où il suit le cours de gravure d’Edwin Holgate [Danaux 2013, p. 199-203]. » |
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Alors âgé de 22 ans, Palardy (1905-1991) signe, en lettres carrées, ce dessin au rendu scolaire gauche et peu convaincant, d'une iconographie prétentieuse aspirant à sortir des sentiers battus. Ce serait parmi ses plus anciennes illustrations de livres selon le catalogue de la BANQ. Cette reproduction provient de l'édition normale, mais il existe également une édition de luxe numérotée.
« Il a été tiré de cet ouvrage : 250 exemplaires sur papier vergé couché crème, avec suite des planches à la sanguine, numérotés à la presse de 001 à 250. L'édition originale a été tirée sur papier couché crème [Gouin 1927a, p. liminaire]. »
« Les planches sont regroupées dans une deuxième section qui a son propre achevé d'imprimer et une page de titre identique à celle de la première section [Gouin 1927b, selon la notice du catalogue de la BANQ]. »
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1927

Jean Palardy, Catherine Tekakwitha, Gouin 1927a, p. 99-104.
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