TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »

   

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TEKAKWITHA. New Insights on her Portraits.
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Introduction.

Tekakwitha (1656-1680), dont le nom présente de très nombreuses graphies, arrive à la Mission Saint-François-Xavier du Sault Saint-Louis en 1677 et y vit les trois dernières années de sa jeune vie jusqu'à son décès, à l'âge de 24 ans, le 17 avril 1680. On lui avait ajouté le prénom de Catherine lors de son baptême en 1676 ; celui de Kateri est une création fictionnelle de la fin du XIXe siècle.

L'historique des migrations de sa mission d'accueil est essentiel à la bonne compréhension du contexte historique servant de terreau à l'émergence de ses différents portraits et à leur interprétation. Elle y connaît le missionnaire jésuite Claude Chauchetière (1645-1709) qui laisse plusieurs écrits la concernant. Il y fait état des dessins qu'il fait d'elle, mais aucun des portraits de Tekakwitha par Chauchetière n'est conservé par la postérité !

 

Le plus ancien portrait connu est gravé quatre décennies plus tard, en 1717, huit ans après le décès de Chauchetière. Déjà, il paraît bien différent de ses dessins conservés ! Les graveurs en ont laissé de nombreuses variantes, au cours des XVIIIe et XIXe siècles, accompagnant les textes maintes fois réédités d'un autre hagiographe, Pierre Cholenec (1641-1723), qui a également connu Tekakwitha. La littérature du XIXe siècle contribue à l'intérêt porté à cette vierge iroquoise, dont le plus illustre porte-parole est Chateaubriand, suivi de très nombreuses hagiographies.

Plusieurs dessins, et projets de dessins, illustrent le manuscrit original de Chauchetière intitulé Narration annuelle de la mission du sault depuis sa fondation jusques à l'an 1686. Leur analyse permet de conclure que leurs caractéristiques sont incompatibles avec le portrait de Tekakwitha, une huile sur toile conservée à Kahnawake.

Force est de constater que l'attribution de cette huile sur toile à Chauchetière, au XIXe siècle, découle de saisissantes ruptures des mémoires quant aux circonstances de sa commandite. Cette oeuvre est un tableau d'histoire dû au talent de Joseph Légaré qui le peint vers 1843. Il est réalisé peu de temps après le retour des jésuites dans un contexte d'étroites collaborations entre Félix Martin, Joseph Marcoux et Jacques Viger, dans le cadre des dévotions pratiquées à la croix et au cénotaphe de Tekakwitha. Le portrait peint par Légaré continue à être répandu, principalement parce que l'on a cru que Chauchetière en était l'auteur. Ce qui n'a pas empêché une surmultiplication des représentations de Tekakwitha par la suite (Idyllisme, Idéaux, Lily of the Mohawks, Kateri, Iconographie). Qualifiée de « Star », elle est devenue une véritable « superstar » suscitant des pèlerinages à Auriesville, Fonda, Kahnawake et Midland, ainsi que la dédicace de plusieurs églises, chapelles et lieux de culte. C'est le résultat de quatre siècles de propagandes mises en place, multipliées et enrichies par l'Église, jusqu'à son détournement par la contre-culture dans les années soixante : Cohen en littérature et Lefebvre au cinéma. Ils ouvraient ainsi la voie à l'émergence de nouveaux idéaux sociétaux.

 

Graphies : nom, prénoms et surnoms.

Le Dictionnaire biographique du Canada et le Fichier d'autorité international virtuel (web ou pdf) ont retenu la graphie « Kateri Tekakwitha », mais la réalité historique est plus complexe. Nommée « Tekakwitha », à compter de son enfance, on lui confère le prénom de « Catherine » vingt ans après sa naissance en 1656, soit lors de son baptême en 1676. Après plus de deux siècles, elle est rebaptisée « Kateri » par Ellen Walworth en 1891 (voir Walworth 1891 : The life and times of Kateri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks), appellation qui est par la suite conservée et qui fait désormais autorité.

GRAPHIES

NOM

Des variantes onomastiques autres que celles énumérées ci-dessous, par ordre alphabétique, peuvent exister.

Tagak8ita
Tagakwitha
Tagaskouita
Takewitha
Takwita
Técacouita
Tecaqüita
Tecavita
Tégacouita
Tégahcouita
Tegahkouita
Tégahkouita
Tégah-Koüita
Tegahkovita
Tegahkwita
Tegahouita
Tegakouit
Tegakouita
Tegaköuita
Tegakoüita
Tegakoüita
Tegakobita
Tegakovita
Tegakwita

Tegakwitha
Tegascoüita
Tegaskouita
Tagaskouïta
Tegawitha
Tegohkouita
Tehgahkwita
Tehgakwita
tékacouita
Tekagwitha
Tekahkouitha
Tekahkwitha
Tekahwetha
Tekakouita
Tekakoüita
Tekakouitha
Tekakwitha
Tekakwithe
Tekak8ita
Tekaouïta
Tekathwitha
Tekawitha
Tekekwitha

« Sortir de Caughnawaga et finir ce livre sans parler de Catherine Tekakwitha, ne m'est pas possible, et j'encourrais certainement l'indignation de M. de **, si je ne donnais ici, au moins la signification du nom de l'illustre Vierge iroquoise dont le P. Chollenec a raconté la vie admirable dans les Lettres Edifiantes. Dans deux syllabaires, l'un iroquois, l'autre algonquin, j'ai eu soin d'insérer une traduction du travail du missionnaire jésuite ; mais cela ne suffirait pas pour contenter l'excellent Vicomte [Martin 1875c], il faut que je lui dise que tekakwitha est la 3. p. fém. sing. du prés. de l'ind. du v. tekkwitha, cis-locatif de kkwitha, (voy. p. 24) et conséquemment, que ce mot signifie : elle approche, elle meut qq. ch. en avant [Cuoq 1882, p. 214]. »

PRÉNOMS

Catherine (baptême en 1676)

Kateri (Walworth 1891)

Catalina
Cateri
Caterina
Catharina
Catharinae
Catharine
Katarzyna
Katharine
Kathéri
Katherina

SURNOMS et TITRES (chronologie)

« IAY consideré iusques a preſent Catherine comme un lis entre les epines ; nous alons uoir comme Dieu a tranſplanté ce beau lis et la mis dans un iardin rempli de fleurs ie ueux dire dans la miſſion du Sault [Chauchetière 1887, p. 58, édité par Walworth] »

1715 — Geneviève de la Nouvelle-France (Cholenec 1715.08.27, p. 119-121).

1891 — Lily of the Mohawks (Walworth 1891, Walworth 1893, Pilgrim 1902.08, Devine 1916, Wynne 1922, Lecompte 1927c, Wynne 1931-b, Wynne 1932, La More 1932, Brentwood 1933, Wynne 1933k, LM 1936-2008, Wynne 1938, Positio 1939, Positio 1940, Evans 1940.07, Evans 1940.08, Pember 1941, Holland 1942, Wynne 1942, Fernandez 1946, Lecompte 1948b, Casey 1984, Casey 1984, Hassenplug 1991, McCauley 1992, Fisher 1996, Positio 2001, Bunson 2012, Lovasik 2012, Cavins 2013).

1927 — Le lis des bords de la Mohawk et du St-Laurent (Lecompte 1927a).

1930 — Le lis des missions iroquoises (Lecompte 1930, Lecompte 1948a, Lecompte 2002).

1930 — Le lis des Iroquois (Lis 193-a, Lis 193-b, Lis 1932-).

1932 — Le lis de [sic] Mohawks (Catherine 1932).

1934 — Le Lys de la Mohawk, La Fleur du Saint-Laurent (Rumilly 1934).

1936 — Lily of the Mohawks.

1939 — La plus belle fleur épanouie au bord du Saint-Laurent (Bouvier 1939).

1947 — Le lys de la prairie indienne (André 1947).

1956.03 — Wonder-Worker of the New World, The Holy Indian, Patroness of the Poor (Nora Routhledge, « Kateri Patroness of the Poor », Kateri 1956.03-EV08N02, p. 10-11).

1957 — Lys des Agniers (périodique Kateri 1957f- à partir de Kateri 1964.12-F020).

1961 — Katistsanoron, La fleur parfaite du pays des Agniers (Landry 1961.03.18).

1963 — Un lys parmi les épines (Thone 1963).

1969 — A Christmas Star (Mary Eunice 1969).

1972 — Kaiatanoron ou Kaia'tanó:ron, appellation signifiant « elle a le corps noble [Cuoq 1882, p. 105] », inscrite sur sa nouvelle tombe (voir aussi Béchard 1992a).

1977 — Patroness of ecology / Patronne de l'écologie (LM 1977.09, p. 2 ; Kateri 1978.03-E115, p. 14 ; Kateri 1998.06-F153, p. 20 ; Saint Kateri Tekakwitha Conservation Center web ou txt).

1986 — Star of the Natives, Girl of Great Courage (LM 1986.03, p. 5).

2003.09 — Role-model / Patronne des abstinences (Kateri 2003.09-E217p17 ; Kateri 2003.09-F174p17).

2012.12 — « “Iakoía'tatokénhtí” en Mohawk, reflétant son nouveau titre de “Sainte” » (Kateri 2012.12-F206 pdf français complet p6 ; 2012.12-E249 pdf anglais complet p7).

2014 — Le lys des Iroquois (Bertrand-Gannerie 2014).

2017 — Iakoia’tatokénhti = (Saint) Kateri Tekakwitha (Kateri 2017.06-E266p01p01 ; voir aussi web ou pdf et prière).

« Tekakwitha », un nom unique se référant à son identité améridienne, désigne une complexe réalité poétique très personnalisée devant être traduite par cette longue périphrase tarabiscotée « elle approche, elle meut quelque chose en avant [Cuoq 1882, p. 214] », ou cette interprétation plus succincte mais moins littérale : « Celle qui s'avance [Cimichella 1980 et 1984] », « She who moves forward [Cimichella 1981] ».

Bien sûr, Tekakwitha a choisi de devenir catholique en intégrant à sa nouvelle identité le prénom « Catherine ». Les missionnaires, auteurs de ses biographies, très fiers de leur victoire sur le « paganisme » et de sa conversion au catholicisme, en ont exacerbé l'utilisation la nommant principalement avec celui-ci, l'identifiant désormais sous sa nouvelle culture religieuse tout en oblitérant, le plus possible, son passé. Par ailleurs, ils avaient beaucoup de mal avec l'orthographe de son nom, mulitipliant à l'envi ses graphies.

Sa troisième identité, beaucoup plus récente, lui a été conférée plus de deux siècles après son décès. Quoique très contestable, c'est pourtant celle qui a été conservée, les nouvelles mentalités autochtones s'y identifiant même.

« Nelly Walworth [Walworth 1891 : The life and times of Kateri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks], anxious to eliminate the blatantly European "Catherine" from her title, was using a Mohawk mispronunciation of an Italian saint's name, linked to a French approximation of a Mohawk name, to clothe her heroine in an identity designed to look immaculately aboriginal. The gambit was a complete success; ever since, Tekakwitha / Catherine has been known around the world as "Kateri Tekakwitha [Greer 2005, p. 197]." »

Étant donné le caractère fictionnel, artificiel et anachronique du prénom « Kateri », nous préférons donc utiliser son seul et unique nom d'origine, celui de « Tekakwitha » dont la signification, beaucoup plus pregnante, a le mérite d'être historiquement et ethnographiquement juste et apropriée. Par ailleurs, ses deux prénoms sont très fréquemment utilisés dans les citations et les titres des ouvrages la concernant. Cette façon de faire n'était pas du tout innocente, mais une subtile stratégie permettant de tutoyer la sainte en s'approchant le plus possible d'elle, telle une personnalité familière compatissante et consolatrice...!

 

Canonisation.

La Positio la plus connue est celle publiée en anglais en 1940, éditée par Robert Emmett Holland et illustrée par LeRoy H. Appleton.

 

Les résultats de cette opération ont été couronnés de succès selon cet échéancier.

1943 — Vénérable
le 3 janvier (Pie XII).

1980 — Bienheureuse
le 22 juin (Jean-Paul II).

2012 — Sainte
le 21 octobre (Benoît XVI).

Archives de l'archidiocèse de Québec
(web ou pdf).

Le complexe processus de canonisation a été étudié dans la très intéressante analyse de Rigal-Cellard 2005. Il débute en 1884 par des lettres de pétition qui introduisent la cause de Tekakwitha au nom du diocèse d'Albany, ainsi que celle des martyrs jésuites. Elle est soumise, en 1930-1931, au nouvel Ufficio Storico. La Positio, qui se subdivise en plusieurs parties, en est le principal outil : il s'agit d'un ensemble de documents s'étalant sur une longue période.

Voir aussi ces références non illustrées :
Wynne 1931-b, Wynne 1931-c, Wynne 1931-r, Positio 1938r, Positio 1939, Positio 1999, Positio 2001.

LM 1955.11-12 — (p17-18) « KATERI'S CALENDAR [...] 1884: The Archbishops and Bishops of the Third Plenary Council of Baltimore petitioned the Holy See to institute the process for the beatification of Kateri Tekakwitha. 1931: After years of preparation, the Cause was intituted by the Most Reverend Bishop of Albany, Edmund F. Gibbons, on May 22. [...] 1932: The process ITAL 'de non cultu' (public veneration) was instituted June 29, 1932, and the visit to Tekakwitha's tomb in Canada was made with all solemnity July 21, 1932. 1938: During June, the Historical Section of the Congregation of Rites at Rome declared that the documents in the case of Tekakwitha are complete, genuine and trustworthy, that they established Tekakwitha's renown for holiness, and a solid basis for final judgment that her virtues were heroic. 1939: On May 20, His Holiness Pope Pius XII approved of the Introduction of the Cause of Kateri Tekakwitha. 1940: November 26 of this year was set, with the Holy Father's approval, as the date for the first discussion of the virtues of the Servant of God, Kateri Tekakwitha. 1943: At Rome, January 3, was issued the Decree approved by His Holiness Pope Pius XII declaring heroic the virtues of the servant of God, the Venerable Kateri Ketakwitha. »

 

Collaboration.

À François-Marc Gagnon (1935-2019), en souvenir de nos échanges à propos de ce portrait lorsque je me formais sous sa direction à l'Université de Montréal (1968-1969 puis 1971-1974). J'avais alors tenté de le convaincre qu'il avait été peint au XIXe siècle et non au XVIIe ! J'aurais bien aimé qu'il fut le premier lecteur de ce site...

ALLEN Christopher, Reference Librarian, Lorette Wilmot Library, Nazareth College of Rochester NY.

BASSIGNANI Anthony A., Research and Instruction / Circulation Librarian, Saint Michael's College, Colchester VT, U.S.A.

BERNARDI Katia et Éric G. SIGOUIN sur l'atelier Bernardi & Nieri à Montréal.

BOLDUC Maxime, secrétaire, Groupe de recherches et d'études sur le livre au Québec, Université de Sherbrooke.

BOSCH Gerrit Vanden, Archiviste de l'Archevêché de Malines-Bruxelles.

BOUDREAU Julienne, Documentaliste, Médiathèque Guy-L.-Coté, Cinémathèque québécoise.

BOURASSA Guy, directeur, Camp Tekakwitha.

BRAMBLE Melissa Miscevic, Director of Operations, Saint Kateri National Shrine and Historic Site, Fonda NY.

CAILHIER Rachel, actrice interprétant tékacouita dans le film Les maudits sauvages de Jean-Pierre Lefebvre.

CHALIFOUR Jean, campeur (1963-1968), moniteur (1971-1981), bénévole et membre de la corporation, Camp Tekakwitha.

CHARTRAND René, historien.

CLAES Edgard osc, Prieuré de Sainte Agathe, Cuijk, Pays-Bas.

DAUM Michael, seminarian, Saint Joseph’s Seminary, Dunwoodie, Yonkers New York.

DEMETZ Anja, Art Studio Demetz.

DENNIE Danielle, Research Data Librarian, Vanier Library, Concordia University.

DREUMEL Joanne van, executive director, 1000 Islands History Museum, Gananoque ON.

DUBOIS Paul-André, Professeur titulaire, Département des sciences historiques, Université Laval.

ETTINGER Karl Erik, Adjunct Professor, Music, Seminole State College of Florida.

FRADET Frédérique, archiviste-rédactrice, Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine.

GIBBON Lisa, Director, Congregation of St. Joseph Archives, Cleveland OH.

GUAY Bertrand, professeur, histoire de la musique, histoire de l’art, Conservatoire de musique de Québec.

GUAY Bruno, témoignage d'un demi-siècle d'activité au Camp Tekakwitha.

GUILBAULT Jonathan, éditeur, Novalis.

HANEY Fr Michael OFM, Pastor, Cross in the Woods National Shrine.

HARDY Delores, Books N Stuff, Des Moines, Iowa, USA.

HOLL Fr. Kermit osc, Prior, Crosiers in Onamia at the Priory of the Exaltation of the Holy Cross.

HUDON Marie-Josée, Musée des grands québécois.

KEEFER Scott CA, Provincial Archivist, Daughters of Charity Provincial Archives (Facebook, Catalog).

KENNEY Joe, sculptor, Austin, Texas.

KLÄHN Tim, Référence à la collection, Centre Canadien d'Architecture.

LALONDE Anne-Marie, Centre de conservation Lionel-Groulx, Bibliothèques, Université de Montréal.

LAMONTAGNE Emmanuel, étudiant à la maîtrise en histoire de l'art, Université Laval.

LEFEBVRE Jean Pierre, cinéaste, pour sa collaboration étroite, généreuse et amicale pour quantité d'éléments enrichissant la notice de son film Les maudits sauvagestékacouita joue le rôle principal.

« Par-dessus tout j'ai le bonheur fou d'assister à un processus de création, le tien, d'en voir surgir les racines, le tronc, les branches. Une véritable scénarisation où les faits, les événements, les idées jouent chez toi le rôle de personnages et de comédiens. Bref, j'assiste à la création d'une histoire, la tienne, dans une histoire, la mienne, dans l'Histoire nôtre. Tout un cadeau que nous nous faisons, si tu me permets de dire ça comme ça. Et qui rend à la création l'utilité, l'essentialité que je lui ai toujours accordées [Jean Pierre Lefebvre, courriel 27 juin 2020]. »

Gérard Courant, Jean-Pierre Lefebvre, Cinématon #814, Montréal, 5 juin 1986 (web).
Marc-André Lussier, « Jean-Pierre Lefebvre, quand poésie et politique s'entremêlent », La Presse, 13 octobre 2016 (web ou pdf).

LEMAY Guislaine, conservatrice, cultures matérielles et autochtones, Musée McCord.

LUBELSKI Sarah, Assistant Archivist, Congregation of St. Joseph Archives, Cleveland OH.

LYNCH Beth, pilgrimage coordinator & museum manager, Our Lady of Martyr Shrine, Fultonville NY.

MARCOTTE Christian, directeur général, Musée des cultures du monde, Nicolet Qc.

MIVILLE-ALLARD Jasmin, étudiant au doctorat en histoire de l'art et adjoint de recherche.

MOEGLEIN Jim osc, archivist of the Crosiers in Onamia at the Priory of the Exaltation of the Holy Cross.

OUELLET Pierre-Olivier, qui a participé aux recherches préliminaires lorsqu'il était étudiant en histoire de l'art (2000-2001).

PAULLIN Kellie, Between the Covers, 112 Nicholson Rd., Gloucester City NJ 08030 USA.

PLOIX Philippe, Archives historiques du diocèse de Paris.

Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée, Équipe communications.

POWELL Carrie, Assistant to the Conventual Prior, Crosier Fathers and Brothers.

ROWAT Theresa, directrice, Archives des jésuites au Canada.

SHEN Vivian, Archives and Special Collections, Fordham University.

SIMARD Danielle, archiviste, Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM).

VERMETTE Luce, chercheure en culture matérielle.

VINCENT Josée, professeure, département des arts, langues et littératures, faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke.

YAHNER Robert, Curator / Registrar, The National Arts Club, New York NY.

Un chaud merci tout spécial à ma douce Johanne Lacasse pour son aide intelligente dans la résolution de diverses énigmes qu'il serait trop long d'énumérer ici. Mais surtout pour sa grande patience d'avoir accepté de me partager avec l'omniprésente Tekakwitha depuis si longtemps.

 

Commentaires à propos de ce site.

2022.12.01 Jean Pierre Lefebvre, réalisateur, Les maudits sauvages. — J'ai passé plusieurs heures, et j'en passerai bien d'autres avec le plus grand des plaisirs, à voyager dans ta fascinante étude architecturale à propos de notre amie réciproque ; architecturale parce qu'elle se déploie dans l'espace et le temps. Je m'y amuse et je m'y instruis comme un enfant dans un jeu vidéo d'exploration, cliquant ici pour y découvrir une explication, là pour une photo et plus encore, fasciné par tant de rebondissements qui m'enseignent l'Histoire, certes, mais peut-être davantage la manière de l'appréhender, de la vivre et de la transmettre. Et je me sens bien humble, tout en rougissant de fierté, d'y avoir un petit rôle, que tu as si respectueusement et affectueusement dirigé. Jamais, pas un seul instant, pas dans une seule phrase, tu as triché ou fait dévier l'objet de ton propos ou du mien. Et j'ai tant souffert de ces calamités, parfois commises avec de bonnes intentions. Avec mon inconditionnelle admiration et amitié.

2022.12.02 Christian Carette. — Je me suis plongé, c'est le mot, car il s'est créé avec cette écriture internautique où vous excellez, une rhétorique nouvelle faite de références innombrables, de lectures polysémiques et simultanées qui donne aussi envie de parcours multiples de retour en arrière, de sauts en avant vers l'inconnu, que le texte linéaire classique permettait bien sûr, mais pas avec la même intensité, la même facilité. En définitive une étonnante proximité avec la pensée naturelle fluide, confuse, heuristique que l’écrit traditionnel disciplinait artificiellement et finalement bridait. À l'ivresse aux délices de l'égarement, il faut parfois un peu de retrouvailles comme le disent vos humoristes et les chapitres bien ordonnés, plus classiques, permettent de remettre les choses en place. Donc bravo pour ce somptueux travail internet (et historique...) qui est vraiment une avancée du savoir et qui se révèle comme ce qu'il est, non un sous produit de la culture livresque mais bien son dépassement.

2022.12.12 Rachel Cailhier, actrice interprétant tékacouita dans le film Les maudits sauvages de Jean-Pierre Lefebvre. — Quelles recherches effectuées, j'admire et apprécie. Ces nombreuses photos très intéressantes, je n'en reviens pas de tout ce que cela a pu vous demander.

2023.01.10 Guy Laflèche. — Il a fallu que j'y vienne deux fois avant de comprendre la nature et l'ampleur du travail de recherche, d'analyse et de ses résultats. Le point de départ en est, certes, l'étude des oeuvres artistiques et littéraires sur la Sainte Vierge Iroquoise, mais le résultat dépasse de baucoup le prétexte, « prétexte » qui est en fait un travail de recherche scientifique d'une dimension peu commune, avec des impacts considérables dans de multiples dimensions. Je suis évidemment ébloui, alors que je commence seulement à lire et explorer l'extraordinaire encyclopédie.

2023.05 — « Robert Derome a mené une vaste étude sur les nombreuses représentations de la jeune fille au fil du temps. Il a résumé l'ensemble de ses portraits, dont certains qu'il a récemment découverts. Le chercheur résout aussi quelques énigmes. Il démontre pourquoi le jésuite Chauchetière ne peut pas être l'auteur de la première gravure de 1717 ou comment il a pu attribuer le célèbre tableau au peintre Joseph Légaré, artiste marquant du XIXe siècle [Ouellet 2023.05, paru dans la Revue d'histoire de la Nouvelle-France]. »

 

Dates : convention de présentation.

-date : l'oeuvre a été faite avant cette date.

date- : l'oeuvre a été faite après cette date.

 

Missa Tekakwitha.

Jeudi, le 16 avril 2026, création mondiale de la
Missa Tekakwitha, Les Sept Roches des prophéties du grand-père,
d'une durée de 40 minutes, en 7 mouvements, par le compositeur cri Andrew Balfour.

•1. énska (un) •2. tékeni (deux) •3. áhsen (trois) •4. kaié:ri (quatre) •5. wisk (cinq) •6. ià:ia’k (six) •7. tsá:ta (sept)

Commanditée par le Studio de musique ancienne de Montréal et Musica intima.

Créée lors du concert Secousses mystiques
à la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.

(Huss 2026.04.15 ; Bourgie ou pdf ; SMAM ou pdf.)


 

   

TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »