web Robert DEROME
L'orfèvrerie des sulpiciens, pièces choisies.
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Plat à ragoût parisien de 1740-1741.

Ce plat à ragoût en argent massif a été fabriqué à Paris par l’orfèvre Claude Lisonnet en 1740-1741. Mais on ignore comment il est arrivé chez les Sulpiciens à Montréal !

Il était utilisé pour servir, à table, des mets en sauce. Rare en Nouvelle-France, cette lourde pièce d’argenterie n’était pas pour toutes les bourses.

L’étude des armoiries qui y sont gravées a permis de le lier à la grande et fameuse famille des Legardeur. Il reste cependant à identifier l’époux, représenté par une licorne sur le blason.

Claude Lisonnet (maître 1736 - décès 1761), Plat à ragoût, Paris 1740-1741, Argent, 48 x 42 x 9,8 cm, 2 275 g, Armoiries, Chiffre G C J, UCSS (web ou pdf).

Le monogramme GCJ, également gravé sur le plat, n’a pas encore pu être identifié. On retrouve le même sur des chandeliers en argent datant de 1777-1778, qui figurent aussi dans la collection des Sulpiciens.

John Scofield (actif en Angleterre de 1776 à 1799), Flambeaux, argent, 39,5 x 12,3 cm, Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, 2016.0569.1-2.

 

Quelques pistes déjà balisées ici, Un plat à ragoût, compagnon naturel de la cuiller à ragoût ou à servir, portant blason d’une des filles Legardeur jumelé à une licorne, pourraient guider vos pas afin de résoudre les quelques énigmes restantes. Des indices pourraient-ils être retracés dans les archives des sulpiciens ? Ce qui pourrait susciter un beau projet de recherche...

 

Également publié sur le site web UCSS et sur Facebook.

 

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