Les lettres, les sciences et les arts au Canada sous le Régime français, Essai de contribution à l'histoire de la civilisation canadienne, Paris, Jouve et cie éditeurs, 1930, xvi, 292 p.. |
Nous devons donc beaucoup à tous ceux qui, avant nous, ont aimé le Canada d'autrefois et ont voué leur vie à son étude. En tête, la simple justice nous oblige à mettre le nom de M. P.-G. Roy. Sans lui, notre tentative aurait été impossible. Ce sont ses innombrables publications qui dans une large mesure nous ont permis de faire ce que nous avons fait. Nous nous faisons un devoir de reconnaître toutes nos obligations.
[...] à M. Massicotte, qui collectionne les faits curieux et les traditions populaires comme d'autres collectionnent les objets rares, un des hommes qui ont le plus contribué à reconstituer la vie et les moeurs des anciens Canadiens ; à MM. Barbeau et Lanctôt, diligents explorateurs du folklore, grâce à qui celui du Canada est aujourd'hui mieux connu que celui de la France ; à M. Traquair, fondateur de l'archéologie canadienne.
Depuis une trentaine d'années, un grand effort historique a été réalisé au Canada. Des matériaux en nombre ont été amassés. Nous avons cru qu'il était temps de « faire le point » et de marquer les résultats obtenus sur un sujet particulièrement attachant : l'ancienne civilisation de la Nouvelle-France.
L'élite qui a collaboré avec le colonisateur anglais après la défaite de la Rébellion de 1837-38 a agi comme toute élite d'un peuple colonisé. Au lieu de lutter pour débarrasser le Québec du colonisateur, elle s'est retournée vers un passé « héroïque » pour ne pas faire face au présent. Elle s'est mise à glorifier les exploits des Champlain, des Madeleine de Verchères, des Saints Martyrs Canadiens pour nous faire croire qu'à une certaine époque nous aussi nous étions de grands colonisateurs, bâtisseurs de pays. Colonisés par les Anglais, nous pouvions trouver compensation dans l'idée que nous avions, nous, colonisé l'homme rouge. Notre élite nous fit rêver au Grand Empire Français d'Amérique Du Temps de Frontenac pour ne pas nous sentir trop humiliés dans notre situation de peuple conquis, emprisonné dans la Confédération. Des générations de Québécois furent endoctrinés dans ce nationalisme d'arrière-garde où nous nous définissions comme un peuple élu ayant mission d'évangéliser le monde et de répandre la civilisation catholique française à travers l'Amérique.
Léandre Bergeron, Petit manuel d'histoire du Québec, s. l., Éditions Québécoises, 1970, p. 4.
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Chapitres |
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5. Architecture |
L'architecture occupe alors près du tiers de l'ouvrage et ses 12 subdivisions lui confèrent un traitement méthodologique varié : historique, technique, typologique et biographique. |
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1. Instruction |
L'instruction... |
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3. Littérature |
... et la littérature occupent plus de place... |
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6. Les autres arts |
...que les autres arts... |
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2. Vie intellectuelle |
... et la vie intellectuelle. |
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7. Les arts appliqués : le luxe |
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4. Sciences |
Les sciences se retrouvent alors en dernier, juste après les arts appliqués. |
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Conclusion |
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Sous-sections sur les arts |
Une analyse plus fine des sous-sections sur les arts indique la prédominance de la peinture, la sculpture et l'orfèvrerie, qui devancent la broderie, la musique, le mobilier, la gravure et la toilette. |
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6.2. Peinture |
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6.1. Sculpture |
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7.4. Orfèvrerie, ivoires |
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7.2. Broderie |
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6.4. Musique |
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7.1. Mobilier |
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6.3. Gravure |
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7.3. Toilette |
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Total |
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Architecture |
Si on totalise les chapitres sur les arts avec l'architecture, on constate que près de la moitié de l'ouvrage (45.9%) est consacrée à l'étude de nos arts anciens. |
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Arts |
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Total |
Ce texte d'une tenue scientifique absolument remarquable par la documentation qu'il accumule est véritablement une synthèse de toutes les parutions antérieures. Il a de plus le mérite de vouloir replacer les événements dans une suite chronologique. L'ensemble dégage une impression de probité et d'objectivité.
Laurier Lacroix, « Gérard Morisset et l'histoire de l'art au Québec », À la découverte du patrimoine avec Gérard Morisset, Québec, Ministère des Affaires culturelles, Musée du Québec, 1980, p. 138.
Antoine Roy n'apporte aucun élément personnel dans l'interprétation du développement artistique en Nouvelle-France. Son jugement esthétique est fondé sur l'existence quantitative et sur les jugements de valeurs de ses contemporains.
Laurier Lacroix, « Gérard Morisset et l'histoire de l'art au Québec », À la découverte du patrimoine avec Gérard Morisset, Québec, Ministère des Affaires culturelles, Musée du Québec, 1980, p. 138.
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créée le 11 mai 1998.