
Au seuil du nouveau millénaire, nous présentons un portrait des arts, des lettres, de l'éloquence et de la musique, tels qu'ils se sont illustrés au Québec au tournant d'un autre siècle, voilà deux cents ans. L'objectif de cet événement est de montrer comment s'est constitué l'imaginaire du lettré canadien, tant dans le milieu francophone que parmi les élites britanniques. En étudiant ces portraits d'hommes et de femmes, les outils et les instruments de l'écriture, de même que l'imprimé, nous voulons montrer quels jeux d'influences, d'actions et de réactions ont présidé à la définition du littéraire et du pictural, aux confins du politique et du polémique. Notre période va de la Cession de la Nouvelle-France à l'Angleterre jusqu'à l'Acte constitutionnel de 1791, puis aux débats parlementaires culminant avec les Rébellions de 1837 et de 1838 : en somme, une des époques les plus tumultueuses et les plus déterminantes de l'histoire québécoise et canadienne.
Le patrimoine artistique de la période 1760-1820 est doublement pénalisé. D'abord par le peu d'études qui lui ont été consacrées. Mais aussi par l'état de conservation affligeant de plusieurs oeuvres. Certaines ne sont donc exposées que sous forme de reproduction : les portraits de Pierre de Sales Laterrière et de Mgr Charles-François Bailly de Messein (Salle 1) ; la partition musicale « Lucas et Cécile » de Joseph Quesnel (Salle 2) ; les « Recollections of Canada » de Lady Aylmer (Salle 3)
![]()
|
![]()
|
![]()
|
![]()
|
Ces oeuvres démontrent, de façon poignante, que notre patrimoine mérite les efforts requis pour le conserver, le restaurer et le mettre en valeur. Il est toutefois parfois préférable de laisser certaines oeuvres dans leur mauvais état originel que de risquer une destruction par des soins inappropriés. Il est donc essentiel de consulter des experts en restauration dûment accrédités par une association professionnelle. Le Centre de conservation du Québec joue à cet égard un rôle essentiel.