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Bénigne Basset (1628-1699) était le fils de Jehan Basset, joueur de luth des pages de la Chambre du roi, et de Catherine Coudreau (ou Gaudreau), de la rue Neuve-Saint-Honoré, ville et archevêché de Paris. Basset arrive à Ville-Marie en 1657 en compagnie des premiers sulpiciens . Maisonneuve revient également de Paris à la même date. Peut-on l'imaginer le notaire et le gouverneur jouant du luth ensemble ? Aucun document ne nous permet de le confirmer, car on n'a pas conservé d'inventaire après décès des biens de Basset ! Une seule oeuvre de son père a été conservée, c'est une Allemande reproduite par Mersenne dans son Harmonie Universelle (1636). Il sied donc de la verser au répertoire susceptible d'avoir été joué par le premier gouverneur de Montréal. L'accord de cette Allemande est de même ton que celle de Monsieur Chancy, soit un des nombreux accords nouveaux expérimentaux alors en vogue dans cette période de transition esthétique entre la Renaissance et le Baroque.
Accord de l'Allemande de Monsieur Chancy, Mersenne 1975, vol. 3, p. 88 deuxième série de pagination portant ce chiffre. Allemande de Monsieur Basset,
Mersenne
1975, vol. 3, p. 89, |
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