La musique jouée par Paul Chomedey de Maisonneuve

Inventaire des livres après décès
Histoire
tomes
     
Religion
tomes
     
Non identifiés
tomes
Espagne
2
Oeuvres de Mr de Salles
2
six autres livres tous lesquels sont reliés en veau in octavo
6
Angleterre
3
Fleur des saints
2
Flandres
2
Sermons de saint Chrysostome
3
France
3
Cathéchisme de Grenade
4
Item trente autres Volumes de differente gradeur relies en parchemin
30
Rome
3+2
Guide des pécheurs
1
-
-
Combat spirituel
1
-
-
Office de la semaine sainte
1
TOTAL
15
TOTAL
14
TOTAL
36

Trouvain, Étagère bibliothèque d'applique, haute, un corps, 1694, estampe, Paris, Bibliothèque nationale.

ANONYME, Hollande, HOMME ASSIS A SON BUREAU, 1ère moitié 17e siècle, huile sur bois, 67,5 x 51, 5 cm. Paris, musée du Louvre.

Jollain d'après Le Pautre, Étagère bibliothèque murale, fin du XVIIe siècle, Paris, Bibliothèque nationale.

Les ouvrages non identifiés, reliés en parchemin et en veau, pourraient effectivement être des livres de musique. Madeleine Jurgens, dans Documents du minutier central concernant l'histoire de la musique, réfère à 10 inventaires après décès de parisiens amateurs de musique, évoquant leurs livres de musique qui sont toujours « couverts de parchemin » ou « reliés en veau ».

Les livres de Maisonneuve se sont vraisemblablement retrouvés entre les mains de son exécuteur testamentaire Philippes de Turmeynies. C'est donc là qu'il faudra les rechercher. Mais ils ont pu également être remis aux Pères de la doctrine chrétienne. Corinne Vaast a mené une vaste enquête au sujet de l'ancienne bibliothèque de cette communauté dont les résultats seront communiqués en 2002 dans le cadre de la deuxième édition du Festival de luth Paul Chomedey de Maisonneuve.

Une seule pièce du programme joué par Michel Cardin peut directement être rattachée à un des proches de Maisonneuve, c'est l'Allemande de Jehan Basset, père du notaire montréalais Bénigne Basset que Chomedey a bien connu. Toutes les autres oeuvres relèvent du répertoire du luth au XVIIe siècle que le gouverneur de Montréal aurait pu avoir à son répertoire sans aucune preuve qu'il les ait effectivement jouées.

 

À Paris, à la fin de sa vie, Maisonneuve a pu entendre des musiques jouées au séminaire Saint-Charles des Pères de la doctrine chrétienne, soit des tragédies ballets accompagnées de musique ou des Airs spirituels et de dévotion tels que ceux de François Berthod mis en musique par Michel Lambert, grand compositeur et colaborateur de Lully. Maisonneuve aurait bien pu accompagner certaines de ces oeuvres au luth.

Profondément dévot, Paul Chomedey de Maisonneuve pratiqua le luth toute sa vie même si cet instrument était l'un des supports privilégiés de la vanité du monde.

 

Sébastien Stoskopff (1597-1657), La grande vanité, 1641, huile sur toile, Stransbourg, Musée de l'Oeuvre Notre-Dame.

Merci à notre collaboratrice à Paris, l'historienne Corinne VAAST,
pour ses recherches et trouvailles exceptionnelles.

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