Les ouvrages non identifiés, reliés en parchemin et en veau, pourraient effectivement être des livres de musique. Madeleine Jurgens, dans Documents du minutier central concernant l'histoire de la musique, réfère à 10 inventaires après décès de parisiens amateurs de musique, évoquant leurs livres de musique qui sont toujours « couverts de parchemin » ou « reliés en veau ».
Les livres de Maisonneuve se sont vraisemblablement retrouvés entre les mains de son exécuteur testamentaire Philippes de Turmeynies. C'est donc là qu'il faudra les rechercher. Mais ils ont pu également être remis aux Pères de la doctrine chrétienne. Corinne Vaast a mené une vaste enquête au sujet de l'ancienne bibliothèque de cette communauté dont les résultats seront communiqués en 2002 dans le cadre de la deuxième édition du Festival de luth Paul Chomedey de Maisonneuve.
Une seule pièce du programme joué par Michel Cardin peut directement être rattachée à un des proches de Maisonneuve, c'est l'Allemande de Jehan Basset, père du notaire montréalais Bénigne Basset que Chomedey a bien connu. Toutes les autres oeuvres relèvent du répertoire du luth au XVIIe siècle que le gouverneur de Montréal aurait pu avoir à son répertoire sans aucune preuve qu'il les ait effectivement jouées.
Profondément dévot, Paul
Chomedey de Maisonneuve pratiqua le luth toute sa vie
même si cet instrument était l'un des supports
privilégiés de la vanité du
monde. Sébastien Stoskopff
(1597-1657), La grande vanité, 1641, huile sur
toile, Stransbourg, Musée de l'Oeuvre
Notre-Dame.

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pour ses recherches et trouvailles exceptionnelles. |