TEKAKWITHA. |
2017 Bannière sur le pont Honoré-Mercier.
En support à leurs collègues de Kanesatake, lors de la Crise d'Oka en 1990, la Mohawk Warrior Society de Kahnawake bloque, du 11 juillet au 6 septembre, le pont Honoré-Mercier situé sur leur territoire (web ou pdf). Dans la foulée de ces événements, la sculpture du cénotaphe est arrachée de son socle, décapitée et ravagée. La société fédérale Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) octroie par la suite, de 2008 à 2016, d'importants contrats d'entretien de ce pont aux Premières Nations via l'entrepreneur Mohawk Bridge Consortium (web ou pdf). En 2017, pour souligner le 150e anniversaire du Canada, cinq œuvres de trois artistes mohawks sont sélectionnées pour décorer la section fédérale du pont, en direction sud, sous forme de cinq bannières de 2x1 mètres (Radio-Canada, 19 avril 2017 web ou pdf).
Tyra Anne Kaiente:ri (née vers 2001), Kateri Lily of the Mohawks, 2017, dessin utilisé comme bannière sur le pont Honoré-Mercier (photo Le Soleil de Châteauguay, 19 avril 2017 web ou pdf). L'une d'elles est un portrait de Tekakwitha dont l'auteure, Tyra Anne Kaiente:ri alors âgée de 16 ans, est une Mohawk du clan de l’Ours née dans la réserve des Six nations en Ontario. En 2012, elle avait eu le privilège d'accompagner sa mère à Rome à l'occasion de la canonisation. |
Ce portrait de Tekakwitha prend donc alors des dimensions et connotations nouvelles très importantes dans les enjeux et contentieux entre les Mohawks anglophones, le Québec indépendantiste francophone, le gouvernement fédéral centralisateur et l'Ontario fédéraliste, un idéal tout à fait nouveau la sortant ainsi de la propagande de sa sphère religieuse pour utilisation à des fins politiques.

Pont Honoré-Mercier à gauche et Kahnawake en haut à droite (photo Ministère des transports du Québec).
Responsabilité fédérale au-dessus du territoire de la réserve de Kahnawake et de la voie maritime (source web)
et responsabilité provinciale au-dessus du fleuve Saint-Laurent.
TEKAKWITHA. |