TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »

   

1932-1934 James McIsaac pour Juliette Lavergne,
« Les fiançailles de l'Algonquine, Fleur de la Prairie, Tekakwitha à la Prairie ».

L'Algonquine obéit après avoir une dernière fois étreint, en sanglotant, le corps de son malheureux frère. 1932.10.39.

Mon frère peut me tuer s'il le veut, je ne serai point son esclave et ne servirai pas comme d'autres captives le font... Ma Soeur peut être tranquille, si elle le veut, elle ne sera point mon esclave mais ma femme. 1932.10.40.

Le Cerf habitait une cabane construite d'après le modèle ordinaire des habitations indiennes. 1932.11.89.

Qu'a donc ma Fleur de la Prairie ? 1932.11.90.

À plusieurs reprises Fleur de la Prairie surprit le regard de l'Aile de Corbeau posé avec mépris sur le Cerf. 1932.12.118.

L'Aile de Corbeau logeait habituellement chez la prétendue sorcière. 1933.01.148.

Que ma mère se souvienne, dit-elle. 1933.01.149.

Avec d'infimes précautions elle se glissa dans une sorte de fossé tout à côté de la cabane de la sorcière. 1933.02.181.

Les deux jeunes chefs étaient de force égale. 1933.02.182.

Puis sans se retourner, il sortit emportant dans ses bras la petite orpheline toute grelottante sous sa couverte. C'était l'oncle du Cerf qui, sans autre formalité, adoptait l'enfant abandonnée. 1933.03.212.

Chose bien rare chez les sauvages, Tékakwitha aimait s'isoler, demeurer de longues heures dans la cabane. Là elle travaillait et ses ouvrages faisaient l'admiration de ses tantes. 1933.03.213.

Secrètement flatté, l'Indien trouva que sa protégée aussi était douée d'une belle intelligence. 1933.05.274.

Le missionnaire l'encouragea à prier et l'assura qu'elle serait bientôt baptisée. 1933.06-07.298.

Trois personnes s'approchèrent silencieusement et prirent place dans le canot. C'étaient le Huron, Pied-Léger et Tekakwitha qui fuyaient vers la Prairie. 1933.06-07.299.

M. M. Nealis pinxit. Catherine Tekakwitha en prières. 1933.08-09.26.

Le Huron venait de recommander à Tekakwitha de demeurer cachée parmi les arbres et les brouissailles. 1933.08-09.28.

On la conduisit au missionnaire, le Père Cholenec. Catherine lui présenta avec une grâce modeste une lettre que lui avait confiée le Père de Lamberville. 1933.10.58.

Le mari de Ganneaktena consulta les admirables hospitalières de l'Hôtel-Dieu. 1933.10.59.

Elle s'occupe toujours d'aller chercher l'eau parce que c'est loin, lourd à porter et que personne n'aime y aller. 1933.11.90.

Première communion. 1933.11.91.

S'agenouillant soudain près de la croix, l'Aigle murmura avec une sorte de respect mêlé de crainte : — Grand Esprit de Tekakwitha, donne-la moi et je serai, comme elle, chrétien, si tu le veux. 1933.12.118.

Puis d'un geste brusque L'Aigle lança le scalp d'un ennemi. Tekakwitha demeurait silencieuse, son regard grave posé sur la chevelure ensanglantée. 1933.12.120.

Soudain, l'Aigle ouvrit les yeux. Du regard il chercha Tekakwitha. Elle s'approcha et s'agenouilla près du mourant. 1934.01.146.

Rencontre avec Étoile du Matin qui essaie de la convaincre de se marier. 1934.01.147.

Dès le matin, Marie-Thérèse et Kateri partirent pour aller voir Soeur Bourgeoys. 1934.02.171.

Le temps passait et les deux héroïnes auraient voulu pouvoir prolonger leur entretien... Mais le devoir appelait ailleurs Mère Bourgeoys et Marie-Thérèse venait d'arriver réclamant avec un fraternel sourire "sa petite Kateri". 1934.03.194.

Parfois un rayon de soleil l'avertissait... 1934.03.195.

Elle reçut le Viatique entourée de parent et d'amis. 1934.04.211.

Juliette Lavergne est l'un des nombreux pseudonymes (Bérubé 1944, p. 7-8, donne aussi : Angela, Stephane, Marraine Odile, Guillemette, d'Auray Mysolles, Dom Benedict, Reve-Ris, Andre-Marie, Anne Marie Lesieur) de Laetitia Desaulniers (1890-1976), épouse d'Arthur Saint-Pierre (1885-1959), qui publie également sous ces deux noms. De 1932 à 1934, elle fait paraître un feuilleton dans L'Oiseau bleu, périodique fondé par son époux en 1921, sous ces titres successifs : « Les fiançailles de l'Algonquine, Fleur de la Prairie, Tekakwitha à la Prairie » (Lavergne 1932.10-1934.04). Ici, le feuilleton prend une dimension illustrée, de façon conventionnelle voire caricaturale par James McIsaac (1889-1970) (Lepage 1991, Sarrasin 2004.03, Sarrasin 2004.09, Sarrasin 2004.12), pénétrant dans tous les méandres de la vie de Tekakwitha ouvrant ainsi plusieurs nouveaux aspects à son iconographie. Les religieuses et les curés y sont habillés comme ceux du début du XXe siècle et les autochtones tombent dans le stéréotype. Sauf ses tresses, la figure de Tekakwitha est celle d'une jeune femme timide et anonyme de la même époque. Comme l'objectif était de proposer des modèles à suivre, cette façon de faire permettait de rapprocher ces personnages de ceux alors courants à cette époque.

Ces feuilletons sont par la suite publiés en livre, sous le titre La vie gracieuse de Catherine Tekakwitha, en 1934. L'édition de 1935 est illustrée par Ivan Jobin et Henri Beaulac.

 

   

TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »