TEKAKWITHA. |
1932-1934 James McIsaac pour Juliette Lavergne,
« Les fiançailles de l'Algonquine, Fleur de la Prairie, Tekakwitha à la Prairie ».
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Juliette Lavergne est l'un des nombreux pseudonymes (Bérubé 1944, p. 7-8, donne aussi : Angela, Stephane, Marraine Odile, Guillemette, d'Auray Mysolles, Dom Benedict, Reve-Ris, Andre-Marie, Anne Marie Lesieur) de Laetitia Desaulniers (1890-1976), épouse d'Arthur Saint-Pierre (1885-1959), qui publie également sous ces deux noms. De 1932 à 1934, elle fait paraître un feuilleton dans L'Oiseau bleu, périodique fondé par son époux en 1921, sous ces titres successifs : « Les fiançailles de l'Algonquine, Fleur de la Prairie, Tekakwitha à la Prairie » (Lavergne 1932.10-1934.04). Ici, le feuilleton prend une dimension illustrée, de façon conventionnelle voire caricaturale par James McIsaac (1889-1970) (Lepage 1991, Sarrasin 2004.03, Sarrasin 2004.09, Sarrasin 2004.12), pénétrant dans tous les méandres de la vie de Tekakwitha ouvrant ainsi plusieurs nouveaux aspects à son iconographie. Les religieuses et les curés y sont habillés comme ceux du début du XXe siècle et les autochtones tombent dans le stéréotype. Sauf ses tresses, la figure de Tekakwitha est celle d'une jeune femme timide et anonyme de la même époque. Comme l'objectif était de proposer des modèles à suivre, cette façon de faire permettait de rapprocher ces personnages de ceux alors courants à cette époque.
Ces feuilletons sont par la suite publiés en livre, sous le titre La vie gracieuse de Catherine Tekakwitha, en 1934. L'édition de 1935 est illustrée par Ivan Jobin et Henri Beaulac.
TEKAKWITHA. |