Ce luthiste semble bien
représenter ce dont Paul Chomedey de Maisonneuve
aurait pu avoir l'air dans ses pratiques solitaires de son
instrument au moment où il termine sa carrière
militaire et choisit de répondre
« oui » à l'invitation qui lui
est faite de venir fonder et gouverner Montréal.
À cette époque, avant son voyage, on doit
l'imaginer avec des dentelles et linge fin tels que
décrits par Marie
Morin. Aurait-il
été exposé aux sublimes musiques des
luthistes Gaultier : Ennemond dit Le Vieux (vers
1575-1651), Jacques (mort vers 1649, portrait
gravé d'après Jan Lievens), Denis, dit Le
Jeune, ou Gaultier de Paris (mort en 1672, peint par
Lesueur jouant du luth au milieu d'une réunion
d'amateurs) (Chauvel
1988) ?
Ou bien à celles
publiées par l'imprimeur Pierre Ballard dans la
décennie 1630-1640 par les luthites Robert Ballard,
joueur de luth de la Chambre du Roi, et Mézangeau,
musicien ordinaire du roi ; ou bien, Bouvier, Dubut et
François Dufaut (Vaccaro
1976) ? Attribué à Jean de Reyn (vers 1610-1678), Luthiste, vers 1640, huile sur toile, 157,5 x 114 cm, Musée des beaux-arts de Boston 34.541.
1630-1640
« Le
luth est estimé en France le plus noble de tous
[les instruments], soit à raison de la
douceur de ses chants, le nombre et l'harmonie de ses
chordes, son estenduë, son accord, & la
difficulté qu'il y a de le toucher aussi
parfaitement, que les sieurs l'Enclos, Gautier,
Blanc-rocher, Merville, le Vignon, & quelques autres
qui vivent maintenant (Mersenne
1636, cité par
Chauvel
1988). »
Prélude - Tombeau de
Mézangeau - L'Adieu - Testament de Mézangeau -
Courante - Canaries
