Ces beaux oiseaux
chantent avec vigueur les beautés et les charmes de
la vie. Un luth en position phallique pénètre,
dans la composition plastique, la figure pulpeuse de cette
chanteuse. D'après
Dollier
de Casson
c'est exactement ce genre de libertinage que cherchait
à fuir le jeune mystique Chomedey en pratiquant le
luth dans ses temps de loisirs.
Par contre
Marie
Morin fait
discrètement état des questionnements de
Chomedey au sujet du mariage qui se seraient résolus
par un vu de chasteté
perpétuelle. Jacques Bizard
(1642-1692), major de Montréal, aide de camp de
Frontenac et seigneur de l'Ile Bizard, arrive dans la
colonie en 1669 et à Montréal en 1677. Il
s'adonnait aux plaisirs de la vie et a peut-être
utilisé son luth lors de ses célèbres
beuveries. À Ville-Marie, on a certainement
utilisé le luth pour accompagner les bals et les
danses suffisamment populaires pour provoquer leur
interdiction par le clergé (Roy
1930, p. 261 ;
Séguin
1968,
p. 46-47).
Bizard épouse en
1678 Jeanne-Cécile Closse (1660-1700), fille unique
du héros Raphaël-Lambert. Bizard
décède en 1692. Sa veuve convole avec Raymond
Blaise Des Bergères de Rigauville en 1694 et elle
décède le 4 février 1700. L'inventaire
des biens dressé par le notaire Antoine
Adhémar fait état d'un
« Luth
ou Guitarre
de Nulle valleur ».
1628
