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Les sources iconographiques
des portraits fictifs du père jésuite Jacques Marquette |
1910 Alfred Laliberté
Anonyme, Le Père Jacques Marquette, matrice, bois cuivre métal papier adhésif, bloc en bois de forme rectangulaire sur lequel est clouée une plaque en cuivre, image gravée sur la plaque, image imprimée sur papier collé au dos du bloc, 8,2 x 4,8 cm, Québec, Musée de la civilisation n°1992.4685. Source: Artefacts Canada. |
Alfred Laliberté, Marquette, 1910, maquette en terre cuite du monument, 35 x 20 x 12 cm, titré sur la terrasse « Marquette », signé sur la plinthe « A. Laliberté », Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Don du Dr et Mme Robert Pager, 1991.25. |
N'est-il pas étonnant de voir Alfred Laliberté s'inspirer de si près du modèle américain de 1869 Lamprecht alors qu'il est allé à Paris pour réaliser son oeuvre ? Le mouvement du bras est même un peu gauche et exagéré dans sa longueur et sa raideur...! Laliberté a conservé plusieurs éléments du concept original de 1882 Taché où l'influence de 1869 Lamprecht était déjà inscrite : positions des bras, cheveux et barbe courte, croix à la ceinture, jambes largement écartées comme pour monter en canot. Ce dernier geste est également présent dans les sculptures de 1896 Anonyme et 2005 Knepper. Laliberté représente donc Marquette à la fois comme découvreur et missionnaire. Quant à Louis Jolliet, il devra attendre en 1928 avant de trouver sa place au Panthéon national par l'oeuvre de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté. |
Eugène-Étienne Taché, Marquette, détail du plan Édifices publics de la Province de Québec, Parlement, Élévation du campanile, 1882, 2,43 x 1,89 m, BANQ. Photo : collection Assemblée nationale du Québec, photographe Francesco Bellomo. Voir 1882 Taché. |
