TEKAKWITHA. |
1932- Anonyme, Le lis des Iroquois, Catherine Tekakwitha.
Signatures.
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Le XIXe siècle avait édité de très nombreuses hagiographies historico-romamesques consacrées à Tekakwitha. Cette propagande se met ici au goût du jour dans cet ouvrage anonyme intitulé Le lis des Iroquois, Catherine Tekakwitha (Lis 1932-), qui utilise son prénom de baptême Catherine mais son nouveau symbole du lys tel qu'établi depuis Walworth, dans cette édition novatrice incluant des illustrations d'un style influencé par le arts and crafts et l'art-nouveau, voire par Gustav Klimt (1862-1918) dans son grand manteau. La page couverture reprend la thématique mise de l'avant par Devine dès 1916, priant en forêt, également reprise en version élargie à la p. 45.
Les autres illustrations montrent Tekakwitha dans des scènes biographiques à caractère pseudo-ethnologique missionnaire. On s'éloigne de plus en plus de l'iconographie sévère et rigide établie par les gravures au XVIIIe siècle en pénétrant dans la vie quotidienne de Tekakwitha et de sa famille autochtone. C'est là un reflet des réalités ambiantes visant à valoriser le travail des femmes à la maison par la « science du ménage » : programmes d'enseignement ménager, d'éducation familiale ou d'économie domestique, écoles ménagères, cercles des fermières, École des arts paysans ouverte en 1930 par le ministère de l'Agriculture qui devient l'École des arts domestiques, puis les instituts familiaux dans les années 1940 (Mathieu 2003 et Rouleau 2008). Six de ces gravures, qui illustrent la vie quotidienne et spirituelle de Tekakwitha, sont signées d'une croix, quatre noires et deux blanches, dans un cartouche dont la forme varie mais qui n'est pas sans évoquer l'abri au-dessus du cénotaphe de Tekakwitha. Ces très intéressants bois gravés figurent dans un ouvrage anonyme dont la date de publication, vraisemblablement par l'Imprimerie franciscaine missionnaire à Québec selon les catalogues des bibliothèques, est postérieure aux fêtes de 1932 célébrées au cénotaphe de Tekakwitha.
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L'économie domestique à l'école primaire comprend : le nettoyage de la maison ; le repassage du linge ; la cuisine ; le blanchissage ; la couture ; la coupe des vêtements ; la culture du jardin. Image modifiée tirée de Mathieu 2003 (p. 142 sans légende ni référence) qui, dans ses notes 47-48, se réfère à L'Économie Domestique à l'école primaire, IIIe et IVe années (Québec, Des presses de l'Action Sociale Ltée), livre publié en 1931 puis en 1934. |
TEKAKWITHA. |