L'orfèvrerie des sulpiciens, pièces choisies. |
Assiette décagone de l'intendant Dupuy. • Définition d'une assiette plate.
Anonyme Paris, Assiette décagone, 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. |
Définition d'une assiette plate. |
Selon le magistral ouvrage Objets civils domestiques, Vocabulaire typologique, il s'agit d'une assiette plate : elle possède un marli caractéristique de ce type d'objet, soit la partie plate tout autour de son bassin dont la profondeur n'excède pas 3-4 cm ; par contre, son diamètre dépasse légèrement leur moyenne de 23-27 cm (Arminjon 1984, p. 90). Sa forme décagone, soit à dix côtés, est cependant inusitée, ainsi que le poids conséquent de son généreux matériau d'une qualité exceptionnelle. On ne doit donc pas confondre cette assiette plate avec d'autres objets utilisés pour les aliments. Assiette creuse (à potage, volante) dont la profondeur du bassin dépasse 4 cm (Arminjon 1984, p. 90). Jatte dont la forme générale, sans marli, présente de plus grandes dimensions : diamètre de 20-40 cm, profondeur minimale 4-5 cm (Arminjon 1984, p. 112). Les 4 provenant de la même collection d'origine que cette assiette sont d'ailleurs beaucoup plus lourdes avec leurs 917,8 g chacune. Voir aussi la définition d'une cuvette à laver versus celle d'une jatte. Plat, plus grand que l'assiette, sa profondeur peut être supérieure à 5 cm (Arminjon 1984, p. 120). Ceux provenant de la même collection d'origine que cette assiette sont d'ailleurs beaucoup plus lourds. Anonyme Paris, Assiette décagone, 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. |
Assiettes en argent en Nouvelle-France. |
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France, Anonyme, Assiette, Detroit Institute of Arts 71.34 (Fox 1978, p. 26-28). |
France, Anonyme, Assiette, Detroit Institute of Arts 70.561 (Fox 1978, p. 29). |
Nicolas Clément Vallières (Paris, maître 1732), Assiette, 1752, 1,9 x 25,4 cm, Collection privée (Trudel 1974a, p. 131, photo RD). |
Une compilation des données provenant de plus de 200 inventaires après décès (IAD) de la période 1720-1760, principalement à Montréal, dévoile la présence de 26 assiettes en argent, mais dont seulement deux actes notariés indiquent leur provenance : l'une du pays, soit la Nouvelle-France ; l'autre de Paris, soit la métropole coloniale. |
Les trois assiettes ci-dessus, toutes semblables selon le modèle chantourné le plus répandu, ont été étudiées dans le cadre des collections de la famille Baby. Elles portent les armoiries de la famille Godefroy de Tonnancour que l'on retrouve également accolées à celles de Chartier de Lotbinière. L'assiette décagone des sulpiciens porte également les armoiries d'un important personnage de la Nouvelle-France. |
Armoiries Dupuy Lefouyn. |
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Armoiries accolées de Claude-Thomas Dupuy et de son épouse Marie-Madeleine Lefouyn : Anonyme Paris, Assiette décagone, 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. |
Armoiries accolées de Claude-Thomas Dupuy et de son épouse Marie-Madeleine Lefouyn : Anonyme Paris, Cuiller à ragoût, 1725-1726, argent, 31,9 x 6 x 4 cm, 148 g, Soeurs Grises de Montréal 1973.G.052. |
Les mêmes armoiries longuement analysées sur cette cuiller à ragoût. Anonyme Paris, Cuiller à ragoût, 1725-1726, argent, 31,9 x 6 x 4 cm, 148 g, Soeurs Grises de Montréal 1973.G.052. |
La gravure des armoiries sur cette assiette décagone est quelque peu émoussée. Néanmoins, on y reconnaît celles de l'intendant Claude-Thomas Dupuy et de son épouse Marie-Madeleine Lefouyn dont une version mieux conservée a été analysée en détail sur une cuiller à ragoût conservée chez les Soeurs grises de Montréal. En outre, les poinçons sur cette assiette décagone sont les mêmes que ceux sur cette cuiller à ragoût. Ces deux objets ont été fabriqués à Paris entre le 9 août 1725 et le 12 août 1726, peu de temps après le mariage de Dupuy et Lefoyn, le 6 ou 8 juin 1724, mais avant leur départ pour la Nouvelle-France au début de juin 1726 et leur installation au Palais de l'intendant à Québec le 2 septembre 1726 (DBC). Charge de Paris, un A couronné entrelacé de deux L en chiffre, 15 février 1722 au 1er décembre 1726. Lettre date I couronné, 9 août 1725 au 12 août 1726. Poinçons de décharge et de maître orfèvre peu lisibles et non identifiés. (Bimbenet-Privat 1995a) Anonyme Paris, Assiette décagone (détail des poinçons), 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. Anonyme Paris, Cuiller à ragoût (détail des poinçons), 1725-1726, argent, 31,9 x 6 x 4 cm, 148 g, Soeurs Grises de Montréal 1973.G.052. |
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« L'intendant du Canada Claude-Thomas Dupuy, Jean-Joseph Dupuy de la Grandrive, et leur famille.
(Tableau par Largillière, 1724) [Apcher 1937, p. 144, septième image hors texte.] »
Vente des biens de l'intendant Dupuy. |
Richard Short, Vue du Palais de l'Intendant (Québec), vers 1761,
gravure, 51,4 x 32,4 cm, Bibliothèque et Archives Canada 1989-283-3 (photo).
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Compilation et calcul des données. |
Compilation et calculs de la vente de l'orfèvrerie des Dupuy Lefoyn (fichier excel).
L'orfèvrerie des Dupuy Lefoyn, mise à l'encan lors de la vente détaillée du 1731.10.09, est regroupée en 34 lots contenant 109 objets. Sa compilation dans ce fichier excel permet une grande variété de nouvelles interprétations.
| Onglet | Description | |
| Compilation | Liste alphabétique des objets avec leurs données et calculs. Conversion en format décimal du marc et de la livre #. |
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| Abréviations | Codes utilisés. | |
| Objets | Total d'items pour chaque type d'objet. | |
| Assiettes | Assiettes de faïence, différentes façons, porcelaine. | |
| ArgDor | Objets argentés ou dorés : vente du 1731.06.27. | |
| $CAN | Évaluation en $CAN actuel de la valeur d'un objet à partir de son poids en argent. | |
| Vd | Valeur du marc en # après enchères convertie en décimal. | |
| Acheteurs | Valeur décroissante du total des acquisitions de chaque acheteur. Ratio entre le $CAN actuel et la livre #. |
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| Marc | Conversion du marc en grammes et vice-versa. | |
| Orfèvreries dans l'ordre des pages : vente détaillée du 1731.10.09. | ||
| #dv | Vérification de la validité des calculs des prix de vente. |
À propos de la validité des calculs ! |
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Les données étaient présentées dans des formats difficiles à calculer : le poids de marc se subdivisait en 8 onces, 8 gros, 3 deniers et 24 grains ; la livre # se subdivisait en 20 sols et 12 deniers. Ces valeurs ont été converties en format décimal. Les inscriptions des poids des objets (Md), la valeur en # du marc obtenue après les enchères (Vd) et le prix calculé (#d) ont été retenues telles quelles, mais en tenant compte de ces cas particuliers, identifiés en surlignage gris dans ce tableau.
Suite à la vente de chaque lot, le poids en marc (Md) doit être muliplié par la valeur en # du marc obtenue après les enchères (Vd). L'ancien calcul (#d, en italique) est comparé à celui vérifié calculé par excel (#dv, italique surligné jaune). La différence (#de, italique rouge surligné jaune) a été convertie en pourcentage (%, rouge gras). En voici les conclusions...
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Objets : quantités et types. |
Ces quelques 26 couverts, fort probablement de fabrication métropolitaine sinon parisienne, utilisés par autant de convives à la chic table de l'intendant Dupuy, en 1726-1728, sont donc plus lourds et plus luxueux que ceux en fabrication en 1749 pour la clientèle plus modeste de l'orfèvre de Nouvelle-France Paul Lambert dit Saint-Paul, tels que consignés dans son inventaire après décès : une moyenne de 0,5656 marc par couvert, soit 138,43 g, donc 69,215 g par objet. Les 16 plats vendus présentent un total de 18 409,8 g, soit 18,4 kg de métal précieux ! Bien que 3 fois moins nombreux que les 52 cuillers et fourchettes, ils sont 4,8 fois plus lourds. Leurs valeurs individuelles varient entre 1 797,4 g et 3 824,3 g, donc de 3 à 6 fois plus que cette assiette décagone de 593 g conservée par les sulpiciens. En ce qui concerne les 10 couteaux, seuls les manches sont de métal précieux : 4 en argent et 6 en vermeil. Moins nombreux, d'autres objets, énumérés dans le tableau ci-contre, présentent certains rares exemples de leur typologie documentée en Nouvelle-France dont peu ou pas d'exemplaires ont été conservés. |
Certes, l'intendant Dupuy et son épouse Lefoyn possédaient une très importante panoplie d'orfèvrerie. Ils avaient au moins une assiette en métal précieux, cette assiette décagone conservée chez les sulpiciens. Mais pourquoi n'y trouve-t-on pas d'autre assiette plate en métal précieux ? |
La réponse réside, entre autres circonstances multiples, surtout dans la faïence, dont on retrouve diverses mentions dans la vente du 1731.06.27 pour un total de 44 assiettes ; mais également dans la porcelaine, dont 3 pour le dessert, vendues beaucoup plus chères à l'unité (#d1). |
La valeur totale des 36 assiettes de différentes façons (5,3#) ne représente qu'une fraction du prix d'un seul ustensile de métal précieux vendu le moins cher (9,07#), tel que calculé dans la prochaine section : Poids de l'argent et sa valeur. |
Objets argentés ou dorés dans la vente du 1731.06.27. |
Bien que la vente du 1731.06.27 ne contienne pas d'orfèvrerie, elle documente quelques objets argentés ou dorés avec leurs caractéristiques, estimations (#e) et prix de vente (#d) beaucoup plus élevés que les assiettes. |
Les réchauds argentés étaient convoités puisqu'ils ont obtenu un prix de vente passablement plus haut que leur estimation. |
L'étui en bois garni d'argent avec un ganif est un taille-plume : « CANIF. ſ. m. On prononce Ganif. Petit morceau d'acier fort tranchant, garni d'un petit manche dont on ſe ſert pour tailler des plumes [Furetière 1690, t. 1, p. 371]. » |
Poids de l'argent et sa valeur. |
Les recettes de 8 126# engendrées par cette orfèvrerie constituent 30% du total des revenus de 26 986# générés pour tous les objets vendus (1731 État de compte). La valeur actualisée de tous ces biens serait donc de 644 187 $ (orfèvrerie à 194 220,27 $ au bas de Gr1 divisée par 30% au bas de Objet tel que calculé avec multiples décimales par le fichier excel). Ce qui permet de mieux comprendre l'ampleur de la débâche financière de cet intendant dépensier vivant au-dessus de ses moyens.
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Cet autre tableau présente le résultat de la valeur en # du marc en format décimal atteinte suite aux enchères pour l'acquisition de chaque lot (Vd). Il est classé depuis la plus haute valeur en descendant. En haut de la liste, des objets rares, ont obtenu un sommet de 70# le marc : la cafetière et les cuillers à olives. Ces deux aliments de luxe, ne faisant pas partie des aliments de base, étaient certainement des denrées rares et chères en Nouvelle-France. Il fallait donc les apprécier particulièrment pour surenchérir afin d'obtenir des objets en métal précieux afin les servir en grand apparat. Rares sont les flambeaux en argent de cette époque. Il n'est donc pas étonnant qu'ils aient obtenus un score élevé de 68# le marc à ces enchères. Objeta usuels d'éclairage, les chandeliers étaient beaucoup plus fréquents dans des matériaux plus prosaïques, métaux non précieux ou diverses poteries plus ou moins sophistiquées (Genêt 1974). Bien que divers orfèvres aient déjà été à l'oeuvre en Nouvelle-France lors de cette vente en 1731, dont l'illustre Paul Lambert dit Saint-Paul, on s'est arraché les couverts (cuiller et fourchette) de l'intendant Dupuy à prix élevé (de 66,25# à 61# le marc), probablement parce qu'ils étaient de fabrication métropolitaine d'un style ou d'une qualité supérieure à ceux des orfèvres du pays. La valeur enchérie du marc s'étale encore de 60# jusqu'à 52,5# pour plusieurs autres types d'objets, dont plusieurs plus rares dans ce matériau plus précieux, tels que sucrier, huilier, jatte, aiguière, cuiller à pot, saucière, salière, coquetier. La valeur normale estimée du marc d'argent avant les enchères étant de 51#, il y a eu peu de surenchère pour plusieurs lots plus lourds et donc beaucoup plus onéreux. Ces objets de prestige ont été acquis par les acheteurs les plus fortunés, surtout des plats, mais également aiguière et flambeau. En bas de gamme, les ustensiles de « vermeil à la façon antique » n'ont été prisés qu'à 49,75# le marc, alors que les couteaux bi-métaux à lame de fer touchent les évaluations les plus basses à 36,75# et 18,56#. La moyenne d'ensemble se situe à 55,02#. |
Cuillers à olives dans les IAD. Dans les inventaires après décès, principalement à Montréal entre 1740 et 1760,
Edouard Leblond (Paris), Cuiller à olives, 1716-1717, argent partiellement doré, 31,1 cm, Paris, Louvre OA 9716. |
Acheteurs plus ou moins somptuaires. |
Tous les 23 acheteurs des orfèvreries Dupuy Lefoyn sont présentés dans le tableau ci-contre selon le total de la valeur décroissante de leurs acquisitions (Compilation). Ce tableau calcule un ratio d'une moyenne de 25 de conversion entre le $ actuel et l'ancienne #. Les biographies des plus importants acheteurs permettent de corroborer la validité de ces évaluations très élevées des orfèvreries des Dupuy Lefoyn. Le plus important acheteur, François-Étienne Cugnet (1688-1751 DBC), aurait déboursé 34 071,22 $ pour 5 plats et 1 cuiller à pot. Il profitait d'un salaire annuel de 3 000# comme administrateur du Domaine d’Occident, plus 1 000# pour la location d'une partie de sa demeure. En appliquant le ratio de 25 à ces 4 000#, on obtient un salaire annuel de 100 000 $, exempt de nos actuels impôts et taxes au provincial et au fédéral. Ces émoluments devaient également se bonifier d'autres revenus à titre d'avocat, marchand, entrepreneur et membre du Conseil supérieur. François Foucher (1699-1770 DBC) aurait déboursé 20 592,38 $ pour 4 plats, 2 saucières et 2 cuillers à ragoût. Ce négociant et procureur du roi était réputé être un homme d’affaires dur, manquant parfois de scrupules. Certains de ses contrats notariés pouvaient se monter jusqu’à 9 500#, soit 237 500 $ calculé avec un ratio de 25. Charles Guillemin ou Guillimin (1676-1739 DBC) aurait déboursé 20 268,60 $ pour 4 plats. Riche marchand, armateur, commissionnaire, constructeur de navires, commandant de milice, membre du Conseil superieur, il avait de très larges moyens financiers lui permettant de prêter la somme de 40 000# au trésorier du roi à Québec, soit 1 000 000 $ calculé d'après le ratio de 25. Suivent plusieurs autres acheteurs qui, sans être aussi riches et célèbres, faisaient toutefois partie de l'élite de la société de cette époque. |
Cuiller à ragoût et assiette décagone. |
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Anonyme Paris, Cuiller à ragoût, 1725-1726, argent, 31,9 x 6 x 4 cm, 148 g, Soeurs Grises de Montréal 1973.G.052. Deux cuillers à ragoût faisaient partie de la vente des biens de l'intendant Dupuy. Mais comme elles ont été pesées ensemble (321,2 g), impossible de supputer leurs prix de ventes individuels en ancienne livre française #. Il en va de même pour cette assiette décagone parce qu'elle était absente de cette vente. Par contre, leurs poids permettent d'évaluer l'équivalent de leur prix potentiel en $CAN actuel (Compilation). Soit respectivement 784,40 $ pour la cuiller à ragoût et 3 142,90 $ pour cette assiette décagone. Anonyme Paris, Assiette décagone, 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. |
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Manoir Massue, 226-228 rue Sainte-Anne, Varennes (photo SHV). |
Anonyme Paris, Assiette décagone (détail du monogramme AM), 1725-1726, argent, 28,5 x 2,5 cm, 593 g, Univers culturel de Saint-Sulpice 2002.2873. |
La cuiller à ragoût des soeurs grises aux armoiries des Dupuy Lefoyn leur aurait été donnée vers 1959-1960 par le chanteur d'opéra Nicholas Massue (1903-1974) alors qu'il participait à l’aménagement du terrain où se construisait le Sanctuaire Sainte-Marguerite-d'Youville près duquel se trouve le manoir famillial à Varennes. Aurait-elle pu être acquise par son ancêtre Nicolas Massue (1708-1787 PRDH ou web) alors qu'il résidait à Québec ? Parchemin ne fournit aucun document le concernant avec son mariage dans cette ville en 1743, mais atteste que ce marchand y résidait toujours en 1747. Sa fortune lui a permis de rénover (1773) et d'acquérir (1777) ce manoir à Varennes (RPCQ). |
Cette assiette décagone aux armoiries des Dupuy Lefoyn, tout comme d'autres orfèvreries anciennes des sulpiciens, peut provenir de diverses sources, dont les membres autonomes de cette communauté. Leur historique échappe donc habituellement à leurs archives. Elle a été marquée du monogramme AM de leur communauté, très grossièrement gravé, certainement pas par un artisan qualifié en ce domaine. Il n'est pas aisé de dater la gravure de ce monogramme, mais elle pourrait être du XVIIIe. |
Épilogue. |
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Manoir, Carcé (Bruz), qui appartenait alors à la Société des Mines de Pont-Péan (1730-1789).
Inventaire Général du Patrimoine Culturel de Bretagne.
En guise d'épilogue notons l'exceptionnelle et surprenante variété de matériaux bruts et d'outils à la vente du 1731.06.27, incluant le très inusité « petit baril de vif argent » vendu 48.2.1# (p. 27), soit du mercure valant 1 202,60 $CAN calculé d'après le ratio de 25 (Acheteurs). |
Serait-ce là un indice avant-coureur de la subséquente carrière de scientifique de l'ex-intendant ? Il décède le 15 septembre 1738 au manoir de Carcé, près de Bruz en banlieue sud de Rennes. |
L'orfèvrerie des sulpiciens, pièces choisies. |