TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »

   

1972 Magnifique portrait Anonyme illustrant un délirant poème amoureux.

Anonyme, Buste de Tekakwitha devant de nombreux tipis et des conifères stylisés (KC AKR P026-2).

Anonyme, Buste de Tekakwitha devant de nombreux tipis et des conifères stylisés (également utilisé pour illustrer un poème de Labelle en 1980). — (Kateri 1972.09-E093p18 ; 1972.09-F050p18).

Ce magnifique portrait, ni signé ni daté, se présente en couleur d'origine vert foncé. D'après son style, il pourrait être bien antérieur à sa publication, en 1972 dans Kateri, car il participe du style moderniste mis de l'avant par Archambault, mais également par Langlois ou Drolet. Toutes les lignes de la composition, ainsi que l'intense regard, convergent vers le ciel.

Ici encore, le « cliché » des tipis coniques des autochtones des plaines utilisé depuis Lagacé en 1929, vision idyllique hollywoodienne du mythique Far West américain, n'a rien à voir avec les maisons longues iroquoiennes dessinées par Chauchetière !

Chauchetière, maisons longues.

En 1980, lorsque Tekakwitha devient bienheureuse, ce dessin est utilisé pour illustrer le troisième poème du « Triptyque en l'honneur de Kateri », textes en prose d'un délirant mysticisme exacerbé signé par le jésuite Jean-Paul Labelle (1916-2005, entré chez les jésuites en 1934, ordonné en 1947, selon Paulin 2015). La BANQ lui attribue 17 ouvrages, dont Notre-Dame et l'origine de Montréal, mais surtout de spiritualité et de biographies de saints ; il est également l'auteur des manuels scolaires Initiation à la musique (web ou pdf).

Ces trois dessins Anonymes sont présentés avec des lignes horizontales superposées qui le flanquent de part et d'autre, rappellant le wampum symbolique créé par Appleton pour la très importante Positio publiée en 1940 ; alors que les figures de saints stylisés derrière les « petits enfants », rappellent ceux publiées par le même Appleton en 1959.

« Et toi, de quel amour cris-tu que je t'aime, ô Kateri, ma petite fleur des bois ? », Labelle 1980.06, p. 34.

"J'aime les fleurs", dit le Seigneur Dieu, Labelle 1980.06, p. 31.

"Ces fleurs vivances que sont mes petits enfants et mes saints", Labelle 1980.06, p. 32.

 

   

TEKAKWITHA.
Nouveaux regards sur ses portraits.
« Elle approche, elle meut quelque chose en avant. »