TEKAKWITHA. |
1956 Ade Bethune, Lecompte, Appleton, motifs autochtones, wampum et variole.
| Ade Bethune | Introduction | Édouard Lecompte | Motifs autochtones et wampum | Pratique artistique religieuse |
Introduction.
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Impossibilité d'une attribution à Édouard Lecompte vers 1927.
Cette illustratin a la particularité de présenter une des rares images osant montrer les cicatrices laissées par la variole sur son visage ! Ses vêtements s'ornent de motifs ethnographiques et l'auréole discrète, au-dessus de sa légendaire couverture sur la tête, présage déjà de sa sanctification ! Elle porte un collier en forme de chapelet tout en s'affairant à coudre un wampum où figure une croix grecque. Sans plus d'explications, ni de référence à sa source ou sa localisation, cette image est faussement attribuée à Édouard Lecompte par le Kateri Center (KC) ! Né en 1856, il entre chez les jésuites en 1876 et est ordonné en 1887, à l'âge de 31 ans. Décédé à 73 ans, en 1929 (Paulin 2015), ses publications voient le jour durant la dernière décennie de sa vie. Elles sont principalement consacrées aux jésuites et à leur apostolat (Lecompte 1920, 1925 a et b), mais également à diverses brochures sur d'autres sujets variés. Lecompte ne peut pas être l'auteur de cette image, car il savait très bien que le wampum illustré n'avait pas été frabriqué par Tekakwitha si l'on en juge d'après la reproduction photographique qu'il en donne avec sa légende. « LE WAMPUM Envoyé par les Hurons de Lorette en 1676 [Lecompte 1927b, p. 11] ». |
Faussement attribué à Édouard Lecompte (KC KA L35 web ou pdf). Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture. |
Hurons de Lorette Wendake, Wampum envoyé aux Iroquois de Kahnawà:ke, 1677, 6' x 5". — (Kateri 1956.06-EV08N03p08-09 ; 1949.03-EV01N02p04 ; 1949.06-07-EV01N03p03 ; 1966.06-E069p18-19 ; 1966.06-F026p18-19 ; 1977.09-E113p18-19 ; 1977.09-F070p18-19).
Darren Bonaparte, Reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Wendake aux Iroquois de Kahnawà:ke en 1677,
d'après des photographies de l'original qui a été volé dans les années 1970 (web ou pdf).
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Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture. Si Lecompte était l'auteur de ce portrait, on devrait pouvoir le dater vers 1927, à l'époque où il publie Une vierge iroquoise, Catherine Tekakwitha, Le lis des bords de la Mohawk et du St-Laurent (Lecompte 1927a et b), titre qui évoque ceux des nombreuses hagiographies du XIXe siècle, tout en y ajoutant la nouvelle identification au lis proposée par Walworth depuis 1891. Or, cette image ne se retrouve sur aucune page des nombreuses éditions de cette étude (la majorité après son décès en 1929), les frontispices étant le plus souvent dédiés à l'oeuvre de Mary Nealis ou celles d'autres illustrateurs. |
Margaret Mary Nealis (1876-1957), Lecompte 1927a, |
Virginia Broderick (1917-2004, web ou pdf), Lecompte 1945, jaquette, p. frontispice, 45, 77 et 129. Anonyme, Lecompte 1948a, p. 1 de couverture. Ordo Dei Matri (Ordre de la Mère de Dieu), Bienheureuse Kateri Tekakwitha, 1994, huile sur bois, 16 x 20 pouces, Mont-Tremblant, Monastère des Apôtres de l'Amour Infini, Lecompte 2002 et Burtin 2006, p. 1 de couverture. |
Ce portrait de Tekakwitha détonne dans le contexte stylistique des années 1927. Sa grande simplification des traits et du dessin incite à lui attribuer un style moderniste, comme celui de Louis Archambault, ou de n'importe quel illustrateur styliste vers le milieu du XXe siècle. Plusieurs éléments proviennent cependant des oeuvres LeRoy H. Appleton. Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture. |
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Influences de LeRoy H. Appleton dans les motifs autochtones et le wampum.
Appleton 1971, fig. 17. Portrait de Tekakwitha (détail du bas de sa chemise), Positio 1940, p. de fin. |
Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture. |
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| Aucune autre chemise de Tekakwitha ne ressemble davantage aux motifs autochtones si chers à cet anthropologue dessinateur qu'est Appleton. Ils présentent plusieurs similitudes avec ses illustrations stylisées publiées dès 1950, après sûrement de longues années de recherches, et rééditées sous plusieurs titres (Appleton 1950a, 1950b, 1971, 2003). | Les étoiles, qu'Appleton pensait être autochtones, proviennent de couettes d'orfèvrerie de traite fabriquées pour eux par les orfèvres montrélais (Robert Cruickshank et Michael Arnoldi ou Pierre Huguet dit Latour) ou américains (Carter 1971) à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. | Les motifs obliques sur les manches ressemblent à ceux incisés provenant de pipes en poteries. | Les motifs du bas de la chemise, un peu sous forme d'humains stylisés, sont fort semblables à ceux qu'il a dessinés pour son autre portrait de Tekakwitha sur la carte de la Positio publiée en 1940. Ils pourraient s'apparenter, sous formes encore plus schématisées, à ceux provenant d'une « slate pipe ». |
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Positio 1940, jaquette, détails des wampums stylisés en haut et en bas.
Wampum stylisé, Positio 1940, p. vi-vii.
Wampum stylisé, Holland 1942, jaquette (collaboration Delores Hardy).
Épopée de Tekakwitha (français, autochtones et jésuites), détail des wampums stylisés en haut et en bas,
Holland 1942, p. de couvertures intérieures et de garde, au début et à la fin.
Le wampum que fabrique Tekakwitha présente des lignes horizontales de fils non encore tissés. Ces fils ressemblent à ceux des wampums stylisés dessinés par Appleton pour les titres courants de la Positio en 1940, repris sur la jaquette du chant épique publié en 1942. La gravure de l'Épopée reprend encore ces motifs, en camaïeu bleu, mais sans les fils non encore tissés.
Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture.
Divers textes et dessins du long poème épique Song of Tekakwitha, the Lily of the Mohawks explicitent à plusieurs occasions les wampums, dont ceux tissés et portés par Tekakwitha, incluant la signification du motif en zigzag suivi de celui de la croix dans ses tapisseries.
Tekakwitha tissant un wampum devant un feu dans sa cabane, |
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Une décennie après Appleton, Groot montrera également Tekakwitha s'adonnant aux travaux à l'aiguille, quelques années avant la publication des dessins de Bethune. Groot, Buste de face cousant. — (Kateri 1953.06-EV05N03p01). |
Ce passage fait référence à l'Épopée de Tekakwitha. Une fascinante uchronie, créée par Holland et Appleton, reproduisant dans une gravure, inspirée de celles du XVIIe siècle, une utopique grande tapisserie que Tekakwitha aurait fabriquée pour couvrir tout un mur d'une maison longue, un hypothétique château autochtone décoré en pur classicisme français !
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Juste après le premier extrait, cité ci-dessous, figure ce wampum bleu dont un exemplaire en brun est reproduit plus loin.
Wampums bleu et brun, ornés de croix et d'un zigzag, tissés par Tekakwitha, Holland 1942, p. 42 et 68. |
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Tekakwitha porte un wampum.
Baptême de Tekakwitha vêtue de blanc accueillie par une jésuite en présence de trois autochtones, Holland 1942, p. 61. |
Tekakwitha tisse...
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Tekakwitha tisse...
The Fall of Tionontoguen, Holland 1942, p. 39. |
Tekakwitha tisse...
Tekakwitha devant la croix |
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Appleton 1971, fig. 18. Les tapisseries bleu et brune s'inspirent des relevés d'Appleton sur le terrain. Le style linéraire simple et stylisé des personnages, surtout sur celle en brun, est dans le même esprit que ce portrait de Tekakwitha, le visage picoté de variole, fabriquant un wampum. |
Tapisseries bleue et brune, bordées de zigzags, d'une chaîne d'humains et quatre croix encerclant une église, Holland 1942, p. 22 et 102. |
Les élans poétiques de Holland ont poussé la véracité historique jusqu'à son extrême limite dans l'uchronie de ce long poème en forme de chant épique en l'honneur de Tekakwitha. Holland atteste toutefois que les éléments narratifs proviennent des documents authentiques qu'il a édités dans la Positio. La bibliographie y mentionne l'ouvrage de Lecompe 1930. Holland connaissait donc l'historique du wampum fabriqué par les Hurons de Lorette et il est improbable qu'il ait pu demander à Appleton d'illustrer Tekakwitha en train de le fabriquer. Par ailleurs, Appleton possédait la même volonté d'authenticité basée sur ses enquêtes ethnographiques. Il appert donc que leurs ouvrages ont servi de sources à un autre artiste pour la fabrication de ce portrait de Tekakwitha.
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Ade Bethune et le modernisme de la spiritualité du travail quotidien.
Le très riche et utile site du Kateri Center (KC mais dont la foisonnante documentation est souvent difficile à retracer ; Kateri 2012.09-E248p15 et 2012.09-F205p15) permet de corriger leur mauvaise attribution de cette oeuvre à Lecompte par leur publication de la couverture du livre de Gualbert Brunsman, I am Indian, The Life of Kateri Tekakwitha, d'abord publié en 1956 et pour lequel on retrouve trois éditions (Brunsman 1956, 1958, 2012). Sans ambiguïté, le titre revendique clairement le statut d'autochtone pour Tekakwitha. Après avoir visité ses lieux de naissance et de décès, Brunsman décide de l'ériger en exemple pour les ouailles de sa mission qui publient l'ouvrage, la « St. Paul's Catholic Indian Mission of the Yankton Tribe of the Sioux Indians », soit la paroisse Okodakiciye localisée au 102 Church Dr, Marty, SD 57361, États-Unis. Il n'est donc pas étonnant de l'y voir revêtue de motifs appropriés et pratiquant le typique art du wampum. La page des crédits de l'édition de 1956 donne cette identification.
Ade Bethune (1914-2002) naît en Belgique, dans une riche famillle, sous le nom Marie Adélaïde Anne Caroline de Béthune. Émigrée à New-York en 1928, elle étudie au Parson's School of Art, à la National Academy of Design et à la Cooper Union Day Art School. Dès le jeune âge de 20 ans elle dessine pour le périodique The Catholic Worker (Harmon 2012.03). Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture (KC BC B47). |
Ade Bethune, Et erat subditus illis [he was obedient to them], 1934, ink on paper, 5"3/4 x 2"5/8, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC3549o. |
Ade Bethune, Saint Joseph, 1934, Book illustration, 2"3/4 x 1"9/16, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC3404. |
Ade Bethune, Saint Francis sweeps a church, 1936, ink on paper, 7"3/4 x 3"3/8, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC3623o. |
Ade Bethune, Behold a faithful and wise servant whom the lord has set over his family [Joseph wearing an apron holds the child Jesus in his left arm], 1957, Book illustration, 2"1/2 x 0"15/16, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC5762. |
Ade Bethune, Saint Theresa of Lisieux, 1935, Book illustration, 3"3/8 x 1"1/2, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC3545. |
Ade Bethune, St. Isaac Jogues, 1942, Book illustration, 2"1/2 x 1"7/16, St. Catherine University Archives and Special Collections ABC4227. |
Au milieu de la Grande Dépression, Bethune dépoussière les stéréotypes iconographiques vieillots au profit des lignes simples du modernisme ambiant s'immiscant dans l'art religieux. En symbiose avec le titre du périodique où elle travaille, elle représente les saints dans la quotienneté de leur labeur, en phase avec les travailleurs aux prises avec la misère de la crise écomique, espérant ainsi se rapprocher d'eux. Le Christ devient charpentier, tout comme son père Joseph entouré de ses outils stylisés. Et saint François balaie son église. Mais Bethune pousse encore plus loin l'identification des icônes catholiques aux rôles quotidiens du père et de la mère à la maison. Saint Joseph porte ainsi l'enfant Jésus dans ses bras vêtu d'un simple tablier domestique protégeant sa chemise et son pantalon typiques de cette époque (on y retrouve d'ailleurs la même ligne enrobante que chez Tekakwitha ainsi que l'auréole finement pointillée). Thérèse de Lisieux lave la vaisselle dans un bac en bois. Isaac Jogues s'illustre dans la conversion d'un jeune autochtone. Il n'est donc pas étonnant que cette adepte de la ligne et de la simplification montre également Tekakwitha au travail. De très riches sources documentaires simplifient alors les recherches de Bethune : les dessins d'Appleton dans la Positio et le Song, mais également ses relevés ethnographiques autochtones publiés en 1950 (Appleton 1950a, 1950b, 1971, 2003). Par contre, elle outrepasse allègrement la véracité historique en lui faisant coudre un wampum qui n'est pas son oeuvre, barrière que n'ont pas franchie Holland et Appleton ! À moins qu'elle ne travaille à une reproduction de cet illustre wampum ? La forte personnalité et le radicalisme transgressif de Bethune lui permettent d'oser s'affranchir d'un autre tabou : représenter Tekakwitha avec son visage marqué par la variole ! Ce qui constitue alors un exploit digne d'aucun autre de ses pourtant fort nombreux portraits réalisés auparavant ! La discrète auréole en pointillé, au-dessus de sa couverture stylisée, démontre la foi profonde en sa prochaine sanctification. Ade Bethune (1914-2002), Tekakwitha, le visage picoté de variole, la chemise ornée de motifs autochtones, fabriquant une reproduction du wampum envoyé par les Hurons de Lorette en 1676-1677, Brunsman 1956, p. couverture. |
Le texte de Brunsman est très personnalisé. C'est Tekakwitha qui narre le récit à la première personne. Plusieurs passages se réfèrent aux cicatrices de la petite variole sur son visage et à la fabrication des wampums, dont l'un en vue d'un traité. Il n'est donc pas étonnant de retrouver ces caractéristiques dans les dessins de Bethune.
« Fire water was the scourge of our people because the Whiteman brought it to the Indiana in exchange for their trappers' hides and the women's beautiful bead and wampum work [Brunsman 1956, p. 13]. »
« At this time Anastasia and my aunts began to teach me the arts of the needle, because they wanted to be sure that I would become a useful squaw. I guess I was not a very pretty girl because of the marks smallpox left on my face, but skill with the hands was more desirable to a brave than beauty-so said my aunts [Brunsman 1956, p. 15]. »
« I could have wept over the fact that in the rush of departing, I was not able to save much of the fine wampum and beadwork at which my bands had labored so long [Brunsman 1956, p. 23] »
« I was sitting in our long house doing sorne intricate work on a wampum belt, which would be needed now to confirm the treaty, if there was one [Brunsman 1956, p. 25] »
« Then, too, I made use of my big shawl, which just about covered me entirely, and this made me look like an old squaw. Whenever Karitha and Arosen dragged into our long bouse a would-be suitor, out came the shawl, and it protected me against his view. But I made sure to show my face since it was scarred from the effects of the smallpox. Karitha and Arosen would say: ''Come, Tekakwitha, stand up and dance, the brave will forget the scars on your face." Then I would rise, and to the disgust of my aunts, I would run out of the lodge into the woods [Brunsman 1956, p. 29]. »
Les 8 scènes historiées utilisent les mêmes motifs autochtones que ceux de la page couverture, inspirés de ceux d'Appleton. Le visage de Tekakwitha y est picoté de la variole à 4 reprises (02, 24, 36, 40), mais redevient radieux, miraculeusement guéri et auréolé après son décès (45) ! Bethune a l'habitude de montrer les saints au travail. Il n'est donc pas étonnant qu'elle applique cette même pratique à Tekakwitha. Au lieu de simplement adorer la croix sur l'arbre, telle que montrée depuis 1916, on la voit la graver elle-même (02) ! Tout comme sur la page de couverture, elle tisse un wampum dans sa maison longue (24). Dans sa fuite, au lieu de se laisser mener à bon port par les deux autochtones, en bonne féministe elle rame activement comme eux (36) ! Et, dans une iconographie plus usitée, elle transporte du bois (40).
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Les 13 figures en culs-de-lampe présentent un mélange de religieux et de naturalisme autochtone, voire d'animisme. L'oiseau pourrait aussi être un esprit présent au début à la fin, le poisson un aliment ou le christogramme ichthus, le serpent évoque aussi le diable, le christogramme stylisé suivi des branches d'olivier se réfère au jardin de Gethsémani lors de la Passion du Christ, la lyre appelle le poète à chanter des louanges et la plume à les écrire, l'esprit chevaleresque se porte à la défense de la croix blasonnée, l'ancre symbolise l'espérance de la sanctification à venir de Tekakwitha, le hibou de la fin avec ses yeux accentués est là pour tout voir comme les dieux...
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